Fermeture définitive du blog
Suite du billet publié le 8 mars 2011, pour vous annoncer que j'ai décidé d'arrêter définitivement ce blog, qui subit de nombreux bugs depuis quelques temps.
A tel point que déposer un commentaire devient de plus en plus difficile. La plupart du temps, une page en anglais s'affiche: "Bad Gateway".
Apparemment, pour une raison que j'ignore, ce bug semble concerner uniquement Le Cinéma d'Olivier. J'ai évidemment contacté la plateforme plusieurs fois.
Canalblog m'a répondu, évoquant un problème technique. Toutefois, il semble que ce bug revienne régulièrement à la charge.
J'ai donc transféré le cinéma d'Olivier sur une autre plateforme, à savoir Eklablog. Mais pas de bol, le blog n'a pas été transféré dans sa totalité.
Pour être plus précis, les billets importés vont du 2 mars au 12 mars 2011. Donc, je ne me vois pas transférer tous les articles manquant, soit plus de 6000 au total.
J'ai donc supprimé mon nouveau blog sur Eklablog. Oui, je sais, c'est compliqué... Mieux encore, la plateforme Eklablog a tenté elle-même de transférer mon blog sur leur site, mais sans succès, le bug empêchant toute importation.
Toutefois, Canalblog m'a contacté le 12 mars pour me dire que leurs techniciens étaient en train de régler le problème, et qu'il fallait faire preuve de patience.
Alors certes, je veux bien attendre, mais cela fait désormais plusieurs jours que le blog est victime de ce problème régulier.
Ensuite, lorsque je demande à Canalblog de me dire où en sont les réparations, soit la personne qui me répond ne sait pas, soit elle m'accuse carrément de la harceler. En résumé, il ne faut pas compter sur cet hébergeur pour avoir des informations.
Conclusion: il faut parfois savoir tirer sa révérence. J'annonce donc officiellement la fermeture définitive du Cinéma d'Olivier. Je tiens évidemment à remercier les différents auteurs qui se sont investis pour ce blog, ainsi que les fidèles (je ne vais pas citer tous les noms mais vous vous reconnaîtrez) qui ont déposé régulièrement des commentaires sur ce site.
Pour ma part, je continuerai de sévir sur la plateforme Canalblog, par l'intermédiaire de Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net ! Voici l'adresse de Naveton Cinéma: http://navetoncinema.canalblog.com/
A noter également que Borat a eu la gentillesse de m'accepter sur son blog en tant qu'auteur. Vous retrouvez donc Borat et moi-même sur l'adresse suivante:
http://nicoc.canalblog.com/
Ce billet sera donc le dernier article publié sur le Cinéma d'Olivier. Mais avant de vous quitter, voici ma dernière épitaphe: que l'art et le cinéma vous apportent de la force et de l'inspiration.
Eelsoliver
Rien A Déclarer
Genre : Comédie
Année : 2011
Durée : 105min
L'histoire : Dans une petite ville à la frontière franco-belge, le 1er janvier 1993, jour de l'ouverture des frontières. Deux douaniers, l'un Belge (Ruben Vandevoorde) et l'autre Français (Mathias Ducatel), sont forcés de faire équipe pour la première brigade volante mixte, chargée de contrôler les passages... Mais Vandevoorde est, comment dire, totalement francophobe, et Mathias est amoureux de sa soeur...
La critique de ClashDoherty :
Après le succès immense (et sans doute exagéré, même si j'adore le film et que je suis très content qu'il ait autant marché) de Bienvenue Chez Les Ch'tis, inutile de dire que Dany Boon, pour son film suivant, quel qu'il soit, était attendu au tournant. Et ce, comme je l'ai dit, peu importe le film et son niveau. Rien A Déclarer, qui sort aujourd'hui sur nos écrans (sauf dans le Nord et en Belgique où il est sorti le 26 janvier dernier), est donc ce nouveau film, attendu au tournant avec des roses dans une main et une grenade dégoupillée dans l'autre. Le film est interprété par Dany Boon, Benoît Poelvoorde, Karin Viard, Bouli Lanners, Guy Lecluyse, Laurent Gamelon, François Damiens, Zinedine Soualem, Bruno Lochet, Nadège Beausson-Diagne, Philippe Magnan, Bruno Moynot, Jérôme Commandeur (petit rôle), Olivier Gourmet et Eric Godon.
Le film est déjà un beau succès (sans toutefois atteindre le score des Ch'tis au même moment, il a quand même battu, en Belgique, le record du précédent film), ce qui est logique car c'est, il faut le dire, une très bonne comédie, devant laquelle on se marre beaucoup. Même si on se marre plus dans la première partie que dans la seconde (cette deuxième partie n'est cependant pas foirée, juste que le film perd un peu de vitalité vers la fin, comme pas mal de comédies). Les acteurs se sont visiblement amusés, Poelvoorde en fait des tonnes en douanier francophobe (lui-même a avoué n'avoir jamais connu de Belge détestant viscéralement les Français, et en a donc rajouté pour le fun), Boon est très correct, et le casting est franchement amusant. Le sujet (l'ouverture des frontières) est peu fréquemment utilisé au cinéma, ce qui rend cette comédie originale.
Après, certes, ce n'est pas comme Bienvenue Chez Les Ch'tis, mais à mon avis, il ne faut pas chercher à comparer ce qui ne l'est pas. Boon sait qu'il ne refera pas 22 millions d'entrées, et il ne cherche d'ailleurs pas à dépasser ou égaler ce score qu'à la base, il n'espérait franchement pas (c'est, on le sait, le premier surpris du succès monstrueux de son précédent film). Rien A Déclarer atteindra vraisemblablement plusieurs millions (disons, 3, 4 ou 5), mais n'arrivera certainement pas à 22. Et dans un sens, tant mieux, car si cette comédie est bonne, elle ne l'est pas autant que les Ch'tis. Il faut voir ce film en essayant d'occulter le précédent film, qui a tellement traumatisé l'année 2008 par son succès qu'il est en effet difficile de ne pas y penser en entrant dans la salle pour voir (ce fut mon cas hier en avant-première) Rien A Déclarer.
Un film qui a quelque chose à déclarer, d'ailleurs, car les dialogues sont très bien foutus, les gags abondent, les personnages sont très bons, et surtout, on se marre. Que demander de plus d'une comédie, sinon qu'elle vous fasse passer un bon moment pendant 105 minutes ? Et cessons de vouloir comparer ce film avec le précédent et d'insister sur le fait qu'il ne sera pas aussi cartonneur, voulez-vous (messieurs/dames les journalistes, si vous me lisez...et je veux aussi parler de messieurs/dames les têtes de mules et détracteurs) !
True blood saison 1
Genre : Série tv (Fantastique) créée par Alan Ball pour la chaîne HBO.
Année : 2008.
L’histoire : Dans une société où les vampires commencent à être intégrés, un tueur sévit dans la ville de Bon Temps en Louisiane. Ses victimes semblent être des jeune filles ayant frayé avec la gente aux dents acérées…
A propos de la série :
Cette saison compte 12 épisodes de 45 minutes.
Chaque saison correspond à un tome de la série de romans « La communauté du sud", librement adapté. Les péripéties du personnage de Sookie demeurent plutôt fidèles à l'original, alors que les mésaventures des autres personnages principaux sont totalement originales.
Critique de Ber (après relecture de Stephen Vincke) :
Enormément de chose à dire sur cette série totalement jouissive ! Tout d’abord qu’elle supplante royalement « Buffy contre les vampires » qui avait tout de même assez bien marché il y a près de dix ans. Mais force est de constater qu’elle s’adressait à un public vachement jeune !
Si True blood garde un côté assez léger, à le mâtiner de fortes doses d’hémoglobines et de sexe, Alan Ball crée un OFNI télévisuel avec un ton propre. Comme si un comics prenait enfin vie dans notre lucarne favorite. Et les créateurs ne s’en cachent pas : faire conseiller Bill (le vampire ténébreux) à sa jeune recrue qu’il vient tout juste de joindre à sa cause « De Grands pouvoirs donnent de grandes responsabilités «. Alors là je dis bravo !!!!!! N’est-ce pas Monsieur Spidey ?...
De références, la série en est bondées ! En utilisant La Louisiane comme terrain de jeu, les scénaristes se permettent toutes les folies possibles : des exorcismes vespéraux, des scènes de sexe new-age, quelques trips naturalistes et la télépathie de l’héroïne principale (Sookie). Mieux encore : en plein milieu de saison, ils nous font croire qu’un loup garou traîne parmi la bande. On fait alors la grimace en se croyant tombé dans un nouvel opus d’Underworld (bad référence cela va sans dire). Le faux coup de théâtre se transforme en grosse facétie quand le dit personnage admet être un métamorphe (il peut prendre la forme de n’importe quel animal). Et il prend comme une insulte suprême quand sa dulcinée ose le traiter de « loup-garou ». Trop fort !!!!
Après cette analyse d’ordre général, zoomons un peu sur les personnages de la série. Là, rien de bien neuf. Une héroïne belle à croquer (Sookie) qui tombera raide de Bill, le vampire. La jolie Anna Paquin (Malicia dans la saga X-men) illumine chaque épisode et elle perdra son côté très prude au fil des épisodes. Autour d’elle gravite le frère débauché, la copine black furibonde ou encore son patron mordu d’elle depuis des années. On n’échappe pas au triangle amoureux à géométrie variable mais c’est le contexte fantastique qui déniaise l’ensemble.
Faut quand même parler de ce qui a fait sortir les vampires de leurs tanières. Un scientifique japonais a créé du sang synthétique pour ses patients de traumatologie. De fil en aiguille, on est arrivé à commercialiser cette mixture (le Tru-Blood) afin que les vampires n’aient plus à tuer pour se nourrir.
Loin de profiter du phénomène de mode, la série remet en question toutes les croyances communes sur les rejetons de Dracula. C’est vraiment savoureux lorsque Bill donne un cours théorique à une Sookie buvant ses paroles. Les notions les plus originales sont le « V » qui voit le sang des vampires devenir la drogue la plus prisées. Ou encore le principe de nid de vampires avec un Shérif élu en fonction de son ancienneté. Finalement la société vampires est montrée de façon cent fois plus rigide que la nôtre (leur tribunal est très pugnace) !
Qu’espérer pour la suite des événements ? Le tueur démasqué (sur le dernier épisode de façon un peu cavalière je l’avoue), la petite communauté de Bon Temps a tout de même encore du mouron à se faire. Apparemment une sorte de sorcière blanche a l’air d’avoir investi les lieux sur la fin de la saison. Pas méconnue de certain, ou tombé sous son joug pour une autre, on se demande ce que nous réserve là ce nouveau personnage qui respire beaucoup trop la bonté incarnée. Et que penser de son énorme cochon qui semble l’accompagner partout ?
Sans compter que la découverte d’un nouveau corps (bien connu au bataillon) réalimentera encore plus la peur du vampire. Surtout qu’apparemment le macchabé a permis de faire bombance au plus civilisé d’entre eux !
Et Alan Ball de terminer son ultime épisode par le cri de concert des deux personnages principaux féminin. Encore un ultime clin d’œil au genre avec un duo de « scream queens » détonnant !
Note : 18/20
Ber
The fighter
Genre : Biopic réalisé par David O. Russel
Année : 2010
L’histoire : Le destin de deux (demi) frères boxeurs. L’un étant une ancienne gloire en décrépitude tandis que l’autre espère trouver un avenir dans la profession.
A propos du film :
Le réalisateur Darren Aronofsky devait réaliser The Fighter mais quitta le projet. En effet, le film, annoncé en mars 2007, asubi de nombreux problèmes notamment avec les départs successifs de Matt Damon et Brad Pitt.
Critique de Ber :
Bon il est clair que la boxe a été maintes fois utilisée au cinéma. Est-ce que The fighter a pour autant sa place dans les grandes réussites du genre ?
Il est difficile de donner une réponse sèche. Car le film a beaucoup de qualités mais est aussi non dénué de défauts.
Faut bien dire que la boxe comme ascenseur social a sa figure de proue, Rocky pour ne pas le citer, que l’inconscient collectif connaît sur le bout des doigts. C’est par là que pêche le film qui, en de multiples fois, a bien du mal de se défaire de l’ombre du métrage de John G. Avildsen. Pourtant, le côté social est peut être même accentué avec l’entourage des boxeurs. On nage alors entre famille recomposées frappadingues et une matriarche péquenot jusqu’au bout des ongles.
Pour le côté « histoire vraie », le film joue la carte de la comédie (et c’est assez réussi faut le dire) ou d’autre (Scorcese par ex.) prenait l’angle dramatique et réalisait des chefs d’œuvre ultime (Raging Bull). Les comparaisons deviennent malheureusement obligatoires lorsqu’on s’attaque à un sujet rebattu.
Non, il faut être franc. Le grand point fort du film réside dans la performance de Christian Bale. Il interprète avec une criante vérité ce Dickie, gros loser qui doit sa renommée à une glissade fortuite de Sugar Ray Robinson, rêvant éveillé à un comeback fracassant. Le gars est un drogué patenté qui conseille son jeune frère avec un amateurisme qui frise l’exercice de style !
Melissa Leo lui emboite le pas dans l’interprétation haut de gamme avec son rôle de matrone tortionnaire et despotique. Toute la distribution d’ailleurs assure derrière ces deux locomotives (même Wahlberg arrive à mettre un peu de nuance à son jeu très sobre !).
On est face à un film sympathique, crédible et jamais ennuyeux qui ne se donne jamais les prétentions de flirter avec les cimes du genre. J’ai passé un assez bon moment sans jamais crier au génie mais c’est déjà pas mal non ?
Note : 14,5/20
BER
True blood saison 2
Genre : Série tv fantastique
Année : 2009
L’histoire : Tandis qu’une église anti-vampire rentre en guerre ouverte contre la race aux canines acérées, la communauté de Bon Temps tombe sous le joug d’une prêtresse ancestrale. Leurs plus bas instincts vont refaire surface de manière détonante.
A propos de la série :
La saison compte 12 épisodes.
Critique de Ber :
Cette seconde saison est encore plus riche que la précédente. On rentre dans le vif du sujet en découvrant l’entourloupe scénaristique qui nous avait laissé croire à la mort de l’un des personnages principaux. En lieu et place d’une mise en bière, Lafayette se retrouve dans une cave humide soumis à des tortures médiévales. De superbes scènes qui ne sont pas sans rappeler les meilleurs épisodes de Saw. Et que dire alors de son évasion à l’aide d’une prothèse de hanche empruntée à un cadavre pourrissant. Là, plus aucun doutes, on est happé dans True blood et son ton si particulier !
L’ombre des comics planent toujours autant sur la série. La croisade du révérend Newlin me fait irrémédiablement penser à Preacher, une bd jouissive de Garth Ennis. Cette guerre ouverte verra Sookie et Bill investir la ville de Dallas, théâtre des affrontements qui ne laissera, au final, personne indemne. Notons aussi que le frère de Sookie se retrouvera embrigadé par l’église car fragilisé par ses récentes expériences avec la drogue V. Un improbable sérieux l’habitait en cette période mais les scénaristes auront tôt fait d’annihiler tout cela dès son retour au bercail. Le garçon retrouvera son naturel redneck des débuts pour notre plus grand plaisir.
Pendant ce temps-là, Bon temps est mis sens dessus dessous par une prêtresse de la libation (une Ménade) qui prépare l’arrivée de sa divinité sur terre (Dionysos pour ne pas le citer). Se nourrissant de cœurs humains, Maryann envoûtent toute la population afin d’organiser une noce grotesque mais ô combien importante à ses yeux. Tout peut paraître saugrenu (les nombreuses scènes de parties fines au grand air, les gens littéralement zombifiés par la sorcière, le gore outrancier...), pourtant les auteurs arrivent à nous faire passer la pilule par des explications sur toute les questions qui nous brûlent les lèvres (pq la Ménade est-elle venue à Bon Temps ? et pq fait-elle une fixette sur Merlotte, le métamorphe ?)
Au point de vue des relations entre les personnages, un nouveau triangle amoureux se forme. Eric, un vampire animé de mauvaises intentions, incite insidieusement Sookie à goûter son sang. Geste qui l’attirera irrémédiablement vers lui. Le manant, dont l’intérêt pour Sookie n’est pas du tout dissimulé, ressortira même des placards la créatrice de Bill, totalement éprise de lui ! La situation s’éclaircira (momentanément ?) sur l’épisode final mais les scénaristes n’hésiteront pas à faire imploser l’ambiance ultra romantique par un enlèvement aussi mystérieux qu’inattendu...
Au fil des épisodes, on croisera la Reine des vampires qui passent le plus clair de son temps à jouer au Yathzee(!), on verra les vampires s’envoler dans les airs tel des super héros ayant entendu crier au secours, on entendra parler de conspiration gouvernemental afin d’expliquer la perte de mémoire collective de la population de Bon Temps au sortir de l’expérience Maryann ou on découvrira encore le sacrifice de Godric, un vampire très très vieux qui rêvait à une cohabitation pacifique des deux races.
Il y encore pas mal de questions qui restent en suspens pour le futur : quelles sont les origines de Merlotte quittant le village à la recherche de ses parents ?, quels sont les véritables pouvoirs de Sookie qui a vu des éclairs bleus sortir mystérieusement de ses mains et pour quel dessein la Reine des vampires dirige-t-elle le trafic de la drogue V ?
Tant de perspectives qui nous font espérer encore de beaux jours à la série qui a réussi, ici, à encore grimper d’un échelon dans mon échelle qualitative !
Note : 18,5/20
Ber
Bored to death saison 1

Genre : Série tv comique créée par Jonathan Ames pour la chaîne HBO.
Année : 2009.
L’histoire : Un écrivain en manque d’inspiration joue les détectives amateurs afin d’élargir ses horizons imaginatifs.
A propos de la série :
Cette saison compte 8 épisodes de 25 minutes.
Critique de Ber :
Voilà le profil type de la série qui n’a que pour vertu de détendre les spectateurs sans la moindre prise de tête. Aux menu, trois personnages de loosers patentés mais avec des profils tout à fait bigarrés. Le héros a un fameux bagage de loose- attitude : écrivain raté et maladroit en amour, Jonathan Ames va jouer les apprentis détectives privés, mû par un désir aussi fou que puéril.
Dans son temps libre, il joue aussi les faire-valoir pour un riche propriétaire de magazine dont le démon de midi n’a eu de cesse de le démanger depuis ces quarante dernières années.
Gravite aussi autour de Jonathan son inénarrable voisin qui a, au moins, une mauvaise idée la minute. Auteur d’un comics obscur, le gaillard a le portrait type du geek attardé.
Il se plaint tout le temps du manque de libido de sa moitié. Donc imaginez la révolution lorsqu’il se voit dépossédé de son sperme par deux gouines malhonnêtes !
Cet échantillon a de quoi laisser perplexe mais force est de constater que le programme fonctionne plutôt pas mal dans son format de 25 minutes et traitant d’une enquête par épisode. Mais qui se cache derrière ces personnages assez frappadingues ?
Le rôle titre choit à Jason Schwartzman, émule du cinéma de Wes Anderson, dont le personnage lui va comme un gant. Le voisin chtarbé est joué par Zach Galifianakis dont la prestation dans Very bad trip demeure dans la mémoire de tous les amateurs de potache. Ted Danson, le nanti grisonnant, est de ces acteurs que l’on connaît de visage sans jamais savoir le nom exact. Sa performance dans la série est également au dessus de la moyenne !
En conclusion, on passe un agréable moment avec certaines saillies humoristiques (l’épisode avec la présence de Jim Jarmusch dans son propre rôle) et un petit bémol sur les deux ultimes épisodes. La série se terminera sur un ring de boxe de façon assez absurde et dont le dénouement est cousu de fil blanc. Mais le sentiment général qui persiste, une fois le dvd rangé dans son fourreau, reste assez positif. Et la curiosité pointe rapidement le bout de son nez lorsqu’on prend connaissance que HBO a d’ores et déjà signé pour une saison supplémentaire !
NOTE : 15/20
Ber
Hung saison 1

Genre : Série tv comico-dramatique créée par Dmitry Lipkin et Colette Burson pour la chaîne HBO.
Année : 2009.
L’histoire : Un prof de sport tente de devenir gigolo afin de financer les travaux de sa maison
A propos de la série :
Cette saison compte 10 épisodes de 25 minutes.
Hung peut se traduire littéralement en français par « bien monté ».
Critique de Ber
Voici la réponse de HBO à l’extrême popularité de Californication. D’entrée de jeu, la série se démarque par un héros beaucoup moins sophistiqué et d’autant plus primal (c’est tout de même Thomas Jane, le Punisher sur grand écran !). Doté d’un membre surdimensionné, le gars trouve en Tracy, une ancienne conquête, une alliée dans l’exécution d’une activité complémentaire mettant en valeur son don avec les femmes.
Un scénar’ de fou pour un programme profondément ancré dans la réalité. Ayant perdu sa maison (faisant fuir ses jumeaux chez son ex-femme), Ray se retrouve dans la dèche la plus complète. Flanquée d’une maquerelle tout aussi dilettante dans le domaine que lui, leur entreprise va connaître des hauts et des bas. La faillite ne sera même pas très loin lorsque chacun ira de sa très mauvaise idée. Si Ray tombe amoureux d’une cliente, Tracy, quant à elle, démarche ses collègues de bureaux !
Entre vie de famille chaotique pour l’un et une carrière de poétesse totalement en stand by pour l’autre, les deux larrons auront des occasions de noyer leur chagrin dans l’alcool. Et ce n’est pas leur association avec une experte en la matière qui va arranger les choses.
Même si le duo fonctionne bien, je voudrai mettre en avant la performance d’Anne Heche, l’ex épouse, qui joue admirablement bien cette femme, un brin vénale, qui ferait tout pour l’amour de ses enfants. Au risque de paraître des plus pathétiques...
La série ne nous ment pas sur la marchandise (les scènes de sexe sont haut en couleur sans la moindre vulgarité) et le petit monde sympathique gravitant autour de Ray a encore des choses à raconter (le fils en pleine crise d’identité, le voisin avocat harceleur...). Même si l’on peut reprocher un peu de facilité su l’ultime rencard du héros (c’était téléphoné !!!!), les scénaristes ont l’obligeance de ne pas transformer l’essai en une scène cocasse et embarrassante. Ils la joueront beaucoup plus serré, avec émotion et sans violons, et ce, pour le plus grand bonheur des aficionados à qui on ne la fait pas !
On attend la suite sans trop se faire de film lorsqu’on connait le proche devenir de Californication...
Note : 17/20
BER
Matrioshki saison 1
Genre : Série tv belge dramatique créée par Marc Punt et Guy Goossens.
Année : 2004.
L’histoire : Le parcours de quelques femmes démarchées en Lituanie par un patron de boîte de nuit anversois
A propos de la série :
Cette saison compte 10 épisodes de 40 minutes.
Amnesty international a utilisé certaines séquences de cette série pour illustrer des messages diffusés dans des pays d'Europe, particulièrement de l'Est, pour prévenir les jeunes filles de ce genre de pratiques.
Critique de Ber :
Série qui dénote tout de suite par son côté ultra réaliste. Il est franchement intéressant de voir les réelles motivations de ces ressortissantes russes cherchant un meilleur avenir. Loin d’être de sombres idiotes, chacune se méfie de ces étrangers leur promettant monts et merveilles, mais l’appât du gain et l’envie de quitter leur milieu misérable annihileront leurs ultimes scrupules à signer un contrat rédigé en grec !
La réalité des choses va vite leur exploser à la figure (lap dance, prostitution ou autre service d’escort girl !) et les réactions vont varier du tout au tout. Entre celle qui s’allie au patron pour manipuler le groupe, la jolie blonde qui refusera de s’offrir jusqu’au bout ou encore l’une ou l’autre qui vont se prendre au jeu, la série a de la matière en réserve. Un tout bon point pour le casting belge (les gérants du club 69 donc) qui nous a trouvé des tronches d’acteurs pas possible qui allient sans la moindre difficulté le patibulaire au malsain.
On sent le programme hyper documenté, ce qui ne nous révolte encore plus. Au-delà de la violence et du sexe inhérent à ces milieux interlopes, on est assez interloqué lorsque les gestionnaires du club revendent « leurs marchandises » en un claquement de doigt. Le trafic de prostituées se transforme rapidement en traite d’être humain.
On peut reprocher une petite baisse d’intensité à mi-série mais les soucis de fin de saison du club(avec la gente policière) va refaire monter la pression. Le clan Dockx-Van Mechelen va vraiment déguster dans l’épilogue. Comme une punition à leurs ignobles agissements. La trahison de la plus proche lieutenante du gérant confine à la tragédie grecque (tiens, tiens à nouveau les îles hélléniques!) .
Une série qui dénonce intelligemment en montrant les choses crument. Faut aussi lui reconnaître un côté précurseur lorsqu’on voit auj. poindre un nombre important de série tv sur le sujet : les britanniques nous offrent « Journal intime d’une call girl » tandis que la France s’encanaille même sur deux tableaux avec « Pigalle,la nuit » et « Maison close » !
Note : 15,5/20
Les Rois Du Gag
Genre : Comédie
Année : 1985
Durée : 95min
L'histoire : Paul Martin et François Leroux sont deux comédiens et gagmen travaillant dans un petit théâtre de province et peinant à gagner leur vie. Voyant à quel point les gags de la star incontestable de l"humour télévisuel Gaëtan sont pitoyables et datés, ils le provoquent, un soir, alors qu'il se trouve en tant que simple spectateur dans le théâtre, et en retour Gaëtan les engage comme nouveaux auteurs pour ses sketches dans son émission. Mais Gaëtan, poussé par sa femme, a des idées de vrai cinéma derrière la tête...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1984 par Claude Zidi, sorti en 1985, Les Rois Du Gag est une comédie le plus souvent loufoque, interprétée par Michel Serrault, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Macha Méril, Mathilda May, Didier Kaminka, et avec l'aimable participation de Coluche dans un petit rôle.
Pierre Tchernia, Claude Brasseur, Pierre Richard et Philippe Noiret, non crédités (sauf, je crois, Tchernia), apparaissent amicalement dans leurs propres rôles, mais très brièvement.
Pierre Doris, Maurice Baquet, Georges Beller, Carole Jacquinot, Olivier Achard jouent aussi dans le film. Un film que je surnote probablement, mais j'assume, c'est une comédie qui fait partie de mes préférés de l'époque avec Les Frères Pétard !
Le film joue à fond sur l'humour lourdingue et ringard, via les sketches télévisuels de Gaëtan (avant qu'il n'engage les deux gagmen) et via, aussi, les sketches lourds de chez lourds que les deux gagmen jouent sur scène avant qu'ils ne soient engagés (voir Jugnot jouer Jeux Interdits à la guitare et se faire interpeller par Lhermitte lui disant qu'il n'a pas le droit de jouer ça parce que c'est interdit, c'est puéril, certes, mais tellement con que ça marche !).
Mais le film contient aussi des passages franchement tordants, comme les cauchemars de Lhermitte (qui ne s'en souvient jamais) concernant sa belle bagnole qui se fait immanquablement niquer de plusieurs manières possibles (empapaoutage par un camion, etc...), ou comme les sketches imaginés (et visualisés comme des sketches, tout simplement) par les deux personnages principaux : un chirurgien qui réveille son patient pendant l'opération pour lui montrer l'état de son foie, qu'il coupe et jette à la poubelle ; un concours de bras de fer bien gore ; un homme rentrant dans son appartement avec son chien et sa baguette, et dont il paume un morceau de baguette, puis la tête de son chien, à chaque (nombreuse) porte claquée... Ces passages sont irrésistibles et, disons-le, cultes !
La fin du film, qui montre Gaëtan se faire engager comme acteur principal du dernier film du grand réalisateur (bien mégalomaniaque et prétentieux, et obèse) Robert Wellson (que Serrault joue aussi), une parodie de Stanley Kubrick et Orson Welles, la dernière partie, donc, est moins drôle, malgré l'abattage comique démesuré de Serrault en réalisateur mégalo se traitant sans arrêt de génie.
Mais le reste du film est tellement drôle que ça sauve vraiment les meubles. Au final, Les Rois Du Gag n'est certes pas la comédie du siècle ; mais, franchement, c'est très drôle, et ça se moque allègrement de l'humour lourdingue (quelques années avant les Nuls, le gag du mec qui fait des pompes sans les bras existait déjà, voir ce film !). Bref, j'adore !
Le Seigneur Des Anneaux : Le Retour Du Roi
Genre : Heroic-fantasy
Année : 2003
Durée : 200min
L'histoire : Alors que Frodon et Sam, en plein Mordor, peinent pour arriver à la Montagne du Destin pour détruire l'Anneau, la bataille fait rage entre les forces de Sauron et les armées humaines, naines et elfes, pour la sauvegarde du Bien sur la Terre du Milieu...
La critique de ClashDoherty :
L'attente fut longue. L'attente fut longue, pour les fans de Tolkien et du majestueux roman en trois volets, pour enfin voir le premier film adapté par Peter Jackson, en 2001. L'attente fut longue, pour patienter un an avant de voir le deuxième volet, en 2002.
Et après la vision de ces deux chefs d'oeuvres, et après l'annonce, dans des interviews, et par Peter Jackson lui-même, que le troisième volet sera le plus beau, le plus fort, le plus grandiose, après cette annonce, donc, l'attente fut extrêmement longue jusqu'à décembre 2003, date de sortie de la conclusion : Le Seigneur Des Anneaux : Le Retour Du Roi, 3h20 (une heure de plus en version longue) inoubliables.
Le film est toujours interprété par Elijah Wood, Viggo Mortensen, Sean Astin, Ian McKellen, Liv Tyler, Hugo Weaving, John Rhys-Davies, Orlando Bloom, Billy Boyd, Dominic Monaghan, David Wenham, Miranda Otto, Karl Urban, Bernard Hill, Andy Serkis dans le rôle de Gollum, Ian Holm, Cate Blanchett et, dans la version longue uniquement, par Christopher Lee, Brad Dourif et Sean Bean (flash-back de Boromir).
Le film est toujours magnifiquement mis en musique par Howard Shore, et accumule les grands moments. En fait, toute la saga cinématographique, les 12 heures (versions longues) à peu de choses près, sont un immense grand moment.
Mais là, c'est le pinacle. J'ai chialé deux fois (de suite, ou presque !) dans la salle, et par la suite : quand Aragorn est couronné, et qu'il se prosterne, avec tout un peuple, devant les quatre Hobbits, qui se sentent bien gênés d'être les destinataires de ce prosternement honorifique général ; et le départ de Frodon et Bilbon pour les Havres Gris, avec les Elfes, le dernier au-revoir avec ses amis. Déchirant.
Sinon, que dire ? Peter Jackson n'avait évidemment pas tort de dire, en avant-première (sur le making-of du DVD des Deux Tours, dans des interviews, etc) que Le Retour Du Roi est le meilleur des trois films, sont préféré, le plus fort, le plus réussi, le plus émouvant, le plus jouissif, le plus... le plus tout, quoi. Il ne se passe pas grand chose dans le roman (c'est le plus court des trois, mais pas de beaucoup ; ce n'est que la conclusion évidente de la trilogie, en fait), c'est pour ça que le passage avec Arachne, l'araignée géante, a été transférée, des Deux Tours, vers ce film.
Une scène incroyable, terrifiante (Jackson étant arachnophobe, il a transposé ses peurs dans cette scène). La bataille des champs du Pellenor, à Minas Tirith (et Minas Tirith elle-même, MAGNIFIQUE ville située dans les montagnes) est inoubliable, avec ses oliphants, son armée de morts...
Le Seigneur Des Anneaux : Le Retour Du Roi est donc un sommet de plus, qui parachève de manière parfaite une trilogie culte. Adaptation parfaite d'un roman parfait de Tolkien. Inoubliable ! J'ai un peu peur d'avoir sous-noté le film, par ailleurs (je ne changerai pas la note) !
La Part Des Ténèbres
Genre : Epouvante
Année : 1993
Durée : 120min
L'histoire : Thad Beaumont est un écrivain vivant dans le Maine, USA. Hanté par le personnage de George Stark, qu'il a crée de toutes pièces afin de publier des romans plus durs sous ce pseudonyme, un personnage diabolique, terrifiant, il en vient à se demander si ce double maléfique, qui hante sa vie, n'a pas un rapport avec une opération chirurgicale qu'il a passé dans son enfance...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé par George A. Romero, ce film est une adaptation d'un roman de Stephen King. Pour être tout à fait honnête, si le roman initial est assez original (un écrivain de romans classiques se crée un pseudonyme, George Stark, afin de publier des romans violents, mais ce pseudonyme prend 'vie' pour le harceler alors qu'il décide de stopper l'écriture de romans d'horreur), le film, lui, est un ratage.
De toute façon, il n'est pas adapté d'un grand cru du King de l'épouvante, car si le roman est, comme je l'ai dit plus haut, original, il n'est pas, loin s'en faut, grandiose.
D'un roman honnête mais non fulgurant, on ne peut pas faire une adaptation grandiose. De plus, les excellentes adaptations cinéma de l'univers de King peuvent se compter sur les doigts d'une main.
C'est assez bien interprété (Timothy Hutton joue Thad Beaumont et George Stark, et Michael Rooker est pas mal du tout dans le rôle du très culte shérif Alan Pangborn - personnage qui apparaît dans pas mal de romans de King, ceux qui se passent à Castle Rock, ville imaginaire), mais l'adaptation est foirée.
Il y a des différences par rapport au roman (c'est Romero qui a signé le scénario, d'après King, et non pas King qui a signé lui-même l'adaptation de son roman), et surtout, Romero n'a jamais été un bon réalisateur. Certes, ses films de la trilogie des 'morts-vivants' sont cultes, mais surtout à cause de deux critères : les effets spéciaux sanguinolents de Tom Savini (sauf pour le premier volet) et le coté satirique, critique de la société qu'ils dégagent.
Mais en terme de réalisation pure, Romero n'est pas un virtuose du tout, bien au contraire. Et ça se ressent clairement ici.
En résumé, The Dark Half est un naufrage, à peine sauvé par les acteurs, qui ne sont pas tous bons ceci dit, et par le sujet de base du roman, très original (un double inventé de toutes pièces, physiquement non existant, se matérialise afin de mener la vie dure à son 'géniteur') à défaut d'être grandiose. Pour fans hardcore de King.
Note : 05/20
la critique de Eelsoliver:
On pouvait attendre beaucoup de cette adaptation d'un excellent roman de Stephen King, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le livre de Stephen King est un roman assez personnel dans lequel l'auteur propose un affrontement entre un écrivain et son pseudonyme que ce dernier a créé.
Ainsi, La Part des Ténèbres a presque un côté insolite et psychanalytique.
Tout était donc réuni pour que cette adaptation soit une réussite au cinéma, surtout que l'on retrouve George Romero derrière la caméra.
Pourtant, le résultat est plus que mitigé. Certes, on retrouve la trame principale du roman, à savoir que Le héros, Thad Beaumont est un écrivain qui décide de tuer symboliquement son pseudonyme, Georges Stark, un être cruel et malveillant.
Pour cela, Beaumont et sa famille organisent un enterrement, comme pour mettre fin à ce personnage psychopathe. Pourtant, très vite, des meurtres abominables se produisent.
La police enquête et trouve des empreintes qui correspondent à celle de Beaumont. Mais ne l'oublions pas, en en un sens, Beaumont et Stark ne font qu'un.
Oui je sais, dit comme cela, la Part des Ténèbres a l'air passionnant. Malheureusement, c'est loin d'être le cas. Dans l'ensemble, sans pour autant être mauvais, les acteurs sont totalement insignifiants. Ensuite, George Romero a l'air totalement détaché de son sujet et de sa caméra.
Finalement, cette adaptation aurait pu être réalisée par n'importe quel tâcheron... Toutefois, ce film d'horreur est suffisamment rythmé pour se suivre sans déplaisir.
Je serai moins sévère que Clash même si je rejoins en partie bon nombre de ses arguments.
Note: 09/20
Les Grands Espaces
Genre : Western
Année : 1958
Durée : 165min
L'histoire : James McKay, capitaine de marine, s'installe dans l'Ouest afin d'y rejoindre sa fiancée, Pat Terrill. Mais il est mal accueilli par Steve Leech, contremaître du ranch Terrill, secrètement amoureux de Pat. De plus, James va rapidement se retrouver mêlé à un conflit opposant le père de Pat à Rufus Hannassey, un voisin, conflit dont la cause est un bout de terrain avec point d'eau...
La critique de ClashDoherty :
Les Grands Espaces (The Big Country) est un western réalisé en 1958 par William Wyler (qui, un an plus tard, signera son chef d'oeuvre absolu, Ben-Hur).
Le film est interprété par Gregory Peck, Jean Simmons, Charlton Heston, Burl Ives, Carroll Baker et Chuck Connors (il y à aussi Charles Bickford, Alfonso Bedoya et Chuck Hayward, entre autres), et il a été rediffusé hier après-midi sur France 3, j'espère que vous ne l'avez pas loupé ou que vous l'avez enregistré (ou, sinon, que vous le possédez déjà en DVD) !
C'est un film long (presque 3 heures) et parfois un tout petit peu longuet, mais, dans l'ensemble, magnifique.
Acteurs en grande forme, notamment la triplette Peck/Heston/Simmons, pour un film dont le titre anticipe de bien des plaisirs visuels. Les décors naturels sont superbes, et ces grands espaces font vraiment partie du charme du film, un film typique du western à l'américaine, oubliez les longs plans-séquences des westerns de Sergio Leone (par ailleurs Leone ne faisait pas encore de films en 1958).
Les Grands Espaces est l'exemple même du western hollywoodien de l'Âge d'Or, comme le sont La Conquête De L'Ouest ou Alamo.
L'histoire, dans un sens, n'est pas sans me faire penser, par moments, à celle du film Géant avec James Dean (qui n'est pas un western, ou alors, un western moderne).
Dans l'ensemble, magnifiquement interprété et réalisé, doté d'une musique inoubliable de Jerome Moross et d'une photographie splendide, Les Grands Espaces est un classique du western hollywoodien des années 50, pas mon style de western préféré, mais franchement un des jalons du genre. A voir à tout prix !
Breaking bad saison 2
Genre : Série tv (Dramatique-humour noir) créée par Vince Gilligan pour la chaîne AMC.
Année : 2009.
L’histoire : Un prof de chimie de lycée, se sachant condamné par un cancer du poumon, décide de produire illégalement de la méthamphétamine pour subvenir au future besoin de sa famille.
A propos de la série :
Cette saison compte 13 épisodes de 45 minutes.
Critique de Ber :
Pari réussi ! A savoir égaler une première saison tout à fait jouissive d’une série somme toute originale. Mieux encore, les auteurs arrivent à effacer les quelques artefacts scénaristiques qui faisaient sourciller quelque peu la crédibilité de la saison 1.
Après quelques épisodes très tendus qui verront la fin sanglante de l’association de nos deux compères avec leur dealer mexicain (entre kidnapping, passages à tabac multiples et un oncle chicano paralytique très gênant), le temps est à l’introspection. Habilement, le programme va vraiment s’ancrer dans la réalité sociale des deux héros. Si Jesse (le jeune chien fou) se voit rejeté définitivement par ses parents, se retrouvant par la même occasion « à la rue », Walter (le prof) se voit condamné plus que jamais lorsqu’il entrapercevra un cliché de son plus récent scanner de contrôle. Le « back to business » trouvera tout son sens pour les deux zigotos. Au menu, un réseau de dealer maison (composé de bras cassés of course) après une production au finish pendant une bonne centaine d’heures d’affilée (donnant vie à un épisode « huis-clos tel un exercice de style assez réussi) !
Comme jamais rien n’est linéaire dans Breaking bad, tout va aller de travers ! La concurrence va les évincer. Pire, même la police va flirter avec eux. Ces derniers, toujours à la recherche du légendaire Eisenberg (l’identité cachée de Walter), vont s’approprier un dealer déchu pour essayer de choper Eisenberg. Ce ne sera qu’aux prix d’un pied de nez télégénique que les fédéraux se feront rouler dans la farine ! Comble de tout, le diagnostic médical de Walter n’est finalement pas si mauvais que cela. On parle d’intervention...très onéreuse. Rebelote pour ainsi toujours dédouaner la raison d’être du trafic !
Les fins de la saison vont encore bouleverser pas mal de chose. Jesse va sombrer dans la toxicomanie tandis que Walter cherche à élargir son trafic à l’échelle nationale. Et ce à n’importe quel prix (genre rater l’accouchement de sa femme ou autre acte de cruauté extrême de non assistance à personne en danger).
L’ultime épisode, quant à lui, continue dans la même veine des gros chambardements. C’est ainsi que Walter se trouvera seul, avec ses millions de dollars planqués chez lui, vu que son épouse a filé avec ses mioches, fatiguée par un trop plein de cachotteries de son mari.
Le seul petit bémol est ce crash aérien final qui arrive un peu platement (un comble) mais surtout dont l’origine me paraît un peu tiré par les cheveux ! La série n’avait véritablement pas besoin d’un clifhanger pareil pour éveiller l’attente de la prochaine saison. Leurs scripts bien au dessus de la moyenne suffisaient royalement à maintenir les aficionados en totale symbiose avec l’avenir de leurs héros favoris...
Note : 17/20
Ber
Sanjuro
Genre : Aventures
Année : 1962
Durée : 95min
L'histoire : Un groupe de jeunes samouraïs décide de s'occuper des problèmes de corruption dans leur clan, mais en viennent rapidement à demander de l'aide à Sanjuro, un samouraï errant, un ronin, afin qu'il leur apporte son appui. Sanjuro accepte, mais les samouraïs sont plutôt fougueux et inexpérimentés...
La critique de ClashDoherty :
En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo - Le Garde Du Corps, remarquable film qui inspirera Pour Une Poignée De Dollars à Sergio Leone. Un an après, en 1962 donc, Kurosawa en signe la suite, Sanjuro, toujours interprétée par Toshirô Mifune et Tatsuya Nakadai.
Le film est selon moi encore plus réussi et abouti que Yojimbo, et fait la part belle à l'aventure et à l'humour (sans être une comédie, un peu comme le fut La Forteresse Cachée). Le film est nettement plus léger que le précédent, il faut bien l'avouer !
C'est le succès de Yojimbo qui a donné envie à Kurosawa de faire revenir ce personnage de ronin (samouraï sans maître, errant, un mercenaire en quelque sorte), sorte de version light (et sans bébé, ah ah) du Ogami Itto de la série Baby Cart (avec 10 ans d'avance).
Les acteurs sont excellents, surtout Toshirô Mifune, acteur fétiche de Kurosawa et un des acteurs japonais les plus talentueux (et le plus connu, probablement, avec le plus récent Ken Watanabe).
Sanjuro offre aux spectateurs un vrai régal de tous les instants, on regrettera juste que le film ne soit pas un peu plus long (1h35 en tout), car on ne s'y ennuie vraiment pas.
Dans l'ensemble, si Yojimbo est à voir à tout prix, Sanjuro, un peu différent, lui est supérieur (pas de beaucoup, car j'avais quand même donné 19/20 au précédent opus, abordé tout à l'heure). Un fan de Kurosawa, de cinéma d'aventure et de films japonais se doit de le voir, à tout prix, d'autant que le film (et l'autre) existe en DVD en France. Inoubliable !
Yojimbo - Le Garde Du Corps
Genre : Aventures
Année : 1961
Durée : 110min
L'histoire : Japon du XIXème siècle. Sanjuro Kuwabatake, un samouraï errant (ou ronin) arrive dans un petit village aux prises avec une guerre entre deux clans. Les villageois, apeurés, sont au centre, et demandent à Sanjuro de faire quelque chose pour eux...
La critique de ClashDoherty :
En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo (aussi connu sous le titre Le Garde Du Corps), un film d'aventures interprété par le grand Toshirô Mifune (son acteur fétiche jusqu'à 1965 et Barberousse), Tastuya Nakadai, Daisuze Katô et Takashi Shimura, entre autres. Le film sera la base du western Pour Une Poignée De Dollars de Sergio Leone, qui en est tout simplement, tout connement, un remake occidental en western. En 1962, Kurosawa en fera une suite, que j'aborderai plus tard, Sanjuro.
Yojimbo raconte donc une histoire de ronin qui passe d'un clan à un autre, afin de les mettre l'un contre l'autre et de provoquer, d'anticiper leur chute, et ce, pour apaiser les tensions du village et en libérer les habitants qui vivent dans la terreur. Comme on le voit, Sergio Leone n'a rien inventé (le western n'a rien inventé ou presque : rappelons que Les 7 Mercenaires de Sturges est le remake occidental des 7 Samouraïs de Kurosawa !). Yojimbo est un film remarquable, même si je préfère encore plus Sanjuro, sa suite. Kurosawa avouera avoir légèrement puisé son inspiration dans le film noir La Clé De Verre (1942), adaptation d'un roman de Dashielle Hammett du même nom. Mais c'est assez mince quand même.
Dans l'ensemble, un chef d'oeuvre de plus pour le plus grand réalisateur du cinéma nippon. Acteurs excellents, aventure, suspense, action, un peu d'humour (il y en aura plus dans la suite), ce film est à voir absolument !
Le Voleur De Bicyclette
Genre : Drame social
Année : 1948
Durée : 85min
L'histoire : Antonio Ricci vit avec sa femme et ses deux enfants dans une banlieue populaire de Rome, dans les années 40, après la guerre. Il est au chômage depuis deux ans, et a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d'affiches, à la seule condition d'avoir une bicyclette pour ses déplacements. Il récupère la sienne au prêteur sur gages, où elle était gagée, mais se la fait voler le lendemain, premier jour de travail. Il se lance, avec son fils, à la recherche du voleur...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1948 par Vittorio De Sica, Oscar du meilleur film étranger un an plus tard et classé, en 1958, troisième meilleur film de tous les temps derrière Le Cuirassé Potemkine et La Ruée Vers L'Or, Le Voleur De Bicyclette (Ladri Di Biciclette, titre qui, en français, est à traduire, en fait, au pluriel) est un drame social néoréaliste interprété par Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carell, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci et, dans un petit rôle de séminariste, Sergio Leone.
Les acteurs sont inconnus, probablement des amateurs ou presque, ce qui accentue, avec la réalisation sobre, le côté réaliste du film, qui dépeint la vie des classes sociales les plus pauvres de l'Italie de l'après-guerre.
On reprochera d'ailleurs au film de ne parler que des pauvres. Les communistes critiqueront le film, qui dépeint la misère sans apporter de solution pour stopper cette misère.
Le pauvre Antonio se fait voler sa bicyclette sans lequel il ne peut travailler, lui qui, avec une femme et deux gosses à charge, est au chômage depuis deux ans, dans une Italie meurtrie qui se reconstruit et tente d'oublier Mussolini et les fascistes.
Il en sera réduit à tenter de voler une bicyclette aussi, mais autant son voleur aura réussi son coup, autant lui, hélas, n'arrivera pas, et se fera prendre, honteux.
Oui, le film est sombre, dramatique. Court, aussi, et comme tout chef d'oeuvre court, c'est un peu dommage.
Le Voleur De Bicyclette est un vrai chef d'oeuvre, qui ne fait peut-être plus partie des trois meilleurs films de l'histoire (les deux autres cités aussi, même s'ils font partie, au moins, des 30 meilleurs) car bien d'autres grands films sont arrivés après 1958 (année de sanomination à la position de troisième).
Mais c'est clairement un monument, un des films les plus touchants et réussis de l'histoire, peu importe son rang. Un classique à voir à tout prix !
Disjoncté
genre: comédie
Année: 1996
durée: 1h35
l'histoire: Steven Kovacs, dont la petite amie, Robin, a préféré prendre ses distances, emménage dans un nouvel appartement. Il fait appel à la compagnie du câble et attend l'arrivée de celui qui doit le raccorder. Mais ce dernier a un comportement déroutant. Tout ce que veut ce dernier est un ami. Et Steven semble être à ses yeux le candidat idéal.
la critique de Eelsoliver:
On connaît Ben Stiller en tant qu'acteur mais on le connaît moins en tant que réalisateur. Derrière la caméra, Ben Stiller n'est pas forcément surprenant puisqu'il signe ici une comédie, un genre qu'il semble affectionner tout particulièrement.
Pour Disjoncté, Ben Stiller a su au moins choisir ses comédiens: Jim Carrey, Matthew Broderick et Jack Black (ce dernier ayant ici un petit rôle).
L'histoire est assez basique. Steven (Matthew Broderick) vient de se faire plaquer par sa petite amie. Il se réfugie alors devant la télé.
Pour cela, il décide de faire installer le câble. Un homme au comportement étrange (Jim Carrey) vient donc chez lui et lui propose toutes les chaînes disponibles gratuitement en échange de son amitié.
Avec cet être curieux et visiblement halluciné, Steven vit de nombreuses aventures. Dans un premier temps, l'amitié entre les deux hommes est sincère.
Oui mais voilà, Jim Carrey est complètement frappadingue, si bien que la vie de Steven devient un cauchemar. Très vite, le héros comprend qu'il doit se débarrasser de cet huluberlu.
Mission quasiment impossible tant son ami l'accapare et devient envahissant. Pourtant, malgré les apparences et esprit sérieusement dérangé, Jim Carrey incarne un personnage attachant et dérangeant. Seul souci: Jim Carrey fait du Jim Carrey...
A force de jouer les surexcités de service, son personnage finit également par agacer. Si bien que cette comédie finit par tourner rapidement en rond.
Par contre, la fin est réussie... Une comédie dispensable en fin de compte mais qui devrait plaire aux fans invétérés de Jim Carrey.
Note: 09/20
New York, New York
Genre : Film musical/Drame
Année : 1977
Durée : 160min
L'histoire : Francine, chanteuse, rencontre Jimmy Doyle, saxophoniste de jazz au tempérament de feu, le jour de la Victoire, le 15 août 1945, dans un night-club new-yorkais. Les deux se mettent ensemble, tombent amoureux, et vont former un duo jazzy qui révolutionnera les soirées new-yorkaises. Les deux, aussi, vont rapidement commencer à vivre une crise sentimentale, leurs caractères étant bien trempés...
La critique de ClashDoherty :
En 1977, Martin Scorsese, auréolé du succès de Taxi Driver (et de sa Palme d'Or méritée), sort New York, New York, film musical interprété par Robert De Niro et Liza Minnelli, et avec aussi Lionel Stander, George Memmoli, Barry Primus, Mary Kay Place, Georgie Auld et Dick Miller.
Le film, mondialement célèbre pour la fameuse chanson du même nom (composée pour le film et pour Liza Minnelli, qui l'interprète avec une force absolue, la chanson sera reprise notamment par Frank Sinatra, Freddie Mercury...), ne sera pas un succès commercial, loin de là.
Oui, bide à sa sortie, pas le dernier bide pour Scorsese (Kundun, La Valse Des Pantins...) ! Mais le film est cependant une réussite artistique, interprétée par deux excellents acteurs.
Musicalement magnifique (la chanson-titre est inoubliable, mais il n'y à pas que ça), New York, New York est une réussite indéniable pour Scorsese, un film à la fois tendu (les engueulades et crises entre Jimmy et Francine sont vraiment violentes) et touchant, interprété à la perfection, très bien foutu.
Ce n'est pas le film le plus connu du réalisateur, et il est clair qu'après des films comme Mean Streets et Taxi Driver, l'insuccès public était prévisible.
Scorsese prendra mal ce bide, il sombrera dans la came, et c'est d'un lit d'hosto qu'il acceptera de tourner Raging Bull, idée de De Niro, pour se relancer (succès au rendez-vous, on le sait), malgré le fait qu'il n'aimait (Scorsese) pas la boxe !
Mais le fait que ce film musical faisant partie des meilleurs du genre n'ait pas été un succès ne l'empêche pas d'être une vraie réussite dans le genre, les acteurs assurent, la musique est inoubliable, le final est magnifique, comme la scène où on entend Liza Minnelli chanter la fameuse chanson-titre. New York, New York est un classique du genre, en somme, et un remarquable (et méconnu) Scorsese !
Le dernier Samaritain
genre: action
année: 1992
durée: 1h45
l'histoire: Dans l'univers du football américain, magouilles politiques et escroqueries sportives ont libre cours. Mais le jeu va se corser lorsque les chemins d'un détective privé et d'un ancien joueur de talent vont se croiser.
la critique de Eelsoliver:
Tony Scott, frère de Ridley, n'est pas forcément le meilleur réalisateur de tous les temps. Loin de là ! Le cinéaste est coupable de quelques bouses.
On retiendra (ou pas) un certain Jours de Tonnerre comme son plus mauvais film (à mon avis). Pourtant, lorsque Tony Scott est inspiré, il peut se montrer surprenant et livre de bons films.
En tout cas, ce n'est pas un manchot derrière la caméra. En 1993, il signe Le dernier Samaritain, un film d'action avec Bruce Willis et Damon Wayans, qui forment un duo loin d'être inoubliable.
Pour une fois, Bruce Willis trouve un personnage à contre emploi puisqu'il incarne un détective désabusé, et hanté par le souvenir d'un ancien emploi (garde du corps) au déroulement tragique.
Bruce Willis cabotine mais s'en sort avec les honneurs. Disons que l'acteur livre le minimum syndical. Quant à Damon Wayans, c'est loin d'être un immense acteur.
Mais il est plutôt crédible dans la peau de cet ancien champion de football américain, aujourd'hui dépendant à la cocaïne et à l'héroïne.
Les deux protagonistes principaux sont plutôt sympathiques.
Seul problème: leurs aventures ne sont pas vraiment excitantes. Ce qui donne lie à un film d'action certes rythmé mais sans grand intérêt.
La faute à un scénario basique que l'on a déjà vu des centaines de fois. Mais ne l'oublions pas, Bruce Willis a tourné dans de nombreux films d'actions dispensables.
Et le dernier samaritain appartient à cette catégorie. Pas totalement nul mais tout de même très moyen.
Note: 08/20
Pocahontas, Une Légende Indienne
Genre : Dessin animé
Année : 1995
Durée : 80min
L'histoire : 1607. Un navire britannique transportant des colons de la Virginia Company fait voile vers le Nouveau Monde. A son bord, entre autres, John Smith, capitaine, et le gouverneur John Ratcliffe. A leur arrivée, ils découvrent ce nouveau monde, avec ses habitants, les tribus indiennes natives. Pocahontas, la fille du chef Powhatan, rencontre, un jour, John Smith, et les deux êtres tombent amoureux, malgré le fossé culturel qui les sépare...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1995 par Mike Gabriel et Eric Goldberg, Pocahontas, Une Légende Indienne (ou Pocahontas) est le 33ème Grand Classique des studios Disney. Le dessin animé, doublé en VF par Mathilda May, Michel Papineschi et Raymond Gérôme (et en VO par Mel Gibson, Irene Bedard et Christian Bale), s'inspire évidemment d'une fameuse légende, celle de l'histoire d'amour entre un colon anglais, John Smith, et une princesse indienne, Pocahontas, histoire qui a depuis été refaite au cinéma de manière plus réaliste dans Le Nouveau Monde de Terence Malick, avec Colin Farrell. Le dessin animé, lui, est plus 'fleur bleue'.
Gros succès à sa sortie, rempli de très belles chansons (L'Air Du Vent, Au Détour De La Rivière, chantées par le groupe vocal féminin Native), mais est dans l'ensemble plus destiné aux filles qu'aux garçons. Histoire d'amour impossible, visuellement magnifique avec prédominance de vert et de bleu, Pocahontas est assez lassant quand on le regarde trop souvent. C'est un des derniers dessins animés de Disney (les traditionnels, hors Pixar) que j'ai vu en salles avec Le Bossu De Notre-Dame (qui fut le dernier que j'ai vu en salles), et il ne m'a franchement pas marqué à sa sortie. L'histoire elle-même ne me plaisait pas trop. Après, visuellement, c'est réussi.
Dans l'ensemble, je classe ce dessin animé dans les Grands Classiques moyens, d'un niveau supérieur à Hercule, Dinosaure, Rox & Rouky ou même Cendrillon (car pour moi, ce dernier est mineur), mais pas non plus un grand cru. A voir si on est fan des Disney, ou si on a des enfants, qui apprécieront.
La critique de Borat
En 1995, les studios Disney ressortent du plus gros succès de sa carrière et du film d'animation (depuis dépassé par Le monde de Nemo, puis Toy Story 3 de leurs collègues Pixar), Le Roi Lion. Ils décident de raconter une histoire peu flatteuse pour les américains natifs: la colonisation.
De plus, Pocahontas s'inspire de la légende mythique et très connue de l'amour impossible entre une indienne native, Pocahontas, et un anglais colonisateur, John Smith. Histoire reprise depuis par Terrence Malick, avec Le nouveau monde.
A noter que dans la VO, on retrouve Irene Bedard, Mel Gibson, Christian Bale, Linda Hunt et Billy Connolly; et dans la VF, Mathilda May, Michel Papineschi (voix française de Robin Williams), Bruno Choel, Annie Cordy (non, pas Tata Yoyo, non!) et même ce golio d'Elie Semoun.
L'histoire se révèle passionante de bout en bout. On voit que c'est romancé (légèrement violent, public jeune oblige), mais cela reste vraiment bon. Pocahontas fait d'ailleurs, selon moi, parmi les meilleurs Disney des années 90.
ça n'atteint pas Aladdin et surtout La belle et la bête, mais cela reste un très bon Disney. On retrouve un style d'animation, qui n'avait pas été utilisé depuis La belle au bois dormant.
Soit une sorte de dessin découpé, ce qui a rebuté certains. La musique d'Alan Menken est absolument remarquable. C'est d'ailleurs l'une des grands points forts du film.
Le doublage français se révèle pas mal. A noter que, Naomie Campbell a été un modèle, selon les dessinateurs, pour le rôle de Pocahontas. Il y en a qui devait être ravis. ^^
Un très bon Disney, avec une histoire qui en inspirera beaucoup par la suite.
Note: 17/20



























