Le Cinéma d'Olivier

17 mars 2011

Fermeture définitive du blog

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Suite du billet publié le 8 mars 2011, pour vous annoncer que j'ai décidé d'arrêter définitivement ce blog, qui subit de nombreux bugs depuis quelques temps.
A tel point que déposer un commentaire devient de plus en plus difficile. La plupart du temps, une page en anglais s'affiche: "Bad Gateway".
Apparemment, pour une raison que j'ignore, ce bug semble concerner uniquement Le Cinéma d'Olivier. J'ai évidemment contacté la plateforme plusieurs fois.
Canalblog m'a répondu, évoquant un problème technique. Toutefois, il semble que ce bug revienne régulièrement à la charge.
J'ai donc transféré le cinéma d'Olivier sur une autre plateforme, à savoir Eklablog. Mais pas de bol, le blog n'a pas été transféré dans sa totalité.
Pour être plus précis, les billets importés vont du 2 mars au 12 mars 2011. Donc, je ne me vois pas transférer tous les articles manquant, soit plus de 6000 au total.
J'ai donc supprimé mon nouveau blog sur Eklablog. Oui, je sais, c'est compliqué... Mieux encore, la plateforme Eklablog a tenté elle-même de transférer mon blog sur leur site, mais sans succès, le bug empêchant toute importation.

Toutefois, Canalblog m'a contacté le 12 mars pour me dire que leurs techniciens étaient en train de régler le problème, et qu'il fallait faire preuve de patience.
Alors certes, je veux bien attendre, mais cela fait désormais plusieurs jours que le blog est victime de ce problème régulier.
Ensuite, lorsque je demande à Canalblog de me dire où en sont les réparations, soit la personne qui me répond ne sait pas, soit elle m'accuse carrément de la harceler. En résumé, il ne faut pas compter sur cet hébergeur pour avoir des informations.

Conclusion: il faut parfois savoir tirer sa révérence. J'annonce donc officiellement la fermeture définitive du Cinéma d'Olivier. Je tiens évidemment à remercier les différents auteurs qui se sont investis pour ce blog, ainsi que les fidèles (je ne vais pas citer tous les noms mais vous vous reconnaîtrez) qui ont déposé régulièrement des commentaires sur ce site.
Pour ma part, je continuerai de sévir sur la plateforme Canalblog, par l'intermédiaire de Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net ! Voici l'adresse de Naveton Cinéma: http://navetoncinema.canalblog.com/

A noter également que Borat a eu la gentillesse de m'accepter sur son blog en tant qu'auteur. Vous retrouvez donc Borat et moi-même sur l'adresse suivante:
http://nicoc.canalblog.com/

Ce billet sera donc le dernier article publié sur le Cinéma d'Olivier. Mais avant de vous quitter, voici ma dernière épitaphe: que l'art et le cinéma vous apportent de la force et de l'inspiration.

Eelsoliver

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02 janvier 2011

Rien A Déclarer

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Genre : Comédie

Année : 2011

Durée : 105min

L'histoire : Dans une petite ville à la frontière franco-belge, le 1er janvier 1993, jour de l'ouverture des frontières. Deux douaniers, l'un Belge (Ruben Vandevoorde) et l'autre Français (Mathias Ducatel), sont forcés de faire équipe pour la première brigade volante mixte, chargée de contrôler les passages... Mais Vandevoorde est, comment dire, totalement francophobe, et Mathias est amoureux de sa soeur...

La critique de ClashDoherty :

Après le succès immense (et sans doute exagéré, même si j'adore le film et que je suis très content qu'il ait autant marché) de Bienvenue Chez Les Ch'tis, inutile de dire que Dany Boon, pour son film suivant, quel qu'il soit, était attendu au tournant. Et ce, comme je l'ai dit, peu importe le film et son niveau. Rien A Déclarer, qui sort aujourd'hui sur nos écrans (sauf dans le Nord et en Belgique où il est sorti le 26 janvier dernier), est donc ce nouveau film, attendu au tournant avec des roses dans une main et une grenade dégoupillée dans l'autre. Le film est interprété par Dany Boon, Benoît Poelvoorde, Karin Viard, Bouli Lanners, Guy Lecluyse, Laurent Gamelon, François Damiens, Zinedine Soualem, Bruno Lochet, Nadège Beausson-Diagne, Philippe Magnan, Bruno Moynot, Jérôme Commandeur (petit rôle), Olivier Gourmet et Eric Godon.

Le film est déjà un beau succès (sans toutefois atteindre le score des Ch'tis au même moment, il a quand même battu, en Belgique, le record du précédent film), ce qui est logique car c'est, il faut le dire, une très bonne comédie, devant laquelle on se marre beaucoup. Même si on se marre plus dans la première partie que dans la seconde (cette deuxième partie n'est cependant pas foirée, juste que le film perd un peu de vitalité vers la fin, comme pas mal de comédies). Les acteurs se sont visiblement amusés, Poelvoorde en fait des tonnes en douanier francophobe (lui-même a avoué n'avoir jamais connu de Belge détestant viscéralement les Français, et en a donc rajouté pour le fun), Boon est très correct, et le casting est franchement amusant. Le sujet (l'ouverture des frontières) est peu fréquemment utilisé au cinéma, ce qui rend cette comédie originale.

Après, certes, ce n'est pas comme Bienvenue Chez Les Ch'tis, mais à mon avis, il ne faut pas chercher à comparer ce qui ne l'est pas. Boon sait qu'il ne refera pas 22 millions d'entrées, et il ne cherche d'ailleurs pas à dépasser ou égaler ce score qu'à la base, il n'espérait franchement pas (c'est, on le sait, le premier surpris du succès monstrueux de son précédent film). Rien A Déclarer atteindra vraisemblablement plusieurs millions (disons, 3, 4 ou 5), mais n'arrivera certainement pas à 22. Et dans un sens, tant mieux, car si cette comédie est bonne, elle ne l'est pas autant que les Ch'tis. Il faut voir ce film en essayant d'occulter le précédent film, qui a tellement traumatisé l'année 2008 par son succès qu'il est en effet difficile de ne pas y penser en entrant dans la salle pour voir (ce fut mon cas hier en avant-première) Rien A Déclarer.

Un film qui a quelque chose à déclarer, d'ailleurs, car les dialogues sont très bien foutus, les gags abondent, les personnages sont très bons, et surtout, on se marre. Que demander de plus d'une comédie, sinon qu'elle vous fasse passer un bon moment pendant 105 minutes ? Et cessons de vouloir comparer ce film avec le précédent et d'insister sur le fait qu'il ne sera pas aussi cartonneur, voulez-vous (messieurs/dames les  journalistes, si vous me lisez...et je veux aussi parler de messieurs/dames les têtes de mules et détracteurs) !

Note : 14/20 IMG000043

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29 décembre 2010

Les Rois Du Gag

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Genre : Comédie

Année : 1985

Durée : 95min

L'histoire : Paul Martin et François Leroux sont deux comédiens et gagmen travaillant dans un petit théâtre de province et peinant à gagner leur vie. Voyant à quel point les gags de la star incontestable de l"humour télévisuel Gaëtan sont pitoyables et datés, ils le provoquent, un soir, alors qu'il se trouve en tant que simple spectateur dans le théâtre, et en retour Gaëtan les engage comme nouveaux auteurs pour ses sketches dans son émission. Mais Gaëtan, poussé par sa femme, a des idées de vrai cinéma derrière la tête...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1984 par Claude Zidi, sorti en 1985, Les Rois Du Gag est une comédie le plus souvent loufoque, interprétée par Michel Serrault, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Macha Méril, Mathilda May, Didier Kaminka, et avec l'aimable participation de Coluche dans un petit rôle.
Pierre Tchernia, Claude Brasseur, Pierre Richard et Philippe Noiret, non crédités (sauf, je crois, Tchernia), apparaissent amicalement dans leurs propres rôles, mais très brièvement.
Pierre Doris, Maurice Baquet, Georges Beller, Carole Jacquinot, Olivier Achard jouent aussi dans le film. Un film que je surnote probablement, mais j'assume, c'est une comédie qui fait partie de mes préférés de l'époque avec Les Frères Pétard !

Le film joue à fond sur l'humour lourdingue et ringard, via les sketches télévisuels de Gaëtan (avant qu'il n'engage les deux gagmen) et via, aussi, les sketches lourds de chez lourds que les deux gagmen jouent sur scène avant qu'ils ne soient engagés (voir Jugnot jouer Jeux Interdits à la guitare et se faire interpeller par Lhermitte lui disant qu'il n'a pas le droit de jouer ça parce que c'est interdit, c'est puéril, certes, mais tellement con que ça marche !).
Mais le film contient aussi des passages franchement tordants, comme les cauchemars de Lhermitte (qui ne s'en souvient jamais) concernant sa belle bagnole qui se fait immanquablement niquer de plusieurs manières possibles (empapaoutage par un camion, etc...), ou comme les sketches imaginés (et visualisés comme des sketches, tout simplement) par les deux personnages principaux : un chirurgien qui réveille son patient pendant l'opération pour lui montrer l'état de son foie, qu'il coupe et jette à la poubelle ; un concours de bras de fer bien gore ; un homme rentrant dans son appartement avec son chien et sa baguette, et dont il paume un morceau de baguette, puis la tête de son chien, à chaque (nombreuse) porte claquée... Ces passages sont irrésistibles et, disons-le, cultes !

La fin du film, qui montre Gaëtan se faire engager comme acteur principal du dernier film du grand réalisateur (bien mégalomaniaque et prétentieux, et obèse) Robert Wellson (que Serrault joue aussi), une parodie de Stanley Kubrick et Orson Welles, la dernière partie, donc, est moins drôle, malgré l'abattage comique démesuré de Serrault en réalisateur mégalo se traitant sans arrêt de génie.
Mais le reste du film est tellement drôle que ça sauve vraiment les meubles. Au final, Les Rois Du Gag n'est certes pas la comédie du siècle ; mais, franchement, c'est très drôle, et ça se moque allègrement de l'humour lourdingue (quelques années avant les Nuls, le gag du mec qui fait des pompes sans les bras existait déjà, voir ce film !). Bref, j'adore !

Note : 14/20 IMG000043

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24 décembre 2010

Les Grands Espaces

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Genre : Western

Année : 1958

Durée : 165min

L'histoire : James McKay, capitaine de marine, s'installe dans l'Ouest afin d'y rejoindre sa fiancée, Pat Terrill. Mais il est mal accueilli par Steve Leech, contremaître du ranch Terrill, secrètement amoureux de Pat. De plus, James va rapidement se retrouver mêlé à un conflit opposant le père de Pat à Rufus Hannassey, un voisin, conflit dont la cause est un bout de terrain avec point d'eau...

La critique de ClashDoherty :

Les Grands Espaces (The Big Country) est un western réalisé en 1958 par William Wyler (qui, un an plus tard, signera son chef d'oeuvre absolu, Ben-Hur).
Le film est interprété par Gregory Peck, Jean Simmons, Charlton Heston, Burl Ives, Carroll Baker et Chuck Connors (il y à aussi Charles Bickford, Alfonso Bedoya et Chuck Hayward, entre autres), et il a été rediffusé hier après-midi sur France 3, j'espère que vous ne l'avez pas loupé ou que vous l'avez enregistré (ou, sinon, que vous le possédez déjà en DVD) !
C'est un film long (presque 3 heures) et parfois un tout petit peu longuet, mais, dans l'ensemble, magnifique.

Acteurs en grande forme, notamment la triplette Peck/Heston/Simmons, pour un film dont le titre anticipe de bien des plaisirs visuels. Les décors naturels sont superbes, et ces grands espaces font vraiment partie du charme du film, un film typique du western à l'américaine, oubliez les longs plans-séquences des westerns de Sergio Leone (par ailleurs Leone ne faisait pas encore de films en 1958).
Les Grands Espaces est l'exemple même du western hollywoodien de l'Âge d'Or, comme le sont La Conquête De L'Ouest ou Alamo.
L'histoire, dans un sens, n'est pas sans me faire penser, par moments, à celle du film Géant avec James Dean (qui n'est pas un western, ou alors, un western moderne).

Dans l'ensemble, magnifiquement interprété et réalisé, doté d'une musique inoubliable de Jerome Moross et d'une photographie splendide, Les Grands Espaces est un classique du western hollywoodien des années 50, pas mon style de western préféré, mais franchement un des jalons du genre. A voir à tout prix !

Note : 17/20 IMG000043

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16 décembre 2010

Sanjuro

Sanjuro

Genre : Aventures

Année : 1962

Durée : 95min

L'histoire : Un groupe de jeunes samouraïs décide de s'occuper des problèmes de corruption dans leur clan, mais en viennent rapidement à demander de l'aide à Sanjuro, un samouraï errant, un ronin, afin qu'il leur apporte son appui. Sanjuro accepte, mais les samouraïs sont plutôt fougueux et inexpérimentés...

La critique de ClashDoherty :

En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo - Le Garde Du Corps, remarquable film qui inspirera Pour Une Poignée De Dollars à Sergio Leone. Un an après, en 1962 donc, Kurosawa en signe la suite, Sanjuro, toujours interprétée par Toshirô Mifune et Tatsuya Nakadai.
Le film est selon moi encore plus réussi et abouti que Yojimbo, et fait la part belle à l'aventure et à l'humour (sans être une comédie, un peu comme le fut La Forteresse Cachée). Le film est nettement plus léger que le précédent, il faut bien l'avouer !

C'est le succès de Yojimbo qui a donné envie à Kurosawa de faire revenir ce personnage de ronin (samouraï sans maître, errant, un mercenaire en quelque sorte), sorte de version light (et sans bébé, ah ah) du Ogami Itto de la série Baby Cart (avec 10 ans d'avance).
Les acteurs sont excellents, surtout Toshirô Mifune, acteur fétiche de Kurosawa et un des acteurs japonais les plus talentueux (et le plus connu, probablement, avec le plus récent Ken Watanabe).
Sanjuro offre aux spectateurs un vrai régal de tous les instants, on regrettera juste que le film ne soit pas un peu plus long (1h35 en tout), car on ne s'y ennuie vraiment pas.

Dans l'ensemble, si Yojimbo est à voir à tout prix, Sanjuro, un peu différent, lui est supérieur (pas de beaucoup, car j'avais quand même donné 19/20 au précédent opus, abordé tout à l'heure). Un fan de Kurosawa, de cinéma d'aventure et de films japonais se doit de le voir, à tout prix, d'autant que le film (et l'autre) existe en DVD en France. Inoubliable !

Note : 20/20 IMG000043

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Yojimbo - Le Garde Du Corps

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Genre : Aventures

Année : 1961

Durée : 110min

L'histoire : Japon du XIXème siècle. Sanjuro Kuwabatake, un samouraï errant (ou ronin) arrive dans un petit village aux prises avec une guerre entre deux clans. Les villageois, apeurés, sont au centre, et demandent à Sanjuro de faire quelque chose pour eux...

La critique de ClashDoherty :

En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo (aussi connu sous le titre Le Garde Du Corps), un film d'aventures interprété par le grand Toshirô Mifune (son acteur fétiche jusqu'à 1965 et Barberousse), Tastuya Nakadai, Daisuze Katô et Takashi Shimura, entre autres. Le film sera la base du western Pour Une Poignée De Dollars de Sergio Leone, qui en est tout simplement, tout connement, un remake occidental en western. En 1962, Kurosawa en fera une suite, que j'aborderai plus tard, Sanjuro.

Yojimbo raconte donc une histoire de ronin qui passe d'un clan à un autre, afin de les mettre l'un contre l'autre et de provoquer, d'anticiper leur chute, et ce, pour apaiser les tensions du village et en libérer les habitants qui vivent dans la terreur. Comme on le voit, Sergio Leone n'a rien inventé (le western n'a rien inventé ou presque : rappelons que Les 7 Mercenaires de Sturges est le remake occidental des 7 Samouraïs de Kurosawa !). Yojimbo est un film remarquable, même si je préfère encore plus Sanjuro, sa suite. Kurosawa avouera avoir légèrement puisé son inspiration dans le film noir La Clé De Verre (1942), adaptation d'un roman de Dashielle Hammett du même nom. Mais c'est assez mince quand même.

Dans l'ensemble, un chef d'oeuvre de plus pour le plus grand réalisateur du cinéma nippon. Acteurs excellents, aventure, suspense, action, un peu d'humour (il y en aura plus dans la suite), ce film est à voir absolument !   

Note : 19/20 IMG000043

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15 décembre 2010

Le Voleur De Bicyclette

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Genre : Drame social

Année : 1948

Durée : 85min

L'histoire : Antonio Ricci vit avec sa femme et ses deux enfants dans une banlieue populaire de Rome, dans les années 40, après la guerre. Il est au chômage depuis deux ans, et a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d'affiches, à la seule condition d'avoir une bicyclette pour ses déplacements. Il récupère la sienne au prêteur sur gages, où elle était gagée, mais se la fait voler le lendemain, premier jour de travail. Il se lance, avec son fils, à la recherche du voleur...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1948 par Vittorio De Sica, Oscar du meilleur film étranger un an plus tard et classé, en 1958, troisième meilleur film de tous les temps derrière Le Cuirassé Potemkine et La Ruée Vers L'Or, Le Voleur De Bicyclette (Ladri Di Biciclette, titre qui, en français, est à traduire, en fait, au pluriel) est un drame social néoréaliste interprété par Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carell, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci et, dans un petit rôle de séminariste, Sergio Leone.
Les acteurs sont inconnus, probablement des amateurs ou presque, ce qui accentue, avec la réalisation sobre, le côté réaliste du film, qui dépeint la vie des classes sociales les plus pauvres de l'Italie de l'après-guerre.

On reprochera d'ailleurs au film de ne parler que des pauvres. Les communistes critiqueront le film, qui dépeint la misère sans apporter de solution pour stopper cette misère.
Le pauvre Antonio se fait voler sa bicyclette sans lequel il ne peut travailler, lui qui, avec une femme et deux gosses à charge, est au chômage depuis deux ans, dans une Italie meurtrie qui se reconstruit et tente d'oublier Mussolini et les fascistes.
Il en sera réduit à tenter de voler une bicyclette aussi, mais autant son voleur aura réussi son coup, autant lui, hélas, n'arrivera pas, et se fera prendre, honteux.
Oui, le film est sombre, dramatique. Court, aussi, et comme tout chef d'oeuvre court, c'est un peu dommage.

Le Voleur De Bicyclette est un vrai chef d'oeuvre, qui ne fait peut-être plus partie des trois meilleurs films de l'histoire (les deux autres cités aussi, même s'ils font partie, au moins, des 30 meilleurs) car bien d'autres grands films sont arrivés après 1958 (année de sanomination à la position de troisième).
Mais c'est clairement un monument, un des films les plus touchants et réussis de l'histoire, peu importe son rang. Un classique à voir à tout prix !

Note : 20/20 IMG000043

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13 décembre 2010

New York, New York

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Genre : Film musical/Drame

Année : 1977

Durée : 160min

L'histoire : Francine, chanteuse, rencontre Jimmy Doyle, saxophoniste de jazz au tempérament de feu, le jour de la Victoire, le 15 août 1945, dans un night-club new-yorkais. Les deux se mettent ensemble, tombent amoureux, et vont former un duo jazzy qui révolutionnera les soirées new-yorkaises. Les deux, aussi, vont rapidement commencer à vivre une crise sentimentale, leurs caractères étant bien trempés...

La critique de ClashDoherty :

En 1977, Martin Scorsese, auréolé du succès de Taxi Driver (et de sa Palme d'Or méritée), sort New York, New York, film musical interprété par Robert De Niro et Liza Minnelli, et avec aussi Lionel Stander, George Memmoli, Barry Primus, Mary Kay Place, Georgie Auld et Dick Miller.
Le film, mondialement célèbre pour la fameuse chanson du même nom (composée pour le film et pour Liza Minnelli, qui l'interprète avec une force absolue, la chanson sera reprise notamment par Frank Sinatra, Freddie Mercury...), ne sera pas un succès commercial, loin de là.
Oui, bide à sa sortie, pas le dernier bide pour Scorsese (Kundun, La Valse Des Pantins...) ! Mais le film est cependant une réussite artistique, interprétée par deux excellents acteurs.

Musicalement magnifique (la chanson-titre est inoubliable, mais il n'y à pas que ça), New York, New York est une réussite indéniable pour Scorsese, un film à la fois tendu (les engueulades et crises entre Jimmy et Francine sont vraiment violentes) et touchant, interprété à la perfection, très bien foutu.
Ce n'est pas le film le plus connu du réalisateur, et il est clair qu'après des films comme Mean Streets et Taxi Driver, l'insuccès public était prévisible.
Scorsese prendra mal ce bide, il sombrera dans la came, et c'est d'un lit d'hosto qu'il acceptera de tourner Raging Bull, idée de De Niro, pour se relancer (succès au rendez-vous, on le sait), malgré le fait qu'il n'aimait (Scorsese) pas la boxe !

Mais le fait que ce film musical faisant partie des meilleurs du genre n'ait pas été un succès ne l'empêche pas d'être une vraie réussite dans le genre, les acteurs assurent, la musique est inoubliable, le final est magnifique, comme la scène où on entend Liza Minnelli chanter la fameuse chanson-titre. New York, New York est un classique du genre, en somme, et un remarquable (et méconnu) Scorsese !

Note : 16/20 IMG000043

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10 décembre 2010

La Belle et le Clochard

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Genre: dessin animé
Année: 1955
Durée: 1H15

L'histoire: Les aventures amoureuses de Lady, ravissant cocker et de Clochard le batard, perturbées par tante Sarah et ses 2 chats siamois.

La critique de Eelsoliver:

Comment ne pas être enchanté par ce vieux Disney et les aventures de ses 2 cabots? Encore une réussite des Studios Disney et un classique du genre.
Pourtant, malgré ses qualités et son côté très cabotin, "la belle et le clochard" n'est pas mon préféré de Disney.

Oui, c'est mignon et franchement très sympa, mais aussi un peu niais. Il s'agit ici d'un standard de Disney dans la mesure où le dessin animé est assez formaté et ne s'adresse qu'aux très jeunes enfants. Toutefois, impossible de ne pas être attendri par les toutous de ce dessin animé.
Une fois de plus, les humains passent pour des ingrats. Alors que Lady, un cocker, est adoré par ses maîtres, la situation change subitement le jour de l'arrivée d'une jeune mioche.

Du statut de Lady, elle passe à celui de simple chien. Une situation insupportable mais qui va lui faire découvrir la vraie vie et surtout la misère au contact des chiens de la rue.
Elle fait donc la connaissance de Clochard, un batard, qui lui, ne croit plus en l'espèce humaine... C'est bien vu et souvent amusant.
De plus, l'arrivée de Tante Sarah et de 2 siamois (Sy et Am) vont également changer la donne. Bref, "la belle et le clochard" est le dessin animé parfait le soir de Noël.
A voir et à revoir même si ce n'est pas forcément le meilleur cru de Disney.

Note : 15/20

La critique de ClashDoherty :

En 1955, La Belle Et Le Clochard est le 15ème Grand Classique des studios Disney, et une adaptation d'une histoire de Ward Greene datant de 1937.
C'est un dessin animé très réussi, mondialement connu pour sa fameuse séquence de la Bella Notte, avec Lady (la belle) et Clochard (le...enfin, bref, z'avez compris) mangeant des spaghetti bolognaise sur fond de musique italienne, dans un restaurant italien, et partageant le même spaghetti.
Scène reprise plusieurs fois, parodiée à outrance (dans Hot Shots ! 2, notamment), et faisant partie des plus cultes de l'univers disneyien.

Comme EelsOliver l'a dit plus haut, bien que magnifique, Lady And The Tramp n'est pas le sommet absolu des studios. Il n'empêche que ce dessin animé réalisé par Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske (trois des ténors réalisateurs des studios de l'époque) est franchement une réussite, touchant et drôle, rempli de personnages inoubliables comme la belle Lady (une femelle cocker spaniel), le très sympathique Clochard (une sorte de corniaud, en tout cas, un chien errant), les chats siamois Si et Am, le restaurateur italo-américain (l'action se passe en Nouvelle-Angleterre) Tony... La musique est très belle, dix séquences sont musicales.

Pas forcément le chef d'oeuvre de Disney, pas leur plus gros succès non plus (ni commercial, bien qu'il n'ait pas foiré, ni critique, car on lui reprochera un sentimalisme excessif et une certaine niaiserie), La Belle Et Le Clochard, aujourd'hui un tantinet oublié par rapport aux immortels Bambi, La Belle Au Bois Dormant ou Le Livre De La Jungle, est quand même un Grand Classique, un dessin animé à voir absolument, en famille. Disons que ce dessin animé touchant est du même niveau (enfin, légèrement au-dessus quand même) que Cendrillon, mais avec moins de niaiserie.
Autrement dit, un bon niveau, sans être exceptionnel, et ma note est la même, d'ailleurs, que celle d'Eels. 

Note : 15/20 IMG000043

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La Maison du Docteur Edwardes

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genre: thriller, suspense
année: 1945
durée: 1h50

l'histoire: Constance, médecin dans un asile d'aliénés, tombe amoureuse du nouveau docteur. Cependant, elle s'aperçoit rapidement que l'homme qu'elle aime est en réalité un malade mental qui se fait passer pour le Docteur Edwardes. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le vrai docteur et s'enfuit de la clinique.

la critique de Eelsoliver:

Alfred Hitchcock, le maître du suspense, livre encore un petit joyau, La Maison du Docteur Edwardes, certes peut-être un peu moins connu que certains classiques du réalisateur.
La maison du Docteur Edwardes est avant tout une histoire d'amour impossible entre une jeune femme, Constance, qui travaille en tant que médecin dans un hôpital psychiatrique, et un docteur, le même Dr Edwardes.

Seul souci, et il est de taille, le médecin en question n'est pas celui qu'il prétend être. La supercherie est vite découverte. Une question se pose alors: qu'est devenu le vrai Docteur Edwardes ?
Le beau jeune homme (Gregory Peck) est en réalité un malade mental, mais un patient dont Constance (Ingrid Bergman) tombe éperdument amoureuse.

Elle décide alors d'enquêter avec lui sur les traces du véritable Docteur Edwardes, le mystérieux inconnu étant amnésique et étant persuadé d'avoir assassiné le médecin...
A partir de là, Alfred Hitchcock livre un thriller de qualité, brillant dans sa mise en scène froide et austère. De ce fait, le spectateur est amené à se poser de nombreuses questions et finalement à s'interroger sur la santé mentale de son héroïne, Constance, séduite par un patient.
Ce qui est évidemment interdit... Les acteurs sont évidemment excellents, surtout Gregory Peck dans un rôle à contre-emploi.
Un très bon cru hitchcockien !

Note: 15/20

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01 décembre 2010

Le Grand Charles

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Genre : Biopic

Année : 2005

Durée : 2x110min

L'histoire : Des premiers jours de la Seconde Guerre Mondiale à son décès à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970, la vie du général Charles De Gaulle, homme de guerre puis d'Etat...

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La critique de ClashDoherty :

Réalisé par Bernard Stora (qui fait aussi la voix-off) en 2005, diffusé sur France 2, Le Grand Charles est un TVfilm en deux parties (de presque 2 heures chacune) interprété par Bernard Farcy, Denis Podalydès, Danièle Lebrun, Grégori Derangère, Gérard Lartigau, David Ryall, Scali Delpeyrat, Marc Citti, Bernard Alane et Stéphane Boucher, entre autres. Ce TVfilm, que France 2 a rediffusé dans l'après-midi du 11 novembre dernier, a reçu, en 2006, le FIPA d'or d'interprétation masculine pour Bernard Farcy et le FIPA d'argent pour le réalisateur Bernard Stora. Farcy a aussi été nommé (mais n'a pas eu le prix) aux Grammy Awards 2006 pour son rôle.

Incroyable de se dire que c'est l'acteur jouant le commissaire nazebroque de la série des Taxi et le ministre de la publicité "Haribo" qui est aussi bluffant (car aucun autre terme ne convient) dans le rôle du général De Gaulle. Bernard Farcy campe un De Gaulle aussi convaincant dans sa période 'guerre' que dans la fin de sa vie, et il est probablement, avec Pierre Vernier dans le TVfilm Adieu, De Gaulle sur la période Mai 68, l'acteur le plus convaincant dans le rôle.
Le Grand Charles est, quant à lui, le meilleur TVfilm fait sur cette illustre figure de l'Histoire de France. A moitié documentaire (bref, c'est un docufiction), ce TVfilm est monté en flash-backs, il ne présente pas la biographie de De Gaulle dans l'ordre, mais par bribes, par blocs, dans le désordre.
Malgré ce désordre, c'est tellement bien foutu et bien écrit que ça se suit sans aucun problème, et ce désordre ne choque absolument pas.

L'Appel du 18 juin, l'arrivée au pouvoir, la crise algérienne, la fin de vie, tout est là, De Gaulle dans ses moments de gloire publique comme dans ses moments plus intimes.
Acteurs excellents, réalisation sobre et élégante, scénario remarquable, montage remarquable entre images d'archives et scènes filmées, tout concourt à faire de ce Grand Charles un vrai sommet qui aurait mérité une sortie salles ; pour vous dire si c'est grandiose !   

Note : 20/20 IMG000043

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28 novembre 2010

Manie Manie, les histoires du labyrinthe

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Genre : Animation japonaise ; inclassable ; science fiction.

Année : 1987

Durée : 50min

L’histoire

Recueil composé de trois histoires indépendantes :

1) Labyrinthe labyrinthe : Sachi et son chat Chichiro se trouvent piégés dans un monde fantastique.

2) Le pilote : Dans un futur proche, l’un des sports les plus prisés est une course automobile dans lequel tous les coups sont permis et les concurrents se livrent un combat acharné pour rester en course. L'un d'entre eux a des pouvoirs psychiques, qui lui permettent de maitriser la trajectoire de son véhicule et d'écarter ses adversaires sans efforts.

3) Stopper le travail ! : Dans une société technologiquement avancée, Tsutomu Sugioka a pour mission d’arrêter un ancien projet : l’édification d’une immense citée dont la construction est entièrement réalisée par des robots. Cependant, ces derniers refusent de cesser le travail et poursuivent leur absurde tâche. Sugioka va alors tenter d’atteindre le cœur du système pour arrêter la construction.

La critique de Swiffin

Avant de jouir d’une solide réputation en dehors du Japon grâce à Akira. Katsuhiro Otomo a fait ses premiers coups d’essais dans la réalisation dont fait partie Manie Manie, histoire des labyrinthes (ou Neo Tokyo en version anglaise). Ce film d’animation est composé de 3 courts métrages, auxquels s’ajoutent deux grands noms de l’animation (une réalisation chacune) : Rintaro (Une figure incontestable du manga, connu en particulier pour son adaptation de Metropolis d’Osamu Tezuka, inspiré du chef-d’œuvre éponyme) et Yoshiaki Kawajiri, réalisateur très connu pour Ninja Scroll et ses OAV sombres et violent, il s’est chargé notamment du segment Programme de l’omnibus Animatrix.

Manie Manie…Il faut le dire, est inclassable, même si pour les deux derniers court-métrages, on baigne dans un registre SF. Malgré ses magnifiques graphismes surprenants pour un dessin animé Japonais, il délaisse certaines caractéristiques du manga en beaucoup plus déroutant et complexe.
Difficile donc de le recommander à un néophyte s’intéressant à cet univers. Le résultat est donc très loin des long métrages d’animations Japonaise axés aux grand public.

En effet, le film commence par Labyrinthe labyrinthe (réalisé par Rintaro). Ce premier court n’a pas vraiment d’histoire. Quasi sans dialogues. On suit une jeune fille, accompagné de son chat, passait à travers un miroir et se perdre dans un monde imaginaire inspiré de l’univers du cirque…
Dit comme ça, on pense bien sûr à Alice aux pays des Merveilles sauf qu’ici, l’ambiance est vraiment étrange et barré où sont peuplés des créatures toutes plus bizarres les unes que les autres et un clown qui permet d’ouvrir le court métrage suivant.

Inutile donc d’essayer de comprendre ce premier court métrage qui ouvre et ferme le film en faisant le lien avec les deux suivants (une bonne idée du film).

Grâce au clown de Labyrinthe labyrinthe, on attaque le deuxième segment de l’omnibus. Réalisé par Yoshiaki Kawajari, le pilote adopte un univers plus sombre aux dessins limite « trash » et à l’atmosphère vraiment sombre (La Kawajiri’s Touch !).
L’histoire reste cependant classique et n’offre que très peu de surprises. Le scénario est réduite à une course automobile du futur où l’un des pilotes, doté de pouvoirs psychiques lui permet d’écarter ses adversaires sans efforts.
Mais à la fin de la course, il voit apparaître son double et s’acharne à le vaincre… On peut noter une certaine similarité dans le scénario de World Record d’Animatrix, en effet, Kawajiri s’est occupé de scénariser ce segment !

Malgré certaines qualités et un thème intéressant, c’est celui que j’aime le moins des trois.

Stopper le travail ! est le dernier segment du film, il est réalisé par Katsuhiro Otomo et l’équipe qui se chargera un an plus tard de l’animé culte Akira.
Cette troisième partie explore le thème des robots et de la technologie, livrant ici une réflexion sur le rapport entre l’homme et la machine. L’histoire raconte un employé envoyé en mission dans un immense complexe industriel entièrement automatisé, au fin fond d’une forêt. Il doit débrancher les robots qui y travaillent mais ceux-ci refusent de l’obéir.

Le moins déroutant des 3 courts métrages mais cela reste tout de même assez particulier. Une mention aux décors urbains qui rappellent les futurs oeuvres de Katsuhiro Otomo.

En bref, on a là, un animé décidément inclassable malheureusement court. Bien que particulier, cela reste intéressant de découvrir cet animé qui fait partie avec Memories et Robot Carnival, une découverte original de l’animation Japonaise où sont présent de grands noms (Katsuhiro Otomo en tête).

Note pour l’ensemble : 16/20

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VENIN

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Genre : thriller/suspens

Année : 1982

Durée : 92 minutes

1982, Klaus Kinski, incarne un truand Jacques Muller, dont les plans machiavéliques de kidnapper un jeune garçon, vont être déjoués par des crocs venimeux.

Le jeune Philip, en admiration devant son grand père, et suite à ses récits d'aventures vécues, achète un serpent inoffensif, qu'il a hate de ramener chez lui.

Lorsqu'il rentre, le chauffeur de la maison, ainsi que la domestique, tentent de le kidnapper. Trés vite rejoints par l'instigateur du kidnapping, Jacques Muller.

Ils ne s'attendent pas du tout à se retrouver confrontés à un Mamba tueur, le serpent le plus dangereux du monde. Ce serpent a été donné à Philip par inadvertance.

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Le serpent bien évidemment s'échappe lors de l'altercation des kidnappeurs et de Philip, et aprés avoir mordu la domestique,

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se réfugie d'abord dans les canalisation du chauffage,

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puis réapparait dans la maison

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Un huis clos, assez terrifiant.

Le scénario est simple, mais Klaus Kinski est à lui seul effrayant.

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Un film pas mal, très méconnu, mais que j'avais bien aimé.
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Note : 13/20

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27 novembre 2010

Noiseman Sound Insect

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Genre : Animation Japonaise, Aventure, Fantastique.

Année : 1997

Durée : 15min

L’histoire

Dans une ville aux allures futuristes, un scientifique créé une forme de vie synthétique appelée Noiseman. Malheureusement, sa créature décide de prendre le contrôle de l’humanité en éradiquant toutes formes de « musiques » et en la transformant en cristaux. Deux enfants se libèrent par hasard de l’emprise de Noiseman et décident de combattre Noiseman, le maître du bruit.

      
La critique de Swiffin

Le studio 4°C est un studio d’animation japonais très peu connu du grand public, par rapport à Ghibli ou autres grands studios nippons. C’est fort dommage car il propose des œuvres denses, originaux et personnelles des différents auteurs qui y travaillent.
Se souciant avant tout du côté artistique que commercial, il se distingue par une production axée sur les courts-métrages (ils ont réalisés aussi des publicités, des clips, des séquences d’animations etc…). Les plus connus auquel a travaillé le studio sont bien sûr : La seconde Renaissance (Mahiro Maeda), Au-Delà (Koji Morimoto) et l’histoire de Kid et une histoire de détective (Tout de 2 de Shinichiro Watanabe) provenant de l’omnibus Animatrix.
Je rajouterais en plus le récent Batman : Gotham Knight et Memories (que j’ai chroniqué il n’y a pas longtemps).

Koji Morimoto (un des fondateurs du studio) est celui qui représente le mieux cette démarche.

Il suffit de voir ce que je vous propose ici même, Noiseman Sound Insect. Une petite perle de l’animation réputé comme son meilleur (j’attends de voir TOUTES ses œuvres pour le dire). Un imaginaire débridé et visuel aux qualités graphiques sublimes.
Mêlant 2D/3D, le court-métrage est une grande claque, hors des sentiers battus et passionnant. Il y a un vrai travail artistique (l’architecture de la ville) dans les couleurs et les décors.
Au niveau du design des personnages, on pense de suite à Naruto. Cependant, le petit blondinet n’a été crée que deux ans après Noiseman. Inspiration ?

Et puis, il faut noter la musique de Yokko Kanno qui est une réussite, tendance électro, collant bien à l’ambiance. Cette femme est très douée, s’habituant à tout les genres.

Seul souci, on tient un scénario malheureusement très peu adapté dans un format court-métrage. En effet, elle est bien trop complexe pour la faire tenir en à peine ¼ d’heure.

Du coup, le rythme va à cent à l’heure et ne nous laisse aucun répit pour bien comprendre.

L’histoire raconte l’invention rebelle (Noiseman) par un scientifique qui découvre le moyen de séparer le corps humain en un sorte de têtard et un cristal produisant la chanson de l’âme de la personne. Asservissant le monde en contrôlant l’esprit des hommes, des jeunes à la solde de la bête retrouvent leurs mémoires et décident de le combattre.

Difficile de le résumer, je l’avoue ! De toute manière, il est difficile de le comprendre en un seul visionnage mais cela vaut le coup d’œil.

A noter le générique de fin qui se termine sur une belle comptine.

Note : 17/20

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26 novembre 2010

Elle Cause Plus...Elle Flingue

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Genre : Comédie

Année : 1972

Durée : 90min

L'histoire : Rosemonde du Bois de la Faisanderie, vivant dans un bidonville et exerçant le plus vieux métier du monde, recycle, dans une machine de son invention, tous ceux qui lui causent du tort, qu'elle transforme en reliques, qu'elle revend aux autorités ecclésiastiques...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1972 par Michel Audiard (qui a aussi, évidemment, signé le scénario et les dialogues ; avec la collaboration de Jean-Marie Poiré, pour le scénario), Elle Cause Plus...Elle Flingue n'est pas, malgré la similitude de titres, la suite de Elle Boit Pas, Elle Fume Pas, Elle Drague Pas, Mais...Elle Cause, qu'Audiard, en 1970, avait réalisé.
On y retrouve cependant des acteurs du film de 1970 : Annie Girardot, Bernard Blier, et le film est aussi interprété par Maurice Biraud, Jean Carmet, Darry Cowl, Michel Galabru, Roger Carel, Dominique Zardi, Yves Barsacq, Henri Attal, André Pousse, Daniel Prévost, Catherine Samie, Charles Southwood et Carlo Nell.

Le film est une comédie, donc, et il ne fait clairement pas partie de ce qu'Audiard a fait de mieux. De toute façon, ce n'était pas un grand réalisateur, et il le disait lui-même : Réaliser un film, c'est facile, c'est juste que je ne savais pas où foutre cet engin, la caméra, voilà ce qu'il disait, en gros. Les acteurs semblent s'être bien marrés à tourner dans ce film bénéficiant d'un scénario totalement abracadabrantesque ; pensez-donc, une machine transformant en reliques psuedo-saintes des gêneurs, pour le compte de l'Eglise, par une prostituée/gangster !

On n'atteint pas ici la maestria délirante de Faut Pas Prendre Les Enfants Du Bon Dieu Pour Des Canards Sauvages ! ou du Cri Du Cormoran Le Soir Au-Dessus Des Jonques, les deux meilleurs films réalisés par Audiard, mais Elle Cause Plus...Elle Flingue, malgré son côté un peu inégal, n'est cependant pas aussi raté que Bons Baisers, A Lundi, indéniablement son plus mauvais film (et par ailleurs son dernier). En gros, un film moyen, parfois drôle, parfois raté. A voir si on est fan d'Audiard !   

Note : 11/20 IMG000046

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Memories

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Genre : Animation japonaise, science fiction, comédie.

Année : 1995

Durée : 1h53

  L’histoire

Trois petites histoires composant le film Memories :

1) Magnetic Rose : Une équipe de cosmonautes chargée de récupérer les débris flottants dans l'espace reçoit un appel à l'aide en provenance d'une station spatiale a priori inhabitée. Ils y découvrent un monde crée par les souvenirs d’une femme tourmentée...
2) Stink Bomb : Dans une ville paisible, un jeune scientifique en laboratoire pharmaceutique sérieusement enrhumé prend ce qu'il croit être un médicament, et se transforme en arme chimique des plus efficace... Rappelé par sa Direction, qui ne sait rien de son véritable état, il est chargé d'une mission de la plus haute importance : leur ramener les documents de recherche d'un projet gouvernemental, à Tokyo..
3) Cannon Fodder : Exposition d’une ville dont la vie des habitants, qui a pour unique préoccupation d'anéantir ses ennemies,
est entièrement dévouée à l'entretien et à l'utilisation des canons démesurés qui surplombent les toits de la cité.

                                      La critique de Swiffin

Depuis tout petit, j’ai longtemps été intrigué par cette image sur l’affiche du film: Ce cosmonaute relié à des sortes de tubes et ce petit garçon au salut militaire.
A l’époque de sa sortie en France, je feuilletais les magazines de manga de ma sœur ( à l’époque, Kaméha, aujourd’hui disparue ) que j’admirais plus les images que ne lisait les chroniques consacré à cet animé.

Que pouvait bien raconter et montrer Memories ? Bien que j’ai lu le résumé et quelques critiques un peu partout sur le net depuis, j’ai eu enfin ma réponse y’a quelques jours.

Bref, je finis sur cette parenthèse en parlant du film, maintenant.

Supervisé par l’auteur d’Akira et fruits de la collaboration de certains grands noms de l'animation japonaise. Memories est une série de 3 courts-métrages de grandes qualités, au style graphique propre à chacun. Centré sur le thème de la folie humaine, que ce soit dans un ton poétique, drôle ou bien grinçant. Le film est un excellent crû de ce que peut faire Katsuhiro Otomo en tant que scénariste (et réalisateur, là pour la 3ème partie du film).

Le film commence déjà fort par le 1er segment : Magnetic Rose, tiré d’un manga de jeunesse de Katsuhiro Otomo, réalisé par Koji Morimoto. On y retrouve au scénario le regretté Satoshi Kon où on sent son influence des rêves/réalités se mélanger afin de perdre le spectateur.
C’est en tout cas le sketch le plus onirique et complexe des 3 œuvres, à la poésie à la fois sombre et mélancolique, d’une grande beauté visuelle et auditive (grâce à la musique envoutante de Yoko Kanno). L’animation est fluide et impeccable.
L’histoire, en gros, raconte l’intervention d’éboueurs de l’espace dans un complexe recréant la vie d’une diva et se retrouvant peu à peu pris au piège, perdus entre illusions et réalités…
Un grand moment de space opera et d’influence à Stanley Kubrick. L’image de fin explique à elle seule le titre de ce court. Magnetic Rose est celui qui aurait mérité un long métrage, mais il gère parfaitement sa durée de + de 40 min.

On passe ensuite au 2ème segment : Stink Bomb, réalisé par Tensai Okamura, c’est une farce très drôle sur la stupidité de l’homme, à l’humour noir prononcé.
Moins sérieux que Magnetic Rose, on y suit l’incroyable péripétie d’un jeune scientifique un peu à côté de la plaque qui s’est trompé de gélule (un médicament prêt à être lancé dans le commerce) pour soigner son rhume. Ce qu’il ne s’est pas, c’est qu’il vient d’avaler, par erreur une autre gélule qui est au fait, une arme biologique créant, malgré lui, un brouillard toxique et tuant tout sur son passage.
Ne se rendant pas compte de la situation, il part pour Tokyo et devient l’ennemi public N°1. Original et joussif, ce court fait rire de la situation rocambolesque des personnages notamment la scène où le pauvre mec, ignorant de sa condition, se fait bombarder par tout l’attirail que peut comporter l’armée (hélico, avion de chasse, tank, bateau…Une scène franchement drôle). Un très bon moment de naïveté et d’humour noir !

Puis vient enfin le segment final et le plus court des 3, Cannon Fodder (mon préféré). Réalisé par Katsuhiro Otomo, au contraire des 2 premières œuvres, celui-çi est sombre dans sa démarche artistique et thématique. Son style graphique, étonnant pour un manga est particulier, sale, très « occidental » même.
Ici, on baigne dans une société totalitaire et propagandiste, où on y suit le quotidien d’une petite famille et de tout un peuple qui a pour unique but de tirer des obus sur un ennemi invisible et inexistant. Filmé uniquement en plan séquence (avec quelques coupes bien introduits), on découvre un monde à l’allure « industrielle » et une population fatiguée, sans espoir, sale, grotesque dirigé par un chef suprême qui ne fait qu’engager le feu sur un ennemi invisible autour d’une vaste étendue désertique.

Un court métrage vraiment bluffant qui se finit par un générique de fin où la musique reflète totalement l’esprit des 3 courts métrages réunis. Superbe !

En résumé, on a là un omnibus (compilation de plusieurs courts-métrage pour en faire un film) d’excellente facture, si on aime un tant soit peu l’animation japonaise. A voir au moins une fois pour se faire une opinion. Pour moi, c’est déjà fait !

Note pour l’ensemble : 18/20

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24 novembre 2010

Fallait Pas !...

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Genre : Comédie

Année : 1996

Durée : 95min

L'histoire : Bernard Leroy revient d'un 'stage commando' organisé par l'entreprise dans laquelle il est responsable des RH. Vivant en Savoie dans un manoir avec sa fiancée Constance, qu'il doit épouser le lendemain, il est victime d'un accident en roulant sur une route enneigée, de nuit, au retour du stage, et arrive à proximité d'un chalet perdu. Croyant pouvoir demander de l'aide, il tombe sur une sorte de cérémonie religieuse. Il s'agit en fait d'une secte d'illuminés dont le gourou, Magik, et son associé Solomuka, organisent le 'suicide' collectif afin d'empocher l'argent et de foutre le camp. Bernard parvient à fuir le chalet à bord de la voiture du gourou, de l'argent (dans le coffre, ce qu'il ignore) et d'un des membres de la secte, Sébastien, un homme un peu fou-fou et sympathique s'étant caché. Les emmerdes commencent...

La critique de ClashDoherty :

Fallait Pas !... est un film réalisé en 1996 par Gérard Jugnot. Le film, interprété par Jugnot, François Morel, Michèle Laroque, Jean Yanne, Martin Lamotte, Claude Piéplu, Micheline Presle, Thierry Lhermitte, Annie Gregorio, Sophie Desmarets, Jacques Jouanneau, et avec Maxime Leroux, Pascal Elbe, Bruno Slagmulder et David Douillet (oui, le judoka politicard !) dans de petits rôles, est une comédie délirante, mais souvent glaçante, prenant pour cadre la montagne en hiver (région Rhône-Alpes, en Savoie et vers l'Italie), et comme sujet de fond, les sectes.
Il est littéralement impossible (à moins de ne jamais en avoir entendu parler, évidemment), de ne pas penser à ce terrifiant fait divers de 1994, ce 'suicide collectif' de l'Ordre du Temple Solaire.

Le début du film, qui n'est pas sans faire penser à L'Auberge Rouge (un homme arrive dans un chalet isolé en pleine montagne, en hiver, et tombe en plein cauchemar), est à la fois drôle et terrifiant, Jean Yanne est excellent dans le rôle de Magik, gourou illuminé se prenant pour le fils de Dieu, conduisant ses brebis au massacre après les avoir endormies (hélas, mis à part Sébastien, joué par François Morel, les membres de la secte meurent au début du film, sauf le gourou et son associé, qui prennent le fuite avant de déclencher les explosifs). Un gourou qui ne supporte pas qu'on le traite d'abruti ou de connard, ce que son associé Solomuka (Lamotte), un peu irascible, fait quelquefois, mais fallait pas !

Le film est souvent drôle (la scène de l'hôtel, la scène, aussi, où Morel et Jugnot descendent 'en rappel' une partie de la montagne avec l'aide des jantes de la voiture accidentée, et le passage de la station-service, avec Magik/Yanne fulminant parce que l'employé de nuit (Elbé) ne veut pas lui donner sa tasse cadeau, étant donné que le magasin est fermé pendant la nuit), mais il faut aussi reconnaître qu'il part souvent en couilles, et qu'il ne fait vraiment pas partie des meilleurs Jugnot.
En fait, très mal accueilli à sa sortie, le film (dont la chanson de générique de fin est chantée par Renaud) sera un bide, et est considéré comme le moins bon Jugnot. Depuis, il a fait Rose Et Noir, définitivement son moins bon, mais Fallait Pas !..., malgré de bons passages, se place derrière, nettement.
Certains acteurs cabotinent (Piéplu, en faux papa de Jugnot vivant aux States et ne parlant, ah ah ah, que l'anglais, ce qui, pour le personnage, est de toute façon faux), mais il y a pire, comme comédie. Un peu inégal, mais parfois très drôle, cette comédie mineure n'est ni un nanar, ni un navet, mais elle n'est pas à voir trop souvent. Une fois ou deux suffisent !

Note : 10/20 IMG000046

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23 novembre 2010

Le Bûcher Des Vanités

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Genre : Drame

Année : 1990

Durée : 125min

L'histoire : Sherman McCoy est un golden boy, un jeune prodige de la finance, vivant à New York. Tout lui réussit, jusqu'au jour où, accidentellement, sa maîtresse renverse, en voiture, alors qu'il est présent, un jeune Black. Il va dès lors devenir la proie des journalistes en mal de sensations, et sa vie va devenir un véritable calvaire, un enfer...

La critique de ClashDoherty :

Le Bûcher Des Vanités est un film réalisé en 1990 par Brian DePalma, adaptation d'un roman de Tom Wolfe paru en 1987, un authentique best-seller et monument.
Le film est interprété par Tom Hanks, Melanie Griffith, Bruce Willis, Morgan Freeman, F. Murray Abraham, Kirsten Dunst (un de ses tout premiers rôles), Kevin Dunn, Saul Rubinek, Kim Cattrall et Donald Moffat. Ce fut un véritable bide à sa sortie, un des plus imposants bides de la Warner Bros, et c'est, dans l'ensemble, une adaptation moyenne du roman de Wolfe, un roman foisonnant et très long (900 pages en poche). Malgré que les acteurs soient dans l'ensemble excellents ici.

Mais il faut bien dire que cette histoire de descente aux enfers d'un financier de génie sombrant dans un cauchemar éveillé après un fait divers tragique dont il est partiellement responsable est largement plus intéressante en roman qu'en film.
Le scénario de Michael Cristofer est assez moyen, il manque des passages du roman, certains personnages manquent ou sont renommés (le personnage du juge, joué par Morgan Freeman, s'appelle Myron Kovitzky dans le roman, mais Leonard White dans le film ; c'est Alan Arkin qui devait, à la base, le jouer). Dans la filmographie de DePalma, The Bonfire Of The Vanities ne fait pas partie des merdes, loin de là, mais force est de constater que le réalisateur s'est fait assez discret, depuis, avec ce film comptant parmi ses échecs commerciaux.

En résumé, lisez le roman, relisez-le, mais mis à part une fois (histoire de l'avoir vu, en fait), ne cherchez pas spécialement à voir ce film à tout prix.
Il y a bien pire, il y a bien mieux, c'est un film moyen, et qui aurait vraiment pu être grandiose si l'adaptation avait été à la hauteur du chef d'oeuvre de Wolfe (un auteur que j'ai mis du temps à aimer, d'ailleurs). Pas honteux, mais...oui, moyen.

Note : 11/20 IMG000046

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19 novembre 2010

Unstoppable

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Genre : Action

Année : 2010

Durée : 100min

L'histoire : Frank Barnes, mécanicien de locomotive, et Will Colson, jeune chef de train, vont tout faire pour arrêter un train transportant des produits toxiques, et devenu incontrôlable, sans conducteur...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 2010 par Tony Scott (frère de Ridley, généralement un peu moins talentueux que son frangin, mais ayant quand même offert de bons films), Unstoppable est interprété par Denzel Washington (dont c'est le quatrième film avec Tony Scott, après USS Alabama, Man On Fire et Déjà-Vu), Chris Pine, Rosario Dawson, Kevin Dunn, Jessy Schram et Kevin Chapman.
C'est un film d'action pure dans la lignée du Runaway Train de Konchalowsky, dans lequel un train à toute allure, et sans conducteur (sauf deux évadés de prison montés dedans) partait à vive allure. Mais Unstoppable est aussi et surtout une histoire vraie, à la base.

Ce qui me fait marrer, c'est que le film de Scott, tout juste sorti, est sorti en salles en France à peu près au moment où, en Allemagne, un train de déchets toxiques venait d'arriver après un voyage controversé (s'étant heureusement très bien passé).
Coïncidence des faits, car le train du film contient aussi ce genre de fret ! Le film est plutôt bien foutu, niveau  action, un vrai train sera déraillé pour une scène assez époustouflante du film. Les acteurs ne sont pas tous au même niveau, en revanche.
Si Denzel Washington est bon, Chris Pine est aussi expressif qu'une carte routière française dessinée à la va-vite. Le reste de la distribution semble faire du sur-place, corrects, mais sans plus.

Bref, dans l'ensemble, Unstoppable est un film d'action sans prétention, bien foutu, mais moyennement interprété, le genre de film à voir une fois, si possible en DVD ou à la TV (car les places de cinéma sont devenues trop chères).
C'est correct, il y a eu bien pire, mais il y a eu, aussi, bien mieux, chez Tony Scott, avec Washington, ou en général !

Note : 14/20 IMG000046

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18 novembre 2010

La Nuit des Vers Géants

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genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 1976
durée: 1h25

l'histoire: La petite ville de Fly Creek est la proie d'une tempête nocturne. Une ligne électrique haute tension se décroche en pleine campagne. Le lendemain, Mick arrive à Fly Creek chez son amie, Geri. Des événements insolites leurs soupçons, particulièrement la ferme voisine, spécialisée dans l'élevage de vers pour la pêche.

la critique de Eelsoliver:

Difficile de prendre au sérieux, un film qui s'intitule la Nuit des Vers Géants... Pourtant, c'est le pari incroyable que réussit le réalisateur, Jeff Lieberman.
A noter que les films autour de vers monstrueux sont peu nombreux. A ma connaissance, je pourrai citer Régal d'Asticots mais sinon les films autour de ce genre de parasites sont extrêmement rares.

Sincèrement, au regard du sujet, à savoir ici une ville envahie par des vers de pêche qui sèment la terreur, on aurait pu s'attendre à un très gros nanar.
Mais encore une fois, le film est totalement crédible. Pour cela, le réalisateur prend bien le temps d'instaurer une certaine atmosphère de tension.

Jeff Lieberman s'appuie alors sur des personnages attachants, soit un jeune homme et une jeune femme qui vont se retrouver dans une ferme peu recommandable.
Les habitants de cet endroit sont évidemment les responsables de nos petits vers génétiquement modifiés. D'ailleurs, les parasites en question sont presque secondaires.

Ce sont donc nos fermiers psychopathes qui sont au premier plan. Ainsi, Jeff Liberman s'intéresse à l'Amérique des paumés, des bouseux et des laissés pour compte.
Alors attention, ce n'est pas non plus un film qui a la prétention de mener une critique sociale, mais la nuit des Vers Géants reste une agréable surprise.
Après, le film souffre tout de même du poids des années. Mais encore une fois, ça reste un bon film de genre et une série B tout à fait recommandable.

Note: 13/20

Posté par Alice In Oliver à 12:55 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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