le cinéma d'Olivier

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30 novembre 2008

Le retour des morts-vivants

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Genre: nanar sympathique (interdit aux - 12 ans)
Année: 1984
Durée: 1H35

L'histoire: Un nuage verdâtre s'élève au-dessus d'un bâtiment où sont entreposés d'étranges cadavres. Aussitôt, il se propage dans un cimetière voisin visité par un groupe de punks insouciants.

La critique de Eelsoliver:

Le film de zombies nanardesques par excellence mais qui assume totalement son côté idiot et déjanté! En fait, "The return of the living dead", soit en français, "le retour des morts-vivants" est une sorte de parodie du célèbre film de George A. Romero, "la nuit des morts-vivants".
Victime de son époque, soit les années 80, il est impossible de ne pas trouver un côté sympathique à ce faux film d'horreur.

Oui, on rit beaucoup plus que l'on a peur bien que le film de Dan O'Bannen, n'hésite pas à jouer sur les scènes gores. Sincèrement, les acteurs, tous mauvais, ont probablement été choisis lors de la fête du beaujolais nouveau! Le scénario semble également avoir été oublié au passage.
Mais qu'est-ce qu'on s'amuse!

Surtout avec tous ces zombies qui ne pensent qu'à bouffer en criant: "CERVEAU !!!". Ah oui, c'est bien débile et ça n'a vraiment aucun sens!
Mais "le retour des morts-vivants" s'amuse à rire de lui-même et de son côté foutu d'avance. Seul gros point noir de ce film... la fin!
On sent que la réalisateur, paresseux comme un mulet, a du mal à achever son film. Dommage, car sans cela, "le retour des morts-vivants" aurait pu devenir une référence dans le genre zombies déjantés!

Note: 11.5/20         note nanardesque: 17/20

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La Zizanie

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Genre : Comédie

Année : 1978

Durée : 95min

L'histoire : Un industriel, Guillaume Daubray-Lacaze, fait le malheur de son épouse quand il réquisitionne toute la maison et la serre tropicale (dans laquelle son épouse fait pousser ses plantes et fleurs rares) afin d’augmenter le potentiel et le rendement de son entreprise. Une vraie guerre s’engage alors entre les deux époux…

La critique de ClashDoherty :

Mettre ensemble Louis De Funès et Annie Girardot, grande gueule féminine du cinéma populaire français des années 70 (Elle Boit Pas, Elle Fume Pas, Elle Drague Pas… Mais Elle Cause) semblait une bonne idée, à la base. Mais, hélas, ce film de Claude Zidi, second film que Fufu a tourné depuis son infarctus et sa pause forcée de 1974-76, n’est vraiment pas terrible.

Sans être cependant aussi foireux que les films que Fufu tournera après (L’Avare, La Soupe Aux Choux, les deux derniers volets de la saga du Gendarme), La Zizanie ne vaut pas grand-chose. On retiendra la scène de la visite de l’usine par des industriels japonais, et la fameuse scène (immédiatement après) du ‘trou normand’ que De Funès fait découvrir à outrance à ces mêmes Japonais.
On retiendra aussi une ou deux engueulades amusantes entre Fufu et Girardot. Mais c’est quand même trop peu sur les 95 minutes du film.

Bref, si vous aimez vraiment (mais alors, vraiment !) De Funès, vous pouvez vous risquer à regarder une fois ou deux ce film. Si vous n’êtes pas fan, ne perdez pas votre temps.

Note : 05/20

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L'Ultime Razzia

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Genre : Policier

Année : 1956

Durée : 80min

L'histoire : Johnny Clay recrute toute une équipe pour monter un plan infaillible : voler la caisse d’un champ de course. Tous les détails sont réglés, tous sauf un…la femme d’un des complices de Clay, Sherry Peatty, une femme cupide et sans scrupules…

La critique de ClashDoherty :

Troisième film de Stanley Kubrick, L’Ultime Razzia (The Killing) est un polar efficace (mais trop court) et visuellement splendide traitant d’un braquage de la caisse d’un champ de course. L’interprétation est remarquable, en particulier Sterling Hayden et Coleen Gray.
Si le film n’est pas grandiose (c’est à partir de son film suivant, Les Sentiers De La Gloire, que Kubrick ne ratera plus jamais rien dans sa carrière), il est cependant bien supérieur au précédent, Le Baiser Du Tueur.

C’est aussi un immense exemple de film noir, et un bel hommage envers la fatalité : la fin du film est remarquable, et il me semble que le film français des années 60 Mélodie En Sous-Sol s’en est un peu inspiré pour sa fin tout aussi fataliste.
La photographie est superbe, et le film est adapté d’un roman de Lionel White. Célébré par les amateurs de polars et de films noirs, L’Ultime Razzia est recommandé chaudement à tous ceux qui aiment le cinéma de Kubrick. Ce n’est pas son meilleur film, et il se retrouverait même en avant-dernière place (avant Killer’s Kiss) dans la liste des films de Kubrick classés par réussite, mais il est quand même excellent dans son genre !

Note : 17/20

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Katie Tippel

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Genre : Drame

Année : 1973

Durée : 105min

L'histoire : Dans la Hollande du XIXème siècle, les efforts d’une jeune femme de condition modeste pour parvenir à réussir sa vie…

La critique de ClashDoherty :

Interprété par Monique Van De Ven et Rutger Hauer (même si Hauer n’a pas un rôle aussi développé que dans ses autres participations aux films de Verhoeven), Katie Tippel (Keetje Tippel) est un film émouvant inspiré d’un roman de Neel Dorff. On y suit les mésaventures d’une jeune femme pauvre qui en est obligée de passer par la case prostitution pour parvenir à gagner de quoi vivre, et qui finit par rencontrer un beau jeune homme fortuné pour l’entretenir.

Très beau visuellement parlant, le film est une belle reconstitution de la Hollande du siècle dernier (beaux décors et costumes). C’est un des meilleurs films de Verhoeven de sa période néerlandaise, écrit par Gerard Soeteman et produit par Rob Houwen. Monique Van De Ven est magnifique, sublime, craquante, et le film, dans son ensemble, est passionnant.

Si vous aimez les films d’époque, je pense franchement que vous aimerez Katie Tippel. Le film contient quelques scènes assez dures, mais dans l’ensemble, c’est le moins ‘dur’ et subversif des films que Paul Verhoeven a réalisés chez lui. Et c’est un vrai classique.

Note : 18/20

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Le Baiser Du Tueur

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Genre : Le Baiser Du Tueur

Année : 1955

Durée : 68min

L'histoire : Un boxeur venant de perdre son match, Davy, défend Gloria (une entraîneuse de dancing) contre son patron qui la malmène. Les deux jeunes gens vont rapidement tomber amoureux, et Gloria quitte son emploi pour vivre avec Davy. Mais l’ancien patron de Gloria, amoureux d’elle lui aussi, va tout faire pour éliminer Davy afin de la récupérer…

La critique de ClashDoherty :

Second film de Stanley Kubrick (son premier film, Fear And Desire, de 1953, sera retiré de l’exploitation et interdit à la commercialisation par Kubrick lui-même), Le Baiser Du Tueur st le plus ancien des films de Kubrick à être commercialisé.
Très court – 68 minutes, même durée que Fear And Desire - , ce film sera plus ou moins renié lui aussi par Kubrick, mais il n’ira pas jusqu’à interdire sa commercialisation.

Soyons honnêtes une seconde (même deux), ce film n’est pas un chef d’œuvre. Je lui attribue une note de 15/20, ce qui est une excellente note, parce que Kubrick. Mais c’est de loin son film le moins réussi. Les acteurs ne sont pas tous fantastiques (Frank Silvera et Irene Kane, ça va, mais le reste, c’est moins convaincant), le scénario est, comme vous avez pu le lire, aussi fragile qu’une feuille de papier à rouler trempée, et si le film est encore regardable aujourd’hui, c’est à cause de deux raisons.
La première, c’est que c’est tout de même du Kubrick. La seconde, c’est que visuellement parlant, c’est bluffant, on voit bien la maîtrise de Kubrick pour la lumière, la photographie. Le noir & blanc de ce film (comme des autres films de Kubrick) est superbe.

Killer’s Kiss n’est pas un chef d’œuvre, ni un film culte. Ceux qui ne connaissent de Kubrick que ses monuments Orange Mécanique, Barry Lyndon et 2001 : L’Odyssée De L’Espace déchanteront un peu en le regardant pour la première fois.
Il convient donc, ici, de donner un conseil pour celles et ceux qui n’ont pas vu grand-chose de Kubrick : commencez le visionnage de ses films par celui-là (en les regardant par ordre chronologique), afin de ne pas ressentir trop de déception à la vision du Baiser Du Tueur (le meilleur sera forcément à venir).
Sinon, on a beau être fan de Kubrick jusqu’à la mort, impossible de ne pas se sentir frustré après le visionnage de ce film certes joli et sympa, mais nullement grandiose, excepté au niveau technique (et encore, Kubrick n’a eu de cesse de faire des progrès durant ses premières années).

Note : 15/20

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L'Avventura

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Genre : Drame

Année : 1960

Durée : 145min

L'histoire : Au cours d’une croisière en Sicile, un groupe de riches Romains fait escale sur une petite île rocailleuse et déserte pour y passer la journée. Anna, un des membres de cette petite expédition, disparaît mystérieusement, sans laisser de traces. Son mari Sandro, et l’amie du couple Claudia, se lancent à sa poursuite. Ils vont, progressivement, se sentir très proches l’un de l’autre…

La critique de ClashDoherty :

Chef d’œuvre de Michelangelo Antonioni, et premier volet de sa ‘trilogie italienne’ (La Nuit et L’Eclipse en sont les deux autres volets – les trois films sont cependant indépendants), L’Avventura sera très très mal accueilli à Cannes lors de sa projection en 1960. On trouvera le film trop long, certains plans furent jugés interminables…ce qui n’empêchera pas le film d’obtenir le Grand Prix Spécial du Jury ! De plus, on certifiera d’emblée que, malgré les mauvaises langues durant la projection, ce film était probablement le plus important, le plus fort jamais présenté à Cannes jusqu’à ce jour (cette déclaration fut faite l’année même).

Magnifiquement interprété par Monica Vitti (Claudia), Léa Massari (Anna) et Gabriele Ferzetti (Sandro), ce film est certes assez long (2h25), mais il est passionnant, et totalement envoûtant. L’Italie a offert au cinéma un bon nombre de classiques, et bon nombre de grands réalisateurs (Pasolini, Visconti, Bertolucci, Rossellini, Fellini, Antonioni) en sont originaires. Si vous ne deviez voir qu’un seul film d’Antonioni (qui n’a pas fait que des chef d’œuvres, mais quand même pas mal de grands classiques), choisissez à tout prix celui-là.

C’est, clairement, un des 100 plus grands films jamais réalisés. Un must !

Note : 20/20

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Le Ruffian

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Genre : Aventures

Année : 1983

Durée : 105min

L'histoire : Aldo travaille dans une mine d’or canadienne. Un jour, la mine est attaquée par des pillards. Aldo parvient à s’enfuir avec plusieurs caisses de lingots, caisses qui finissent au fond d’une chute d’eau. Retournant à la civilisation, Aldo retrouve ses amis et organise, avec eux, une expédition pour aller récupérer l’argent…

La critique de ClashDoherty :

Réalisé par José Giovanni, ce film bénéficie d’un casting très alléchant (Lino Ventura, Bernard Giraudeau, Claudia Cardinale), mais ne se distingue pas vraiment des autres films d’aventures tournés soit par Ventura (Les Aventuriers), soit par Giraudeau (Les Spécialistes), soit par Giovanni. Riche en aventures, ceci dit, et tourné dans des décors naturels sublimes (Canada), ce film se laisse regarder avec beaucoup de plaisir.

J’adore Lino Ventura, mais je ne suis pas particulièrement fana du Ruffian. Je préfère Ventura dans les comédies policières de Lautner (Ne Nous Fâchons Pas, Les Tontons Flingueurs) et dans ses films d’espionnage et de complots (Le Silencieux, La Septième Cible) plutôt quand dans ce film où il interprète un ancien pilote de formule 1 reconverti en baroudeur au grand cœur. Bernard Giraudeau interprète son copain, paralysé des jambes depuis un accident de F1. Lui, par contre, ne fait pas partie de mes acteurs préférés (mais je ne le déteste pas pour autant).

En résumé, Ventura et Giraudeau se démerdent vraiment pas trop mal, l’histoire est certes un petit peu convenue, mais ça reste un agréable petit divertissement.

Note : 14/20

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Sur Un Arbre Perché

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Genre : Comédie

Année : 1971

Durée : 90min

L'histoire : Dans les environs de Cassis. Henri Roubier, industriel français, se retrouve coincé, avec deux autostoppeurs, en haut d’un pin parasol accroché à une falaise, après que sa voiture ait fait une embardée et ait quitté la route…A tout moment, l’arbre menace de dégringoler, ce qui entraînerait la voiture et ses trois (quatre, avec le petit chien de l’autostoppeuse) occupants dans la Méditerranée…

La critique de ClashDoherty :

L’idée de base du film de Serge Korber était de réduire Louis De Funès à l’immobilité (le moindre geste peut être le dernier). C’est une idée de base assez amusante, surtout quand on sait à quel point Fufu peut être remuant dans ses films.
Egalement interprété par Olivier De Funès (fils de) et Géraldine Chaplin (fille de Charles Chaplin) – on retrouve aussi Paul Préboist et Alice Sapritsch - , le film ne fait vraiment pas partie des réussites de la filmographie de De Funès. Serge Korber (dont c’est la seconde collaboration avec Fufu après L’Homme-Orchestre de 1970, pas une réussite non plus) n’est pas un grand réalisateur.
L’histoire est amusante, originale, mais n’est pas prétexte à une foule de gags. La dernière partie du film (le sauvetage des occupants par la police et les secours) est vraiment pas terrible ; la première partie (avant que la police et les secours n’apprennent la terrible situation des trois personnages) est meilleure, et est prétexte à une ou deux scènes assez surréalistes, montrant Fufu (dans son cauchemar) en vampire digne du Nosferatu de Murnau, en version cocasse.
On y voit aussi Fufu délirer sur la possibilité que le second autostoppeur (le jeune homme) soit un maniaque vampire.

Parfois plombant, parfois rigolo, Sur Un Arbre Perché est un joli nanar. A défaut d’être le plus réussi des films de Fufu, à défaut d’être son plus drôle, c’est, en tout cas, son plus original, de loin.
Un film somme toutes assez attachant, enfin je trouve, et que j’aime vraiment beaucoup, malgré sa condition de nanar et sa mauvaise réputation. Pas une réussite, mais il ne faut pas le négliger pour autant !

Note : 11/20

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A SCANNER DARKLY

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Genre : SF 

Année : 2006. Réalisé par Richard Linklater

L’histoire : Année 2013. En Californie, un garagiste travaillant en infiltration pour les agents des stups est chargé d’espionner ses amis proches.

A propos du film :

Ce film est l’adaptation d’un roman de Philip K. Dick qui est paru chez nous sous le titre « Substance Mort »

Critique de Ber :

Je pense qu’il faut connaitre un tout petit peu l’univers de Dick pour pouvoir apprécier le côté ultra paranoïaque véhiculé par le film. Car dans ce monde là, les drogues dirigent les hommes. La substance M (la nouvelle drogue à la mode) rend tout le monde totalement zinzin. Entre l’ami qui se trouve des poux invisibles, la fille qui ne supporte pas les contacts physiques et le héros qui en vient lui aussi à se droguer (obligé par l’enquête ?) et qui se verra charger de sa propre surveillance. Oui car comme agent, il a une autre identité et est affublé d’une tenue de camouflage le rendant anonyme même pour ses supérieurs. Voilà dans quel type d’ambiance on baigne  tout au long de cette expérience. Du pur Dick !

Le réalisateur, pour nous plonger encore plus dans un univers pas comme les autres, utilisera une de ses technique maisons en numérisant de véritables acteurs dans des décors  de pure animation. Le résultat à l’écran rend le film unique et on a l’impression d’être en plein dans une bande dessinée distordue.

L’histoire évoluera vers une lente destruction du petit groupe et un héros qui jouera le pantin des Stups au sens propre comme au figuré pour un final d’un pessimisme assumé. Ayant lu le livre il y a quelques temps, il est clair que le média ici utilisé rend beaucoup moins cohérent l’incohérence du propos (si vous me suivez…). Dans chaque roman de Dick,  la réalité de chacun de ses univers a ses règles propres. Le cinéma ne saura certainement jamais retranscrire totalement ce qui trottait dans l’esprit dérangé de l’écrivain. Ici on est toutefois convié à partager une frange tout à fait fidèle de son roman.

Pour la fraîcheur des idées développées et le côté sans concession de l’adaptation, je ne peux que mettre une bonne note même si le film a tendance à nous échapper par moment.

NOTE : 14/20

Ber

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Cruising

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Genre : Thriller

Année : 1980

Durée : 100min

L'histoire : Afin d’enquêter sur une série de meurtres sadiques, un flic, Steve Burns, accepte d’infiltrer la communauté homosexuelle/SM de New York…Une expérience qui va le changer considérablement…

La critique de ClashDoherty :

Film-choc ayant fait scandale lors de sa sortie, Cruising (titre français, La Chasse) est un film de William Friedkin. Al Pacino y est remarquable, même s’il semble avoir quelque peu renié ce film depuis. Lors du tournage, la communauté gay de New York n’arrêta pas de poser des problèmes, organisant des manifestations bruyantes empêchant le tournage, etc…
Il faut dire que le film va loin, et qu’il montre cette communauté sous un aspect peu reluisant, underground. Le fait que le tueur du film soit issu de cette communauté rendit les choses encore plus difficile à avaler pour la communauté gay de la Grosse Pomme (et même d’ailleurs).

Inspiré d’un livre lui-même basé sur une histoire authentique, Cruising (interdit aux moins de 16 ans) n’est pourtant pas du tout un film homophobe ; encore moins pro-gay. Il instaure, en tout cas, une atmosphère sordide, malsaine, oppressante.
Le film contient quelques scènes bien choquantes de meurtre, avec ajout d’images subliminales de pénétration sexuelle gay (donc, anale), images assez difficile à cerner, mais le but d’une image subliminale est de ne pas forcément être vue par le conscient, mais d’être remarquée par l‘inconscient.

Al Pacino excellent, réalisation forte de Friedkin (un réalisateur maudit, pas mal de ses films ont fait des bides, comme celui-ci, ou Le Sang Du Châtiment, Le Convoi De La Peur, et n’existent toujours pas en DVD), pour un thriller glauque, malsain, et vraiment remarquable. N’écoutez pas ceux qui en parlent comme étant un navet !

Note : 17/20

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