28 février 2009
Little Man
genre: comédie nanardesque
année: 2006
durée: 1h30
l'histoire: Calvin Sims est un voleur aussi petit que redoutable: sa petite taille lui permet d'accomplir les coups les plus incroyables. Sorti de prison, il cache un diamant qu'il a subtilisé dans le sac d'une inconnue, Vanessa.
La critique de Eelsoliver:
On connaît surtout Keenen Ivory Wayans pour avoir signé quelques épisodes de "Scary movie". Autant dire que l'on attend pas grand chose de ce réalisateur lorsqu'il produit une nouvelle comédie. Et pour "Little Man", Ivory Wayans fait ce qu'il sait faire, en gros, pas grand chose...
Si ce n'est nous raconter l'histoire d'un nain cambrioleur, sorti de prison, et qui se retrouve à jouer les moutards pour échapper à la police.
Certes, de la part de ce réalisateur, on n'attend pas grand chose... mais dans "Little man", on atteint les sommets les plus profonds du caca.
Ivory Wayans nous fait de son humour foireux, qui semble ne faire rire que lui. Vu que son héros principal se retrouve dans la peau d'un bébé, cela donne les situations les plus invraisemblables.
Le nain grimé en rejeton en profite alors pour tâter des nichons et pour faire les pires conneries possibles à coup de couches sales et de lancers de tétines.
C'est dire le niveau de ce gros nanar qui ne fera sourire que les adolescents boutonneux en manque d'humour débile et en-dessous de la ceinture.
On devrait peut-être interdire à Keenen Ivory Wayans de réaliser d'autres films.
Note: 0/20
Marie-Antoinette
genre: drame historique
année: 2006
durée: 2 heures
l'histoire: Evocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
la critique de Eelsoliver:
Après 2 excellents films plus que prometteurs, la réalisatrice, Sofia Coppola sait qu'elle n'a pas intérêt à se louper. Surtout que ce troisième effort est un projet particulièrement ambitieux.
Pour cela, Sofia Coppola décide de se concentrer sur une reine qui a beaucoup fait parler d'elle et qui déchaîne toujours les passions, "Marie-Antoinette".
Sofia Coppola a donc la bonne idée de choisir Kirsten Dunst, vraiment resplendissante dans le rôle de la reine, et épouse de Louis XVI.
Un résultat plutôt décevant même si la réalisatrice évoque une jeune femme mal-aimée qui découvre un monde hostile et codifié, dans lequel les potins menacent son statut.
Dans ce petit monde étriqué, Marie-Antoinette est jugée. Elle a beaucoup de mal à se faire aux devoirs de représentation que son statut lui impose.
Pour échapper à ce monde hostile, elle devient l'icône des fêtes et des soirées endiablées, se taillant une réputation de reine frivole.
Comme toujours, dans ce genre de poduction, on note de grands efforts dans la beauté des décors et des costumes. Malhereusement, on a surtout l'impression d'assister à une sorte de version live d'un magazine Paris Match nous montrant la collection de chaussures de la reine.
Il semble que Sofia Coppola soit rapidement dépassée par les enjeux de son film qui ravira probablement les esprits fleurs bleues. C'est déjà ça!
Note: 11/20
Backdraft
genre: action
année: 1991
durée: 2h10
l'histoire: 2 frères, Stephen et Brian, se destinent au métier de sapeurs pompiers après la mort tragique de leur père, officier d'élite de la caserne de Chicago. 20 ans plus tard, Brian décide de reprendre son entraînement sous l'oeil sceptique de son frère. Mais celui-ci doit également se concentrer sur une nouvelle vague d'incidents criminels qui frappent la ville.
la critique de Eelsoliver:
"Backdraft", réalisé par Ron Howard en 1991, est un film d'action ambitieux, qui rend hommage au courage des sapeurs pompiers américains.
Pour cela, le réalisateur se concentre sur l'histoire de 2 frères frappés par la mort tragique de leur père, également un pompier, mort en héros.
Pour ces 2 frères, Stephen et Brian, leur père est un modèle et leur but est de faire honneur à sa mémoire. Autant dire que les 2 héros de l'histoire s'entendent assez mal, et Ron Howard insiste largement sur cet aspect. Dans le même temps, des incidents criminels frappent la ville.
Est-ce un fou furieux? Un pyromane? Toujours est-il que le réalisateur en profite pour signer quelques séquences enflammées et impressionnantes.
Certaines scènes sont à couper le souffle, et l'intrigue tient la route sans pour autant verser dans un héroïsme batard et redondant.
Ce qui fait de "Backdraft" un excellent film d'action. Les interprètes, en particulier, Kurt Russell et William Baldwin sont tout simplement crédibles dans leur rôle, et totalement investis dans l'aventure. L'intrigue reste toujours passionnante, et Ron Howard propose un film d'action excitant, musclé et nerveux. Tout simplement une réussite.
Note: 15.5/20
Hidden
Genre: fantastique (interdit aux - 12 ans)
année: 2008
durée: 1H40
L'histoire: Un terrible et méchant extraterrestre survit en se déplaçant à travers les corps humains. Ce qui a pour conséquence de changer leurs comportements: ils deviennent des psychopathes en puissance! L'alien a un seul objectif: le sénateur Holt, candidat à la présidence. Mais 2 policiers vont tout faire pour l'arrêter.
La critique:
Malheureusement méconnu du grand public, "Hidden" de Jack Scholder a remporté le prix Avoriaz en 1988. Le point fort de "Hidden" est de jouer habilement entre enquête policère et film fantastique. Une vraie réussite! Le film est servi par un scénario habile et intelligent.
D'autant plus que les producteurs ont rajouté un côté fun à l'alien de service: il aime le rock'n' roll, les belles femmes et les voitures de sport!
Franchement, c'est vraiment fendard et super fun!
Notons également l'excellente interprétation de Kyle MacLahlan, vraiment touchant dans le rôle d'un policier extraterrestre qui poursuit un alien qui veut détruire l'espèce humaine.
On retiendra notammet la scène d'introduction relatant une énorme poursuite en bagnole. Un film efficace et décomplexé. Jack Sholder réalise probablement son meilleur film. Toutefois, on regrettera l'aspect daté du film et son côté très années 80.
Mais si vous voulez découvrir un très bon film fantastique, "Hidden" est fait pour vous!
Note: 14.5/20
Terminator
genre: science fiction
année: 1984
durée: 1h45
l'histoire: A Los Angeles en 1984, un terminator, cyborg venu du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme.
la critique de Eelsoliver:
Le premier "Terminator", réalisé par James Cameron, est l'épisode le plus noir de la saga. Dans un avenir lointain, les machines ont décimé notre monde.
La race humaine est vouée à sa perte! Mais voilà que débarque John Connor, le chef de la résistance qui va botter le cul aux Terminators! L'action se passe dans le passé, soit en 1984.
L'héroïne de l'histoire n'est autre que Sarah Connor, qui va mettre au monde le futur chef de la résistance. Elle va devoir faire face au redoutable cyborg interprété par Schwarzy.
Dans le genre, ce dernier est impeccable dans son rôle... D'autant plus qu'il doit saquer 2 phrases pendant toute la durée du film!
Mais un être humain (venu également du futur) vient aider Sarah Connor. Ce dernier, après une nuit tumultueuse et agitée avec la jeune femme, deviendra le père de John Connor.
Ce premier volet impressionne par sa mise en scène nerveuse, et des effets spéciaux novateurs à l'époque. Le scénario est intelligent et la réalisation est extrêmement soignée.
On sent une véritable direction d'acteurs. L'une des scènes les plus incroyables du film se déroule dans un commissariat où le terminator débarque et tue des dizaines de policiers!
La scène finale qui se déroule dans une usine, tiendra elle aussi toutes ses promesses. Bref, "Terminator" est bel et bien une oeuvre culte dans le genre de la science fiction.
Note: 17/20
Tora ! Tora ! Tora !
Genre : Guerre
Année : 1970
Durée : 140min
L'histoire : Description minutieuse et réaliste des évênements ayant donné lieu à la fameuse attaque surprise de l'armée japonaise sur la base militaire américaine de Pearl Harbor, à Hawaii. Le film se concentre surtout sur ce qui s'est passé du coté nippon.
La critique de ClashDoherty :
Trois réalisateurs pour ce film ! Richard Fleischer fut chargé de la partie américaine (avec, comme acteurs, Joseph Cotten, E.G. Marshall, Martin Balsam ou Jason Robards - bref, quelques pointures), et la section japonaise fut réalisée par deux metteurs en scène nippons, Kinji Fukasaku et Toshio Masuda.
Il fut, un temps, question d'Akira Kurosawa pour co-réaliser le film avec Fleischer (Kurosawa, au moment où cette proposition lui fut faite, était en semi-retraite, entre 1965 et 1970, il ne tourna aucun film), mais cette proposition fut rejetée, car sans suite.
Tora ! Tora ! Tora ! est largement meilleur que le Pearl Harbor de Michael Bay. Niveau réalisme, déjà. Certes, la scène de l'attaque est plus spectaculaire dans le film de Bay (effets spéciaux et Jerry Bruckheimer oblige), mais le film de Fleischer, Fukasaku et Masuda est, malgré son âge (il a presque 40 ans), un immense film de guerre, et ce fut le premier film sur le sujet (il n'y en a toujours que deux, désormais, ça fait peu). Bref, historique !
Le titre fait référence au nom de code de l'opération japonaise (et signifie 'Tigre, tigre, tigre'). Magistralement interprété (les acteurs nippons sont parfaits eux aussi, bien entendu, et coté U.S., Joseph Cotten et Jason Robards - ce dernier étant probablement un de mes acteurs préférés depuis que je l'ai vu dans Il Etait Une Fois Dans L'Ouest - sont remarquables). Pour un amateur de films de guerre c'est vraiment un film à ne pas louper !
Note : 17/20
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27 février 2009
Crash Test Dummies: Mmm Mmm Mmm Mmm
genre: clip vidéo musical (pop rock)
année: 1993
durée: 4.01 minutes
Crash Test Dummies - Mmmmm Mmmmm
Vidéo envoyée par djoik
la critique de Eelsoliver:
Bienvenue dans un univers à part, celui du groupe de pop rock canadien, Crash Test Dummies! Sorti en 1993, l'album "God Shuffled his feet" est le deuxième effort du groupe, et sera, par ailleurs, leur plus gros succès, grâce à un single que vous avez forcément entendu, "Mmm Mmm Mmm Mmm".
Troisième morceau de "God Shuffled his feet", "Mmm Mmm Mmm" est un titre pop rock acidulé et efficace.
Un véritable régal tant au niveau de la mélodie que par la voix grave de son leader, Brad Roberts. A noter que ce morceau est également présent sur la bande originale de la comédie farfelue "Dumb and Dumber". Sinon, au niveau du clip, on y voit le groupe chanter à un spectacle d'enfants.
Les parents assistent à la représentation et le chanteur nous fait part de sa tronche de chien battu.
Un clip amusant mais loin d'être brillant et inoubliable. En revanche, concernant le titre lui-même, c'est tout simplement l'un des morceaux pops les plus brillants du milieu des années 90.
Voilà une mélodie imparable et entêtante. Derrière son côté un brin fénéant et pop sucré, se cache un disque plus sombre qu'il n'y paraît.
En effet, à travers les textes sublimes de l'album "God Shuffled his feet", Brad Roberts nous fait part de sa solitude et de son combat contre la maladie.
Même si il ne le dit jamais, on comprend qu'il est atteint d'un cancer, notamment à travers le superbe "Afternoons and coffeespoons", deuxième morceau du disque.
Enfin bref, un album et un single à découvrir! Superbe...
Note du clip: 12/20 note du morceau: 18.5/20
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Les ripoux
genre: comédie
année: 1984
durée: 1h45
l'histoire: René, un vieux flic adepte des arrangements à l'amiable avec les petits truands, se voit adjoindre comme équipier François, un jeunot émoulu de l'école de police. René entreprend de convertir le novice à ses méthodes. Et pour cela, il commence par le mettre en relation avec une jolie call-girl.
la critique de Eelsoliver:
Claude Zidi a vraiment tout fait en matière de comédies: parfois du bon, mais très souvent du mauvais voire du gros naveton. "Les ripoux" appartient à la première catégorie.
Le succès de l'entreprise repose essentiellement sur son duo d'interprètes: Philippe Noiret au sommet de sa forme et Thierry Lhermitte, plutôt à l'avantage dans ce rôle de nouvelle recrue dans la police.
Bien sûr, l'intérêt repose également, au départ, sur les 2 personnalités opposées des 2 flics. Philippe Noiret est un vieux de la vieille et surtout c'est un ripoux qui ferme les yeux sur les petites manigances des malfrats en échange de quelques biffetons.
Thierry Lhermitte interprète un jeune novice, François, qui est tout l'opposé de son coéquipier: droit, implaccable et incorruptible.
Tous les efforts de René (Philippe Noiret) vont s'avérer inutiles pour convertir le jeune apprenti. Mais René trouve la parade en envoyant François dans les bras d'une prostituée.
"Les ripoux" prend alors une autre tournure. Non seulement, François suit la même lignée que son coéquipier, mais il devient plus ripoux que lui.
Une excellente idée qui fait des "ripoux" une comédie sympathique et plaisante.
Note: 14/20
Sparklehorse: it's a wonderful life
genre: clip vidéo musical
Année: 2001
durée: 3.05 minutes
Sparklehorse - It's A Wonderful Life
Vidéo envoyée par Servietsky
la critique de Eelsoliver:
Vous avez envie d'écouter un bon vieux Patrick Sébastien, genre "si on allait faire la fiesta, la fiesta..."? Alors, "it's a wonderful life" n'est pas du tout fait pour vous!
Passez votre chemin! Vous voulez du joyeux, une chanson ringarde et pleine de bons sentiments? Même chose, éloignez-vous s'il vous plaît!
Le single "It's a wonderful life" est tiré du troisième album de Sparklehorse, ayant le même titre. Après 6 ans d'absence et une énorme dépression, le chanteur, Mark Linkous livre son album le plus noir et le plus personnel. Un morceau en vérité sublime mais cafardeux et ultra mélancolique.
Un conseil, buvez quelque chose de fort avant de regarder le clip!
ça pue le deuil, la mort, le pardon, les regrets... A l'image de la pochette du disque et de la vidéo très étrange... Difficile de raconter ce qui se passe dans le clip...
Tout d'abord, la vidéo est en noir et blanc et l'on voit un mec en train de se promener de façon hative... Pour le reste, on voit surtout des fleurs... beaucoup de fleurs comme pour signifier la douleur et toujours et encore la mort qui pointe son nez sans jamais le dire.
A noter que cette chason fut reprise pour une publicité concernant une marque de bagnole... que je ne citerai pas... par respect pour ce superbe titre, une fois de plus cafardeux et curieux...
Mais incroyablement beau! Vous voilà prévenus!
Note du clip: 11/20 note du morceau: 17/20
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"Bastards Of Young" et "Alex Chilton" (The Replacements)
The Replacements - Bastards of Young
THE REPLACEMENTS - Alex Chilton
Genre : clips rock n' roll, man!
Année : 1985 et 1987
Durée : 3 minutes 17 et 3 minutes 10
La critique de Leslie Barsonsec :
Il y'a des jours comme ça... Des jours où l'on a envie de prendre le risque d'écrire un billet à trois commentaires maxi, et encore si l'on a de la chance!
Des jours où l'on a envie de parler d'artistes injustement oubliés... De la grande vague de rock alternatif US des eighties, l'Histoire, impitoyable, n'aura accordé la gloire et la reconnaissance du grand public qu'à trois groupes : R.E.M, Sonic Youth et les Pixies.
Il est vrai que lorsque l'on pense "rock des années 80" : on voit le Boss caricaturant Rambo avec biscotos et bandana, Prince et sa moto "Purple", les Californiens débiles du hard FM (Motley, Poison...), la new-wave des garçons coiffeurs (Dugland Dugland, Depede Moche (avant qu'ils ne deviennent intéressants)), les Gunners qui s'avererent être des pétards mouillés...
Bref, il est simple en constatant le tableau de penser que Nirvana et consorts ont nettoyé les écuries d'Augias au début de la décennie suivante. Sauf que, comme souvent, la vérité est plus complexe !
Oui, il existait une véritable resistance rock qui avait tout compris du punk et de l'héritage pop des sixties : des noisy comme les fabuleux Hüsker Dü ou Jesus and Mary Chain, des classieux comme les Godfathers, des inquiétants comme le Gun Club, les Cramps...
Mais ici, j'ai envie de mettre en avant ceux qui sont pour moi les plus attachants de l'époque, The fuckin' Replacements!
Ils avaient tout pour réussir : la belle gueule de Tommy Stinson à la basse, un guitariste-chanteur-auteur-compositeur d'airain en la personne de Paul Westerberg, de l'energie et des mélodies à revendre... Et pourtant rarement un groupe ne s'est autant evertué à tout foutre en l'air...
Issus de la scène de Minneapolis comme les Husker Du, The Replacements débute sa carrière en gagnant très vite l'image peu enviable de "groupe ingérable".
Ces alcoolos patentés et toxicos avertis peuvent être, selon les substances et les quantités ingurgitées, le meilleur groupe du monde, ou la pire purge à peine foutue de tenir debout sur la scène.
Le caractère aléatoire de leurs prestations scèniques est accentué par leur sens de l'humour franchement potache qui leur font intituler leurs deux premiers albums "Désolé M'man, j'ai oublié de sortir la poubelle!" et "Puer"... Et des chansons aussi mainstream que "Gary a la gaule", "Tommy se fait retirer les amygdales", ou bien encore "Alors comme ça on va a la fac ?"...
Essayez de vendre ça à la MTV naissante... Les concerts ethyliques tournant quant à eux au concours de reprises pas répétées : de Hank Williams à The Soft Boys, de Bowie à Kiss, ils essaient tout ce qui leur passe par la tête, avant en général de cesser le carnage au bout de 30 secondes à chaque fois... (ecoutez les bootlegs, c'est régulièrement tordant!)
Alors pourquoi parler de ces foutus losers et fiers de l'être me direz-vous ? Parce que le miracle a failli se produire au milieu des années 80 : Westerberg a abandonné le punk idiot et potache, pour laisser libre cours à ses talents certains de songwriter.
Les albums "Let It Be" (oui oui, comme les autres!) et "Tim" regorgent de chansons bouleversantes : "I will dare", "Answering Machine", "Here comes a regular", "Unsatisfied"... Un bilan monstrueux en une seule année!
Ainsi Sire (la maison de disque) se mit en tête d'imposer leurs poulains à MTV, convaincus d'en faire un groupe enfin rentable... Le groupe tourne donc un clip pour "Bastards Of Young", morceau hymnesque au refrain imparable qui traite de...l'amertume du succès ("God, what a mess! On the ladder of success... Dreams unfulfilled, etc...).
Et pour accompagner un tel message d'espoir, le groupe fournit un clip où l'on voit une platine vinyle et une enceinte pendant que le morceau joue...et rien d'autre!
Ah si, on peut voir un mec (Westerberg ?) passer devant la platine, ou s'allumer une clope, s'affaler sur le canapé...
Autant vous dire que le clip n'a pas marqué l'histoire comme ceux de Jackson... Mais franchement, sur ce coup-là, punk un jour, punk toujours !
Les ventes de ces deux albums sont en légère progression, mais le groupe continue a mener une vie de barreau de chaise. Ce qui menace grandement l'avenir de la formation.
C'est ainsi que Bob Stinson, guitariste et demi-frère de Tommy, est débarqué en 86 pour son alcoolisme et sa toxicomanie excessive (ce qui n'est pas un mince exploit quand on considère les palmares des autres.... Il mourra en 1998 dans l'indifférence totale, d'une overdose d'Héro, encore une...
Le groupe tente de s'acheter une conduite en mettant le frein sur les excès et produisent un nouvel album en trio en 87, "Pleased to meet me".
On y trouve un morceau au refrain entrainant qui a tout pour exploser les charts ! Miracle ! Sauf que... Cet incorrgible Westerberg a décidé d'intituler sa chanson..."Alex Chilton"!
Rendre hommage à un des plus beaux "beautiful loser" de l'histoire du rock était louable, mais je vous laisse imaginer la tronche des décisionnaires de Sire... Le morceau sort quand même en single, et le clip qui l'accompagne n'a rien à envier en foutage de gueule à celui de "Bastards...".
On y voit des doigts, des narines en gros plan, puis Westerberg en gros plan, puis les autres. Puis tout le monde dans des fauteuils en train de fumer des clopes...
Des pros, j'vous dis! La maison de disques cesse alors d'espèrer en ce groupe... Deux albums plus tard, ils se séparent à l'été 91. Deux mois plus tard, "Nevermind" sortait...
Putain d'ironie, Cobain reconnaissant Westerberg comme une influence majeure.
Note : 01/20 pour chacun des clips, 20/20 pour l'esprit punk, et 18/20 pour les chansons
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