le cinéma d'Olivier

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31 mai 2009

GEANT

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Genre : drame

Année : 1956

Durée : 201 mn

Réalisation : George Stevens

L'histoire : "Géant" retrace l'histoire d'une famille texanne, les Bennedict, vivant dans leur immense ranch le "Reata". Le frère (Bick ) et la soeur (Luz) le dirigent ensemble jusqu'au jour où Bick se marie au Marynland et ramène sa femme Leslie issue d'une famille aristocrate. Leslie apprend donc, petit à petit, à connaître ce monde peuplé de vaches et de poussière dont les hommes règnent en patriarches. Lorsque Luz meurt d'une chute de cheval, la famille Bennedict apprend en lisant son testament qu'elle cède à Jeff, un employé du ranch, une petite parcelle de terre. C'est ainsi que naîtra le "Little Reata"...

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La critique d'Ideyvonne : "Géant" est un film des années 50 qui fut un vétitable colosse par son budget (5,4 millions de dollars), son ampleur médiatique (événement majeur du cinéma US dès sa sortie) et par la longueur du métrage (3h21) A travers cette histoire de famille, G.Stevens porta non seulement un oeil critique sur les boulversements sociaux-économiques du Texas, mais il y ajouta des problèmes existenciels comme le racisme, les différences de classes sociales et de générations en jonglant de manière intelligente entre toutes les strates...

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Et pour innover de la tradition hollywoodienne (l'habitude des studios étant de faire rajeunir des hommes mûrs en revoyant leur jeunesse) ici, le réalisateur préfère prendre le contre-pied en utilisant les acteurs et en les faisant vieillir. C'est ainsi que l'on découvrira James Dean vieux alors qu'il n'atteindra jamais cet âge.

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George Stevens nous fait donc défiler sa caméra entre visages vieillissants et paysages texans avec toutes les transformations qui s'oppèrent sur eux. Le "Tag Line", journal de l'époque, écrivit ces quelques mots : "Géant est un film légendaire aussi vaste que le Texas et à regarder sur grand écran".

Note : 19/20

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Poule Et Frites

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Genre : Comédie

Année : 1987

Durée : 120min

L'histoire : Roger, vendeur de frites ambulant, est troublé par l'arrivée d'une jeune femme dont il tombe amoureux. Il va se retrouver coincé entre deux vies, deux personnalités, un beau mensonge...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé par Luis Rego (qui en tient le rôle principal), avec aussi Anémone, Michel Galabru, Claude Gensac, Eva Darlan, Marc Jolivet, Claire Nadeau et Carole Jacquinot, Poule Et Frites est un beau nanar, dont l'affiche pastiche allègrement celle d'Autant En Emporte Le Vent. Sorti en 1987, c'est un film au scénario archi convenu (un vendeur de frites, par amour, s'invente une autre vie, et se retrouve pris au piège de ses mensonges), une histoire de vaudeville vraiment classique, banale, médiocre.

Pour être vraiment honnête, ce n'est pas exactement un nanar, plus un navet, une comédie ridicule, même pas drôle au second degré, car vraiment trop banale, trop convenue. Rego, de plus, n'arrive pas à captiver avec sa réalisation, il est vraiment mauvais derrière une caméra, et en tant qu'acteur, cet ancien Charlot, ayant quitté les Charlots après leur second film (Les Bidasses En Folie) car il ne voulait pas faire carrière au cinéma, mais ayant tout de même fait du cinéma par la suite (paradoxe, hein ?) n'a jamais été un grand.

Les acteurs ne cachetonnent pas forcément, mais on en vient, nous, à nous demander vraiment pourquoi on se fade les presque deux heures (oui, le film est long) de Poule Et Frites. Un titre de film aussi con que rigolo, c'est bien, avec l'affiche, la seule chose de réussie ici !

Note : 00/20 IMG000044

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Posté par ClashDoherty à 12:18 - Message du blog - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Etreintes Brisées

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Genre : Drame

Année : 2009

Durée : 127 minutes

L'histoire : Mateo, un cinéaste qui a perdu la vue, se remémore une aventure amoureuse qu'il a eu avec une actrice : Lena, la maîtresse d'un riche homme d'affaires dont il apprend la mort.

La critique de Shauni81 :

Almodovar réalise un film comme il sait les faire : intrigues compliquées, gravité, émotion, histoires d'amour tragiques, personnages féminins puissants ... redite? Pas tellement.

Car dans ces Etreintes Brisées, Almodovar montre son talent a varier les genres. Car Etreintes Brisées n'est pas vraiment un nouveau mélo sentimental limite pompeux. Non. Car l'intrigue et le scénario d'Etreintes Brisées est très bien ficelé, ne tombe pas dans le mielleux mais plutôt dans une gravité puissante et prenante qui donne au film une ambiance émouvante mais jamais énèrvante ou saoulante.

Ce n'est pas le meilleur film d'Almodovar, de mon avis, mais il reste quand même un grand film. Les acteurs et actrices (avec en tête Penelope Cruz) sont fabuleux, la qualité de filmage d'Almodovar est colorée, à l'image de son oeuvre, et le scénario est très interessant et rend hommage au cinéma (Avec des références à Rossellini, Truffaut, Lang et j'en passe!).

Un très bon Almodovar, donc.

Note : 16.5/20

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Los Olvidados

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Genre : Drame

Année : 1950

Durée : 80min

L'histoire : El Jaibo, un adolescent, s'échappe d'une maison de correction et se réunit dans le village avec ses amis. Avec Pedro et d'autres enfants, il tente d'attaquer monsieur Carmelo. Peu de jours plus tard, en compagnie de Pedro, El Jaibo tue son dénonciateur, un jeune homme...

La critique de ClashDoherty :

Prix de la mise en scène à Cannes en 1951, Los Olvidados (Les Réprouvés, ou Pitié Pour Eux, deux titres français pour le film) est un des sommets de la filmographie de Luis Bunuel, un film tragique, naturaliste, tourné au Mexique, son pays d'adoption pendant la guerre civile espagnole et le franquisme. Tourné avec des acteurs amateurs (Roberto Cobo, Alfonso Mejia, Stella Indra...), dans des conditions proches du documentaire, le film s'intéresse aux 'oubliés' (titre original du film), ces jeunes Mexicains analphabètes, vivant en marge de la société, délinquants ou marginaux, vivant dans une misère affective et financière.

Pas d'innocence ici, mais une brutalité latente, les enfants sont de plus en plus sauvages et marginaux, ils n'ont plus espoir en rien, ne reculent devant rien pour survivre. Comme El Jaibo et Padro, qui en arrivent à tuer pour ne pas aller en prison, suite à une agression ayant été dénoncée. Le film baigne dans une ambiance très sombre, triste, sans vraiment d'espoir. Sans aucune pitié, aussi.

Dans un sens, le film brésilien bien plus récent La Cité De Dieu s'en approche, en plus moderne et violent. Un des films les plus essentiels de Luis Bunuel, un de ses monuments les plus absolus avec Le Fantôme De La Liberté, Viridiana, L'Ange Exterminateur et L'Âge D'Or.

Note : 20/20 39091831

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Vendredi 13, Un Nouveau Défi (7ème volet)

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Genre : Horreur

Année : 1988

Durée : 90min

L'histoire : Jason revient semer la terreur, encore une fois, à Crystal Lake, chez des adolescents faisant une fête. Mais une jeune fille aux pouvoirs télékinésiques, Melissa, va lui donner du fil à retordre...

La critique de ClashDoherty :

Septième volet, réalisé par John Carl Buechler en 1988 et interprété (pour le rôle de Jason) par Kane Hodder (et avec aussi William Butler, Susan Jennifer Sullivan et Kevin Blair), Vendredi 13, Un Nouveau Défi est un excellent slasher, bien plus réussi que le précédent volet (et que les suivants). Je dois dire que si je ne suis vraiment pas un fan de slashers en général, j'ai vraiment apprécié ce film, qui fut pendant longtemps mon préféré après le premier volet (qui reste le summum de la série).

Le titre original (A New Blood) est en référence aux pouvoirs télékinésiques de la jeune héroïne, jouée par Susan Jennifer Sullivan. Le film mise assez sur ce personnage, au point de faire d'elle l'adversaire N°1 de Jason Voorhees dans ce film très violent et sanglants, un des plus brutaux de la série, un des plus implacables. Kane Hodder interprète ici le tueur zombie pour la première fois, et ne ce sera pas la dernière, loin de là !

Le film insiste bien sur le statut de mort-vivant de Jason, on voit son corps putréfié et son squelette. Les meurtres sont très gores, bien mis en scène. Bien mieux mis en scène que les acteurs, pas tous excellents, loin de là même. La réalisation de Buechler, en général, n'est pas terrible, sauf pour les meurtres. On a affaire ici à un slasher de qualité, mais tout de même pas un monument du genre, et si je l'ai bien aimé autrefois, je ne suis pas sûr de vouloir le revoir. Pour fans, c'est un bon cru.

Note : 14/20 39091831

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30 mai 2009

Flash !!! Hot News !!!

Salut! Eelsoliver m'a chargé de vous dire qu'il serait de retour jeudi ou vendredi ! En attendant son retour, keep on rockin'!!!

Leslie

Posté par Leslie Barsonsec à 23:16 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Top Séquence N°32 : Easy Rider ("Wasn't Born To Follow")

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Pour ce 32ème Top Séquence, j'ai décidé d'aborder un film culte, réalisé en 1969 par Dennis Hopper, interprété par Hopper et par Peter Fonda (et Jack Nicholson, mais pas dans l'extrait), un film qui a le mérite d'être le premier film indépendant de l'histoire du cinéma américain à remporter un gros succès : Easy Rider. L'histoire de Billy et Wyatt, deux hommes qui, après un deal de drogue, enfourchent leurs motos pour partir à la Nouvelle Orléans, voir le carnaval. Et arpentent, ensemble, les routes, faisant au hasard des rencontres, avec un camp de hippies, un avocat alcoolo ou quelques habitants bouseux anti-cheveux longs...

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Le film, filmé comme un documentaire (les scènes de feux de camp sont totalement réelles, non écrites, filmées sur le vif après une tournée de pétards), fera sensation, et contient une bande-son absolument tétanisante de beauté : Steppenwolf, The Band, Roger McGuinn (chantant Dylan), Jimi Hendrix Experience, et les Byrds (dont le leader était Roger McGuinn, déjà cité). L'extrait que j'ai choisi ne dure même pas deux minutes, et est muet de paroles. On y voit Billy et Wyatt, sur leurs motos (superbes), roulant sous un beau soleil sur les routes américaines, avec, en fond sonore, une des plus belles chansons des Byrds, Wasn't Born To Follow, chanson originellement issue de l'album The Notorious Byrd Brothers de 1968 (un de leurs meilleurs albums). Une scène mythique et simple, parfait exemple de liberté : on roule, tranquille, sans demander rien à personne. Que demander de plus ? Et la chanson des Byrds aide parfaitement à se sentir bien plus libre dans sa tête que le Diego de la chanson de Michel Berger et Johnny Hallyday. Une scène mythique, totalement représentative du film et de l'époque, et une musique tout simplement somptueuse (la voix de McGuinn). 

Le Fantôme De La Liberté

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Genre : Comédie dramatique surréaliste

Année : 1974

Durée : 105min

L'histoire : Le couple Foucauld reçoit une séries de photographies de monuments par la poste. Ils les regardent, horrifiés, comme si ces photographies, pour eux, symbolisaient la pornographie la plus perverse...

La critique de ClashDoherty :

Avant-dernier film de Luis Bunuel, Le Fantôme De La Liberté est un film totalement surréaliste, inracontable (ce que j'ai décrit dans l'histoire n'est qu'une très infime partie du scénario), rempli de scènes allégoriques, surréalistes donc, et de détails. On suit la progression d'un personnage, jusqu'à ce qu'il en rencontre un autre, ce qui fait que le film, par la suite, s'attarde surtout sur le nouveau personnage, et ainsi de suite. Doté d'un casting prestigieux (Jean-Claude Brialy, Bernard Verley, Paul Frankeur, Monica Vitti, Jean Rochefort, Michael Lonsdale, François Maistre, Claude Piéplu, Adolfo Celi, Michel Piccoli, Marie-France Pisier, Pierre Maguelon, Guy Montagné, Paul Le Person, Orane Demazis, Jean Rougerie, Julien Bertheau), le film est vraiment superbe, et étrange.

C'est une sorte de version cinématographique du fameux jeu de mots surréaliste "Cadavre Exquis" (consistant à inscrire un mot sur un bout de papier, à plier ce bout et à demander aux autres personnes de faire de même, jusqu'à former une phrase qui peut très bien n'avoir aucun sens comme en avoir un, selon le hasard). Un des plus beaux et des plus connus des films de Bunuel, et probablement un des plus dingues, avec L'Âge D'Or. En fait, ça faisait depuis 1930 (et L'Âge D'Or) que Bunuel n'avait pas été aussi loin dans le surréalisme.

Tour à tour drôle, dramatique et poétique, totalement inclassable, Le Fantôme De La Liberté, chef d'oeuvre bunuelien, est son dernier grand film. Son film suivant, le dernier, Cet Obscur Objet Du Désir (1977) sera très réussi, mais pas autant que celui-là, faisant vraiment du Fantôme De La Liberté le testament surréaliste et artistique de ce réalisateur mythique et extrêmement talentueux - et subversif. 

Note : 20/20 39091831

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Te Marres Pas...C'Est Pour Rire !

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Genre : Nanar merdeux

Année : 1982

Durée : 100min

L'histoire : A la suite de la mort de son oncle, Marcello devient le nouveau patron de la société Puccini, qui fabrique des vélos. Il décide de pratiquer de nombreux changements, ce qui ne plaît absolument pas au délégué syndical...

La critique de ClashDoherty :

Un nanar comique, c'est comme un repas dans un fast-food : au départ, on est comme alléché par l'odeur (comprendre : le titre à la con, les acteurs qui cabotinent, l'histoire tellement débile que ça ne peut être que jouissif), puis, rapidement, on en est écoeuré (trop gras, trop sucré, trop salé, trop lourd). Si les nanars comiques peuvent donc être considérés comme l'équivalent cinématographique des MacDo et autre Quick, les nanars comiques avec Aldo Maccione en premier rôle sont, eux, l'équivalent des restaurants Jacques Borel, autrement dit : imbouffables !!

Te Marres Pas...C'Est Pour Rire ! (déjà, le titre...) est réalisé par le prince des nanardeux françouze des années 70-80, Jacques Besnard (Le Fou Du Labo 4). Seulement, voilà, Besnard avait pour habitude de faire des nanars, certes, mais de gentils nanars, de ceux que l'on peut revoir sans trop de dégâts, de ceux qui, malgré leurs défauts, restent sympathiques (Le Grand Restaurant). Il faudra qu'il collabore avec Aldo pour faire un nanar tout simplement insauvable, une authentique chiure de chikungugna. Comme quoi, Aldo avait pour talent de transformer en merde tout ce qu'il approchait !

On trouve aussi Michel Galabru, Marthe Mercadier, Jean-Pierre Darras, Jacques Marin, Jacques Legras, Smaïn (oui, dans un petit rôle d'ouvrier !), Chantal Nobel, Brigitte Lahaie et Alain Nobis dans ce naufrage intersidéral au titre provocateur par sa connerie (et qui nous préviens d'emblée que ce film n'est pas fait pour se marrer, mais pour rire ; en même temps, impossible de se marrer devant ce film ! Impossible !). J'en ai assez parlé, les actes sont plus éloquents que du bla-bla, donc je vous conseille de voir ce film si vous voulez vous emmerder grave profondément devant votre TV un soir. En un mot, donc, si vous aimez le vrai cinéma, chassez ce film de votre mémoire !

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