31 juillet 2009
Brocéliande
genre: mauvaise viande (interdit aux - 12 ans)
année: 2003
durée: 1h35
l'histoire: Chloé, une étudiante en archéologie, s'inscrit à l'université avec comme spécialisation l'histoire celte. Au même moment, se produit une série de meurtres. Tous les indices convergent vers la forêt de Brocéliande, où Chloé participe un chantier de fouilles sur d'anciennes sépultures.
la critique de Eelsoliver:
Tout le monde le sait: le succès du Projet Blair Witch influencera d'autres réalisateurs à signer quelques productions de seconde zone (si ce n'est pas de troisième zone par ailleurs...) autour de forêts maléfiques ou ensorcelées. C'est donc au tour de Brocéliande d'en faire les frais.
Derrière ce nanar horrifique, se cache un nouveau tâcheron du cinéma, Doug Headline.
Visiblement influencé par le fameux Projet Blair Witch, le réalisateur nous plonge donc la forêt de Brocéliande où une jeune étudiante, Chloé, participe à des fouilles archéologiques.
Premier mauvais point, c'est affreusement mal joué. On se croirait presque dans le feuilleton Plus belle la vie tant les acteurs ont l'air détachés du film.
Mention spéciale à son interprète principale, Elsa Kikoine, incroyablement fade et ayant le charisme d'un haricot pas frais.
Pour le reste, on s'ennuie ferme. Le film est assez bavard. Bien entendu, des disparitions mystérieuses et des meurtres pas affreux du tout sont commis.
Chloé enquête et tombe alors sur une sorte de secte qui sévit dans la forêt. Pourquoi suis-je surpris de retrouver Alice Taglioni dans cette daube?
D'ailleurs, cette dernière se fera découper sa tête de blondasse au sourire de ravi permanent! Le seul bon moment du film au passage...
Pour cette unique raison, j'accorde un point. C'est déjà très généreux.
note: 01/20
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On Peut Toujours Rêver
Genre : Comédie
Année : 1991
Durée : 100min
L'histoire : Surnommé "L'Empereur", Charles De Boisleve est un patron d'entreprise richissime, mesquin et très solitaire. Son seul vice : la kleptomanie. Il vole dans des supermarchés qui, apparemment, lui appartiennent d'ailleurs. Un jour, un jeune beur de banlieue, Rachid, le suprend, et l'insulte copieusement. Mais les vigiles arrêtent Rachid. De Boisleve arrange la situation, et propose à Rachid de devenir son coiffeur particulier, avec un salaire de rêve. Rachid accepte, et va découvrir la vie luxueuse et bourgeoise...
La critique de ClashDoherty :
En 1991, Pierre Richard réalise On Peut Toujours Rêver, dans lequel il tient la vedette avec Smaïn. Egalement interprété par Edith Scob, Pierre Palmade et Jacques Seiler (le fameux sergent Bellec des films des Charlots), le film est, à ce jour, sa dernière réalisation.
Avec son affiche qui parodie allègrement Pretty Woman, et son histoire qui en est, d'ailleurs, une version comique et banlieue, On Peut Toujours Rêver est une comédie sympa, mais cependant mineure.
Pierre Richard est excellent dans un rôle à contre-emploi, celui d'un PDG richissime et solitaire, peu aimable et assez superficiel.
Smaïn est assez rigolo dans un rôle qu'on ne peut cependant pas vraiment qualifier de 'composition', car il joue un jeune beur de banlieue.
Mais il est assez bon, dans ce film, même s'il n'a jamais été un acteur exceptionnel. Les autres acteurs sont corrects, sauf Palmade, énervant comme une chiure de mouche résistant à deux passages de Cillit Bang.
Sans être exceptionnel, le film montre les différences entre vie de banlieusard et vie de richard, et contient quelques gags assez bons et drôles. On tient ici une comédie mineure, mais assez amusante, à voir une fois ou deux !
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Sly & The Family Stone - Family Affair
Genre : Clip vidéo musical
Année : 1971
Durée : 3,10min
La critique de ClashDoherty :
En 1971, Sly & The Family Stone, groupe de funk à tendance un peu psychédélique (ayant offert un concert magistral en 1969 lors du Festival de Woodstock), sort l'album There's A Riot Goin' On. Gros succès à sa sortie, l'album est cependant assez mal digéré par les fans du groupe, mené par le charismatique chanteur Sly Stone (au look de proxénète cool sorti tout droit d'un film de Blaxploitation). La raison de cet accueil un petit peu tiède ?
L'aspect de l'album, totalement allume-gaz. There's A Riot Goin' On est un disque qui a été enregistré par un Sly Stone totalement en osmose avec son nom de scène : stone. Défoncé.
Raide shooté en permanence, en perpétuelle descente d'héro, complètement azimuté, ne parvenant pas à se souvenir de la chanson qu'il vient de chanter, et la rejouant juste après (pendant un concert)...
Avec sa pochette satirique remplacant les étoiles du drapeau ricain par des soleils qui manquent cruellement à l'ambiance du disque, There's A Riot Goin' On est tout aussi dépressif, mortifère, drogué et vaporeux que totalement magnifique et essentiel, un disque précurseur qui influencera bon nombre d'artistes à venir, pas seulement de funk.
Tout l'album est une abysse de funk dépressif et drogué, avec un Sly qui, parfois, bafouille (sur le morceau que j'ai choisi pour cet article, Family Affair), ou se met à pousser des cris effarants (même exemple, ou Just Like A Baby), sans parler de ce Spaced Cowboy qui mérite bien son nom, avec les yodellements de Sly façon chanteur tyrolien défoncé au speed. L'album propose même un titre éponyme dont la durée ne dépasse pas... 00:00 minutes.
There's A Riot Goin' On (le titre) n'existe pas, tout en étant crédité en fin de la première face. Histoire de dire il se passe rien, brother.
Family Affair, que j'ai choisi, est probablement le passage le plus gai de l'album, le plus dansant. Rythmique groovy, et une chanteuse/choriste déboulant avec It's a family affaaaaaaiiir, it's a family affaaaaaiiir, et Sly qui, de sa voix suave, grave et sexy, commence à chanter.
La chanson parle de la manière assez particulière qu'à Sly de règler les problèmes au sein de sa famille (car sa Family en était vraiment une). Groovy, funky, mais aussi intensément... étrange, Family Affair était la chanson utilisée en guise de single pour lancer l'album.
Mais malgré sa réussite incontestable, on ne peut pas dire que cette chanson fait vraiment office de lancement pour l'album.
There's A Riot Goin' On étant, vraiment, un disque difficile et anti-commercial. Inhabituel, voire même exceptionnel, pour un album de funk, musique servant exclusivement à vous faire remuer le popotin sans vous faire poser de questions !
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It's a family affair, it's a family affair
It's a family affair, it's a family affair
One child grows up to be
Somebody that just loves to learn
And another child grows up to be
Somebody you'd just love to burn
Mom loves the both of them
You see it's in the blood
Both kids are good to Mom
'Blood's thicker than mud'
It's a family affair, it's a family affair
Newlywed a year ago
But you're still checking each other out
Nobody wants to blow
Nobody wants to be left out
You can't leave, 'cause your heart is there
But you can't stay, 'cause you been somewhere else!
You can't cry, 'cause you'll look broke down
But you're cryin' anyway 'cause you're all broke down!
It's a family affair
It's a family affair
Fatale
genre: drame
Année: 1992
durée: 1h50
l'histoire: La vie de Stephen Fleming, un parlementaire conservateur, promu secrétaire d'Etat, va être bouleversée par sa rencontre avec Anna, l'amie de son fils.
la critique de Eelsoliver:
L'histoire d'une passion déchirante qui va ruiner un politicien de renom, appelé à faire une grande carrière. Tel est le scénario de Fatale réalisé par Louis Malle en 1992.
Afin de nous faire avaler cette histoire d'amour, le réalisateur a l'intelligence de choisir deux grands acteurs, Jeremy Irons et Juliette Binoche.
Les deux interprètes sont plutôt convaincants dans leurs rôles, surtout Jeremy Irons, soudainement épris et fou amoureux de la nouvelle petite amie de son fils.
Son amour pour elle toune à la paranoïa et à l'obsession: il la suit, la surveille et l'espionne. Mais paradoxalement, il hésite à aller vers elle.
Finalement, il finira par pénétrer chez elle et par lui avouer ce qu'il ressent. Entre les deux tourtereaux, c'est la passion absolue. Ce qui donne lieu à quelques scènes érotiques.
Et Louis Malle retranscrit parfaitement l'amour presque animal qui unit ces deux êtres. Mais comme le stipule le titre du film, cette passion sera fatale au politicien.
Et oui, les journeaux en quête de sensations et de tromperies, finiront par découvrir la vérité. Le film prendra alors des allures d'une véritable tragédie.
Pourtant, malgré une mise en scène de qualité et des acteurs en rendez-vous, fatale peine à accrocher. En effet, le film n'explique jamais pourquoi ce politicien tombe fou amoureux de cette femme mystérieuse. Louis Malle s'est montré plus inspiré par le passé.
Pas nul, loin de là, mais un film mineur.
note: 11/20
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Le Festin Nu
Genre : Inclassable (Ah, mais là, total!!!)
Année : 1991
Durée : 115 minutes
L'histoire : Euh ... alors, Bill Lee, un exterminateur d'insectes ... euh ... par un coucours de circonstances ... euh .. ah ouais, il était drogué et sa femme aussi ... alors un jour il ... enfin, bref, allez le voir, vous vous ferez une idée ...
La critique déboussollée de Shauni81 :
CA Y EST, AMIS CRONENBERGOPHILES, J'AI TROUVE UN CRONENBERG MIEUX QU'EXISTENZ!!
Et non, ce n'est pas la sacro-sainte Mouche qui m'a emballé (Bien que je l'ai vu et qu'il soit très bien, mais pas autant que m'a paru eXistenZ) mais bel et bien ce festin nu labyrinthique et plus Lynchéen que Cronenbergien ...
Adapté du roman inadaptable de William S. Burroughs, Le Festin Nu raconte l'histoire, ou plutôt le trip, à moins que ce ne soit réel (Encore ce tiraillement, comme dans eXistenZ!) du personnage de Bill Lee, qui est très fortement inspiré de l'auteur du livre lui-même.
Dans Le Festin Nu, on ne sait pas trop à quoi s'attendre ... mais alors là, vraiment pas. Je pèse mes mots quand je dis que ce film est labyrinthique, il est bourré de fausses pistes, de coups dans l'eau, de bizarreries étranges.
Hallucination? Délire? Folie? Réalité? Les quatre? Tout s'embrouille et, au final, on est à la fois très avancé et pas du tout avancé en même temps.
On comprend bien que des réalisateurs auent trouvés ce roman inadaptable. Déjà, là, même si l'adaptation de Cronenberg est assez libre, on s'y perd facilement. Alors je n'imagine même pas le livre (Que je compte lire très bientôt).
Le Festin Nu est un film totalement atypique et étonnant dans la filmographie du réalisateur Canadien. On se dit : "Ah ben ça!
Le réalisateur de La Mouche et de eXistenZ a fait CA?? C'est impensable!" Eh ben, si, ça s'est passé en 1991, ça s'apelle le Festin Nu, c'est le troisième Cronenberg que je vois et c'est pour le moment mon préféré, même si il me faut l'approfondir encore ...
Le tout est de savoir "Est-ce perdre le spectateur comme ça fait d'une oeuvre un navet ou un chef d'oeuvre?" Effectivement, on est en droit de se poser la question, et c'est une certaine idée de la vision de junkie ou d'ex-junkie qui règne autour de l'objet filmique du réalisateur de Scanners.
En effet, la dominance déjantée et psychédélique de la réalisation ne laisse rien présager de réel et par la même, lorsque le réel surgit, il est considéré comme une vue absurde et totalement abstraite de la réalité. Et vice-versa.
"C'était une défonce littéraire [...], on a un effet Kafka, on devient un cloporte"
Il est évident qu'en visionnant ce document audiovisuel long de presque 2 fois 60 minutes, on peut penser que le réalisateur se fout vraiment de nous.
Ou alors Cronenberg nous prend pour des buses, dans un style "Vous allez rien piger, c'est normal, je suis trop fort pour vos petits cerveaux abasourdis", ou bien, il ne nous en dit point assez dans l'espoir suivant "Allez vous-même cherche le fin mot de tout ceci ...".
Personellement et à titre objectif, je compte bien pencher à titre indicatif de mon avis pour la deuxième hypothèse, car je pense que là est le message du Festin Nu de Cronenberg.
C'est sans conteste le film le plus barge que j'aie vu!
Note : 20/20 (Ben oui, obligé!)
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Zombi 3
genre: nanar horrifique (interdit aux 12 ans)
année: 1988
durée: 1h30
l'histoire: Un commando attaque un centre de recherches situé sur une île du Pacifique. Leur objectif est de s'emparer d'une arme biologique nocive pour l'homme. Mais lors de l'opération, l'un d'eux est contaminé. La contamination gagne toute la population de l'île et les transforme en monstres enragés.
La critique de Eelsoliver:
Oh, le beau nanar que voilà! Le fameux film de George Romero, Zombie, continue d'influencer d'autres tâcherons en tout genre. Lucio Fulci est de ceux-là.
En vérité, Lucio Fulci n'est pas un si mauvais réalisateur. Il a même signé quelques bons films d'horreur. Mais Zombi 3 enterrera définitivement sa carrière.
Pourquoi ? Parce que ce dernier a fait l'erreur de faire appel à ce zeddard de Bruno Mattéi pour réaliser ce film. Et qui dit Bruno Mattéi, signifie forcément une grosse purge en puissance.
Ainsi, Zombi 3 nous présente un commando de militaires qui va se retrouver contaminés par un virus. L'infection va alors toucher toute la population, transformant les gens en morts-vivants sanguinaires.
Evidemment, les maquillages sont d'une laideur à toute épreuve. Ensuite, Zombi 3 joue la carte du gore à outrance. A tel point que le film finit par en devenir ridicule.
Je pense notamment à cette séquence où une pauvre grognasse enceinte accouche d'un bébé zombie. Ce dernier dévorera une malheureuse brunasse qui regardera, d'un air niais et ébahi, la naissance du monstre.
A se demander s'il ne s'agit pas d'un nanar volontaire vu que Bruno Mattéi est derrière cette daube. On comprend mieux alors pourquoi Lucio Fulci ne s'en remettra jamais.
Heureusement pour nous, les zombies tarés attaquent souvent, très souvent, et ce, pour notre plus grand plaisir! Ah vraiment, merci Monsieur Mattéi de nous avoir gavé de tant d'inepties pour nos pauvres petits cerveaux encore lobotomisés par tant de nanars horrifiques et très laids.
Note: 02/20 note nanardesque: 17/20
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Les Fugitifs
Genre : Comédie
Année : 1986
Durée : 95min
L'histoire : Jean Lucas, ancien braqueur de banques, sort de prison après 5 ans d'emprisonnement. Bien décidé à mener une vie honnête, il vend quelques bijoux et se rend dans une banque déposer son argent. Malheureusement pour lui, il arrive au moment où François Pignon, un pauvre type malchanceux, timide et suicidaire, braque maladroitement la banque. Les flics arrivent, et prennent Lucas pour le braqueur. Les deux hommes s'enfuient, et rapidement, le rapport de force (Pignon est le preneur d'otages) va basculer...
La critique de ClashDoherty :
Dernière collaboration entre Francis Veber, Pierre Richard et Gérard Depardieu, Les Fugitifs est le moins réussi des trois films du trio, mais reste une comédie très drôle et sympathique.
Jean Benguigui, Roland Blanche, Anaïs Bret, Jean Carmet, Maurice Barrier, Philippe Lelièvre, Didier Pain, Michel Blanc et Arno Klarsfeld complètent la distribution du film, mis en musique par Vladimir Cosma.
On retrouve les deux personnages des Compères (et d'autres films de Veber, concernant Pignon) : Pignon et Lucas. Le film joue à nouveau la carte du buddy-movie, du rapport de force déglingué entre deux hommes que tout oppose.
Entre un braqueur de banques téméraire et costaud, mais devenu honnête, et pris en otage par un braqueur de banque malheureux, malchanceux, suicidaire (donc, prêt à tout) et timide.
Pignon, qui braque une banque afin de sortir sa petite fille muette (Anaïs Bret) de la pension où elle est enfermée depuis la mort de sa mère. Une histoire, donc, morale.
Un peu trop larmoyant par moments, Les Fugitifs contient cependant des gags excellents : le braquage foiré, la visite chez un vétérinaire (Jean Carmet) soignant la blessure de Lucas...
Malgré ces gags vraiment parfaits, le film souffre d'un léger ralentissement, d'une baisse de rythme, et n'est pas aussi grandiose que La Chèvre ou Les Compères. Une bonne comédie, toutefois.
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30 juillet 2009
Les Compères
Genre : Comédie
Année : 1983
Durée : 90min
L'histoire : Tristan, 16 ans, fait une fugue. Son père ne faisant pas assez d'efforts pour le retrouver, sa mère, Christine, décide de faire appel à deux anciens amants, François Pignon (timide et suicidaire) et Jean Lucas (costaud, téméraire). A chacun d'entre eux, elle fait croire que Tristan est leur fils...
La critique de ClashDoherty :
Après le succès monstrueux de La Chèvre, Francis Veber décide de réunir à nouveau le tandem Pierre Richard/Gérard Depardieu pour Les Compères.
µPresque aussi réussi, ce film met à nouveau en scène un personnage bien connu de l'univers de Veber, François Pignon.
Lucas, l'autre personnage, sera à nouveau joué par Depardieu dans le film suivant du tandem, Les Fugitifs. Outre Richard et Depardieu, le film est aussi interprété par Anny Duperey, Michel Aumont, Stéphane Bierry, Philippe Khorsand, Roland Blanche, Maurice Barrier, Robert Dalban, Jacques Frantz, Jean-Jacques Scheffer et Florence Moreau.
Le duo mal assorti (prenez un costaud un peu rustre et amateur de coups de boules et un petit timide et suicidaire) fonctionne parfaitement, et les gags et répliques du film sont vraiment parfait(e)s. Les Compères, sans atteindre les sommets de La Chèvre, est quand même une comédie renversante, une des meilleures de Veber, et c'est grâce à Depardieu et Richard qu'on le doit.
Certes, le scénario est un peu nul (deux hommes recherchent un jeune homme fugueur dont ils pensent chacun être le père naturel), mais les gags ne le sont pas, ce qui est bien l'essentiel.
Par la suite, Veber signera Les Fugitifs, aussi très réussi, mais quand même moins que ce film. Les Compères est un classique de la comédie à la française !
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Dennis Wilson - River Song
Genre : Clip vidéo musical
Année : 1977
Durée : 3,40min
La critique de ClashDoherty :
Jusqu'en 2008, l'album Pacific Ocean Blue, unique album solo du batteur des Beach Boys Dennis Wilson, n'était pas disponible en CD, et extrêmement rare à dénicher en vinyle.
Depuis 2008, c'est finalement chose faite, heureusement d'ailleurs, et la réédition CD propose aussi, sur un second disque, les démos de Bambu, qui aurait du être le second album de Dennis Wilson, mais est resté inachevé. La raison est double : Dennis Wilson a mis 7 ans à concevoir Pacific Ocean Blue.
Il bossait à son rythme. Et, autre raison, plus définitive celle-là : en 1983, une vague emporta Dennis Wilson, bourré, dans un autre monde. Le surf de trop.
Car Dennis Wilson était, encore plus que les autres Beach Boys, un fana de surf. Il vivait dans une baraque non loin de l'océan pacifique, et a enregistré Pacific Ocean Blue (et Bambu) non loin.
Lors de sa sortie en 1977, Pacific Ocean Blue a étonné tout le monde : les rock-critics et amis de Wilson, persuadés que rien de valable ne sortirait de lui, tellements convaincus de son manque de talent. Un talent qu'il cachait bien.
L'album sera la première oeuvre solo d'un ex-Beach Boys. La plus grande vente d'albums solos de tous les Beach Boys réunis. Une claque pour Brian Wilson, le grand frangin, absent de l'album (mais pas Carl Wilson, qui joue de temps à autre).
River Song est la chanson qui ouvre Pacific Ocean Blue. Présente ici en clip de fan, avec images fixes (Dennis Wilson n'a jamais fait un seul clip promotionnel ni concert en solo, le clip ne pouvait donc être que conçu de la sorte), c'est une chanson absolument imparable, magnifique, faisant parfois penser aux Beach Boys (dont Dennis, batteur et frère cadet du bassiste/compositeur/chanteur Brian Wilson et aîné du guitariste Carl Wilson, était considéré comme la pièce rapportée, le membre possédant le moins de talent, à tort), mais faisant surtout penser au gospel (les choeurs, magnifiques) et... à Robert Wyatt en solo (Rock Bottom).
Tout l'album (12 titres, 36 minutes) fait penser à une version surf, californienne, américaine, de Rock Bottom, ce chef d'oeuvre introspectif et étrange que Robert Wyatt a fait en 1974.
Féru de surf, mais aussi de drogues et d'alcool, Dennis Wilson, au look barbu très proche de The Big Lebowski, et à la voix parfois rauque, sonne souvent comme un chanteur en plein retour de cuite carabinée, en plein spleen vaporeux, poudré, alcoolisé (Moonshine, Thoughts Of You).
Une ambiance assez spéciale, pas vraiment gaie, plane sur le disque, malgré la gaieté apparemment trompeuse de titres comme Rainbows, What's Wrong ou You And I. Et ce River Song mémorable, qui ouvre admirablement bien un disque tout simplement GRANDIOSE.
A écouter inlassablement, à écouter au réveil, au coucher, seul, en groupe, à votre naissance, avant de mourir. La musique de ce disque vous survivra, de toute façon, tant elle semble immortelle.
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Walkin' down by the river
Water running through my knees
(Ahhh)
River, oh river moves so free
(Ahhh)
Oh mighty river endlessly
Oo mighty river
I would love to be like you
Oo lonely river
Has not got the time to say
I was born into the city life
It's all that I've ever known
You know it's rough gettin' round this place
So crowded I can hardly breathe
You can only see about a block or two
In L. A. that's the truth
I'm lookin' for some country life
Some kickin' room no more city life
I want the river
Rollin' rollin' rollin' on river
(I got to get away I got to get away I got to get away)
Rollin' rollin' rollin' on river
(I got to get away I got to get away I got to get away)
Rollin' rollin' rollin' on river
(I got to get away I got to get away I got to get away)
Rollin' rollin' rollin' on river
(I got to get away I got to get away I got to get away)
Rollin' rollin' rollin' on
It breaks my heart to see the city
I wonder why it ain't pretty
Oh I want to cry, want to cry
Come on you've got to do it do it do it
You got to run away you got to run away
You got to do it do it do it
You got to run away
You got to run away
You got to do it do it do it
You got to run away
You got to run away
You got to do it do it do it
You got to run away
You got to run away
You got to do it do it do it
You got to run away
You got to run away
Un Chien Dans Un Jeu De Quilles
Genre : Comédie
Année : 1983
Durée : 95min
L'histoire : Joseph Cohen est paysan, et il est menacé d'expulsion par le châtelain, Alexandre, qui veut détruire sa ferme pour agrandir son domaine. Joseph fait alors appel à son frère Pierre, psychologue parisien, avec qui il n'a pas échangé un mot depuis un sacré bail...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1983 par Bernard Guillou, Un Chien Dans Un Jeu De Quilles est une comédie interprétée par pierre Richard, Jean Carmet, Julien Guiomar, Sylvie Joly et Danielle Minazzoli.
On y trouve aussi Fanny Bastien, François Clavier, Béatrice Camurat et Franck-Olivier Bonnet. Ecrit par Guillou, mais produit par Pierre Richard, le film est une petite déception par rapport aux précédents films de l'acteur (Le Coup Du Parapluie, La Chèvre) et par rapport aux suivants (Les Compères, Les Fugitifs).
L'affiche, qui montre un Pierre Richard souriant et crevant l'écran (littéralement), est aussi anodine que le film, qui fait rire, sourire (surtout, plutôt que vraiment rire), mais ne vaut pas ses précédents films.
C'est un film sympa, gentillet, pas un ratage malgré la réalisation franchement basique et un scénario qui semble avoir déjà été utilisé (La Soupe Aux Choux, déjà, propose un scénario semblable, concernant le détail de l'expropriation de paysans, et on y trouvait déjà Jean Carmet !
Bon, bien sûr, inutile de chercher les extra-terrestres dans Un Chien Dans Un Jeu De Quilles, vous chercheriez en vain).
Vraiment pas parmi mes comédies préférées de Pierre Richard, malgré des gags rigolos et Pierre Richard qui est, comme souvent, très bon dans son rôle de héros un peu lunaire, un peu timide, un peu naïf, mais recelant des trésors de courage, de gentillesse et de persévérance. Un film mineur.
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