29 juin 2010

Deux heures moins le quart avant Jesus-Christ

Deux_Heures_Moins_Le_Quart_Avant_Jesus_Christ

Genre: comédie
année: 1982
durée: 1h40

l'histoire: Ben-Hur Marcel, conducteur de char à Rahaltoum, petite colonie romaine Nord-Africaine où Jules César vient passes ses vacances. La révolte gronde parmi le peuple qui trouve en Marcel un tribun charismatique et annonciateur d'une ère nouvelle.

La critique de Eelsoliver:

On connaît tous le talent de Jean Yanne en tant que réalisateur (et même en tant qu'acteur) pour nous servir des comédies grinçantes (Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil).
Mais le cinéaste-interprète a également dans la comédie potache, déjantée et farfelue. C'est le cas ici dans Deux heures moins le quart avant Jesus-Christ.

Pour cela, Jean Yanne a la bonne idée de s'entourer de quelques acteurs qui ne se prennent pas au sérieux: Darry Cowl, toujours prêt à sévir dans la comédie nanarde pour le meilleur et surtout pour le pire, Michel Serreault, le rigolard Paul Préboist, Michel Auclair ou encore André Pousse.
Mais le personnage le plus débile se nomme probablement Ben-Hur Marcel (tu parles d'un nom crédible et à la con !) interprété par Coluche, tout simplement à son aise dans cette comédie sympathique.

De plus, Jean Yanne a la bonne idée de servir une comédie jouant sans cesse sur les anachronismes: micros, télévision, casino...
Bref, tout est réuni pour donner lieu à un film festif qui ne se prend jamais au sérieux et qui cultive l'art du non-sens. Bien sûr, l'ensemble est un brin lourdingue (mais c'est aussi le genre qui veut ça) et un peu longuet sur la fin.
Toutefois, inutile de bouder son plaisir ! Deux moins le quart avant Jesus-Christ reste une comédie culte à regarder au second degré (pour ne pas dire au troisième).

Note: 14.5/20

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28 juin 2010

Saint Ange

Genre: horreur

année: 2003

durée: 1H38

L'histoire: Une jeune femme, masquant une grossesse honteuse, est chargée de nettoyer une orphelinat désaffecté et hanté des fantômes d’enfants.

la critique

Sorti  un peu dans l’anonymat, ce premier film de Pascal Laugier mérite royalement que l’on se penche dessus aujourd’hui. Tout d’abord force est de constater que le réalisateur avait déjà le talent pour instaurer une ambiance lourde et poisseuse dans ce film tournant sur très peu de personnages.

Cela fonctionne tout du long pour atteindre un crescendo intenable lors des ultimes scènes lorsque Virginie Ledoyen passe de l’autre côté du miroir au sens propre comme au figuré.

Là, Laugier excelle indubitablement. Plongeant le métrage dans un blanc aveuglant, le réalisateur va pourtant pêcher par un jusqu’auboutisme exacerbé. En appuyant exagérément sur le pathos de la femme acceptant malgré elle sa gestation qu’elle portera à terme lors d’une scène frisant le ridicule ! Dommage.

J’ai trouvé Ledoyen assez bonne tandis que Lou Doillon m’est apparue quelque peu approximative dans son rôle de femme-enfant.

Deux choses à retenir pour moi au final : Primo c’est que « El Orfanato » lui a clairement pompé plus qu’un pan de son scénario. Et secundo que cette première bobine annonçait furieusement la future claque nommée « Martyrs » !

NOTE : 14,5/20

Ber

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27 juin 2010

Le Capitaine Fracasse

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genre: aventures, cape et d'épée
année: 1961
durée: 1h45

l'histoire: La baron de Sigognac offre l'hospitalité à une troupe de théâtre avec qui il sympahise. La présence d'Isabelle dans la troupe pousse le baron à les accompagner sur les grands chemins. Lorsqu'ils sont attaqués par le bandit Agostin, le baron démontre tout son courage. Il devient alors le Capitaine Fracasse.

la critique de Eelsoliver:

Nous sommes au début des années 60. Pour Jean Marais, cela marque également une longue carrière dans des films d'aventures et de cape et d'épée.
Un rôle de héros à la fois serviable et un tantinet insolent, combattant l'injustice, qui lui va à ravir. Dans le Capitaine Fracasse, il trouve donc un personnage à sa mesure.

Il s'agit d'un film réalisé par Pierre Gaspard-Huit en 1961, et l'adaptation du roman de Théophile Gautier, également derrière la caméra.
Au niveau des acteurs, on trouve des seconds rôles de prestige: Philippe Noiret, Louis de Funès et Jean Rochefort. Autant dire que le casting fait rêver.

Le film a un côté très théâtral. Ce qui est plutôt normal vu le genre... De plus, le héros du film, le baron de Sigognac, rencontre une troupe de théâtre.
Il est rapidement intégré dans la troupe et démontre rapidement son courage. Il manie également la lame avec une grande habileté.
Ce qui lui vaut le surnom de Capitaine Fracasse.

En résulte un film sympathique mais typique également de son époque. Il se dégage également un certain charme car ce genre de production ne serait probablement plus possible aujourd'hui.
Pour le reste, le scénario est assez prévisible. On sait ce qui va se passer et comment tout cela va se finir. Un film gentillet mais plutôt divertissant et agréable à regarder.

Note: 13/20

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10 juin 2010

Fast and Furious 4

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genre: action
année: 2009
durée: 1h40

l'histoire: Un meurtre oblige Don Toretto, un ex-taulard en cavale, et l'agent O'Conner à revenir à Los Angeles. Confrontés à un ennemi commun, ils forment une alliance afin de déjouer les plans du criminel.

La critique de Eelsoliver:

Dernier épisode de la saga Fast And Furious en attendant un probable cinquième volet, Fast And Furious 4 s'éloigne du troisième opus qui avait totalement abandonné ses héros.
Pour ce quatrième méfait, on retrouve donc Vin Diesel et Paul Walker. Ici, Don Toretto (Vin Diesel) a les nerfs. Sa fiancée a été assassinée par un criminel.

Mais Toretto a l'occasion de prendre sa revanche, en compagnie d'un flic de haut vol, un certain O'Conner (Paul Walker). Scénario minimum pour un maximum d'action: telle est la formule nauséabonde de Fast and Furious 4, réalisé par Justin Lin.
Ca se veut nerveux, bourrin, décomplexé mais tous les efforts finissent par lasser.

L'ensemble étant tout de même sans intérêt et les dialogues d'une rare bêtise. Pour le reste, Fast and Furious 4 mise évidemment sur ces courses-poursuites avec des bagnoles et des moteurs mal huilés. La séquence la plus ridicule étant évidemment la fin du film, sorte d'énorme course-poursuite dans des tunnels dangereux et mortels dans lesquels les voitures explosent, volent, Vin Diesel passant d'une automobile à une autre à pleine vitesse...

C'est encore plus naze que la scène de la moto décérébrée dans Mission impossible 2... Pourtant, Fast and Furious 4 se révèle un peu moins insipide que son prédécesseur.
Mais ça reste tout de même un très gros naveton.

Note: 04/20

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08 juin 2010

Tonnerre de Feu

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genre: action
année: 1983
durée: 1h50

l'histoire: Le Tonnerre de feu est un hélicoptère ultrasophistiqué, assurant la sécurité anti-terroriste à la veille des JO. L'engin est piloté par Frank Murphy. Ce dernier fait équipe avec Cochrane. Ancien du Vietnam et ennemi de Murphy, Cochrane ourdit un complot politico-policier.

la critique de Eelsoliver:

Voilà un film d'action solide, violent et nerveux, j'ai nommé Tonnerre de feu, réalisé en 1983 par John Badham. En dehors de son scénario plutôt basique mais assez bien ficelé, Tonnerre de feu se situe véritablement dans cette obsession américaine de fabriquer l'arme ou la machine de guerre parfaite. Le Tonnerre de feu est donc un hélicoptère ultrasophistiqué.

Mais attention à ce que l'engin moderne ne tombe pas entre des mauvaises mains. D'ailleurs, le héros de l'histoire, Frank Murphy (Roy Scheider) est le pilote choisi pour conduire l'hélicoptère.
Malheureusement, il croise sur sa route un ancien camarade de l'armée, un certain Cochrane (Malcolm McDowell). Les deux hommes se détestent pour une vieille rancoeur qui date de la guerre du Vietnam.

Rapidement, Murphy découvre que Cochrane est sur le point de mettre au point un complot politique et tente de faire entendre la vérité.
Poursuivi par l'armée, il affronte alors Cochrane dans un duel acharné. Les séquences aériennes sont particulièrement réussies et impressionnantes.
Niveau action, suspense et tension, on ne s'ennuie jamais.

C'est ce que l'on appelle un film d'action solide, burné qui n'hésite pas à délivrer la marchandise tout en proposant un minimum de scénario.
On pourra toutefois regretter que ce film serve à nouveau de prétexte pour l'armée américaine, le réalisateur faisant largement l'éloge de la technologie de l'époque.
Limite un film de propagande... Mais c'est aussi le genre qui veut ça.

Note: 14/20

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07 juin 2010

Alien Teacher

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genre: science fiction
année: 2007
durée: 1h30

l'histoire: Une enseignante nouvellement arrivée dans un collège semble être un alien qui souhaite entraîner sa classe dans un mystérieux concours à Paris.

La critique de Eelsoliver:

Alien Teacher, réalisé par Ole Bornedal en 2007, est un film de science fiction qui nous vient du Danemark. Le scénario explore la piste extraterrestre puisqu'il est question ici d'une nouvelle enseignante fraîchement arrivée dans un collège.
Cette dernière est un alien et montre une attitude bien étrange, à tel point qu'elle effraie ses propres élèves, pourtant réputés pour être des cancres notoires.

L'un d'entre eux a des soupçons sur l'identité de son nouveau professeur. Il finit par ailleurs par découvrir la vérité et tente d'alerter l'école et son entourage.
Mais sa tâche devient difficile lorsque son père veuf et en mal de femmes, vient s'amouracher de l'enseignante extraterrestre.

D'ailleurs, cette dernière a d'étranges projets. Elle emmène alors ses élèves dans un mystérieux concours à Paris. Le but est évidemment de faire de sa classe un nouveau garde-manger. Mais les collégiens se rebellent et luttent contre l'alien aux pouvoirs surprenants.

Soyons honnêtes, Alien Teacher est un redoutable nanar ! Difficile de se passionner pour une histoire aussi débile. Certes, la nanardise a l'air volontaire.
Toutefois, cela n'est pas suffisant pour y trouver un divertissement fun et amusant. Une curiosité de la science fiction mais qui ressemble bel et bien à un étron-flotteur.
Manque plus que l'odeur...

Note: 03/20

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05 juin 2010

H2G2, le guide du voyageur galactique

H2G2

genre: science fiction, comédie
année: 2005
durée: 1h50

l'histoire: La maison d'Arhur Dent est sur le point d'être rasée. Il découvre que son meilleur ami est un extraterrestre et que la planète Terre va être détruite. Il embarque alors sur un vaisseau de passage. L'aventure ne fait que commencer...

la critique de Eelsoliver:

Voilà une belle curiosité que ce H2G2, le guide du voyageur galactique, réalisé par Gath Jennings en 2005. D'ailleurs, difficile de dire quelles sont les inspirations de ce cinéaste, tant H2G2 se démarque du lot et propose un spectacle à la fois déjanté, original et franchement fendard !
Toutefois, on pourrait le comparer à la folle histoire de l'espace même si H2G2 n'est pas une parodie de plusieurs films de science fiction.

Tout du moins, on retrouve cet état d'esprit décérébré et une certaine bonne humeur. Autant dire que les acteurs semblent s'être beaucoup amusés en tournant ce véritable OFNI comique et de SF du cinéma ! Et ce, pour notre plus grand bonheur !
Pour cela, il est nécessaire de regarder H2G2 au second degré (pour ne pas dire au troisième...).

En dehors de cela, H2G2 se veut être une sorte d'aventure spatiale complètement ch'tarbée. En vérité, difficile de raconter un tel film...
Mais H2G2 raconte l'histoire d'un être humain plutôt banal, un certain Arthur Dent, qui se bat pour que sa maison ne soit pas rasée et pour empêcher de nouvelles constructions immobilières.

A partir de là, le film vire dans une folie qui ne s'arrête jamais. Bienvenue dans un délire qui s'étale sur une heure et 50 minutes de bobine, sans jamais connaître le moindre essoufflement !
La planète Terre est détruite par des aliens caractériels et idiots. Arthur Dent atterrit alors avec son meilleur ami extraterrestre dans un vaisseau spatial.

C'est une nouvelle aventure qui commence, en sachant que le héros va devoir apprendre toutes les notions du guide du voyageur galactique pour bien connaître les subtilités de notre univers.
De là, découle tout un tas de réflexions et de théories folles-dingues, comme par exemple le fait que l'univers serait le résultat d'un énorme éternuement...
Mais encore une fois, difficile de décrire un tel film. Toujours est-il que l'on s'amuse beaucoup et les acteurs également. Une excellente comédie spatiale qui joue habilement sur une certaine folie et sur des non-sens toujours revendiqués !

Note: 14.5/20

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03 juin 2010

Death Tunnel

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Genre : Horreur

Année : 2005

Durée : 90min

L'histoire : Dans le Kentucky, dans la petite ville de Waverly Hills, se trouve un endroit tristement célèbre, un sanatorium dans lequel de terribles expériences furent faites sur des malades tuberculeux. 5 jeunes étudiantes s'y retrouvent, bien des années après, enfermées avec l'organisateur d'une soirée, qui leur a lancé un pari. Comme c'est un film d'horreur, bah, y va s'passer des trucs e'd'dans. Si.

La critique de ClashDoherty :

Etant passionné de paranormal et d'histoires glauques et authentiques, j'ai décidé, il y à peu, de regarder ce film, sorti en 2005 et réalisé par un certain Philip Adrian Booth, pour la simple raison qu'il proposait de se concentrer sur une histoire vraie et sinistre, celle du sanatorium de Waverly Hills, un endroit réputé comme étant un des plus hantés (et glauques) au monde.
Bref, un film d'horreur se passant dans cet endroit pouvait très bien être intéressant à voir. Mon Dieu, mais qu'ai-je fait, le jour où j'ai loué ce DVD ! Car cette merde (car ç'en est une belle) existe en DVD !

Soyons clair : c'est très mal réalisé et écrit (le réalisateur a signé le scénario avec un certain Christopher Saint Booth, sans doute son frangin), et niveau interprétation, c'est tellement pitoyable qu'à coté, un singe atèle serait digne d'obtenir l'Oscar du meilleur acteur dans King Kong 4 !
Bon, pour faire simple, les acteurs sont tellement à chier que je ne veux même pas les citer, ils ne le méritent pas.

Un film d'horreur mal fagotté, une histoire de fantômes qui ne fait même pas peur (un best-of de Lara Fabian serait plus effrayant ; vous me direz que ça ne serait pas très difficile, en même temps), des effets spéciaux qui ne sont pas spéciaux (et qu'on ne peut que difficilement appeler des 'effets'), un scénario qui accumule les pires conneries encore pire qu'un emballage de Carambar...
Death Tunnel est une horrible merde dégoulinante de pus avarié ! A ne conseiller à personne !

Note : lunwcsent

La critique de Eelsoliver: 

Le film a le mérite de prévenir le spectateur d'entrée de jeu: Death Tunnel s'inspire d'une histoire vraie. Je ne suis donc pas étonné que ce film d'horreur ait pu attirer la curiosité de notre ami Clash.
Mais je comprends également sa déception pour ne pas dire son rejet total. Car Death Tunnel, réalisé par ce bouseux de Philip Adrian Booth, est une très grosse purge.

Rien à tirer de ce film faussement horrifique. Quelques étudiantes se retrouvent dans un sanatorium maudit. L'organisateur de la soirée leur lance un défi.
Apparitions soudaines de fantômes, portes qui grincent, cris hystériques à n'en plus finir, mort sordide, réalisation clippesque, acteurs perdus et complètement nazes, effets visuels moches et vulgaires...
Tel est le programme naveteux de ce Death Tunnel qui fait sourire malgré lui.

Un très gros nanar en fin de compte. Dans ces conditions-là, difficile d'accrocher à l'histoire (bien qu'inspirée de faits réels), le film ne parvenant jamais à délivrer quelques frissons.
Dommage, car vu le sujet, cela promettait un bon film de genre. Mais ne vous-y trompez pas, Death Tunnel est une énorme diarrhée dont on ne se remet pas facilement...
Une sorte de gastro en fin de compte. Vous voilà prévenus...

Note: beurk

Posté par ClashDoherty à 17:21 - - Commentaires [22] - Rétroliens [0]
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Ben X

BEN_X

Genre : drame
Année : 2007
Durée : 90 minutes

L'histoire :
Ben , n'a pas la même vision de la vie que ses camarades , il vit dans son monde , il est différent .

La critique de tangokoni :
En 2002 Nick Balthazar écrit un roman : "Il ne disait rien du tout" , inspiré par un fait divers qui l'avait profondément touché ; il adaptera ce roman au théâtre sous le titre de "Rien" et c'est en 2007 qu'il nous propose son unique réalisation : Ben X .

Ben , 17 ans , est un jeune homme différent des autres , il ne parle pas , ou trés peu , et ne comprend pas que son entourage dépense autant d'énergie à toujours parler , il perçoit et comprend le monde extérieur , mais n'a pas envie et n'arrive pas à communiquer de manière traditionnelle avec lui .
Le seul endroit où il se sent à l'aise pour communiquer est un jeu virtuel en réseau sur internet , où il incarne le personnage de Ben X , et où il a comme amie virtuelle la jeune Scarlite.

Sa mère le protège considérablement , mais en agissant avec lui comme si il était comme les autres .
Par contre au Lycée il est le souffre douleur de ses camarades qui se moquent perpétuellement de lui , le harcèlent et même le maltraitent , et iront jusuqu'à le dévêtir et le filmer nu .
Pourquoi agissent-ils ainsi ? tout simplement parce que Ben est différent d'eux , il souffre du syndrome d'asperger , une forme d'autisme , et hélas , ses camarades de classe ne voient en lui qu'un arriéré mental dont ils peuvent se jouer , une belle proie.
Ben est pur , il ne sait pas mentir , il croit tout ce qu'on lui dit , il est naïf , mais il a parfois envie de se rebeller et n'y parvient pas , il ne sait pas le faire .
Malgré cela , il imagine un jour , un meurtre ; et quel meurtre ...... le sien !

Certaines scènes du film nous sont  présentées comme un genre de documentaire , avec les témoignages de ses parents , de certains de ses professeurs , qui parlent au passé de notre Ben , personnage trés attachant.
J'aurais envie de tout vous raconter , il me faudrait dix pages , mais ce film est trop beau pour vous en dévoiler l'intégralité  , je préfère vous laisser le plaisir de le regarder , et je vous le conseille fortement .

Je vais quand même revenir sur le fond du film , plusieurs sujets sont abordés ici :
Le syndrome d'asperger (sujet déja abordé par Eelsoliver ici : http://cinemadolivier.canalblog.com/archives/2010/05/05/17682886.html), bien entendu , il est le principal sujet du film ; Ce syndrome est quelque peu différent de l'autisme de haut niveau , et les personnes qui en souffrent arrivent relativement bien à s'assumer seules.

Le deuxième sujet abordé est le rejet des personnes différentes , des personnes qui ne sont pas moulées à la norme , ce film me fait penser une fois de plus à Elephant Man , ou Freaks , ou encore Edward aux mains d'argent .
Le troisième sujet abordé est l'amour des parents pour leur enfant , et la foi qu'ils ont en lui .
Le quatrième sujet est celui de l'amour ou de l'amitié , qui peut sauver une vie .
Et le cinquième sujet est celui de la zoothérapie , qui consiste à faire évoluer des personnes souffrant de déficience mentale , parmi des animaux ; ce sujet n'est abordé qu'infimement  , mais je le considère tout de même trés important .

Il y a donc pas mal de sujets abordés dans ce film qui est un chez d'oeuvre dans le genre .

Je tiens tout de même à vous préciser que le fait divers qui a suscité tant d'émotions à Nick Balthazar n'est pas insignifiant : (dixit Nick Balthazar lui-même) : "Un jeune homme de 17 ans s'était jeté du haut d'un chateau , on avait ensuite appris qu'il souffrait d'une légère forme d'autisme et qu'il avait été littéralement harcelé à mort . J'ai écrit pour la mère de cet adolescent , qui avait crié tout haut son désespoir et son chagrin , afin de lui apporter ma compréhension et ma compassion" .

Un film parfaitement interprété , touchant , émouvant , et tiré d'un fait divers ; je vous le recommande .

Note : 20/20

Posté par tangokoni à 13:00 - - Commentaires [27] - Rétroliens [0]
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02 juin 2010

Les nerfs à vif

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genre: thriller (interdit aux - 12 ans)
année: 1992
durée: 2h05

l'histoire: Max Cady, condamné à 14 ans de prison pour viol sur mineure, est à nouveau libre. Il entreprend de se venger de l'avocat Sam Bowder, qu'il estime responsable de son incarcération.

la critique de Eelsoliver:

Il en faut pas l'oublier, la filmo de Martin Scorcese est riche, très riche mais elle contient aussi quelques films inégaux. Personnellement, je ne suis pas un grand fan d'Aviator, pour ne citer que celui-là, en sachant que le pire film du réalisateur (et d'ailleurs de son propre aveu) reste Kundun.
Indéniablement, les nerfs à vif fait partie de cette sous-catégorie.

Attention, c'est loin d'être un mauvais film. Même une oeuvre mineure de Scorcese reste bien meilleure que la moyenne. Les nerfs à vif se concentre sur un ex-taulard criminel, un certain Max Cady, interprété par un Robert de Niro, une fois encore convaincant en psychopathe.
Ce dernier a décidé de mené la vie dure à son avocat qu'il estime responsable de ses 14 années de prison.

Et c'est finalement le point faible des Nerfs à vif, son scénario qui ne repose que sur une banale histoire de vengeance. De plus, on a bien du mal à croire à cet ancien prisonnier qui arrive à faire croire à la justice et à la police que c'est son avocat qui le harcèle et le tabasse à ses heures perdues.
Malgré ses quelques défauts, la mise en scène est digne du Scorcese que l'on connaît.

En résulte un film tendu, nerveux à l'image de son psychopathe de service, particulièrement en colère contre son avocat (Nick Nolte) et sa famille.
De Niro arrivera presque à séduire la fille de son avocat, une jeune adolescente. Une opération de séduction forcément malsaine.
Toutefois, la fin du film reste tout de même assez prévisible.

Note: 13/20

Posté par Alice In Oliver à 09:59 - - Commentaires [28] - Rétroliens [0]
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