31 juillet 2010

L'Enfant Massacre

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Genre : Chambara (action)

Année : 1972

Durée : 78min

L'histoire : Ogami Itto, ancien bourreau shogunal désormais ronin, arpente les routes du Japon médiéval avec son jeune fils Daïgoro. Il est rapidement contacté par un clan de vassaux du Shogun, qui lui demandent de retrouver er de liquider leur artisan-teinturier, gardien d'un secret de fabrication de la teinture indigo, qui assure la fortune du clan, mais qui vient de passer à l'ennemi. Itto, qui a le clan Yagyu (ses ennemis et cause de sa perte) à ses trousses, accepte la mission...

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La critique de ClashDoherty :

Il suffit de regarder la date de production des quatre premiers (sur six) volets de la saga Baby Cart pour se rendre compte que, lorsqu'il s'agit de répondre à la demande, les Japonais n'ont peur de rien et y vont clairement : ces quatre premiers films ont tous été réalisés en 1972 !
Imaginez si ça se passait à Hollywood, avec quatre Twilight qui sortiraient en quelques mois, la même année ! Alors, OK, les Baby Cart sont courts (celui-ci, L'Enfant Massacre, second volet, ne dure même pas 1h20, à deux minutes près), ils ont été tournés avec des moyens modestes (mais ils sont super bien foutus pour l'époque, et même encore pour maintenant), et les Japonais ont une réputation de bourreaux de travail. Mais quand même !

Toujours réalisé par Kenji Misumi et interprété par Tomisaburo Wakayama et Akihiro Tomikawa dans les roles repsectifs de Ogami Itto et de son fils Daigoro, le film se situe presque immédiatement après les évenements du premier film.
L'histoire de ce second volet (plus court que le précédent : 78 petites minutes) est nettement plus aboutie que celle du premier volet,  qui servait surtout de base.
Le film est aussi largement plus violent et sanglant (oui, n'ayons pas peur des mots : certains passages sont gores), et contient encore plus d'action.

Le film démarre par un duel d'une violence radicale : un homme se fait enfoncer le katana de Itto dans le crane, le sang gicle littéralement... impossible, en regardant Kill Bill Vol. 1, de ne pas penser à cette scène (et à d'autres scènes du film) lorsque Uma Thurman affronte les Crazy 88's dans la boite de nuit japonaise. L'Enfant Massacre est incontestablement un des plus grands films de la saga Baby Cart.
Violent, sanglant, mais aussi assez émouvant (l'enfant est craquant, la scène où il soigne son père blessé est très belle), ce second volet est aussi un de mes préférés, et celui que j'ai vu le plus souvent. Malheureusement, il est, comme tous les autres volets, beaucoup trop court, on aurait aimé une demi-heure en plus. Incontestablement un chef d'oeuvre du chambara, à la violence certes un peu théatralisée par moments (héritage du Nô et de Kurosawa), mais en tous points remarquable. Ames sensibles, s'abstenir, par contre, le sang coule vraiment à flots !

Note : 20/20 IMG000043

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30 juillet 2010

Millenium 3 : La Reine Dans Le Palais Des Courants D'Air

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Genre : Thriller

Année : 2010

Durée : 145min

L'histoire : Lisbeth Salander est gravement blessée, et hospitalisée dans un état sérieux. Dans une chambre non loin de la sienne se trouve, dans un état tout aussi sérieux, Zalachenko. Pendant qu'elle se trouve plus ou moins en danger, à la merci des hommes de Zalachenko qui pourraient bien se débarrasser définitivement d'elle, Michael Blomkvist, son ami, lui, va tout faire pour la sortir du merdier immense dans lequel elle s'est fourrée...

La critique de ClashDoherty :

Voici enfin le troisième et ultime volet de la saga Millenium, adaptée des romans de feu Stieg Larsson ! Réalisé par Daniel Alfredson (qui a déjà signé le précédent volet), Millenium 3 : La Reine Dans Le Palais Des Courants D'Air est toujours interprété par son duo gagnant Noomi Rapace et Michael Nykvist.
On y trouve aussi Lena Endre, Annika Hallin, Hans Alfredson, Anders Ahlbom Rosendhal, et une foule d'acteurs très talentueux, mais que je ne citerai pas, car peu connus en dehors de la Suède (voire inconnus, tout simplement). Le film est long, plus long que le précédent (qui durait 2h10), il dure quasiment 2h30, mais dans l'ensemble, on ne s'emmerde pas un instant.

Dans l'ensemble, ce troisième volet n'est pas mon préféré de la saga, et c'est aussi le cas de la saga romanesque de Larsson (décédé alors qu'il remettait à son agent le manuscrit du tome 3, au fait ; décédé d'une crise cardiaque).
Un petit peu moins explosif et réussi que les deux précédents films, La Reine Dans Le Palais Des Courants D'Air (encore un titre nébuleux, qui symbolise ici Lisbeth - la Reine - à l'hosto - quel autre endroit est autant rempli de courants d'air, avec ces visites incessantes, ces portes toujours ouvertes) n'en demeure pas moins une réussite dans le genre thriller psychologique.

A noter que si le premier volet était un tant soit peu indépendant des deux autres, ce troisième film, lui, ne peut pas être vu si vous n'avez pas vu le précédent.
Il démarre en effet directement après la fin du second volet (qui s'achevait en apocalypse de violence brutale, et sur un cliffhanger - retournement de situation - bien stressant).
Ce dernier volet est tout simplement la conclusion de Millenium, une conclusion réussie, même si légèrement en-dessous du reste (réalisation bonne, pas extraordinaire ; rien à dire côté interprétation et adaptation, en revanche). Bref, Millenium 3 : La Reine Dans Le Palais Des Courants D'Air, pour moi, mérite une bonne note, un 16/20. Autrement dit, sans être le joyau de la saga et de l'année, c'est franchement, honnêtement, un super film qui n'a pas trop à rougir des deux précédents volets !

Note : 16/20 IMG000043

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Le Sabre De La Vengeance

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Genre : Chambara (action)

Année : 1972

Durée : 80min

L'histoire : Dans le Japon médiéval, Ogami Itto, bourreau shogunal, est condamné à l'exil permanent après que le clan Yagyu a organisé un complot le visant : ils ont abattu le Shogun, et accusent Itto du crime. Itto voit sa famille se faire massacrer, sauf son très jeune fils Daigoro. Itto et son fils prennent la route, en exil, en quête de vengeance...

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La critique de ClashDoherty :

Premier volet de la mythique saga Baby Cart (6 films), Le Sabre De La Vengeance date de 1972 et est signé Kenji Misumi. Assez court (1h20 tout rond - tous les films de la saga oscillent entre 80 et 90 minutes), le film est construit sans aucun temps mort, et alterne, au départ, flash-backs et présent.
Même si, passé la milieu du film, les flash-backs disparaissent. Ce premier épisode de la saga n'est pas le meilleur, mais est néanmoins d'une force incroyable.
L'histoire du soit-disant complot visant à faire tomber Itto prend à elle seule la moitié du film. Et puis, ce film est surtout connu pour ses scènes d'action renversantes (affrontement dans le village, ou près d'un lac), qui, à elles seules, méritent de citer la saga Baby Cart parmi les plus grandes références de Tarantino quand il réalisa Kill Bill.

Servi par une musique d'enfer, une interprétation hors normes (comme souvent dans le cinéma japonais populaire, la part d'exagération chère au théatre No est très présente), une réalisation majestueuse et efficace. Ceci dit, Le Sabre De La Vengeance n'est pas le meilleur de la saga, et ce, parce que c'est le premier, celui qui fut fait en guise d'essai (vu le succès, les autres ont suivi, 4 réalisés en 1972 !), celui qui pose les bases de la saga.
Tout simplement puissant, un sacré moment de cinéma populaire, un chef d'oeuvre du cinéma asiatique. Dans le registre du chambara (film de sabre), la saga Baby Cart est le summum, et ce premier film, un coup d'essai qui ressemble à tout sauf à un coup dans l'eau ! Monumental, et dire que la suite sera encore supérieure !

Note : 18/20 IMG000043

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29 juillet 2010

Une affaire privée

Genre : Polar

Année : 2001. Réalisé par Guillaume Nicloux

L’histoire : Un privé recherche une jeune femme  qui a mystérieusement disparue depuis plus de 6 mois.

A propos du film :

Le réalisateur dit avoir été influencé par Le Privé de Robert Altman et Klute d'Alan J. Pakula.

Critique de Ber :

Très bon polar français qui nous plonge dans l’enquête de François Manieri, un privé à la vie dissolue et accro au magnétophone. On est baladé, au gré des témoignages multiples, dans les méandres de la vie de la disparue entre l’entourage familial et de sombres milieux interlopes qu’elle fréquentait avec discrétion.

Le privé va se prendre des coups (logique) et perpétuer son enquête malgré la découverte, vers le milieu de l’intrigue, du corps décomposé de la victime.

On ne lâche pas l’affaire une seconde. Nicloux émaille son récit de nombreuses pistes crédibles pour encore plus laisser le spectateur circonspect. D’ailleurs, le dit spectateur restera fortement « sur les genoux » lorsque l’épilogue arrivera telle une queue de poisson à grande vitesse qui nous laisse un peu sur le bas côté le générique défilant. Il fallait oser...

En résumé un très bon policier français, glauque à souhait, avec un contre emploi bénéfique pour Lhermitte accompagné d’une ribambelle de seconds rôles de luxe. Que demande le peuple ?

NOTE : 17 /20

Ber

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26 juillet 2010

Faces

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Genre : Drame

Année : 1968

Durée : 130min

L'histoire : Richard Frost, distributeur de films, se prépare à en regarder un du nom de Faces. Puis, plus tard, avec un vieil ami, Freddie, ils rencontrent une call-girl, Jeanie, dans un bar, et elles les emmène finir la soirée. De retour chez lui, Richard s'embrouille avec sa femme et lui annonce qu'il veut divorcer pour vivre avec Jeanie...

La critique de ClashDoherty :

Sorti en 1968, à la base d'une durée de 220 minutes mais désormais réduit par la force des choses (bandes abimées, perdues, détruites...) à 130 minutes, Faces est un des meilleurs films de John Cassavetes (uniquement réalisateur et scénariste).
Le film, en noir & blanc, est interprété par John Marley, Lynn Carlin, Seymour Cassel et Gena Rowlands (femme de Cassavetes). On y trouve aussi Darlene Conley et Fred Draper (et pas mal d'acteurs peu connus, figurants, etc).

Faces, qui subira plusieurs problèmes avant sa sortie (Charlton Heston, alors dirigeant du syndicat des acteurs, emmerdera considérablement le staff, rapport au fait que l'équipe technique travaillait bénévolement, le film ayant été tourné avec peu d'argent et de moyens), est un drame psychologique dans la lignée du cinéma de Cassavetes, du pur Cassavetes, quoi.
Un film d'auteur, dans la plus pure tradition, un film sobre, élégant, intelligent, intellectuel, adulte. J'aime beaucoup le cinéma de Cassavetes, et Faces est assurément, avec Opening Night, Une Femme Sous Influence et le plus 'commercial' Meurtre D'Un Bookmaker Chinois, une des réussites majeures du réalisateur américain d'origine grecque. Mais Cassavetes a-t-il raté un seul film ?

Histoire d'un couple qui se déchire, d'une histoire d'amour difficile, Faces est un film tragique et intense, à voir absolument si vous aimez les films dits d'auteur. Un classique du genre, en tout cas !

Note : 19/20 IMG000043

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Dead Set

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genre: horreur (interdit aux - 16 ans)
année: 2008
durée: 2h20

l'histoire: Le pays est en émoi suite à l'attaque de morts-vivants qui massacrent la population. Les participants d'une émission de télé-réalité ignorent ce qui se trame à l'extérieur.

la critique de Eelsoliver:

En vérité, Dead Set, réalisé par Yann Delange en 2009 est une mini-série en 5 épisodes qui regroupés, forment un film de plus de deux heures.
Pour cette raison, j'ai décidé de répertorier ce long-métrage dans la catégorie horreur et non pas dans la catégorie série. Voilà pour les petites explications.

Pour le reste, Dead Set est une excellente surprise qui a la bonne idée de situer l'action dans un jeu de téléréalité, type Loft Story, et ici intitulé Big Brother.
Alors que les candidats font la une des journeaux et que chaque sortie du participant éliminé entraîne un bain de foule, les rues sont bientôt envahies par des morts-vivants assoiffés de chair humaine.

Et tout cela se passe en direct. Malheureusement, coupés du monde, les candidats ignorent ce qui se passe à l'extérieur. Mais très vite, une des programmatrices de l'émission se retrouve avec eux et tente avec beaucoup de mal de leur expliquer une situation déjà compliquée.
A partir de là, Dead Set a le mérite de se concentrer sur chacun des protagonistes, en sachant que les zombies ne tardent pas à faire leur apparition.

La situation devient très vite alarmante. A l'extérieur, il n'existe aucune issue possible. Les morts-vivants pullulent dans les rues. Les personnes encore humaines semblent avoir toutes été dévorées.
Le loft est donc leur seule chance de survie mais évidemment les zombies se veulent oppressants. Sans compter un vieux quarantenaire qui n'en fait qu'à sa tête et qui veut à tout prix s'enfuir.
Il mettra en danger tout le monde. De son côté, l'héroïne du film cherche à retrouver son fiancée (qui n'est pas dans le loft).

Dead Set délivre largement la marchandise en matière de séquences gores, probablement appelées à devenir cultes. Ca vaut largement les meilleures références du genre.
C'est dire la qualité de ce Dead Set, dont le seul reproche concernera probablement sa longueur (le film s'étale tout de même sur 2h20 de bobine...).
Mais n'oubliez pas, à la base, il s'agit d'une mini-série horrifique en plusieurs épisodes.

Note: 16/20

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25 juillet 2010

Les Mille Et Une Nuits

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Genre : Comédie érotique/Film à sketches

Année : 1974

Durée : 130min

L'histoire : En Arabie. Nourredine, un jeune homme, tombe amoureux de Zoumourroud, une jeune esclave qu'il achète, mais qui disparait, enlevée. Il se lance à sa recherche, et va vivre, ou entendre, de grandes aventures...

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La critique de ClashDoherty :

Dernier (et, donc, troisième ; bravo, vous suivez) volet de la trilogie de la Vie, Les Mille Et Une Nuits, réalisé par Pier Paolo Pasolini en 1974, est l'avant-dernier film du réalisateur, et le dernier sorti de son vivant (il sera assassiné sur une plage d'Ostie quelques jours avant la sortie de Salo Ou Les 120 Journées De Sodome, en 1975). Interprété par Ninetto Davoli, Ines Pellegrini, Franco Citti et Tessa Bouche (notamment), ce film est bien entendu l'adaptation de certains contes du fameux recueil arabe (qui contient vraiment 1001 histoires). Des contes légers, érotiques, grivois. Pas de Aladdin, de Sindbad, de Ali Baba ici.

A la différence des deux précédents volets, Pasolini n'apparait pas ici, et les contes suivent, en gros, un cheminement scénaristique (le film conducteur entre les contes est nettement plus solide, on a l'histoire des deux amoureux séparés entre chaque conte).
Visuellement parlant, musicalement parlant, c'est tout simplement le plus beau film de Pasolini, la beauté des décors (naturels) arabes, la musique, la photographie de Tonino Delli Colli, c'est sublime, aucun autre mot ne convient. Les acteurs, que ce soient les habitués (Citti, Davoli) ou figurants et amateurs, sont excellents. Encore une fois, beaucoup de nudité des deux sexes, mais c'est soft. Très poétique. Mais pour adultes seulement (interdit aux moins de 16 ans) !

Arabian Nights (titre anglais) est donc un chef d'oeuvre de plus, et la conclusion parfaite de la trilogie de la Vie. Poésie pure, érotisme soft, humour de certaines situations, ce troisième volet est immanquable. La trilogie de la Vie célèbre la vie et le sexe avec légèreté, là où le prochain film de Pasolini, son ultime, célèbrera le sexe comme synonyme de la mort...
Il aura fallu trois films à Pasolini pour prouver que le sexe est gai, et il ne lui en faudra qu'un (Salo) pour montrer le contraire ! 

Note : 20/20 IMG000043

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24 juillet 2010

Dans ses yeux

Genre : Drame

Année : 2009. Réalisé par Juan José Campanella

L’histoire : Un greffier à la retraite décide d’écrire un livre sur une affaire qui le hante depuis 25 ans.

A propos du film :

Oscar 2010 du meilleur film étranger 

Critique de Ber :

Quelle bonne surprise que ce métrage argentin un peu sorti de nulle part. Le film se veut un gigantesque flashback sur l’enquête menée suite à un viol crapuleux commis sur une jeune et jolie femme pleine d’avenir. Un employé du ministère de la justice va remuer ciel et terre afin de confondre le véritable meurtrier. Il va particulièrement s’attacher à l’abnégation du jeune veuf.
L’enquête s’avérera passionnante de bout en bout. Entre des hautes instances frileuses, une magnifique course poursuite dans un stade de foot et une justice beaucoup trop laxiste va se construire un récit poignant et d’un réalisme à couper le souffle.

Le titre est tout à fait au diapason du film. On lit aisément la folie dans le regard du suspect (bien avant qu’il commette le meurtre d’ailleurs !), on déchiffre un colossal amour platonique dans les yeux de la jeune supérieure du héros. Sans manquer de quelques traits d’humour (grâce à l’hilarant assistant du greffier qui ne jure que par la dive boisson), l’histoire pose une très authentique réflexion sur la mémoire et la passion quelle qu’elle soit.

Si le côté bluette du film (l’amour impossible du héros avec sa supérieure fiancée) ne se noyait pas dans l’énorme espace que prend l’enquête proprement dite, le film aurait surement approché la perfection.

Baigné dans une argentine en pleine crise politique, le film s’impose comme un tout grand moment de cinéma avec un final glaçant et réussi nécessaire à tout œuvre de cet acabit.

NOTE : 18 /20

Ber

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Les Contes De Canterbury

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Genre : Comédie érotique/Film à sketches

Année : 1972

Durée : 110min

L'histoire : Adaptation de plusieurs des Contes de Canterbury, de Chaucer...

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La critique de ClashDoherty :

Deuxième volet de la trilogie de la Vie, Les Contes De Canterbury, sorti en 1972 et ayant été victime de plusieurs ennuis judiciaires (censure... Pasolini y était vraiment habitué, depuis le début de sa carrière !) est l'adaptation de plusieurs contes issus du recueil du même nom, écrit au Moyen-Âge, en Angleterre, par Geoffrey Chaucer (dans le film, joué par Pasolini lui-même, lien entre les différents sketches). C'est une comédie érotique interprétée notamment par Hugh Griffith, Ninetto Davoli, Franco Citti, Joséphine Chaplin, Laura Betti...
Interdit aux moins de 16 ans (interdit aux mineurs à l'époque), le film est aussi drôle que truculent, rempli de nudité des deux sexes (mineurs, c'est pas pour vous !), et adapte assez bien le recueil.

Malgré cela, c'est, des trois films, le moins connu et réputé, le moins apprécié. Pour ces raisons, et parce que j'adore vraiment le livre initial (qui, malgré le fait qu'il soit très ancien, est parfaitement lisible pour un lecteur contemporain), ce film est probablement mon préféré, mon chouchou, de la trilogie de la Vie. Oui, il faut bien le dire, c'est un peu moins grandiose que Le Décaméron.
Ou que Les Mille Et Une Nuits (troisième volet). Mais je lui donne 20/20 quand même, car, franchement, ces contes assurent dans le registre de la fantaisie érotico/comico/morbide (car la mort est assez présente).

Exemples de contes réussis, celui avec Ninetto Davoli (qui rend un vibrant hommage à Chaplin, dont une des filles joue dans le film - mais dans un autre conte - en interprétant Perkin, un jeune homme aux allures de Charlot), ou celui de la Bourgeoise de Bath (Laura Betti), qui épuise littéralement ses maris par sa fièvre horizontale (comprendre, c'est une chaude du cul).
Dans l'ensemble, on rit, on s'amuse, dans ces Contes De Canterbury grivois à réserver aux adultes. Beaucoup de nudité, une ambiance immorale très jubilatoire... Sublime, en un mot !

Note : 20/20 IMG000043

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23 juillet 2010

Le Décaméron

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Genre : Comédie érotique/Film à sketches

Année : 1971

Durée : 120min

L'histoire : Adaptation d'une dizaine de contes issus du très grivois Décaméron de Boccace, recueil de contes italien du Moyen-Âge.

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La critique de ClashDoherty :

Sorti en 1971, Le Décaméron est l'adaptation d'une dizaine des 100 contes du recueil du même nom écrit par Jean Boccace dans l'Italie médiévale, un recueil assez grivois de contes légers, érotiques ou immoraux, très amusants pour la plupart d'entre eux. Le Décaméron, c'est aussi le premier volet d'une trilogie, celle de la Vie, unique vraie trilogie dans la filmographie de Pier Paolo Pasolini.
Le film est interprété par Ninetto Davoli, Franco Citti, Pasolini lui-même dans le rôle d'un peintre qui sert plus ou moins de lien entre les différents sketches.
Car le film est construit sur le procédé des sketches. Tous sont remarquables, soit dit en passant, et montrent des situations invraisemblables et frivoles. Notamment l'histoire d'Andreuccio (Davoli), qui apprend, un jour, l'existence d'une soeur, qu'il ignorait.
Mais cette soeur est en fait une vrait petite salope, pas du tout parente d'Andreuccio, mais en fait une voleuse qui profite de sa crédulité pour le voler. Le pauvre Andreuccio, 'héros' de deux contes d'affilée, finit dans une fosse à merde, à moitié enterré vivant, et s'en sortira in extremis...
Autre excellent conte que celui de la femme infidèle qui fait nettoyer une énorme jare bien sale à son cocu de mari, et qui s'envoie en l'air pendant ce temps-là...

L'ensemble de ces contes est de haute volée, très bien interprété (pas mal d'inconnus, de figurants, peu frileux, car le film regorge de nudité, masculine et féminine), et on s'amuse beaucoup.
Je conseille fortement le visionnage en VO, Pasolini ayant tourné le film en napolitain (patois italien), ce qui rend l'ensemble très pittoresque.
La photographie de Tonino Delli Colli est sublime, la musique de Ennio Morricone aussi. Ce film est, visuellement, un enchantement... à déconseiller aux moins de 16 ans en raison de la nudité très très présente, et de l'immoralité des contes. Le Décaméron, avant toutes choses, est une comédie érotique (comme les deux volets suivants).

Mais c'est aussi une comédie picaresque et vraiment amusante, on rit beaucoup, c'est passionnant de bout en bout, et, vraiment, aucun conte n'est moins réussi que le reste.
Probablement le meilleur film de la trilogie de la Vie, ce qui ne signifie pas que les deux autres soient ratés (ô que non), mais Pasolini, ici, frappe fort.
Un de ses meilleurs films, aussi, mais sa trilogie de la Vie est une de ses oeuvres maîtresses, malgré son côté très léger et frivole.

Note : 20/20 IMG000043

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