28 novembre 2010

Manie Manie, les histoires du labyrinthe

maniemanie

Genre : Animation japonaise ; inclassable ; science fiction.

Année : 1987

Durée : 50min

L’histoire

Recueil composé de trois histoires indépendantes :

1) Labyrinthe labyrinthe : Sachi et son chat Chichiro se trouvent piégés dans un monde fantastique.

2) Le pilote : Dans un futur proche, l’un des sports les plus prisés est une course automobile dans lequel tous les coups sont permis et les concurrents se livrent un combat acharné pour rester en course. L'un d'entre eux a des pouvoirs psychiques, qui lui permettent de maitriser la trajectoire de son véhicule et d'écarter ses adversaires sans efforts.

3) Stopper le travail ! : Dans une société technologiquement avancée, Tsutomu Sugioka a pour mission d’arrêter un ancien projet : l’édification d’une immense citée dont la construction est entièrement réalisée par des robots. Cependant, ces derniers refusent de cesser le travail et poursuivent leur absurde tâche. Sugioka va alors tenter d’atteindre le cœur du système pour arrêter la construction.

La critique de Swiffin

Avant de jouir d’une solide réputation en dehors du Japon grâce à Akira. Katsuhiro Otomo a fait ses premiers coups d’essais dans la réalisation dont fait partie Manie Manie, histoire des labyrinthes (ou Neo Tokyo en version anglaise). Ce film d’animation est composé de 3 courts métrages, auxquels s’ajoutent deux grands noms de l’animation (une réalisation chacune) : Rintaro (Une figure incontestable du manga, connu en particulier pour son adaptation de Metropolis d’Osamu Tezuka, inspiré du chef-d’œuvre éponyme) et Yoshiaki Kawajiri, réalisateur très connu pour Ninja Scroll et ses OAV sombres et violent, il s’est chargé notamment du segment Programme de l’omnibus Animatrix.

Manie Manie…Il faut le dire, est inclassable, même si pour les deux derniers court-métrages, on baigne dans un registre SF. Malgré ses magnifiques graphismes surprenants pour un dessin animé Japonais, il délaisse certaines caractéristiques du manga en beaucoup plus déroutant et complexe.
Difficile donc de le recommander à un néophyte s’intéressant à cet univers. Le résultat est donc très loin des long métrages d’animations Japonaise axés aux grand public.

En effet, le film commence par Labyrinthe labyrinthe (réalisé par Rintaro). Ce premier court n’a pas vraiment d’histoire. Quasi sans dialogues. On suit une jeune fille, accompagné de son chat, passait à travers un miroir et se perdre dans un monde imaginaire inspiré de l’univers du cirque…
Dit comme ça, on pense bien sûr à Alice aux pays des Merveilles sauf qu’ici, l’ambiance est vraiment étrange et barré où sont peuplés des créatures toutes plus bizarres les unes que les autres et un clown qui permet d’ouvrir le court métrage suivant.

Inutile donc d’essayer de comprendre ce premier court métrage qui ouvre et ferme le film en faisant le lien avec les deux suivants (une bonne idée du film).

Grâce au clown de Labyrinthe labyrinthe, on attaque le deuxième segment de l’omnibus. Réalisé par Yoshiaki Kawajari, le pilote adopte un univers plus sombre aux dessins limite « trash » et à l’atmosphère vraiment sombre (La Kawajiri’s Touch !).
L’histoire reste cependant classique et n’offre que très peu de surprises. Le scénario est réduite à une course automobile du futur où l’un des pilotes, doté de pouvoirs psychiques lui permet d’écarter ses adversaires sans efforts.
Mais à la fin de la course, il voit apparaître son double et s’acharne à le vaincre… On peut noter une certaine similarité dans le scénario de World Record d’Animatrix, en effet, Kawajiri s’est occupé de scénariser ce segment !

Malgré certaines qualités et un thème intéressant, c’est celui que j’aime le moins des trois.

Stopper le travail ! est le dernier segment du film, il est réalisé par Katsuhiro Otomo et l’équipe qui se chargera un an plus tard de l’animé culte Akira.
Cette troisième partie explore le thème des robots et de la technologie, livrant ici une réflexion sur le rapport entre l’homme et la machine. L’histoire raconte un employé envoyé en mission dans un immense complexe industriel entièrement automatisé, au fin fond d’une forêt. Il doit débrancher les robots qui y travaillent mais ceux-ci refusent de l’obéir.

Le moins déroutant des 3 courts métrages mais cela reste tout de même assez particulier. Une mention aux décors urbains qui rappellent les futurs oeuvres de Katsuhiro Otomo.

En bref, on a là, un animé décidément inclassable malheureusement court. Bien que particulier, cela reste intéressant de découvrir cet animé qui fait partie avec Memories et Robot Carnival, une découverte original de l’animation Japonaise où sont présent de grands noms (Katsuhiro Otomo en tête).

Note pour l’ensemble : 16/20

Posté par Swiffin à 15:49 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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VENIN

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Genre : thriller/suspens

Année : 1982

Durée : 92 minutes

1982, Klaus Kinski, incarne un truand Jacques Muller, dont les plans machiavéliques de kidnapper un jeune garçon, vont être déjoués par des crocs venimeux.

Le jeune Philip, en admiration devant son grand père, et suite à ses récits d'aventures vécues, achète un serpent inoffensif, qu'il a hate de ramener chez lui.

Lorsqu'il rentre, le chauffeur de la maison, ainsi que la domestique, tentent de le kidnapper. Trés vite rejoints par l'instigateur du kidnapping, Jacques Muller.

Ils ne s'attendent pas du tout à se retrouver confrontés à un Mamba tueur, le serpent le plus dangereux du monde. Ce serpent a été donné à Philip par inadvertance.

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Le serpent bien évidemment s'échappe lors de l'altercation des kidnappeurs et de Philip, et aprés avoir mordu la domestique,

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se réfugie d'abord dans les canalisation du chauffage,

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puis réapparait dans la maison

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Un huis clos, assez terrifiant.

Le scénario est simple, mais Klaus Kinski est à lui seul effrayant.

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Un film pas mal, très méconnu, mais que j'avais bien aimé.
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Note : 13/20

Posté par tangokoni à 09:59 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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27 novembre 2010

Noiseman Sound Insect

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Genre : Animation Japonaise, Aventure, Fantastique.

Année : 1997

Durée : 15min

L’histoire

Dans une ville aux allures futuristes, un scientifique créé une forme de vie synthétique appelée Noiseman. Malheureusement, sa créature décide de prendre le contrôle de l’humanité en éradiquant toutes formes de « musiques » et en la transformant en cristaux. Deux enfants se libèrent par hasard de l’emprise de Noiseman et décident de combattre Noiseman, le maître du bruit.

      
La critique de Swiffin

Le studio 4°C est un studio d’animation japonais très peu connu du grand public, par rapport à Ghibli ou autres grands studios nippons. C’est fort dommage car il propose des œuvres denses, originaux et personnelles des différents auteurs qui y travaillent.
Se souciant avant tout du côté artistique que commercial, il se distingue par une production axée sur les courts-métrages (ils ont réalisés aussi des publicités, des clips, des séquences d’animations etc…). Les plus connus auquel a travaillé le studio sont bien sûr : La seconde Renaissance (Mahiro Maeda), Au-Delà (Koji Morimoto) et l’histoire de Kid et une histoire de détective (Tout de 2 de Shinichiro Watanabe) provenant de l’omnibus Animatrix.
Je rajouterais en plus le récent Batman : Gotham Knight et Memories (que j’ai chroniqué il n’y a pas longtemps).

Koji Morimoto (un des fondateurs du studio) est celui qui représente le mieux cette démarche.

Il suffit de voir ce que je vous propose ici même, Noiseman Sound Insect. Une petite perle de l’animation réputé comme son meilleur (j’attends de voir TOUTES ses œuvres pour le dire). Un imaginaire débridé et visuel aux qualités graphiques sublimes.
Mêlant 2D/3D, le court-métrage est une grande claque, hors des sentiers battus et passionnant. Il y a un vrai travail artistique (l’architecture de la ville) dans les couleurs et les décors.
Au niveau du design des personnages, on pense de suite à Naruto. Cependant, le petit blondinet n’a été crée que deux ans après Noiseman. Inspiration ?

Et puis, il faut noter la musique de Yokko Kanno qui est une réussite, tendance électro, collant bien à l’ambiance. Cette femme est très douée, s’habituant à tout les genres.

Seul souci, on tient un scénario malheureusement très peu adapté dans un format court-métrage. En effet, elle est bien trop complexe pour la faire tenir en à peine ¼ d’heure.

Du coup, le rythme va à cent à l’heure et ne nous laisse aucun répit pour bien comprendre.

L’histoire raconte l’invention rebelle (Noiseman) par un scientifique qui découvre le moyen de séparer le corps humain en un sorte de têtard et un cristal produisant la chanson de l’âme de la personne. Asservissant le monde en contrôlant l’esprit des hommes, des jeunes à la solde de la bête retrouvent leurs mémoires et décident de le combattre.

Difficile de le résumer, je l’avoue ! De toute manière, il est difficile de le comprendre en un seul visionnage mais cela vaut le coup d’œil.

A noter le générique de fin qui se termine sur une belle comptine.

Note : 17/20

Posté par Swiffin à 18:20 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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26 novembre 2010

Elle Cause Plus...Elle Flingue

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Genre : Comédie

Année : 1972

Durée : 90min

L'histoire : Rosemonde du Bois de la Faisanderie, vivant dans un bidonville et exerçant le plus vieux métier du monde, recycle, dans une machine de son invention, tous ceux qui lui causent du tort, qu'elle transforme en reliques, qu'elle revend aux autorités ecclésiastiques...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1972 par Michel Audiard (qui a aussi, évidemment, signé le scénario et les dialogues ; avec la collaboration de Jean-Marie Poiré, pour le scénario), Elle Cause Plus...Elle Flingue n'est pas, malgré la similitude de titres, la suite de Elle Boit Pas, Elle Fume Pas, Elle Drague Pas, Mais...Elle Cause, qu'Audiard, en 1970, avait réalisé.
On y retrouve cependant des acteurs du film de 1970 : Annie Girardot, Bernard Blier, et le film est aussi interprété par Maurice Biraud, Jean Carmet, Darry Cowl, Michel Galabru, Roger Carel, Dominique Zardi, Yves Barsacq, Henri Attal, André Pousse, Daniel Prévost, Catherine Samie, Charles Southwood et Carlo Nell.

Le film est une comédie, donc, et il ne fait clairement pas partie de ce qu'Audiard a fait de mieux. De toute façon, ce n'était pas un grand réalisateur, et il le disait lui-même : Réaliser un film, c'est facile, c'est juste que je ne savais pas où foutre cet engin, la caméra, voilà ce qu'il disait, en gros. Les acteurs semblent s'être bien marrés à tourner dans ce film bénéficiant d'un scénario totalement abracadabrantesque ; pensez-donc, une machine transformant en reliques psuedo-saintes des gêneurs, pour le compte de l'Eglise, par une prostituée/gangster !

On n'atteint pas ici la maestria délirante de Faut Pas Prendre Les Enfants Du Bon Dieu Pour Des Canards Sauvages ! ou du Cri Du Cormoran Le Soir Au-Dessus Des Jonques, les deux meilleurs films réalisés par Audiard, mais Elle Cause Plus...Elle Flingue, malgré son côté un peu inégal, n'est cependant pas aussi raté que Bons Baisers, A Lundi, indéniablement son plus mauvais film (et par ailleurs son dernier). En gros, un film moyen, parfois drôle, parfois raté. A voir si on est fan d'Audiard !   

Note : 11/20 IMG000046

Posté par ClashDoherty à 17:15 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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Memories

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Genre : Animation japonaise, science fiction, comédie.

Année : 1995

Durée : 1h53

  L’histoire

Trois petites histoires composant le film Memories :

1) Magnetic Rose : Une équipe de cosmonautes chargée de récupérer les débris flottants dans l'espace reçoit un appel à l'aide en provenance d'une station spatiale a priori inhabitée. Ils y découvrent un monde crée par les souvenirs d’une femme tourmentée...
2) Stink Bomb : Dans une ville paisible, un jeune scientifique en laboratoire pharmaceutique sérieusement enrhumé prend ce qu'il croit être un médicament, et se transforme en arme chimique des plus efficace... Rappelé par sa Direction, qui ne sait rien de son véritable état, il est chargé d'une mission de la plus haute importance : leur ramener les documents de recherche d'un projet gouvernemental, à Tokyo..
3) Cannon Fodder : Exposition d’une ville dont la vie des habitants, qui a pour unique préoccupation d'anéantir ses ennemies,
est entièrement dévouée à l'entretien et à l'utilisation des canons démesurés qui surplombent les toits de la cité.

                                      La critique de Swiffin

Depuis tout petit, j’ai longtemps été intrigué par cette image sur l’affiche du film: Ce cosmonaute relié à des sortes de tubes et ce petit garçon au salut militaire.
A l’époque de sa sortie en France, je feuilletais les magazines de manga de ma sœur ( à l’époque, Kaméha, aujourd’hui disparue ) que j’admirais plus les images que ne lisait les chroniques consacré à cet animé.

Que pouvait bien raconter et montrer Memories ? Bien que j’ai lu le résumé et quelques critiques un peu partout sur le net depuis, j’ai eu enfin ma réponse y’a quelques jours.

Bref, je finis sur cette parenthèse en parlant du film, maintenant.

Supervisé par l’auteur d’Akira et fruits de la collaboration de certains grands noms de l'animation japonaise. Memories est une série de 3 courts-métrages de grandes qualités, au style graphique propre à chacun. Centré sur le thème de la folie humaine, que ce soit dans un ton poétique, drôle ou bien grinçant. Le film est un excellent crû de ce que peut faire Katsuhiro Otomo en tant que scénariste (et réalisateur, là pour la 3ème partie du film).

Le film commence déjà fort par le 1er segment : Magnetic Rose, tiré d’un manga de jeunesse de Katsuhiro Otomo, réalisé par Koji Morimoto. On y retrouve au scénario le regretté Satoshi Kon où on sent son influence des rêves/réalités se mélanger afin de perdre le spectateur.
C’est en tout cas le sketch le plus onirique et complexe des 3 œuvres, à la poésie à la fois sombre et mélancolique, d’une grande beauté visuelle et auditive (grâce à la musique envoutante de Yoko Kanno). L’animation est fluide et impeccable.
L’histoire, en gros, raconte l’intervention d’éboueurs de l’espace dans un complexe recréant la vie d’une diva et se retrouvant peu à peu pris au piège, perdus entre illusions et réalités…
Un grand moment de space opera et d’influence à Stanley Kubrick. L’image de fin explique à elle seule le titre de ce court. Magnetic Rose est celui qui aurait mérité un long métrage, mais il gère parfaitement sa durée de + de 40 min.

On passe ensuite au 2ème segment : Stink Bomb, réalisé par Tensai Okamura, c’est une farce très drôle sur la stupidité de l’homme, à l’humour noir prononcé.
Moins sérieux que Magnetic Rose, on y suit l’incroyable péripétie d’un jeune scientifique un peu à côté de la plaque qui s’est trompé de gélule (un médicament prêt à être lancé dans le commerce) pour soigner son rhume. Ce qu’il ne s’est pas, c’est qu’il vient d’avaler, par erreur une autre gélule qui est au fait, une arme biologique créant, malgré lui, un brouillard toxique et tuant tout sur son passage.
Ne se rendant pas compte de la situation, il part pour Tokyo et devient l’ennemi public N°1. Original et joussif, ce court fait rire de la situation rocambolesque des personnages notamment la scène où le pauvre mec, ignorant de sa condition, se fait bombarder par tout l’attirail que peut comporter l’armée (hélico, avion de chasse, tank, bateau…Une scène franchement drôle). Un très bon moment de naïveté et d’humour noir !

Puis vient enfin le segment final et le plus court des 3, Cannon Fodder (mon préféré). Réalisé par Katsuhiro Otomo, au contraire des 2 premières œuvres, celui-çi est sombre dans sa démarche artistique et thématique. Son style graphique, étonnant pour un manga est particulier, sale, très « occidental » même.
Ici, on baigne dans une société totalitaire et propagandiste, où on y suit le quotidien d’une petite famille et de tout un peuple qui a pour unique but de tirer des obus sur un ennemi invisible et inexistant. Filmé uniquement en plan séquence (avec quelques coupes bien introduits), on découvre un monde à l’allure « industrielle » et une population fatiguée, sans espoir, sale, grotesque dirigé par un chef suprême qui ne fait qu’engager le feu sur un ennemi invisible autour d’une vaste étendue désertique.

Un court métrage vraiment bluffant qui se finit par un générique de fin où la musique reflète totalement l’esprit des 3 courts métrages réunis. Superbe !

En résumé, on a là un omnibus (compilation de plusieurs courts-métrage pour en faire un film) d’excellente facture, si on aime un tant soit peu l’animation japonaise. A voir au moins une fois pour se faire une opinion. Pour moi, c’est déjà fait !

Note pour l’ensemble : 18/20

Posté par Swiffin à 08:25 - - Commentaires [17] - Rétroliens [0]
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24 novembre 2010

Fallait Pas !...

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Genre : Comédie

Année : 1996

Durée : 95min

L'histoire : Bernard Leroy revient d'un 'stage commando' organisé par l'entreprise dans laquelle il est responsable des RH. Vivant en Savoie dans un manoir avec sa fiancée Constance, qu'il doit épouser le lendemain, il est victime d'un accident en roulant sur une route enneigée, de nuit, au retour du stage, et arrive à proximité d'un chalet perdu. Croyant pouvoir demander de l'aide, il tombe sur une sorte de cérémonie religieuse. Il s'agit en fait d'une secte d'illuminés dont le gourou, Magik, et son associé Solomuka, organisent le 'suicide' collectif afin d'empocher l'argent et de foutre le camp. Bernard parvient à fuir le chalet à bord de la voiture du gourou, de l'argent (dans le coffre, ce qu'il ignore) et d'un des membres de la secte, Sébastien, un homme un peu fou-fou et sympathique s'étant caché. Les emmerdes commencent...

La critique de ClashDoherty :

Fallait Pas !... est un film réalisé en 1996 par Gérard Jugnot. Le film, interprété par Jugnot, François Morel, Michèle Laroque, Jean Yanne, Martin Lamotte, Claude Piéplu, Micheline Presle, Thierry Lhermitte, Annie Gregorio, Sophie Desmarets, Jacques Jouanneau, et avec Maxime Leroux, Pascal Elbe, Bruno Slagmulder et David Douillet (oui, le judoka politicard !) dans de petits rôles, est une comédie délirante, mais souvent glaçante, prenant pour cadre la montagne en hiver (région Rhône-Alpes, en Savoie et vers l'Italie), et comme sujet de fond, les sectes.
Il est littéralement impossible (à moins de ne jamais en avoir entendu parler, évidemment), de ne pas penser à ce terrifiant fait divers de 1994, ce 'suicide collectif' de l'Ordre du Temple Solaire.

Le début du film, qui n'est pas sans faire penser à L'Auberge Rouge (un homme arrive dans un chalet isolé en pleine montagne, en hiver, et tombe en plein cauchemar), est à la fois drôle et terrifiant, Jean Yanne est excellent dans le rôle de Magik, gourou illuminé se prenant pour le fils de Dieu, conduisant ses brebis au massacre après les avoir endormies (hélas, mis à part Sébastien, joué par François Morel, les membres de la secte meurent au début du film, sauf le gourou et son associé, qui prennent le fuite avant de déclencher les explosifs). Un gourou qui ne supporte pas qu'on le traite d'abruti ou de connard, ce que son associé Solomuka (Lamotte), un peu irascible, fait quelquefois, mais fallait pas !

Le film est souvent drôle (la scène de l'hôtel, la scène, aussi, où Morel et Jugnot descendent 'en rappel' une partie de la montagne avec l'aide des jantes de la voiture accidentée, et le passage de la station-service, avec Magik/Yanne fulminant parce que l'employé de nuit (Elbé) ne veut pas lui donner sa tasse cadeau, étant donné que le magasin est fermé pendant la nuit), mais il faut aussi reconnaître qu'il part souvent en couilles, et qu'il ne fait vraiment pas partie des meilleurs Jugnot.
En fait, très mal accueilli à sa sortie, le film (dont la chanson de générique de fin est chantée par Renaud) sera un bide, et est considéré comme le moins bon Jugnot. Depuis, il a fait Rose Et Noir, définitivement son moins bon, mais Fallait Pas !..., malgré de bons passages, se place derrière, nettement.
Certains acteurs cabotinent (Piéplu, en faux papa de Jugnot vivant aux States et ne parlant, ah ah ah, que l'anglais, ce qui, pour le personnage, est de toute façon faux), mais il y a pire, comme comédie. Un peu inégal, mais parfois très drôle, cette comédie mineure n'est ni un nanar, ni un navet, mais elle n'est pas à voir trop souvent. Une fois ou deux suffisent !

Note : 10/20 IMG000046

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23 novembre 2010

Le Bûcher Des Vanités

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Genre : Drame

Année : 1990

Durée : 125min

L'histoire : Sherman McCoy est un golden boy, un jeune prodige de la finance, vivant à New York. Tout lui réussit, jusqu'au jour où, accidentellement, sa maîtresse renverse, en voiture, alors qu'il est présent, un jeune Black. Il va dès lors devenir la proie des journalistes en mal de sensations, et sa vie va devenir un véritable calvaire, un enfer...

La critique de ClashDoherty :

Le Bûcher Des Vanités est un film réalisé en 1990 par Brian DePalma, adaptation d'un roman de Tom Wolfe paru en 1987, un authentique best-seller et monument.
Le film est interprété par Tom Hanks, Melanie Griffith, Bruce Willis, Morgan Freeman, F. Murray Abraham, Kirsten Dunst (un de ses tout premiers rôles), Kevin Dunn, Saul Rubinek, Kim Cattrall et Donald Moffat. Ce fut un véritable bide à sa sortie, un des plus imposants bides de la Warner Bros, et c'est, dans l'ensemble, une adaptation moyenne du roman de Wolfe, un roman foisonnant et très long (900 pages en poche). Malgré que les acteurs soient dans l'ensemble excellents ici.

Mais il faut bien dire que cette histoire de descente aux enfers d'un financier de génie sombrant dans un cauchemar éveillé après un fait divers tragique dont il est partiellement responsable est largement plus intéressante en roman qu'en film.
Le scénario de Michael Cristofer est assez moyen, il manque des passages du roman, certains personnages manquent ou sont renommés (le personnage du juge, joué par Morgan Freeman, s'appelle Myron Kovitzky dans le roman, mais Leonard White dans le film ; c'est Alan Arkin qui devait, à la base, le jouer). Dans la filmographie de DePalma, The Bonfire Of The Vanities ne fait pas partie des merdes, loin de là, mais force est de constater que le réalisateur s'est fait assez discret, depuis, avec ce film comptant parmi ses échecs commerciaux.

En résumé, lisez le roman, relisez-le, mais mis à part une fois (histoire de l'avoir vu, en fait), ne cherchez pas spécialement à voir ce film à tout prix.
Il y a bien pire, il y a bien mieux, c'est un film moyen, et qui aurait vraiment pu être grandiose si l'adaptation avait été à la hauteur du chef d'oeuvre de Wolfe (un auteur que j'ai mis du temps à aimer, d'ailleurs). Pas honteux, mais...oui, moyen.

Note : 11/20 IMG000046

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19 novembre 2010

Unstoppable

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Genre : Action

Année : 2010

Durée : 100min

L'histoire : Frank Barnes, mécanicien de locomotive, et Will Colson, jeune chef de train, vont tout faire pour arrêter un train transportant des produits toxiques, et devenu incontrôlable, sans conducteur...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 2010 par Tony Scott (frère de Ridley, généralement un peu moins talentueux que son frangin, mais ayant quand même offert de bons films), Unstoppable est interprété par Denzel Washington (dont c'est le quatrième film avec Tony Scott, après USS Alabama, Man On Fire et Déjà-Vu), Chris Pine, Rosario Dawson, Kevin Dunn, Jessy Schram et Kevin Chapman.
C'est un film d'action pure dans la lignée du Runaway Train de Konchalowsky, dans lequel un train à toute allure, et sans conducteur (sauf deux évadés de prison montés dedans) partait à vive allure. Mais Unstoppable est aussi et surtout une histoire vraie, à la base.

Ce qui me fait marrer, c'est que le film de Scott, tout juste sorti, est sorti en salles en France à peu près au moment où, en Allemagne, un train de déchets toxiques venait d'arriver après un voyage controversé (s'étant heureusement très bien passé).
Coïncidence des faits, car le train du film contient aussi ce genre de fret ! Le film est plutôt bien foutu, niveau  action, un vrai train sera déraillé pour une scène assez époustouflante du film. Les acteurs ne sont pas tous au même niveau, en revanche.
Si Denzel Washington est bon, Chris Pine est aussi expressif qu'une carte routière française dessinée à la va-vite. Le reste de la distribution semble faire du sur-place, corrects, mais sans plus.

Bref, dans l'ensemble, Unstoppable est un film d'action sans prétention, bien foutu, mais moyennement interprété, le genre de film à voir une fois, si possible en DVD ou à la TV (car les places de cinéma sont devenues trop chères).
C'est correct, il y a eu bien pire, mais il y a eu, aussi, bien mieux, chez Tony Scott, avec Washington, ou en général !

Note : 14/20 IMG000046

Posté par ClashDoherty à 14:06 - - Commentaires [27] - Rétroliens [0]
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18 novembre 2010

La Nuit des Vers Géants

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genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 1976
durée: 1h25

l'histoire: La petite ville de Fly Creek est la proie d'une tempête nocturne. Une ligne électrique haute tension se décroche en pleine campagne. Le lendemain, Mick arrive à Fly Creek chez son amie, Geri. Des événements insolites leurs soupçons, particulièrement la ferme voisine, spécialisée dans l'élevage de vers pour la pêche.

la critique de Eelsoliver:

Difficile de prendre au sérieux, un film qui s'intitule la Nuit des Vers Géants... Pourtant, c'est le pari incroyable que réussit le réalisateur, Jeff Lieberman.
A noter que les films autour de vers monstrueux sont peu nombreux. A ma connaissance, je pourrai citer Régal d'Asticots mais sinon les films autour de ce genre de parasites sont extrêmement rares.

Sincèrement, au regard du sujet, à savoir ici une ville envahie par des vers de pêche qui sèment la terreur, on aurait pu s'attendre à un très gros nanar.
Mais encore une fois, le film est totalement crédible. Pour cela, le réalisateur prend bien le temps d'instaurer une certaine atmosphère de tension.

Jeff Lieberman s'appuie alors sur des personnages attachants, soit un jeune homme et une jeune femme qui vont se retrouver dans une ferme peu recommandable.
Les habitants de cet endroit sont évidemment les responsables de nos petits vers génétiquement modifiés. D'ailleurs, les parasites en question sont presque secondaires.

Ce sont donc nos fermiers psychopathes qui sont au premier plan. Ainsi, Jeff Liberman s'intéresse à l'Amérique des paumés, des bouseux et des laissés pour compte.
Alors attention, ce n'est pas non plus un film qui a la prétention de mener une critique sociale, mais la nuit des Vers Géants reste une agréable surprise.
Après, le film souffre tout de même du poids des années. Mais encore une fois, ça reste un bon film de genre et une série B tout à fait recommandable.

Note: 13/20

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13 novembre 2010

Un Lieu Incertain

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Genre : Thriller/TVfilm

Année : 2010

Durée : 95min

L'histoire : Alors que son subalterne le commandant Danglard, à Londres, fait une macabre découverte dans le cimetière d'Highgate (17 pieds humains, coupés, dans des chaussures), le commissaire Adamsberg, lui, à Garches, est sur une affaire encore plus glauque : un homme détesté de tous, Vaudel, est retrouvé haché en plusieurs morceaux, littéralement équarri, ventilé façon puzzle. Sentant que les deux affaires ont un lien, Adamsberg enquête, et très vite, un suspect est trouvé ; mais, trop simple, pour Adamsberg qui, apprenant qu'une des victimes de Highgate et la victime de Garches (plus une autre, à Vienne, Autriche) ont toutes deux un lien avec un petit village serbe, décide de s'y rendre...

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La critique de ClashDoherty :

Depuis 2007, Josée Dayan nous offre, de temps à autre, des adaptations de romans de Fred Vargas (auteure de thrillers décalés, adaptée au cinéma par Régis Wargnier : Pars Vite Et Reviens Tard). Il y a eu, en deux épisodes, Sous Les Vents De Neptune en 2007, puis, en 2009 (il y à un an, à quelques jours près), il y à eu, coup sur coup, et en un seul épisode à chaque fois, L'Homme Aux Cercles Bleus et L'Homme A L'Envers. Hier, France 2 a diffusé le quatrième (et, apparemment, ultime) TVfilm de Dayant adaptant Vargas, une adaptation du dernier roman de l'écrivain, Un Lieu Incertain (étant donné qu'il n'y à pas d'affiche pour le TVfilm, j'ai mis la couverture du roman en tête d'article), là aussi en un seul épisode.

Tout comme pour les précédents volets, Un Lieu Incertain est interprété par Jean-Hughes Anglade dans le rôle du commissaire Adamsberg, Jacques Spiesser dans celui de Danglard, mais aussi Corinne Masiero, Hélène Fillières? On y trouve aussi Charlotte Rampling et Pascal Greggory.
Ce TVfilm, qui commence par quelques scènes assez gore (découverte macabre à Highgate, scène du crime à Garches), est indéniablement une réussite, l'adaptation la plus réussie, avec Sous Les Vents De Neptune, de l'univers de Fred Vargas, un univers totalement décalé, où les intrigues sont complexes au possible, partent de nulle part pour finalement se regrouper au final.
Où le moindre petit détail (ici, la portée de chatons du voisin d'Adamsberg, Lucio) a son importance. Où les personnages sont bien décalés (Adamsberg, Danglard, Violette Retancourt...).

Certes, c'est un peu fouillis par moments, car l'intrigue part de deux faits divers sans liens, et assez farfelus (en même temps qu'horribles) pour finalement aboutir à une vraie intrigue, avec coupable, mobile, etc. Il faut bien suivre, mais je peux vous assurer que ce n'est pas tiré par les cheveux, quand on a bien tout suivi (ou lu le roman).
Remarquablement bien interprété, ce TVfilm qui se passe en partie dans un petit village serbe (comme il a été dit hier dans un article du Parisien, sur le TVfilm, c'est vrai qu'il y a des touches de Kusturica chez Dayan) est une adaptation formidable du roman, pas le plus facile à aborder, mais un des plus réussis, déjà. Fantastique !

Note : 19/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 13:30 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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