29 décembre 2010

Les Rois Du Gag

00796018_photo_affiche_les_rois_du_gag

Genre : Comédie

Année : 1985

Durée : 95min

L'histoire : Paul Martin et François Leroux sont deux comédiens et gagmen travaillant dans un petit théâtre de province et peinant à gagner leur vie. Voyant à quel point les gags de la star incontestable de l"humour télévisuel Gaëtan sont pitoyables et datés, ils le provoquent, un soir, alors qu'il se trouve en tant que simple spectateur dans le théâtre, et en retour Gaëtan les engage comme nouveaux auteurs pour ses sketches dans son émission. Mais Gaëtan, poussé par sa femme, a des idées de vrai cinéma derrière la tête...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1984 par Claude Zidi, sorti en 1985, Les Rois Du Gag est une comédie le plus souvent loufoque, interprétée par Michel Serrault, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Macha Méril, Mathilda May, Didier Kaminka, et avec l'aimable participation de Coluche dans un petit rôle.
Pierre Tchernia, Claude Brasseur, Pierre Richard et Philippe Noiret, non crédités (sauf, je crois, Tchernia), apparaissent amicalement dans leurs propres rôles, mais très brièvement.
Pierre Doris, Maurice Baquet, Georges Beller, Carole Jacquinot, Olivier Achard jouent aussi dans le film. Un film que je surnote probablement, mais j'assume, c'est une comédie qui fait partie de mes préférés de l'époque avec Les Frères Pétard !

Le film joue à fond sur l'humour lourdingue et ringard, via les sketches télévisuels de Gaëtan (avant qu'il n'engage les deux gagmen) et via, aussi, les sketches lourds de chez lourds que les deux gagmen jouent sur scène avant qu'ils ne soient engagés (voir Jugnot jouer Jeux Interdits à la guitare et se faire interpeller par Lhermitte lui disant qu'il n'a pas le droit de jouer ça parce que c'est interdit, c'est puéril, certes, mais tellement con que ça marche !).
Mais le film contient aussi des passages franchement tordants, comme les cauchemars de Lhermitte (qui ne s'en souvient jamais) concernant sa belle bagnole qui se fait immanquablement niquer de plusieurs manières possibles (empapaoutage par un camion, etc...), ou comme les sketches imaginés (et visualisés comme des sketches, tout simplement) par les deux personnages principaux : un chirurgien qui réveille son patient pendant l'opération pour lui montrer l'état de son foie, qu'il coupe et jette à la poubelle ; un concours de bras de fer bien gore ; un homme rentrant dans son appartement avec son chien et sa baguette, et dont il paume un morceau de baguette, puis la tête de son chien, à chaque (nombreuse) porte claquée... Ces passages sont irrésistibles et, disons-le, cultes !

La fin du film, qui montre Gaëtan se faire engager comme acteur principal du dernier film du grand réalisateur (bien mégalomaniaque et prétentieux, et obèse) Robert Wellson (que Serrault joue aussi), une parodie de Stanley Kubrick et Orson Welles, la dernière partie, donc, est moins drôle, malgré l'abattage comique démesuré de Serrault en réalisateur mégalo se traitant sans arrêt de génie.
Mais le reste du film est tellement drôle que ça sauve vraiment les meubles. Au final, Les Rois Du Gag n'est certes pas la comédie du siècle ; mais, franchement, c'est très drôle, et ça se moque allègrement de l'humour lourdingue (quelques années avant les Nuls, le gag du mec qui fait des pompes sans les bras existait déjà, voir ce film !). Bref, j'adore !

Note : 14/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 14:21 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,


24 décembre 2010

Les Grands Espaces

les_grands_espaces_0

Genre : Western

Année : 1958

Durée : 165min

L'histoire : James McKay, capitaine de marine, s'installe dans l'Ouest afin d'y rejoindre sa fiancée, Pat Terrill. Mais il est mal accueilli par Steve Leech, contremaître du ranch Terrill, secrètement amoureux de Pat. De plus, James va rapidement se retrouver mêlé à un conflit opposant le père de Pat à Rufus Hannassey, un voisin, conflit dont la cause est un bout de terrain avec point d'eau...

La critique de ClashDoherty :

Les Grands Espaces (The Big Country) est un western réalisé en 1958 par William Wyler (qui, un an plus tard, signera son chef d'oeuvre absolu, Ben-Hur).
Le film est interprété par Gregory Peck, Jean Simmons, Charlton Heston, Burl Ives, Carroll Baker et Chuck Connors (il y à aussi Charles Bickford, Alfonso Bedoya et Chuck Hayward, entre autres), et il a été rediffusé hier après-midi sur France 3, j'espère que vous ne l'avez pas loupé ou que vous l'avez enregistré (ou, sinon, que vous le possédez déjà en DVD) !
C'est un film long (presque 3 heures) et parfois un tout petit peu longuet, mais, dans l'ensemble, magnifique.

Acteurs en grande forme, notamment la triplette Peck/Heston/Simmons, pour un film dont le titre anticipe de bien des plaisirs visuels. Les décors naturels sont superbes, et ces grands espaces font vraiment partie du charme du film, un film typique du western à l'américaine, oubliez les longs plans-séquences des westerns de Sergio Leone (par ailleurs Leone ne faisait pas encore de films en 1958).
Les Grands Espaces est l'exemple même du western hollywoodien de l'Âge d'Or, comme le sont La Conquête De L'Ouest ou Alamo.
L'histoire, dans un sens, n'est pas sans me faire penser, par moments, à celle du film Géant avec James Dean (qui n'est pas un western, ou alors, un western moderne).

Dans l'ensemble, magnifiquement interprété et réalisé, doté d'une musique inoubliable de Jerome Moross et d'une photographie splendide, Les Grands Espaces est un classique du western hollywoodien des années 50, pas mon style de western préféré, mais franchement un des jalons du genre. A voir à tout prix !

Note : 17/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 17:57 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
16 décembre 2010

Sanjuro

Sanjuro

Genre : Aventures

Année : 1962

Durée : 95min

L'histoire : Un groupe de jeunes samouraïs décide de s'occuper des problèmes de corruption dans leur clan, mais en viennent rapidement à demander de l'aide à Sanjuro, un samouraï errant, un ronin, afin qu'il leur apporte son appui. Sanjuro accepte, mais les samouraïs sont plutôt fougueux et inexpérimentés...

La critique de ClashDoherty :

En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo - Le Garde Du Corps, remarquable film qui inspirera Pour Une Poignée De Dollars à Sergio Leone. Un an après, en 1962 donc, Kurosawa en signe la suite, Sanjuro, toujours interprétée par Toshirô Mifune et Tatsuya Nakadai.
Le film est selon moi encore plus réussi et abouti que Yojimbo, et fait la part belle à l'aventure et à l'humour (sans être une comédie, un peu comme le fut La Forteresse Cachée). Le film est nettement plus léger que le précédent, il faut bien l'avouer !

C'est le succès de Yojimbo qui a donné envie à Kurosawa de faire revenir ce personnage de ronin (samouraï sans maître, errant, un mercenaire en quelque sorte), sorte de version light (et sans bébé, ah ah) du Ogami Itto de la série Baby Cart (avec 10 ans d'avance).
Les acteurs sont excellents, surtout Toshirô Mifune, acteur fétiche de Kurosawa et un des acteurs japonais les plus talentueux (et le plus connu, probablement, avec le plus récent Ken Watanabe).
Sanjuro offre aux spectateurs un vrai régal de tous les instants, on regrettera juste que le film ne soit pas un peu plus long (1h35 en tout), car on ne s'y ennuie vraiment pas.

Dans l'ensemble, si Yojimbo est à voir à tout prix, Sanjuro, un peu différent, lui est supérieur (pas de beaucoup, car j'avais quand même donné 19/20 au précédent opus, abordé tout à l'heure). Un fan de Kurosawa, de cinéma d'aventure et de films japonais se doit de le voir, à tout prix, d'autant que le film (et l'autre) existe en DVD en France. Inoubliable !

Note : 20/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 17:15 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,

Yojimbo - Le Garde Du Corps

yojimbo1bis

Genre : Aventures

Année : 1961

Durée : 110min

L'histoire : Japon du XIXème siècle. Sanjuro Kuwabatake, un samouraï errant (ou ronin) arrive dans un petit village aux prises avec une guerre entre deux clans. Les villageois, apeurés, sont au centre, et demandent à Sanjuro de faire quelque chose pour eux...

La critique de ClashDoherty :

En 1961, Akira Kurosawa réalise Yojimbo (aussi connu sous le titre Le Garde Du Corps), un film d'aventures interprété par le grand Toshirô Mifune (son acteur fétiche jusqu'à 1965 et Barberousse), Tastuya Nakadai, Daisuze Katô et Takashi Shimura, entre autres. Le film sera la base du western Pour Une Poignée De Dollars de Sergio Leone, qui en est tout simplement, tout connement, un remake occidental en western. En 1962, Kurosawa en fera une suite, que j'aborderai plus tard, Sanjuro.

Yojimbo raconte donc une histoire de ronin qui passe d'un clan à un autre, afin de les mettre l'un contre l'autre et de provoquer, d'anticiper leur chute, et ce, pour apaiser les tensions du village et en libérer les habitants qui vivent dans la terreur. Comme on le voit, Sergio Leone n'a rien inventé (le western n'a rien inventé ou presque : rappelons que Les 7 Mercenaires de Sturges est le remake occidental des 7 Samouraïs de Kurosawa !). Yojimbo est un film remarquable, même si je préfère encore plus Sanjuro, sa suite. Kurosawa avouera avoir légèrement puisé son inspiration dans le film noir La Clé De Verre (1942), adaptation d'un roman de Dashielle Hammett du même nom. Mais c'est assez mince quand même.

Dans l'ensemble, un chef d'oeuvre de plus pour le plus grand réalisateur du cinéma nippon. Acteurs excellents, aventure, suspense, action, un peu d'humour (il y en aura plus dans la suite), ce film est à voir absolument !   

Note : 19/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 12:55 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
15 décembre 2010

Le Voleur De Bicyclette

affiche_Voleur_de_bicyclette_1948_1

Genre : Drame social

Année : 1948

Durée : 85min

L'histoire : Antonio Ricci vit avec sa femme et ses deux enfants dans une banlieue populaire de Rome, dans les années 40, après la guerre. Il est au chômage depuis deux ans, et a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d'affiches, à la seule condition d'avoir une bicyclette pour ses déplacements. Il récupère la sienne au prêteur sur gages, où elle était gagée, mais se la fait voler le lendemain, premier jour de travail. Il se lance, avec son fils, à la recherche du voleur...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1948 par Vittorio De Sica, Oscar du meilleur film étranger un an plus tard et classé, en 1958, troisième meilleur film de tous les temps derrière Le Cuirassé Potemkine et La Ruée Vers L'Or, Le Voleur De Bicyclette (Ladri Di Biciclette, titre qui, en français, est à traduire, en fait, au pluriel) est un drame social néoréaliste interprété par Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carell, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci et, dans un petit rôle de séminariste, Sergio Leone.
Les acteurs sont inconnus, probablement des amateurs ou presque, ce qui accentue, avec la réalisation sobre, le côté réaliste du film, qui dépeint la vie des classes sociales les plus pauvres de l'Italie de l'après-guerre.

On reprochera d'ailleurs au film de ne parler que des pauvres. Les communistes critiqueront le film, qui dépeint la misère sans apporter de solution pour stopper cette misère.
Le pauvre Antonio se fait voler sa bicyclette sans lequel il ne peut travailler, lui qui, avec une femme et deux gosses à charge, est au chômage depuis deux ans, dans une Italie meurtrie qui se reconstruit et tente d'oublier Mussolini et les fascistes.
Il en sera réduit à tenter de voler une bicyclette aussi, mais autant son voleur aura réussi son coup, autant lui, hélas, n'arrivera pas, et se fera prendre, honteux.
Oui, le film est sombre, dramatique. Court, aussi, et comme tout chef d'oeuvre court, c'est un peu dommage.

Le Voleur De Bicyclette est un vrai chef d'oeuvre, qui ne fait peut-être plus partie des trois meilleurs films de l'histoire (les deux autres cités aussi, même s'ils font partie, au moins, des 30 meilleurs) car bien d'autres grands films sont arrivés après 1958 (année de sanomination à la position de troisième).
Mais c'est clairement un monument, un des films les plus touchants et réussis de l'histoire, peu importe son rang. Un classique à voir à tout prix !

Note : 20/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 18:24 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
13 décembre 2010

New York, New York

58748253_p

Genre : Film musical/Drame

Année : 1977

Durée : 160min

L'histoire : Francine, chanteuse, rencontre Jimmy Doyle, saxophoniste de jazz au tempérament de feu, le jour de la Victoire, le 15 août 1945, dans un night-club new-yorkais. Les deux se mettent ensemble, tombent amoureux, et vont former un duo jazzy qui révolutionnera les soirées new-yorkaises. Les deux, aussi, vont rapidement commencer à vivre une crise sentimentale, leurs caractères étant bien trempés...

La critique de ClashDoherty :

En 1977, Martin Scorsese, auréolé du succès de Taxi Driver (et de sa Palme d'Or méritée), sort New York, New York, film musical interprété par Robert De Niro et Liza Minnelli, et avec aussi Lionel Stander, George Memmoli, Barry Primus, Mary Kay Place, Georgie Auld et Dick Miller.
Le film, mondialement célèbre pour la fameuse chanson du même nom (composée pour le film et pour Liza Minnelli, qui l'interprète avec une force absolue, la chanson sera reprise notamment par Frank Sinatra, Freddie Mercury...), ne sera pas un succès commercial, loin de là.
Oui, bide à sa sortie, pas le dernier bide pour Scorsese (Kundun, La Valse Des Pantins...) ! Mais le film est cependant une réussite artistique, interprétée par deux excellents acteurs.

Musicalement magnifique (la chanson-titre est inoubliable, mais il n'y à pas que ça), New York, New York est une réussite indéniable pour Scorsese, un film à la fois tendu (les engueulades et crises entre Jimmy et Francine sont vraiment violentes) et touchant, interprété à la perfection, très bien foutu.
Ce n'est pas le film le plus connu du réalisateur, et il est clair qu'après des films comme Mean Streets et Taxi Driver, l'insuccès public était prévisible.
Scorsese prendra mal ce bide, il sombrera dans la came, et c'est d'un lit d'hosto qu'il acceptera de tourner Raging Bull, idée de De Niro, pour se relancer (succès au rendez-vous, on le sait), malgré le fait qu'il n'aimait (Scorsese) pas la boxe !

Mais le fait que ce film musical faisant partie des meilleurs du genre n'ait pas été un succès ne l'empêche pas d'être une vraie réussite dans le genre, les acteurs assurent, la musique est inoubliable, le final est magnifique, comme la scène où on entend Liza Minnelli chanter la fameuse chanson-titre. New York, New York est un classique du genre, en somme, et un remarquable (et méconnu) Scorsese !

Note : 16/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 12:48 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
10 décembre 2010

La Belle et le Clochard

17Labelleclochardaffiche

Genre: dessin animé
Année: 1955
Durée: 1H15

L'histoire: Les aventures amoureuses de Lady, ravissant cocker et de Clochard le batard, perturbées par tante Sarah et ses 2 chats siamois.

La critique de Eelsoliver:

Comment ne pas être enchanté par ce vieux Disney et les aventures de ses 2 cabots? Encore une réussite des Studios Disney et un classique du genre.
Pourtant, malgré ses qualités et son côté très cabotin, "la belle et le clochard" n'est pas mon préféré de Disney.

Oui, c'est mignon et franchement très sympa, mais aussi un peu niais. Il s'agit ici d'un standard de Disney dans la mesure où le dessin animé est assez formaté et ne s'adresse qu'aux très jeunes enfants. Toutefois, impossible de ne pas être attendri par les toutous de ce dessin animé.
Une fois de plus, les humains passent pour des ingrats. Alors que Lady, un cocker, est adoré par ses maîtres, la situation change subitement le jour de l'arrivée d'une jeune mioche.

Du statut de Lady, elle passe à celui de simple chien. Une situation insupportable mais qui va lui faire découvrir la vraie vie et surtout la misère au contact des chiens de la rue.
Elle fait donc la connaissance de Clochard, un batard, qui lui, ne croit plus en l'espèce humaine... C'est bien vu et souvent amusant.
De plus, l'arrivée de Tante Sarah et de 2 siamois (Sy et Am) vont également changer la donne. Bref, "la belle et le clochard" est le dessin animé parfait le soir de Noël.
A voir et à revoir même si ce n'est pas forcément le meilleur cru de Disney.

Note : 15/20

La critique de ClashDoherty :

En 1955, La Belle Et Le Clochard est le 15ème Grand Classique des studios Disney, et une adaptation d'une histoire de Ward Greene datant de 1937.
C'est un dessin animé très réussi, mondialement connu pour sa fameuse séquence de la Bella Notte, avec Lady (la belle) et Clochard (le...enfin, bref, z'avez compris) mangeant des spaghetti bolognaise sur fond de musique italienne, dans un restaurant italien, et partageant le même spaghetti.
Scène reprise plusieurs fois, parodiée à outrance (dans Hot Shots ! 2, notamment), et faisant partie des plus cultes de l'univers disneyien.

Comme EelsOliver l'a dit plus haut, bien que magnifique, Lady And The Tramp n'est pas le sommet absolu des studios. Il n'empêche que ce dessin animé réalisé par Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske (trois des ténors réalisateurs des studios de l'époque) est franchement une réussite, touchant et drôle, rempli de personnages inoubliables comme la belle Lady (une femelle cocker spaniel), le très sympathique Clochard (une sorte de corniaud, en tout cas, un chien errant), les chats siamois Si et Am, le restaurateur italo-américain (l'action se passe en Nouvelle-Angleterre) Tony... La musique est très belle, dix séquences sont musicales.

Pas forcément le chef d'oeuvre de Disney, pas leur plus gros succès non plus (ni commercial, bien qu'il n'ait pas foiré, ni critique, car on lui reprochera un sentimalisme excessif et une certaine niaiserie), La Belle Et Le Clochard, aujourd'hui un tantinet oublié par rapport aux immortels Bambi, La Belle Au Bois Dormant ou Le Livre De La Jungle, est quand même un Grand Classique, un dessin animé à voir absolument, en famille. Disons que ce dessin animé touchant est du même niveau (enfin, légèrement au-dessus quand même) que Cendrillon, mais avec moins de niaiserie.
Autrement dit, un bon niveau, sans être exceptionnel, et ma note est la même, d'ailleurs, que celle d'Eels. 

Note : 15/20 IMG000043

Posté par Alice In Oliver à 14:22 - - Commentaires [40] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,

La Maison du Docteur Edwardes

Maison_20du_20docteur_20Edwardes

genre: thriller, suspense
année: 1945
durée: 1h50

l'histoire: Constance, médecin dans un asile d'aliénés, tombe amoureuse du nouveau docteur. Cependant, elle s'aperçoit rapidement que l'homme qu'elle aime est en réalité un malade mental qui se fait passer pour le Docteur Edwardes. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le vrai docteur et s'enfuit de la clinique.

la critique de Eelsoliver:

Alfred Hitchcock, le maître du suspense, livre encore un petit joyau, La Maison du Docteur Edwardes, certes peut-être un peu moins connu que certains classiques du réalisateur.
La maison du Docteur Edwardes est avant tout une histoire d'amour impossible entre une jeune femme, Constance, qui travaille en tant que médecin dans un hôpital psychiatrique, et un docteur, le même Dr Edwardes.

Seul souci, et il est de taille, le médecin en question n'est pas celui qu'il prétend être. La supercherie est vite découverte. Une question se pose alors: qu'est devenu le vrai Docteur Edwardes ?
Le beau jeune homme (Gregory Peck) est en réalité un malade mental, mais un patient dont Constance (Ingrid Bergman) tombe éperdument amoureuse.

Elle décide alors d'enquêter avec lui sur les traces du véritable Docteur Edwardes, le mystérieux inconnu étant amnésique et étant persuadé d'avoir assassiné le médecin...
A partir de là, Alfred Hitchcock livre un thriller de qualité, brillant dans sa mise en scène froide et austère. De ce fait, le spectateur est amené à se poser de nombreuses questions et finalement à s'interroger sur la santé mentale de son héroïne, Constance, séduite par un patient.
Ce qui est évidemment interdit... Les acteurs sont évidemment excellents, surtout Gregory Peck dans un rôle à contre-emploi.
Un très bon cru hitchcockien !

Note: 15/20

Posté par Alice In Oliver à 10:16 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
01 décembre 2010

Le Grand Charles

le_grand_charles_france_televisions_editions

Genre : Biopic

Année : 2005

Durée : 2x110min

L'histoire : Des premiers jours de la Seconde Guerre Mondiale à son décès à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970, la vie du général Charles De Gaulle, homme de guerre puis d'Etat...

image_sorties_id

La critique de ClashDoherty :

Réalisé par Bernard Stora (qui fait aussi la voix-off) en 2005, diffusé sur France 2, Le Grand Charles est un TVfilm en deux parties (de presque 2 heures chacune) interprété par Bernard Farcy, Denis Podalydès, Danièle Lebrun, Grégori Derangère, Gérard Lartigau, David Ryall, Scali Delpeyrat, Marc Citti, Bernard Alane et Stéphane Boucher, entre autres. Ce TVfilm, que France 2 a rediffusé dans l'après-midi du 11 novembre dernier, a reçu, en 2006, le FIPA d'or d'interprétation masculine pour Bernard Farcy et le FIPA d'argent pour le réalisateur Bernard Stora. Farcy a aussi été nommé (mais n'a pas eu le prix) aux Grammy Awards 2006 pour son rôle.

Incroyable de se dire que c'est l'acteur jouant le commissaire nazebroque de la série des Taxi et le ministre de la publicité "Haribo" qui est aussi bluffant (car aucun autre terme ne convient) dans le rôle du général De Gaulle. Bernard Farcy campe un De Gaulle aussi convaincant dans sa période 'guerre' que dans la fin de sa vie, et il est probablement, avec Pierre Vernier dans le TVfilm Adieu, De Gaulle sur la période Mai 68, l'acteur le plus convaincant dans le rôle.
Le Grand Charles est, quant à lui, le meilleur TVfilm fait sur cette illustre figure de l'Histoire de France. A moitié documentaire (bref, c'est un docufiction), ce TVfilm est monté en flash-backs, il ne présente pas la biographie de De Gaulle dans l'ordre, mais par bribes, par blocs, dans le désordre.
Malgré ce désordre, c'est tellement bien foutu et bien écrit que ça se suit sans aucun problème, et ce désordre ne choque absolument pas.

L'Appel du 18 juin, l'arrivée au pouvoir, la crise algérienne, la fin de vie, tout est là, De Gaulle dans ses moments de gloire publique comme dans ses moments plus intimes.
Acteurs excellents, réalisation sobre et élégante, scénario remarquable, montage remarquable entre images d'archives et scènes filmées, tout concourt à faire de ce Grand Charles un vrai sommet qui aurait mérité une sortie salles ; pour vous dire si c'est grandiose !   

Note : 20/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 14:00 - - Commentaires [11] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,


  1