01 novembre 2010

Le Café Du Pont

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Genre : Comédie dramatique

Année : 2009

Durée : 95min

L'histoire : Printemps 1947, sud-ouest de la France. Pierrot, la douzaine d'années, est le fils d'un couple tenant un petit café, le Café du Pont, dans un charmant petit village. Il est né dans cette ambiance chaleureuse qui est celle d'un petit bistrot villageois, qui a connu à la fois le bonheur et la douleur (l'Occupation, la guerre)...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 2009 par Manuel Poirier (Western), Le Café Du Pont a fait pas mal parler de lui à sa sortie il y à quelques mois (en août dernier). Adapté d'un livre de Pierre Perret basé sur ses souvenirs d'enfance (et portant le même titre), Le Café Du Pont est, et c'est depuis indiqué sur l'affiche, très librement adapté du livre du chanteur.
Interprété par Bernard Campan, Cécile Rebboah, Sergi Lopez, Sacha Bourdo et (les enfants), Thomas Durastel et Julien Demarty, le film est une évocation plus que légère des souvenirs d'enfance de Perret, selon l'avis même du chanteur.

Pierre Perret, en effet, s'avouera catastrophé après avoir vu le film, pour lequel il n'a quasiment pas été consulté. Il dire ne rien retrouver (ou si peu) de son livre, de ses souvenirs, dans ce film qui, pourtant, se veut une adaptation de son livre.
Mis à part cette polémique, il faut bien dire que Le Café Du Pont, peut importe si on a ou non lu le livre de Perret (je ne l'ai pas lu, et ce n'est pas dans mon intention, car je ne suis pas très fan des livres de souvenirs d'enfance de ce genre ; et ce film ne m'a franchement pas donné envie de juger par moi-même si la polémique lancée par Perret est justifiée ou non, même s'il n'y à pas lieu de contester que si l'auteur du livre lui-même dit que le film ne l'adapte pas, c'est qu'il doit avoir une bonne raison de le clamer), est mauvais.

Bernard Campan, d'ordinaire assez bon acteur, est ici en pilote automatique, comme Sergi Lopez et les autres acteurs/trices. La réalisation est ordinaire, et le scénario, plat comme une anguille sur laquelle on aurait fait passer un convoi de 38-tonnes transportant des A-380.
Il ne se passe rien. Tout y est prévisible (la sale époque de l'Occupation, le rationnement ; la Libération, la liesse ; les parties de pêche dans l'étang, les clients habitués, les bals populaires, la musique d'accordéon, les ambiance très populo années 50...).
Ce film ressemble à plein d'autres films se passant à la même époque, mais en nettement moins bien. En version nulle, même. Il suffit de voir la bande-annonce, incroyablement cheap et old school, très kitsch, pour juger de l'ampleur de la catastrophe.
Alors je ne sais pas si Perret a eu raison de gueuler vis-à-vis du traitement infligé à son livre, mais ce qui est sûr, c'est que ce film est raté.

Note : 03/20 IMG000044

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20 octobre 2010

Les Petits Mouchoirs

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Genre : Comédie dramatique

Année : 2010

Durée : 150min

L'histoire : Max et Véro Cantara sont propriétaires d'un restaurant. Tous les ans, ils invitent leurs amis dans leur maison à côté de la mer, vers Arcachon, pour fêter l'anniversaire d'un des leurs, Antoine. Mais Ludo, le meneur/déconneur de leur bande de potes, est victime d'un accident grave, quelques jours avant le départ pour Arcachon. Les autres partent quand même, quitte à ce que ces vacances ensemble aient un tout autre goût, bien amer...

La critique de ClashDoherty :

Guillaume Canet nous avait bluffés, en 2006, avec son deuxième film, Ne Le Dis A Personne, adaptation remarquable (le meilleur thriller français ?) d'un best-seller de l'Américain Harlan Coben. 4 Césars, dont meilleur réalisateur, meilleure adaptation, et meilleur acteur pour François Cluzet (Mathieu -M- Chédid a aussi eu le César de la musique de film ,et une Victoire de la Musique, même catégorie). Après un tel film, on attendait vraiment Canet au tournant pour son suivant, et c'est donc Les Petits Mouchoirs, sorti aujourd'hui (et quej'ai vu en avant-prem's hier soir), qui débarque.

Casting de folie pour ce film que Canet a écrit, et dans lequel il ne se met pas en scène (mais le film se base sur ses expériences personnelles et il y a fait joué ses amis) : François Cluzet, Marion Cotillard, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche, Anne Marivin, Benoît Magimel, Maxim Nucci, Pascale Arbillot, Louise Monot, Laurent Laffite, et Jean Dujardin dans le rôle de Ludo, qu'on voit donc peu, mais dont on parle beaucoup. Notons les apparitions amicales de Bixente Lizarazu, Mathieu Chédid et Edouard Montoute.

Les Petits Mouchoirs, c'est un film qui, malgré sa longueur étonnante pour un film de ce genre (2h30 !), est parfait de bout en bout. Interprété à la perfection (Cluzet peut vraiment remercier Canet de lui avoir confié un si bon rôle, comme c'était déjà le cas pour le précédent film), doté d'un scénario remarquable faisant alterner entre humour et moments plus graves (rarement le terme de comédie dramatique aura aussi bien convenu qu'ici) et basé sur des expériences personnelles de Canet (qui a signé lui-même le scénario, tout seul, d'ailleurs), le film est très bien et très sobrement réalisé et bénéficie d'une bande-son de folie pure (rien que la bande-annonce, qui donnait sacrément envie - signe que le film est réussi, par ailleurs - propose aussi bien Bowie qu'Iggy Pop, et il y en à d'autres !).

Aucun des personnages (le quinqua stressé - Cluzet - qui accueille ses potes une fois par an, sa femme assez stressée aussi - Valérie Bonneton, femme de Cluzet dans la vie - , la fille qui se cherche sexuellement parlant, même chose pour un des mecs, le déconneur, le patriarche...) ne semble caricatural tant ils sont finement observés. Pourtant, on peut penser aux autres films dits 'de potes', comme Mes Meilleurs Copains de Poiré (pour le côté drôle) ou Vincent, François, Paul Et Les Autres... de Sautet (pour le côté plus sérieux et dramatique). Les Petits Mouchoirs, en France, peut désormais se poser ==> () comme le meilleur film de potes jamais fait.

Jean Rochefort (ami de Canet, avec qui il partage la passion des chevaux - il ne joue pas dans le film), lors d'une récente émission de TV, a parlé de ce film en ces termes : il l'a fait couiner comme un goret et pleurer comme une petite fille. C'est en effet le but recherché, et pleinement réussi, du nouveau Canet : un film à la fois drôle et triste, tendre et amer, totalement réussi dans les deux extrêmes. Guillaume Canet en parle comme de son film le plus important, celui qu'il conservera de sa carrière par la suite, peu importe le nombre de films qu'il réalisera encore et leurs niveaux. Il faut dire qu'à la place du réalisateur/scénariste, moi aussi, je serais très très fier d'avoir fait un film aussi réussi que Les Petits Mouchoirs !

Bravo et merci, Guillaume ! Chapeau bas, comme on dit ! Et si tous les acteurs sont immenses, mention spéciale à François Cluzet, Benoît Magimel, Gilles Lellouche et Marion Cotillard. Non pas qu'ils mettent de l'ombre aux autres acteurs, mais ils sont tellement bons, tellement justes dans tous les registres, que sans eux, le film aurait, sans doute, été mille fois moins réussi !

Note : 20/20 IMG000043

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13 septembre 2010

L'Ivresse Du Pouvoir

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Genre : Comédie dramatique

Année : 2006

Durée : 110min

L'histoire : La juge d'instruction Jeanne Charmant-Killman est chargée d'un important dossier d'abus de biens sociaux. Son enquête, délicate, entremêle politique et industriels. Il fait d'emblée incarcérer le président d'un grand groupe, Humeau, lequel, atteint d'une maladie de peau urticante, est l'objet d'un acharnement de sa part (elle l'interroge sans cesse). Il finit, affaibli, par céder, et le vrai travail de la juge commence, en eaux troubles...

La critique de ClashDoherty :

Claude Chabrol nous a quittés hier, 80 balais. En 2006, il sortait L'Ivresse Du Pouvoir, son avant-dernier film, une comédie dramatique féroce.
Le film, rediffusé hier sur France 2 (en prime-time) en hommage, n'est peut-être pas le sommet absolu de Chabrol (des classiques comme La Cérémonie, Que La Bête Meure, Les Fantômes Du Chapelier, Le Boucher, sont indépassables, mais en même temps, on n'est pas, ici, dans le même style de film) Mais L'Ivresse Du Pouvoir, interprété par Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel, Roger Dumas, Jean-François Balmer, Marilyne Canto, Thomas Chabrol, Robin Renucci, Pierre Vernier et Philippe Duclos, est un excellent film, qui mérite amplement la (très bonne) note que je lui attribue, et qui n'est donc pas une note de sympathie envers Chabrol.

Malgré l'avertissement de départ indiquant que toute personne, tous faits, ressemblant à des personnes ou faits réel(le)s seraient une coincidence, purement fortuite (pas texto, mais ce genre ce texte), le film se base carrément sur l'affaire Elf, qui a eu un grand retentissement (Alfred Sirven, Loïc Le Floch-Prigent, Roland Dumas, Christine Deviers-Joncourt...), et le personnage de la juge jouée par Isabelle Huppert est directement inspiré par une vraie juge, Eva Joly. Cette dernière reprochera au film une immersion agressive sur sa vie privée, remplie de détails sordides et inexacts.
Le film fera polémique, même si Chabrol (pas con, le mec) ne cite rien. Enfin, c'est plus qu'évident : Roger Dumas pour jouer un politicien faisant penser à Roland Dumas (déjà, l'homonymie est amusante), la pute de luxe accompagnant son personnage fait penser à la sulfureuse Christine Deviers-Joncourt, un politicien apparemment véreux et au fort accent du sud fait penser à Pasqua, un autre fait penser à André Santini (pure ressemblance, en revanche)... et, bien évidemment, Berléand, dont le personnage est en fait Loïc Le Floch-Prigent (je ne parle pas du look, quoiqu'il soit ressemblant, mais de sa position, de sa maladie de peau, etc...), sans parler de cet homme que l'on ne voit jamais et qui se planque sous les tropiques (Sirven ?) et du nom de la société, FMG, soit ELF avec, à chaque fois, une lettre de décalage (F=E, M=L, G=F)...et il y à d'autres points de comparaison !

Drôle et cynique, féroce et chargé, L'Ivresse Du Pouvoir est un pamhplet au vitriol qui permet à Chabrol de règler son compte à une affaire judiciaire embrouillée ayant bien foutu sa merde au moment de son éclatement. Dans un sens, le film fait penser à du Mocky de la grande époque (on tremble rien qu'à penser au film que Mocky aurait pu faire sur le sujet : il aurait été plus cynique, caustique et violent, et n'aurait sans doute même pas pensé à modifier les personnages et sociétés), en meilleur.
Superbement bien interprété (Huppert, Berléand, Thomas Chabrol - un des enfants du réalisateur - et Bruel en tête), réalisé avec sobriété et classe, bien écrit, passionnant de bout en bout, parfois drôle (l'interrogatoire de Balmer) et parfois tendu (Berléand craquant et pleurant comme un môme devant une Huppert assez froide et distante, qui sait qui elle a devant elle). Un excellent film tenant à la fois de la comédie, du drame et du polar politico-judiciaire. A voir !

Note : 17/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 14:22 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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Les Ailes du Désir

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Deux anges veillent sur un Berlin morne. Cassiel et Damiel tentent tant bien que mal d'insuffler un peu de compassion dans cette ville triste, entre le passé inavouable (Hitler ...) et le présent chaotique (Le Mur ...) ... un jour, Damiel tombe sur une trapéziste française, Marion, dont le cirque va fermer. Emu par sa grâce et sa beauté, il décide de devenir humain pour pouvoir la rencontrer pour de vrai ...

Il était temps que ce film aie sa place sur ce blog. Les Ailes du Désir est souvent considéré comme le plus beau film de Wenders, à la filmographie déjà bien garnie (Paris, Texas, Hammett ...). Le cinéaste allemand rend hommage à une ville qui lui tient à coeur, Berlin, qui en 1987 était encore noircie par sa division, ayant du mal à se remettre des évènements qui l'ont accablée. Pour cela, il s'entoure de pas mal de collaborateurs de pointe : le directeur de la photo Henri Alekan (Qui a bossé avec René Clément et Jean Cocteau ...), Claire Denis est assistante et la distribution est composée de Bruno Ganz, Otto Sander, la regrettée et magnifique Solveig Dommartin et Peter Falk dans son propre rôle (Oui, c'est bien le mec qui joue Columbo ...).

Les Ailes du Désir est un film optimiste malgré tout. C'est une bouffée d'oxygène rare, à la fois agréable, plaisante et rassurante. Le film raconte que, face à tout ce qui peut se passer, encore vaut-il mieux vivre maintenant (Jetzt!), au jour le jour, en aimant, vivant les passions qui nous animent avant qu'elles ne s'évaporent ... et c'est sous la forme d'un conte allégorique que Wim Wenders nous fait rêver, nous émeut, nous fait parfois rire, lorsque Peter Falk fait ses apparitions, nous emporte dans un monde parfois grave, mais qui peut toujours faire preuve d'une beauté merveilleuse.

SPOILER!

Entre comédie légère, drame social et film philosophique, Les Ailes du Désir est de ces films qui rendent heureux, qui sont si beaux qu'ils émerveillent le spactateur, la scène dans le club avec Nick Cave and The Bad Seeds qui jouent en fond, et où Dammiel et Marion se rencontrent enfin, est d'une tendresse et d'une beauté touchante. On peut aussi penser à la scène finale de Paris Texas, d'une longueur presque exaspérante mais avec la même fragilité et la même poésie.

FIN DE SPOILER

D'une forme originale (On voit les pensées de plein de personnages à travers les yeux des anges), il découle un film profond, émouvant, unique en son genre. Wenders pourrait bien avoir réalisé un vrai chef d'oeuvre, tant il met de beauté dans le Berlin contemporain qu'il filme. Un film essentiel, la définition même du beau film.

Note : 18/20 

Posté par shauni81 à 12:30 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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12 septembre 2010

Confessions d'une accro du shopping

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genre: romance
année: 2009
durée: 1h45

l'histoire: Passionnée de mode, Becky est une accro du shopping. Obligée de trouver un job pour payer ses achats, elle obtient un poste dans un magazine financier. Becky se retrouve vite dans une situation délicate qu'elle cherche à cacher à son patron.

la critique de Eelsoliver:

Amusant de voir comme le cinéma, et plus précisément la comédie sentimentale, semble inspirée par la mode, la consommation excessive et le shopping.
Des thèmes déjà évoqués dans le fadasse Le Diable s'habille en Prada, avec Anne Hathaway, plutôt médiocre par ailleurs dans cette comédie niaiseuse.

Mais là où bon nombre d'actrices cachetonnent dans ce genre de romance gnan-gnante et sans intérêt (une fois encore, Anne Hathaway en est le parfait exemple), Isla Fisher réussit à porter littéralement cette comédie moyennement passionnante (pour être gentil...).
Sans elle, nul doute que Confessions d'une accro du Shopping ressemblerait à une énième comédie pour filles en rut et en manque de mec.

Alors attention, je ne crie pas au génie. Ca reste tout de même assez mauvais. Enfin... J'ai vu bien pire dans le genre, mais le film exploite une idée assez sympa.
En effet, une belle jeune femme, Becky, dont le chemin croise souvent les grands magasins, dépense tout son argent dans les fringues et les dernières tendances vestimentaires.

Oui mais voilà, ses folies la conduisent à accumuler des dettes importantes. Paradoxalement, elle travaille pour un magazine financier dans lequel elle écrit des chroniques et se la joue conseillère économe ! Evidemment, tout le monde ignore ses dépenses excessives, en particulier son patron dont elle tombe amoureuse. C'est parfois bien vu, voire même assez drôle.
Mais le film tombe souvent à plat, la faute à un scénario pour le moins soporifique mais Isla Fisher n'y est pour rien. Une fois encore, sans elle, ce film serait une véritable catastrophe.
Ma note sera donc clémente.

Note: 07.5/20

Posté par Alice In Oliver à 12:55 - - Commentaires [24] - Rétroliens [0]
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12 juillet 2010

L'Oeuvre De Dieu, La Part Du Diable

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Genre : Comédie dramatique

Année : 1999

Durée : 125min

L'histoire : Dans le Maine, le docteur Wilbur Larch, excentrique et sympathique, dirige un orphelinat servant aussi d'hôpital pour accouchements d'enfants non désirés qui rejoignent l'orphelinat à la naissance (l'oeuvre de Dieu, selon Larch, est l'accouchement) et dans lequel Larch pratique aussi la part du Diable, à savoir des avortements. Homer Wells, un de ses orphelins, ne parvenant pas à se faire adopter, devient l'apprenti de Larch. Mais Homer veut par dessus tout découvrir le monde, et part bosser dans une cidrerie locale...

La critique de ClashDoherty :

Adaptation d'un best-seller magnifique de John Irving portant le même nom, L'Oeuvre De Dieu, La Part Du Diable est un film réalisé en 1999 par Lasse Halström.
Le film est interprété par Michael Caine, Tobey Maguire, Charlize Theron, Paul Rudd, Delroy Lindo, Jane Alexander, Kathy Baker, Erykah Badu, Kieran Culkin et Paz De La Huerta, et est une comédie dramatique aux accents très dickensiens, dont le scénario a été signé d'Irving lui-même.
Autrement dit, mis à part les différences quasi obligatoires existant entre un roman et son adaptation, le film adapte très bien le roman.
On notera l'absence, pour ceux qui connaissent le roman, du personnage de Melony, orpheline très (trop ?) attachée à Homer, et le pistant sans cesse pour lui faire ravaler sa promesse non tenue, celle de ne jamais quitter l'orphelinat sans elle.

Tout comme le roman, le film baigne dans une atmosphère très dickensienne, et on y trouve aussi bien de l'émotion pure que de belles notes d'humour, c'est parfois assez léger. Acteurs excellents, notamment Caine, parfait dans le rôle de Wilbur Larch, et Tobey Maguire, qui campe un Homer Wells plus vrai que nature. The Cider House Rules (titre original du roman et du film) n'est pas un sommet du cinéma, mais honnêtement, c'est une adaptation plus que correcte du meilleur roman d'un très grand auteur contemporain américain. Si vous aimez les fresques tragicomiques, vous devriez adorer.

Dans l'ensemble, donc, un film très très intéressant, mélange de fantaisie et de réalisme, tourné dans de très beaux décors, avec une belle musique, et qui obtiendra des Oscars (meilleur scénarion meilleur acteur en second rôle pour Caine), et bien d'autres récompenses, sans parler des (nombreuses) nominations. Excellent film, un peu oublié aujourd'hui j'en ai peur.

Note : 16/20 IMG000043

Posté par ClashDoherty à 12:55 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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02 mai 2010

Spun

                                                              spun_verdvd_1_

Genre : Comédie dramatique

Année : 2002

Durée : 1h32

                                   L’histoire

Ross, un chômeur de 20 ans qui vient de rompre avec sa petite amie, traîne dans la maison de son dealer, Spider Mike. Un jour, il rencontre Cook et sa petite amie strip-teaseuse. À la suite de cette rencontre, il s'embarque dans une aventure de trois jours, dans le milieu de la drogue et de l'immoralité.

                                                   La critique de Swiffin

Bonjour à tous (ou Iaorana comme on dit chez moi), c’est un immense honneur de vous partager cette 1ère ligne de co…Euh, de vous partager ma 1ère critique sur le blog. Merci encore de m’avoir accepté parmi vous.

Bon ne tardons pas, passons aux choses sérieuses.

Nombreux sont les films ayant pour thème l’univers de la drogue, ceux qui reste en mémoire sont bien sûr Requiem for A Dream, Las Vegas Parano et Trainspotting (je n’ai pas vu ce dernier).

On peut dire que le 1er long métrage de Jonas Akerlund fait partie de cette catégorie.

En effet, son montage lent/speedé et ses visions hallucinatoires au fil des shoots fait penser au film d’Aronofsky ou bien, dans un autre style, à John Waters pour son aspect trash et provocant.

Cependant, Spun a tout de même son identité propre. Loin d’être sérieux et moralisateur mais plus dans le ton comique (limite la drogue c’est trop d’la balle !) On se souviendra de ce film pour ces fameuses séquences en animation où le jeune héros (Jason Schwartzman) nage à l’intérieur du vagin d’une strip-teaseuse et une scène de sexe entre le mec, une meuf et des porcs ! (Non non, c’est pas des blagues !)

La façon dont la défonce est montrée est très bien rendu, cette « sensation » ressenti que l’on ne peut décrire, tout cela est bien maîtrisé.

Les acteurs sont la plupart hilarants notamment John Leguizamo et l’acteur incarnant le personnage fan de Black Metal, aux look improbable qu’est Frisbee ou bien encore les 2 flics junkies.

A noter la présence de Mickey Rourke en fabricant de came (3 ans avant un grand rôle dans Sin City), la récemment décédée Brittany Murphy en Streap-teaseuse et une apparition de Rob Halford des Judas Priest en vendeur de sex shop homo.

Mais le film est dépourvu de scénario lequel on nous montre au fur et à mesure, divers personnages plus ou moins liés entre eux avec des péripéties foutraques. On croirait que le réalisateur s’est pris une bonne dose et à écrit toute l’histoire à l’arrache sans aucun fil conducteur sans interêt même. On pense à cette scène où le toxico séquestre sa copine de soirée, menotée sur le lit, totalement nue avec une musique forte, déraillant, afin que l'on n'entende pas ses hurlements.

Le film est difficilement racontable tant on alterne de personnages en personnage même si au final, tout s'imbrique et s'explique. L'humour gras est omniprésente sans atteindre le degré American Pie.

En tout cas, ne pas s’attendre à être ému par la trame scénaristique, vous êtes prévenus !

Pas un grand film, certes mais un film (de drogués) essentiel et représentatif de ces films de genre qui gagnera de la notoriété au fil du temps. On entre ou pas dans le trip ! Allez, une p’tite ligne pour fêter ça ?

Note: 15/20

Posté par Swiffin à 10:01 - - Commentaires [16] - Rétroliens [0]
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25 mars 2010

Choke

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Genre : Comédie dramatique

Année : 2008. Réalisé par Clark Gregg

L’histoire : Un escroc, sexoolique par-dessus le marché, arnaque les gens en simulant des étouffements alimentaires afin de payer l’institution de sa chtarbée de mère.

A propos du film :

Adaptation d’un roman de Chuck Palahniuk. Film sorti en direct-to-dvd.

Critique de Ber :

Tout d’abord je voudrai signaler que le livre de Palahniuk figure dans mon top 3 de l’auteur. En sachant que l’écrivain est l’un de mes fétiches, c’est dire l’attente de voir ce délire sur papier prendre forme devant mes yeux de cinéphile. Surtout que l’œuvre comporte une Gigadose de sexe, de trash et est nimbé d’un anticonformisme ravageur.

On se rend vite compte que l’ambiance générale du livre a bien du mal à vivoter dès les premières minutes du métrage. Pourtant tout est bien présent dans le synopsis mais le parti pris de tout « fourrer » dans un film de 1h30 va provoquer une irrémédiable dilution de tous les ingrédients. Certains d’entre eux vont s’y trouver à dose un peu trop homéopathique, ce qui aura pour conséquence de ne pas retranscrire l’atmosphère du bouquin qui mêlait génialement un sentiment d’urgence imminente à un délire cosmico religieux.

Ici on se retrouve plus dans une comédie un peu sexuée et juste un petit peu barrée. On a un trop gros sentiment de sympathie au final pour le héros alors que le personnage littéraire ne nous inspirait que de la pitié !

Pourtant Sam Rockwell n’est pas trop mauvais dans le film. Ce qui lui manque surtout c’est de ne pas avoir un passé pas aussi emprunt de pessimisme que dans le livre. Dans le film, les flashbacks sur son éducation tombent vraiment à plat. Cela enlève une grande partie de la complexité des deux personnages principaux.

On est franchement en droit d’être déçu, au final, de l’entreprise qui se révèle peu ambitieuse au regard de « Fight club », un autre roman de Palahniuk, qui avait trouvé un réalisateur à la mesure de sa puissance littéraire.

Note : 10/20

Ber

Posté par DOUF1 à 12:52 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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06 février 2010

Le Péril Jeune

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Genre : Comédie dramatique

Année : 1994

Durée : 105min

L'histoire : années 80. 10 ans après leurs années lycée, une bande de copains se retrouve pour l'accouchement de la femme d'un des leurs, mort récemment d'une overdose... 

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1994 par Cédric Klapish, Grand Prix au festival de Chamrousse (festival de cinéma spécialisé dans l'humour), sorti en 1995 Le Péril Jeune est, on peut le dire, un film culte.
Le film est interprété par Romain Duris, Vincent Elbaz, Nicolas Koretzky, Hélène De Fougerolles, Elodie Bouchez, Jackie Berroyer, Joachim Lombard et Julie-Anne Roth.
Klapish a tiré le titre de son film d'une remarque faire par une personne du troisième âge, dans une boulangerie (dans laquelle il devait sûrement se trouver en tant que client, probablement - ou alors cette personne a été filmée pour un reportage) qui faisait remarquer qu'il y avait plus de jeunes que de vieux.

Très drôle mais ne négligeant pas l'émotion, Le Péril Jeune est sans aucun doute le meilleur film de Klapish avec L'Auberge Espagnole.
Les acteurs sont tout simplement excellents (Duris, Elbaz, quasiment révélés par le film), et le film est à la fois mélancolique (qui ne se souvient pas de ses années lycée sans avoir la nostalgie au coeur ?) et vraiment hilarant (les blagues de potaches, les vannes qui fusent et qui tuent).
A la base, le film devait être un TVfilm commandité par Arte pour une série intitulée Les Années Lycée, mais le succès télévisuel fera que le film sortira en salles en 1995, un an après sa réalisation et diffusion.

Le film, cependant, n'est pas parfait, notamment en ce qui concerne les détails d'époque (allusion à la mort de Mao, en 1976, au moment des épreuves du bac en juin - or Mao est mort en septembre de la même année ; voitures des années 90 dans le décor alors que ça se passe dans les années 70 ; poster de Platini cuvée 1982 alors qu'on est facile 5 ans avant...).
Mais on pardonne ces erreurs souvent flagrantes à Klapish, car Le Péril Jeune est vraiment un excellent film à la fois touchant et drôle ! 

Note : 17/20 IMG000043   

Posté par ClashDoherty à 11:02 - - Commentaires [18] - Rétroliens [0]
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04 février 2010

Le KNACK ... et comment l'avoir

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Genre : comédie

Année : 1965

Durée : 1h25

Réalisateur : Richard lester

L'histoire : Colin est un instit' trentenaire londonnien complètement inhibé qui cherche désespérément l'âme soeur. Or pour la trouver cette âme soeur, Colin est convaincu qu'il lui faut du "Knack"... car Tolen, un de ses locataires (qui lui en a) cumule conquêtes féminines sur conquêtes féminines! Tom, qui est un tout nouveau locataire, lui, s'en fout royalement du "Knack" et préfère peindre sa chambre en blanc. Un jour, alors que Colin et Tom reviennent d'un dépotoir avec un lit sur roulettes plus grand que celui de Tolen (car c'est peut-être la taille du lit qui permet de faire des conquêtes?) ils rencontrent Nancy, valises à la main, qui leur propose un coup de main...

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La critique d'ideyvonne : Si vous ne connaissez pas le monde de Lester et ses ambiances loufoques (Cf. ses films sur les Beatles) laissez-vous séduire par ce film "so british" dans un Londres des années 60 où la libération sexuelle commence à titiller tous les teenegers. Bien que le film soit en N&B, il possède pleins de "qualités". Tout d'abord et rien que pour le fun, regardez le look de Jane Birkin, Jaqueline Bisset ou celui de Charlotte Rampling!
Puis attardez-vous sur la musique de Monsieur John Barrey (oui, oui, celui-là même des films de James Bond, Macadam cow-boy ou Out of Africa) Hein, ça vaut son pesant d'or tout ça!

Si cette comédie brinquebalante nous propose l'univers de la Pop avec des gags et un sens du rythme effreiné, elle n'en reste pas moins une comédie dramatique car ce film est en fait un "twister", c'est-à-dire que la fin du film nous dévoile une enigme, celle de Nancy...
Ce film, une sorte de "à bout de souffle" mais qui vire parfois dans un style humoristique a tout de même gagné le Grand prix du Festival de Cannes, et pour ceux et celles qui sont intéressés, il existe en DVD.

Note : 15/20

Posté par ideyvonne à 16:34 - - Commentaires [18] - Rétroliens [0]
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