15 décembre 2010

Le Voleur De Bicyclette

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Genre : Drame social

Année : 1948

Durée : 85min

L'histoire : Antonio Ricci vit avec sa femme et ses deux enfants dans une banlieue populaire de Rome, dans les années 40, après la guerre. Il est au chômage depuis deux ans, et a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d'affiches, à la seule condition d'avoir une bicyclette pour ses déplacements. Il récupère la sienne au prêteur sur gages, où elle était gagée, mais se la fait voler le lendemain, premier jour de travail. Il se lance, avec son fils, à la recherche du voleur...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1948 par Vittorio De Sica, Oscar du meilleur film étranger un an plus tard et classé, en 1958, troisième meilleur film de tous les temps derrière Le Cuirassé Potemkine et La Ruée Vers L'Or, Le Voleur De Bicyclette (Ladri Di Biciclette, titre qui, en français, est à traduire, en fait, au pluriel) est un drame social néoréaliste interprété par Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carell, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci et, dans un petit rôle de séminariste, Sergio Leone.
Les acteurs sont inconnus, probablement des amateurs ou presque, ce qui accentue, avec la réalisation sobre, le côté réaliste du film, qui dépeint la vie des classes sociales les plus pauvres de l'Italie de l'après-guerre.

On reprochera d'ailleurs au film de ne parler que des pauvres. Les communistes critiqueront le film, qui dépeint la misère sans apporter de solution pour stopper cette misère.
Le pauvre Antonio se fait voler sa bicyclette sans lequel il ne peut travailler, lui qui, avec une femme et deux gosses à charge, est au chômage depuis deux ans, dans une Italie meurtrie qui se reconstruit et tente d'oublier Mussolini et les fascistes.
Il en sera réduit à tenter de voler une bicyclette aussi, mais autant son voleur aura réussi son coup, autant lui, hélas, n'arrivera pas, et se fera prendre, honteux.
Oui, le film est sombre, dramatique. Court, aussi, et comme tout chef d'oeuvre court, c'est un peu dommage.

Le Voleur De Bicyclette est un vrai chef d'oeuvre, qui ne fait peut-être plus partie des trois meilleurs films de l'histoire (les deux autres cités aussi, même s'ils font partie, au moins, des 30 meilleurs) car bien d'autres grands films sont arrivés après 1958 (année de sanomination à la position de troisième).
Mais c'est clairement un monument, un des films les plus touchants et réussis de l'histoire, peu importe son rang. Un classique à voir à tout prix !

Note : 20/20 IMG000043

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01 décembre 2010

Le Grand Charles

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Genre : Biopic

Année : 2005

Durée : 2x110min

L'histoire : Des premiers jours de la Seconde Guerre Mondiale à son décès à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970, la vie du général Charles De Gaulle, homme de guerre puis d'Etat...

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La critique de ClashDoherty :

Réalisé par Bernard Stora (qui fait aussi la voix-off) en 2005, diffusé sur France 2, Le Grand Charles est un TVfilm en deux parties (de presque 2 heures chacune) interprété par Bernard Farcy, Denis Podalydès, Danièle Lebrun, Grégori Derangère, Gérard Lartigau, David Ryall, Scali Delpeyrat, Marc Citti, Bernard Alane et Stéphane Boucher, entre autres. Ce TVfilm, que France 2 a rediffusé dans l'après-midi du 11 novembre dernier, a reçu, en 2006, le FIPA d'or d'interprétation masculine pour Bernard Farcy et le FIPA d'argent pour le réalisateur Bernard Stora. Farcy a aussi été nommé (mais n'a pas eu le prix) aux Grammy Awards 2006 pour son rôle.

Incroyable de se dire que c'est l'acteur jouant le commissaire nazebroque de la série des Taxi et le ministre de la publicité "Haribo" qui est aussi bluffant (car aucun autre terme ne convient) dans le rôle du général De Gaulle. Bernard Farcy campe un De Gaulle aussi convaincant dans sa période 'guerre' que dans la fin de sa vie, et il est probablement, avec Pierre Vernier dans le TVfilm Adieu, De Gaulle sur la période Mai 68, l'acteur le plus convaincant dans le rôle.
Le Grand Charles est, quant à lui, le meilleur TVfilm fait sur cette illustre figure de l'Histoire de France. A moitié documentaire (bref, c'est un docufiction), ce TVfilm est monté en flash-backs, il ne présente pas la biographie de De Gaulle dans l'ordre, mais par bribes, par blocs, dans le désordre.
Malgré ce désordre, c'est tellement bien foutu et bien écrit que ça se suit sans aucun problème, et ce désordre ne choque absolument pas.

L'Appel du 18 juin, l'arrivée au pouvoir, la crise algérienne, la fin de vie, tout est là, De Gaulle dans ses moments de gloire publique comme dans ses moments plus intimes.
Acteurs excellents, réalisation sobre et élégante, scénario remarquable, montage remarquable entre images d'archives et scènes filmées, tout concourt à faire de ce Grand Charles un vrai sommet qui aurait mérité une sortie salles ; pour vous dire si c'est grandiose !   

Note : 20/20 IMG000043

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23 novembre 2010

Le Bûcher Des Vanités

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Genre : Drame

Année : 1990

Durée : 125min

L'histoire : Sherman McCoy est un golden boy, un jeune prodige de la finance, vivant à New York. Tout lui réussit, jusqu'au jour où, accidentellement, sa maîtresse renverse, en voiture, alors qu'il est présent, un jeune Black. Il va dès lors devenir la proie des journalistes en mal de sensations, et sa vie va devenir un véritable calvaire, un enfer...

La critique de ClashDoherty :

Le Bûcher Des Vanités est un film réalisé en 1990 par Brian DePalma, adaptation d'un roman de Tom Wolfe paru en 1987, un authentique best-seller et monument.
Le film est interprété par Tom Hanks, Melanie Griffith, Bruce Willis, Morgan Freeman, F. Murray Abraham, Kirsten Dunst (un de ses tout premiers rôles), Kevin Dunn, Saul Rubinek, Kim Cattrall et Donald Moffat. Ce fut un véritable bide à sa sortie, un des plus imposants bides de la Warner Bros, et c'est, dans l'ensemble, une adaptation moyenne du roman de Wolfe, un roman foisonnant et très long (900 pages en poche). Malgré que les acteurs soient dans l'ensemble excellents ici.

Mais il faut bien dire que cette histoire de descente aux enfers d'un financier de génie sombrant dans un cauchemar éveillé après un fait divers tragique dont il est partiellement responsable est largement plus intéressante en roman qu'en film.
Le scénario de Michael Cristofer est assez moyen, il manque des passages du roman, certains personnages manquent ou sont renommés (le personnage du juge, joué par Morgan Freeman, s'appelle Myron Kovitzky dans le roman, mais Leonard White dans le film ; c'est Alan Arkin qui devait, à la base, le jouer). Dans la filmographie de DePalma, The Bonfire Of The Vanities ne fait pas partie des merdes, loin de là, mais force est de constater que le réalisateur s'est fait assez discret, depuis, avec ce film comptant parmi ses échecs commerciaux.

En résumé, lisez le roman, relisez-le, mais mis à part une fois (histoire de l'avoir vu, en fait), ne cherchez pas spécialement à voir ce film à tout prix.
Il y a bien pire, il y a bien mieux, c'est un film moyen, et qui aurait vraiment pu être grandiose si l'adaptation avait été à la hauteur du chef d'oeuvre de Wolfe (un auteur que j'ai mis du temps à aimer, d'ailleurs). Pas honteux, mais...oui, moyen.

Note : 11/20 IMG000046

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03 novembre 2010

La Princesse De Montpensier

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Genre : Drame historique

Année : 2010

Durée : 140min

L'histoire : XVIème siècle, France, pendant les guerres de religion. La marquise de Mézières, Marie d'Anjou, est contrainte d'épouser le prince de Montpensier. Mais elle est amoureuse du duc de Guise, Henri de Lorraine...

La critique de ClashDoherty :

Sorti aujourd'hui (je l'ai vu hier soir en avant-première), La Princesse De Montpensier est le dernier film de Bertrand Tavernier, un des meilleurs réalisateurs français encore actifs, et un de mes réalisateurs préférés par la même occasion.
Le film est interprété par Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Grégoire Lepprince-Ringuet, Lambert Wilson, Raphaël Personnaz, Michel Vuillermoz et Joséphine De La Baume. Adapté, par Tavernier, Françoiss-Olivier Rousseau et son fidèle complice de toujours Jean Cosmos, de la nouvelle du même nom écrite par Madame de La Fayette, c'est un film visuellement remarquable, qui peut faire penser à Que La Fête Commence (déjà de Tavernier, 1976).

Etant fan de Tavernier (il faut dire qu'il nous a offert de grands films, comme Le Juge Et L'Assassin, Capitaine Conan, L.627 ou "La Vie Et Rien D'Autre"), je me suis donc rué en salles pour voir ce film qui promettait d'être magnifique.
Après visionnage des 2h20 du film, l'évidence est là, La Princesse De Montpensier, remarquablement interprété et réalisé avec sobriété (et parfois même trop de classicisme) n'est pas le meilleur film du réalisateur ; mais, attention, on a ici un film magnifique quand même !
Tourné en Anjou et en Auvergne, ce film n'arrive certes pas au niveau de Que La Fête Commence (mais, honnêtement, bien peu nombreux sont les films qui y parviennent), mais l'interprétation de grande classe (tous les acteurs assurent le maximum) et la magnificence visuelle sont deux atouts majeurs qui font que, malgré une histoire parfois un petit peu lente, on passe un bon moment devant ce film.

Au final, La Princesse De Montpensier est un bon cru de Tavernier, que les fans du réalisateur se doivent de voir. Et puis, les films sur cette période, et de ce style, sont devenus assez rares. Un très très bon film à la fois historique et dramatique.

Note : 15/20 IMG000043 

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02 novembre 2010

Les Nains Aussi Ont Commencé Petits

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Genre : Drame

Année : 1970

Durée : 95min

L'histoire : Un groupe de nains confinés dans un asile, sur une île, se rebellent contre l'autorité dans un déchainement de violence aussi absurde que furieuse...

La critique de ClashDoherty :

Werner Herzog est un réalisateur assez iconoclaste. En 1970, il tourne son deuxième film, Les Nains Aussi Ont Commencé Petits (Auch Zwerge Haben Klein Angefangen, titre original), film en noir & blanc, interprété par des nains, film aussi inclassable que son titre. Le futur réalisateur de Nosferatu, Fantôme De La Nuit, Aguirre, La Colère De Dieu ou L'Enigme De Kaspar Hauser, ici, nous offre un film totalement barré, aussi rare et méconnu que vraiment fou. Le film est interprété par Helmut Döring, Gerd Gickel, Paul Glauer, Erna Gschwendtner et Pepi Hermine. Ces noms ne vous disent rien, c'est normal. Döring réapparaitra dans L'Enigme De Kaspar Hauser.

Herzog n'avait pas encore vu Freaks de Todd Browning au moment où il réalisa ce film, donc, si son film fait penser au chef d'oeuvre malsain de Browning, c'est de manière involontaire. Entièrement interprété par des nains, donc (que ce soient les prisonniers de l'asile ou leurs gardiens), ce film est un conte anarchiste, brutal, saisissant, bien qu'un peu brouillon. Le film aura des ennuis avec la censure en Allemagne, qui mettra du temps avant de décider si, oui ou non, il convenait de l'exploiter en salles. Assez nihiliste et violent dans ses actes, le film est un peu limite, Herzog exploitant assez le filon 'phénomènes de foire' de ses acteurs de petite taille. Mais il est assez réussi dans l'ensemble (la scène du mariage est remarquable).

Le film a été tourné aux Canaries, le tournage ne se passera pas sans incidents. Par exemple, un des acteurs se fit renverser (sans trop de gravité) lors de la scène de la voiture roulant sans conducteur. Le même acteur (pas de bol pour lui !) sera légèrement brûlé dans la scène de l'incendie des fleurs. Herzog lui promettra de le ménager par la suite. Ainsi que le reste de ses acteurs. Mieux, le réalisateur supprimera une scène où un des acteurs devait se jeter dans un cactus, et, pour faire bonne figure, se jettera lui-même dans le cactus, en quelque sorte pour dire qu'il n'y avait aucune raison que ses acteurs soient les seuls à morfler. Selon son propre avis, se jeter dans le cactus était plus facile que d'en sortir !

Les Nains Aussi Ont Commencé Petits est donc un film assez étrange, parfois brouillon, pas un des meilleurs films d'Herzog, mais si vous aimez les OFNIS et ce réalisateur, vous devriez le regarder, car il vaut quand même le coup d'oeil ! En plus, il est assez rare et méconnu, donc, raison de plus !

Note : 14/20 IMG000043

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26 octobre 2010

De Sang-Froid

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Genre : Drame

Année : 1967

Durée : 135min

L'histoire : Le 15 novembre 1959, à Holcomb dans le Texas, deux hommes, Perry Smith et Dick Hickock, sans raison valable, et totalement de sang-froid, assassinent  une famille d'agriculteurs, les Clutter (un homme, sa femme, leurs deux enfants de 15 et 16 ans, garçon et fille), abattues avec un fusil de chasse, à bout portant. Ils volent l'argent trouvé dans le coffre-fort familial, en tout et pour tout 40 malheureux dollars. En fuite vers le Mexique, ils sont rattrapés un an plus tard...

La critique de ClashDoherty :

En 1966, Truman Capote, célèbre écrivain et scénariste américain, publie De Sang-Froid, son plus grand livre, un récit romancé basé sur un fait divers sordide. De Sang-Froid (In Cold Blood), c'est aussi, un an plus tard (1967, donc), un film de Richard Brooks, interprété par Scott Wilson, Robert Blake, John Forsythe, Paul Stewart, Jeff Corey, Charles McGraw et Will Geer, un film adapté donc du roman/récit de Capote, et tout aussi réussi que le livre (même si, comme quasiment à chaque fois, le livre est supérieur). Tourné en noir et blanc, bénéficiant d'une très bonne musique signée du grand Quincy Jones, De Sang-Froid est un film remarquable et faisant froid dans le dos.

Le livre, Capote l'a écrit, en forme de roman-vérité, entre les six années qui séparèrent la condamnation de la mort des tueurs, et le livre est sorti un an après leur pendaison, environ. Gros succès, il était évidemment obligatoire qu'un jour ou l'autre, on en fasse une adaptation, et Richard Brooks s'est lancé, en 1967. Le résultat, porté par des acteurs au sommet et sobrement réalisé, est grandiose. D'autant plus que les acteurs ne sont pas des stars, ce qui accentue le côté documentaire du film. On ne s'identifie pas aux acteurs, inconnus, ce n'est pas comme si des têtes d'affiche du style Newman, Redford ou Brando avaient tenu le films sur leurs épaules. Quitte à jouer à contre-emploi. Non, De Sang-Froid, par le réalisme du scénarion la sobriété de la réalisation, ses acteurs méconnus, fait vraiment penser à un documentaire.

Le film est sans aucun doute un des plus grands films sur (ou contre) la peine de mort. Bien que l'on sait que les deux hommes, Smith et Hickock, sont coupables d'un quadruple crime odieux et gratuit (on ne tue pas quatre personnes pour 40 dollars, même s'ils avouent avoir tué pour prendre l'argent du coffre), bien que justice soit faite en les condamnant à mort et en les pendant effectivement (contrairement à d'autres qui sont condamnés à mort et passent du temps dans le couloir de la mort avant, finalement, de voir leur peine commuée en perpétuité, ça arrive des fois), le final du film, comme celui de La Vie, L'Amour, La Mort de Lelouch ou de Deux Hommes Dans La Ville de Giovanni (pour ne citer que ces deux films venus après le film de Brooks), laisse un gros goût de cendres et de malaise au spectateur.

Au final, De Sang-Froid, film quasiment documentaire sur un meurtre, un procès et un jugement, entièrement basé sur des faits réels (l'auteur a fait son livre en se basant sur les minutes du procès, en interrogeant les témoins et acteurs du procès, il n'a rien inventé, et Brooks a magnifiquement adapté ce livre-vérité et best-seller international qu'il faut, à tout prix, lire), est plus un film sur la société américaine de l'époque que sur deux tueurs inexcusables. Dans tous les cas, un putain de monument du cinéma (et, avant, de la littérature).

Note : 20/20 IMG000043

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21 octobre 2010

Ces Amours-Là

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Genre : Drame un peu musical

Année : 2010

Durée : 125min

L'histoire : Ilva Lemoine, qui a toujours placé l'amour au-dessous de tout le reste, remonte le temps en parcourant l'itinéraire des différents hommes l'ayant aimé...

La critique de ClashDoherty :

Etonnant : pour une fois qu'un film de Claude Lelouch datant de l'après Itinéraire D'Un Enfant Gâté n'est pas nul à chier et insupportable ! Ces Amours-Là est par ailleurs son dernier film en date, sorti il y à un peu plus d'un mois, et il est interprété par Audrey Dana, Dominique Pinon (les deux acteurs que Lelouch avait utilisés dans son précédent opus, Roman De Gare), Liane Foly, Raphaël (le chanteur), Samuel Labarthe, Laurent Couson (co-auteur, avec Francis Lai, de la musique du film, car c'est un musicien à la base), Zinedine Soualem, Anouk Aimée, Salomé Lelouch, Jacky Ido, Judith Magre, Gisèle Casadesus, Christine Citti, Anggun et même (dans une scène d'archive, évidemment, l'acteur étant mort depuis 1995...), Charles Denner. Entre autres, car la liste est longue.

Casting impressionnant comme d'habitude pour Lelouch, mais casting tout aussi invraisemblable, aussi, que de coutume (pas moins de quatre chanteurs, dont Anggun et Liane Foly, non mais quand même ! et Lelouch est-il capable de faire un film sans Anouk Aimée ou des membres de sa famille ? Car mis à part Salomé, trois autres enfants Lelouch, Sabbaya, Sachka et Boaz, sont dans le casting...). Ces Amours-Là est un film assez moyen, pour tout dire, trop musical, mais dans l'ensemble, si on le compare avec merdes du style And Now...Ladies And Gentlemen, Une Pour Toutes ou Hommes, Femmes : Mode D'Emploi (ou n'importe quel film du réalisateur depuis la fin des années 80), c'est largement d'un grand niveau. Les acteurs semblent moins en roue libre (grande habitude lelouchiante) que d'habitude, le scénario est certes moyen, mais les acteurs sauvent un peu le tout (Audrey Dana, Dominique Pinon sont excellents ; chose étonnante, Raphaël et Liane Foly aussi !).

Lelouch, qui reconnaît aujourd'hui avoir radoté pendant des années (l'insuccès de ses films, leurs mauvais accueils public et critique lui ont fait du mal, mais en même temps, il n'a eu que ce qu'il méritait, car ses films étaient mauvais, disons-le tout net), semble avoir repris un meilleur chemin avec ce film certes moyen, mais qui peut redonner espoir. Qui sait ? Peut-être nous ressortira-il un jour un film du niveau d'Itinéraire D'Un Enfant Gâté, des Uns Et Les Autres, de La Vie, L'Amour, La Mort (son meilleur, sans doute) ou de L'Aventure, C'Est L'Aventure (même si un tel film ne serait plus faisable aujourd'hui, contexte politique oblige) ! En tout cas, Ces Amours-Là marque déjà une très nette amélioration.

Note : 12/20 IMG000046

Posté par ClashDoherty à 18:31 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
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29 septembre 2010

Des Hommes et des Dieux

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En Algérie, au moment de la vague d'attentats que ce pays a subi pendant les années 90, un monastère perché sur les hauteurs de Tibhirine.
Les moines vivent en harmonie avec les musulmans du village, ils vendent leur miel au souk et donnent des soins au blessés. Mais au moment de l'assinat d'ouvriers croates non loin du monastère, la question de s'en aller se pose ...

Grand prix du Jury à Cannes cette année ... on aura fait du rambal quand à la qualité soporifique de cette édition du festival, mais il faut avouer que Tim Burton a récompensé des films de qualité (J'irai très bientôt voir le palmé Oncle Boonmee).
Ce film, réalisé par Xavier Beauvois (Le Petit Lieutenant), a été porté au ciel et a été un palmé très probable avant de se faire damer le pion par l'ami Apichatpong Weerashetakul.
Il s'en sort donc avec le second prix, comme Un Prophète l'an passé, qui avait la même estimation que ce film avant de se faire damer le pion par Haneke (Pour un de ses films les moins forts, finalement ...).

Ce film est une chronique des moines de Tibhirine, ces moines qui se sont fait pour bon nombre massacrer par des terroristes. Mais Beauvois évite de montrer les faits même (Vous ne verrez pas l'exécution), s'attardant plutôt sur la vie de ses hommes de foi tiraillés entre la sécurité qui serait de partir ou bien de rester faire leur devoir ...
on est face à 8 hommes qui ont donné leur vie pour le foi, et qui risquent d'en mourir. Cherchent-ils le martyre? Par forcément. En tout cas, ils seront martyres au sens éthymologique du terme (témoin en grec). Ils seront les témoins des évenements.

Le film est très posé, presque dépouillé, à l'image des hommes qu'il présente. C'est une vision simple de gens simples, qui font leur chemin.
Mais ce style de filmage très dépouillé cache une force émotionnelle inouïe. Beaucoup de scènes sont absolument incroyables d'humanité et d'émotion (Notamment le dernier repas des moines, dont la représentation quasi-cénique est évidente, ou encore la réflexion (Improvisée) du frère Luc (Michael Lonsdale, magnifique) sur l'amour).
Beauvois fait une chronique fascinante de ces hommes qui vivent selon un principe de simplicité et de fraternité, et même les non-croyants (Ce n'est pas un film spécialement catholique) peuvent être touchés par leur histoire.

Les 8 acteurs principaux font preuve d'un talent indubitable. Lambert Wilson trouve un rôle à son envergure, droit mais sincère. Michael Lonsdale est absolument touchant.
Olivier Rabourdin est incroyable ... bref, la distribution masculine est absolument géniale et aurait peut-être mérité un prix d'interprétation collectif ... j'ai déjà souligné la réalisation sobre de Xavier Beauvois, et l'image de Caroline Champetier est également fabuleuse.

Un film humain et touchant, sur le destin de huit hommes témoins d'un moment de trouble dans l'histoire d'un pays.

17/20

Posté par shauni81 à 12:55 - - Commentaires [19] - Rétroliens [0]
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31 août 2010

Another Day in Paradise

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genre: drame (interdit aux - 16 ans)
année: 1998
durée: 1h40

l'histoire: Surpris par un vigile alors qu'il est en train de forcer un distributeur de boissons, Bobbie le blesse mortellement avant de s'enfuir. Lui-même blessé, il se réfugie chez sa petite amie, Rosie, qui appelle Mel à la rescousse, un truand professionnel. Mel décide de prendre le jeune couple sous sa protection et les emmène dans sa voiture dans un périple criminel.

la critique de Eelsoliver:

Ceux qui connaissent un peu Larry Clark savent que ce dernier propose un cinéma violent, choc et dérangeant. Evidemment, les fans du réalisateur citeront Kids, Bully ou encore Ken Park. A tous ces films percutants, pourrait venir se rajouter un certain Another Day in Paradise.
Il s'agit ici d'un périple criminel d'un jeune couple américain, Bobbie et Rosie, qui se laissent entraîner et influencer par certain Mel (James Woods).

Le principe du film est donc assez basique. Après avoir tué accidentellement un vigile, Bobbie part se réfugier chez sa fiancée. Son oncle Mel (tout du moins, c'est comme ça que Rosie le surnomme...) prend le jeune couple sous sa protection.
Mais l'homme en question va les entraîner dans son univers: celui de la drogue, du crime et du deal. Evidemment, Bobbie et Rosie tombent dans la spirale du meurtre et de la dépendance à la cocaïne. Bienvenue en enfer !

Another Day in Paradise se transforme alors en road movie. Bobbie et Rosie vont alors apprendre à s'aimer malgré les épreuves.
Seul problème, Mel est un petit psychopathe et entraîne Bobbie dans son petit univers et ses affaires criminelles. Evidemment, tout cela finira par avoir des conséquences terribles sur leurs aventures. Encore une fois, Larry Clark propose un portrait peu élogieux sur l'Amérique des dingues et des paumés. L'ensemble est bien interprété, James Woods trouvant ici un personnage déjanté et à sa mesure.
Après, la trame du film reste tout de même peu surprenante. C'est une sorte de Bonnie and Clyde, sauf que le périple criminel se joue ici entre quatre personnages.

Note: 13.5/20

Posté par Alice In Oliver à 14:25 - - Commentaires [10] - Rétroliens [0]
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30 août 2010

Carlos Episode 3

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genre: drame, biopic, téléfilm, mini-série
année: 2010
durée: 2 heures

L'histoire: Le groupe de Carlos, installé à Budapest et protégé par la Syrie, établit des liens avec différents clients, comme la Roumanie et la Lybie. Carlos trafique des armes et apparaît comme une figure majeure du terrorisme européen. La Chute du Mur de Berlin va mettre un terme à cette activité frénétique. Carlos trouve refuge au Soudan, où il est devenu un homme traqué par de nombreux services secrets.

la critique de Eelsoliver:

Ce troisième épisode de la série Carlos reprend là où les choses s'étaient arrêtées dans le second volet. Le terroriste a échoué dans sa tentative de prendre en otages des ministres à l'aéroport d'Alger et a perdu son principal soutien. Entre temps, Carlos est devenu un militaire rompu au combat et aux situations extrêmes. Toujours aidé par des militants palestiniens et les cellules révolutionnaires allemandes, Carlos est désormais protégé par la Syrie car l'homme est aujourd'hui un homme traqué et recherché dans le monde entier.

Sa tête est mise à prix. Carlos est aussi devenu un personnage médiatique qui fait régulièrement la une des journeaux. Voilà une situation paradoxale pour une personnalité forte dont le but est de mettre à genou le capitalisme pour faire triompher sa cause.
Le terroriste est désormais marié avec un enfant. Cette vie de dangers commence sérieusement à contrarier sa femme qui en a plus qu'assez de fuir et de se cacher.

Dans ce dernier épisode, la situation internationale est amenée à changer. On se situe à la fin de la Guerre Froide. Une fin marquée par la Chute du Mur de Berlin en 1989.
Pour Carlos et ses membres, c'est le début des ennuis et la fin de nombreux appuis et soutiens. Carlos n'est plus le terroriste important qu'il était.
La stasi est enfin démantelée et tous les projets de Carlos s'effondrent. Sa femme et plusieurs militants seront alors arrêtés et emprisonnés pour les crimes et les attentats dont ils sont responsables.
La série s'achève sur les destins de chacun, Carlos et ses membres ayant connu leur gloire, en sachant qu'ils ont refusé de s'adapter et d'accepter cette nouvelle situation politique et économique.

Cela marquera aussi la fin de leur combat et de leur idéologie au nom d'actes criminels. Un troisième épisode qui conclut logiquement cette mini-série de qualité.
Personnellement, j'ai un peu moins aimé ce troisième et dernier volet, en raison d'un fin attendue car déjà connue, Olivier Assayas se contentant de suivre l'ordre chronologique de certains événements historiques des 20 voire 25 dernières années.

Note: 14/20

Posté par Alice In Oliver à 11:27 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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