09 février 2010

La Chute Du Faucon Noir

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Genre : Guerre

Année : 2002

Durée : 145min

L'histoire : Octobre 1993, Somalie, à Mogadiscio, capitale. La guerre civile provoque la famine. Les forces de l'ONU, parmi elles bon nombre de soldats américains, sont attaqués par une faction dirigée par le général Mohamed Farrah Aidid...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 2002 par Ridley Scott, La Chute Du Faucon Noir est un film de guerre (le premier de Scott) basé sur un livre de Mark Bowden qui relate les affrontements de Mogadiscio en 1993.
Le film bénéficie d'un casting très solide, dans la lignée des films de guerre à l'ancienne : Tom Sizemore, Ewan McGregor, Josh Hartnett, William Fichtner, Sam Shepard, Tom Hardy, Eric Bana, Orlando Bloom, Jason Isaacs, Ewen Bremner.
Le scénario est signé Ken Nolan, et la réalisation de Ridley Scott est nerveuse. Ca ne suffit hélas pas du tout à faire de Black Hawk Down (excellent titre, qu'il soit original ou traduit, car il signifie la même chose en anglais qu'en français) un bon film.

Le film est, pour tout dire, furieusement inégal. Tous les acteurs ne sont pas bons (Ewan McGregor, Josh Hartnett, Tom Sizemore sont bons, mais moins Orlando Blood, Ewen Bremner (Spud dans Trainspotting !) et Jason Isaacs), et il y à pas mal de longueurs inutiles dans ce film de 2h25 minutes qui aurait gagné, sans doute, à ne durer que 1h55-2 heures.
Ridley Scott est un réalisateur talentueux ayant signé un grand paquet de classiques dans sa première période (1977-1989 : Duellistes, Blade Runner, Black Rain), puis est passé à l'as avec quelques ratages, dont A Armes Egales, avant de revenir en force en 1999 avec Gladiator.
Puis, patatras !, en 2001, Hannibal, puis un an plus tard, ce film. Puis il y aura le moyen Les Associés. Il se remettra en selle avec le grandiose (mais échec commercial) Kingdom Of Heaven, puis Une Grande Année le refoutra en bas, et American Gansgter le relancera. Une belle carrière en dent de scie !

La Chute Du Faucon Noir fait partie des films les moins réussis de Scott. Pas aussi foireux que A Armes Egales ou Hannibal, c'est quand même un film mineur et un peu emmerdant, patriotique (malgré l'aspect très sombre et pessimiste de ces affrontements, pas vraiment une victoire américaine), pas toujours très bien interprété. Les fans de Ridley Scott voudront le voir, mais qu'ils sachent qu'ils ne sont pas obligés.

Note : 11/20 IMG000046

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05 février 2010

Jeanne D'Arc

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Genre : Historique

Année : 1999

Durée : 160min

L'histoire : L'histoire de Jeanne d'Arc, jeune femme pieuse et dévote née à Domrémy, Lorraine. Elle recevra des messages semblant venir de Dieu, l'encourageant à servir le roi afin de bouter les Anglais hors de France...

La critique de ClashDoherty :

Personnage atypique, célèbre et assez douteux (on ne sait pas qui elle était réellement), Jeanne D'Arc a inspiré de nombreux films : avec Ingrid Bergman, Renée Falconetti ou Sandrine Bonnaire, notamment. En 1999, Luc Besson réalise sa version du mythe de la Pucelle de Domrémy, en confiant le rôle à celle qui était alors sa femme, Milla Jovovich, qu'il avait révélée dans Le Cinquième Elément, son film précédent.
Jeanne D'Arc, version Besson, mise à fond sur la carte du réalisme concernant le personnage (une illuminée dévote ayant vu sa famille se faire massacrer par les Anglais et nourrissant ainsi une haine farouche envers ce peuple ; une illuminée recevant des messages divins, mais qu'on pourrait aussi prendre pour une mythomane hallucinée et un peu retournée du ciboulot, voire même une folle, tout simplement).

Le film, aussi interprété par Dustin Hoffmann, John Malkovich, Faye Dunaway, Vincent Cassel, Tchéky Karyo, Pascal Greggory, Tara Römer et Richard Ridings, est un film visuellement épatant, scènes de batailles impressionnantes.
Malgré cela, le Jeanne D'Arc bessonien est loin d'être son meilleur film, la réalité historique est contestée par des historiens, Milla Jovovich semble surtout miser sur le côté illuminé de son personnage et ne parvient pas à faire oublier les autres actrices (surtout Falconetti et Bergman) qui l'avaient déjà interprété bien des années auparavant.
La réalisation est excellente, mais le film est assez long (2h40), trop long. En même temps, faire un film de juste 2 heures sur le sujet aurait, pour le coup, semblé trop court !

Ce n'est clairement pas un ratage. Besson fera pire avec Angel-A et il avait déjà fait pire avec le documentaire Atlantis et même Le Grand Bleu, surestimé et inégal.
On peut dire ce qu'on veut de Besson producteur (franchement mauvais, que des films à chier comme, entre autres, les Taxi et les Transporteur), mais en tant que réalisateur, il était vraiment très bon (plus de classiques que de ratages : Nikita, Léon, Subway, Le Dernier Combat).
Jeanne D'Arc n'est pas son meilleur, mais ça reste un film assez réussi, à ne pas voir trop souvent, mais à voir tout de même. Pas pour son actrice principale, mais pour le reste de la distribution, pour la réalisation vraiment excellente, et pour le fait que le film ose montrer le personnage mythique sous un jour nettement moins, disons, politiquement correcte.
Il est vrai qu'à lire l'histoire de la Pucelle, on est en droit de se demander si, effectivement, ça n'aurait pas été une jeune femme trop pieuse, simplette, illuminée et traumatisée par le massacre de sa famille, partant en 'sainte croisade' parce qu'elle a entendu des voix dans sa tête l'encourageant de le faire.
De folie douce à sainteté, des fois, il n'y à pas beaucoup de différence... après tout, on utilise le terme 'béat' à la fois pour parler d'un saint que d'une personne bêtement en extase, non ?

Note : 14/20 IMG000043   

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31 janvier 2010

Indigènes

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Genre : Guerre/Drame

Année : 2006

Durée : 130min

L'histoire : Seconde Guerre Mondiale. Après le débarquement allié en Algérie et au Maroc, l'Armée de la Libération se constitue. Parmi les soldats, des engagés volontaires maghrébins, des colonies françaises d'Afrique du Nord, des "Indigènes", comme les armées coloniales les surnommaient, qui vont découvrir l'horreur de la guerre...

La critique de ClashDoherty :

Plus qu'un succès, un phénomène de société, qui a fait que l'état français, peu après sa sortie en 2006, a enfin reconnu les vétérans des colonies françaises comme des vétérans à part entière, en leur reversant une retraite égale à celle des vétérans français.
Ce film, réalisé par Rachid Bouchareb et coproduction franco-algérienne, c'est Indigènes, et c'est un sommet.

Interprété par Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Samy Naceri et Roschdy Zem, qui ont tous 4 reçus un Prix d'Interprétation (collectif) à Cannes, Indigènes est aussi interprété par Bernard Blancan (qui a aussi fait partie des acteurs récompensés par le Prix cannois), Assaâd Bouab, Mélanie Laurent, Mathieu Simonet, Thibault De Montalembert et Aurélie Eltvedt.
A la fois drame sur l'appartenance à une communauté et film de guerre, le film est bouleversant, souvent révoltant (le racisme latent de l'armée de Libération, face au patriotisme des "Indigènes" qui défendent leur patrie avec autant voire plus d'ardeur que les Français nés en France). C'est une réussite totale.

Présenté par la suite dans les collèges et lycées par Bouchareb et certains des acteurs (notamment Jamel Debbouze, qui est bluffant ici, comme les autres), voici un film important, sans doute un des plus importants que le cinéma français ait offert depuis le début de la décennie. A voir à tout prix.

Note : 19/20 IMG000043

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28 janvier 2010

Napoléon (TVfilm)

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Genre : Fresque historique/TVfilm

Année : 2002

Durée : 4x100min

L'histoire : De ses premières victoires militaire sous le Directoire à sa mort en exil sur l'île de Ste-Hélène, la vie de Napoléon Bonaparte, qui deviendra Empereur des Français...

La critique de ClashDoherty :

Autant le dire tout de suite, j'étais circonspect. Christian Clavier, acteur hautement spécialisé dans le comique, dans le rôle de Napoléon Bonaparte, ça avait vraiment de quoi intriguer. Comme si Mimi Mathy tenait le rôle principal dans un remake de Attack Of The 50ft Woman. Hé bien, j'avais sacrément tort d'avoir peur du résultat (que j'ai refusé de voir lors de sa diffusion sur France 2 en 2002, et que j'ai enfin vu très dernièrement sur Direct 8), car ce TVfilm en, quatre parties de 100 minutes chacune, réalisé par le québecois Yves Simoneau, est vraiment passionnant.
Cette fresque, Napoléon, est également interprétée par Isabella Rossellini (Joséphine), Gérard Depardieu (Fouché), John Malkovich (Talleyrand), Anouk Aimée (la mère de Bonaparte), Heino Ferch, Julian Sands, Guillaume Depardieu, Alexandra Maria Lara et Toby Stephens.

Basée sur les livres de Max Gallo sur Napoléon, cette fresque au casting international est franchement une réussite. Christian Clavier est absolument impressionnant dans le rôle de Napoléon, il en fait un personnage à la fois plein d'humour et assez froid.
Les détracteurs de Clavier seront bien en peine de trouver, dans ce TVfilm, ce qui a fait la célébrité de l'acteur. Aucun tic comique ici, Clavier joue tout en sobriété, c'est vraiment classe, d'autant plus que le fait de le choisir pour le rôle avait de quoi étonner et effrayer à la base.
Le reste de la distribution est excellente (Malkovich parfait en Talleyrand, Isabella Rossellini très bonne en Joséphine, l'Impératrice et femme de Napoléon). Belle musique. Bonne réalisation, même si Simoneau n'est pas un maître absolu.

Napoléon est donc un excellent cru télévisuel. Les passionnés d'histoire et les amateurs de grands spectacles télévisuels ne devraient donc pas hésiter à le regarder. C'est vraiment bien foutu et passionnant !

Note : 17/20 IMG000043   

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27 janvier 2010

Pearl Harbor

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Genre : Film de guerre romantico/patriotique

Année : 2001

Durée : 185min

L'histoire : Seconde Guerre Mondiale. Deux jeunes pilotes doués et zélés, Rafe McCawley et Danny Walker, sont amis depuis leur enfance. Ils entrent dans la Navy. Rafe tombe amoureux d'une jeune infirmière, Evelyn, et est muté en Angleterre, tandis que Danny et Evelyn sont mutés à Pearl Harbor, Hawaï. L'annonce de la probable mort de Rafe va rapprocher considérablement Evelyn et Danny, mais Rafe est vivant, et va rejoindre Hawaï. Et le 7 décembre 1941, les Japonais attaquent, par surprise, la base de Pearl Harbor...

La critique de ClashDoherty :

Aaah, Michael Bay... Réalisateur archétypal du cinéma popcorn patriotique et rempli d'effets spéciaux explosifs pour masquer des scénarii affligeants. Dans le registre du cinéma inutile et patriotique, vous ne trouverez pas pire que lui ! Aucune réussite dans sa filmographie : Bad Boys, Bad Boys 2, Transformers, Transformers 2, Armageddon... Bon, à la rigueur, je sauve Rock, mais c'est bien pour en sauver un ! En 2001, à l'occasion des 60 ans de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor (ayant entraîné l'entrée en guerre des USA), Bay, toujours sous la houlette de son producteur Jerry Bruckheimer, réalise les 3 heures de Pearl Harbor, troisième film à aborder le sujet de l'attaque du 7 décembre 1941 (après Tant Qu'il Y Aura Des Hommes, qui l'abordait en filigrane, et Tora ! Tora ! Tora ! qui l'abordait sous un angle très détaillé).

Interprété par Ben Affleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, et avec aussi William Lee Scott, Jon Voight, Alec Baldwin, Cuba Gooding Jr, Scott Wilson, Tom Sizemore, Peter Firth, Jaime King, Mako, Dan Aykroyd et Colm Feore, Pearl Harbor est un peu le Titanic de Michael Bay. Pas parce qu'il a été son plus gros succès commercial (quoique... je pense que Pearl Harbor, gros succès, est le film le plus cartonneur de Bay, ou en tout cas, il est dans le Top 3 des succès commerciaux de Bay), mais parce qu'il est construit sur le même principe : 3 heures de film, une histoire de liaison amoureuse dont on se contrefout, et quand arrive enfin le pourquoi de la raison du film (autrement dit, l'attaque du 7 décembre, la seule et unique raison de l'existence de ce film à la base), on arrive à grand peine à se retenir soit de zapper, soit de sortir le DVD du lecteur, soit de quitter la salle, soit de se retenir de roupiller ferme.

Il faut dire plusieurs choses au sujet de ce film ; de bonnes et de mauvaises choses. On commence par les bonnes : les effets spéciaux explosifs sont purement grandioses, et voir le film en salles (ou chez soi, avec de bonnes conditions, comme Home-Cinema ou télévision grand écran) est une expérience vraiment excellente, on en prend plein la gueule. La scène de l'attaque, longue (heureusement), est aussi puissante que celle située dans Tora ! Tora ! Tora ! (1970), et quiconque a vu le film de 1970 sait que pour son époque, elle est insensée. La musique du film, signée Hans Zimmer (on s'en serait douté) est fantastique. Photographie remarquable. Visuellement, sonorement, Pearl Harbor vaut le coup.

Mais, mais, mais... on passe aux mauvaises choses à dire. Et là, le paragraphe sera plus long que le précédent, je le crains. Les acteurs ne sont pas mauvais, excepté le trio de tête Affleck/Beckinsale/Hartnett, aussi creux que des Maltesers. Leurs personnages de pilotes chevronnés et casse-cous ou d'infirmière dévouée à sa cause et à son pays (eux aussi sont dévoués à leur nation), mais aussi amoureuse de Rafe que de Danny, sont insignifiants. Les autres acteurs hésitent entre caricatures de personnages de films catastrophe/action. Comme par hasard, le héros surprise de l'attaque est un jeune soldat inexpérimenté, moqué de tous, et Noir. Comme par hasard ! Notez qu'il aurait aussi bien pu être latino... Ensuite, l'histoire de triangle amoureux est inutile, comme l'histoire d'amour impossible de Titanic : elle sert à faire du film un long-métrage de 3 putain d'heures, là où 2h20 centrées sur l'attaque elle-même auraient été largement préférables (notez que si Pearl Harbor aurait été vidé de toute cette histoire d'amour, il aurait été formidable). Enfin, il y à le patriotisme, qui tendrait presque à montrer l'attaque du 7 décembre comme une victoire ricaine alors que ça a été une défaite cuisante. Et les détails aussi cons que les bouteilles de Coca-Cola (symbole ricain par excellence) servant à recueillir le sang pour les transfusions, ou le Président Roosevelt (Jon Voight), lequel était paralysé des jambes, se lever de son fauteuil, péniblement, histoire de dire si je peux le faire, putain, vous le ferez aussi !, ces scènes, ces détails, ce discours patriotique on est les meilleurs et on va botter le cul des Jaunes, ça alourdit le film et ne fait rien pour l'améliorer, au contraire.

Pearl Harbor aurait donc pu être un grand film, ce n'est qu'un foirage patriotique et emmerdant, techniquement bien foutu, mais on le saura, quand des FX de qualité suffiront à faire un grand film. Le jour où ça arrivera, ça sera un grand pas en arrière pour le cinéma. Et des mecs comme Michael Bay et Jerry Bruckheimer ne font rien pour améliorer l'état premier du cinéma. OK, ça distrait, mais une fois vu, c'est oublié.

Note : 05/20 IMG000044

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26 janvier 2010

Les Insurgés

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Genre : Drame de guerre

Année : 2008

Durée : 135min

L'histoire : Seconde Guerre Mondiale. Quatre frères juifs quittent la Biélorussie (alors territoire polonais), occupée par les Nazis, afin de rejoindre les partisans de l'URSS. Ils vont prendre part au sauvetage de centaines de juifs pris au piège dans les ghettos, et devenir des héros...

La critique de ClashDoherty :

En 2008, Edward Zwick (Le Dernier Samouraï, Glory) adapte le roman de Nechama Tec, Defiance. Le film, dont Defiance est le titre original, s'appelle en France Les Insurgés, et est interprété par Daniel Craig, Liev Schrieber, Jamie Bell et George MacKay (entre autres).
Difficile de classifier ce film, est-ce un drame, un film de guerre ? En fait, un peu des deux. L'histoire est simple, et vraiment excellente, celle de quatre frères bielskis, juifs, qui vont tenir tête à l'armée nazie et protéger et sauver des Juifs de la déportation.
Les acteurs sont excellents, Daniel Craig notamment, alors déjà auréolé de son succès en tant que James Bond.

Les Insurgés n'est cependant pas le meilleur film de Zwick (mais Zwick n'a pas vraiment réalisé des chef d'oeuvres, juste quelques films franchement bons comme celui-ci, Le Dernier Samouraï et Blood Diamond). Sorti en France en janvier 2009, Defiance est un film parfois brutal, toujours très tendu et même émouvant (le sujet, déjà).
J'ignore si c'est une bonne ou une mauvaise adaptation du roman, ne l'ayant pas lu. Mais le film, en tout cas, m'a donné envie de le lire, c'est clair !

Les acteurs excellents, la réalisation solide, le scénario bien foutu, des scènes efficaces, une belle musique de James Newton Howard, voilà de quoi faire de ce film un bon cru, le genre de film à voir au moins une fois, voire même une seconde fois, et une troisième (dans le cas où on a vraiment aimé). Les Insurgés ne révolutionne pas le cinéma, mais c'est plus qu'une bonne surprise : c'est vraiment un très bon film.

Note : 16/20 IMG000043

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Le Crépuscule Des Aigles

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Genre : Guerre

Année : 1966

Durée : 155min

L'histoire : 1918, Allemagne. Bruno Stachel est un pilote de combat ambitieux dont la technique fait l'admiration de ses pairs, mais suscite aussi et surtout la haine de ses supérieurs, peu habitués à ses méthodes. Sans pitié, il accède rapidement au statut de légende de l'aviation militaire allemande, et décroche la plus haute décoration militaire...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé en 1966 par le très talentueux John Guillermin (un réalisateur vraiment touche-à-tout : La Tour Infernale, King Kong de 1976...), Le Crépuscule Des Aigles (The Blue Max en VO) est un film de guerre très réussi interprété par George Peppard, Ursula Andress, James Mason, Anton Diffring, Jeremy Kemp et Karl Michael Vogler.
Le film, chose peu commune pour les films de guerre de cette époque (années 60-70), aborde non pas la Seconde Guerre Mondiale, mais la Première, moins abordée au cinéma.
Le Crépuscule Des Aigles, de plus, aborde le thème de l'aviation militaire, et prend place du côté des Allemands, autrement dit, des ennemis - c'est également très rare, les films de guerre non-allemands se basant sur l'armée allemande !

Très réussi et réaliste, vraiment intéressant bien qu'un petit peu long (il dure presque 2h40), The Blue Max est, sans être un classique absolu du film de guerre, un des meilleurs films sur l'aviation et la Première Guerre Mondiale.
Les acteurs, à commencer par Peppard et Mason, sont franchement excellents, la réalisation de Guillermin, notamment pour les séquences aériennes, est très bonne.
Le scénario, d'après un roman de Jack D. Hunter, est bien écrit, les personnages, sans être attachants, sont passionnants.

Le Crépuscule Des Aigles est donc un excellent film, à voir si on est fan du genre !

Note : 17/20 IMG000043

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25 janvier 2010

La Cible Etoilée

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Genre : Guerre

Année : 1978

Durée : 110min

L'histoire : Durant la Seconde Guerre Mondiale, un complot au sein de l'armée américaine vise à abattre le général Patton. Patton est tué par un tireur d'élite à la solde des nazis. Le Major De Lucca organise la riposte...

La critique de ClashDoherty :

Film de guerre carrément pas réaliste (mais inspiré par une rumeur), La Cible Etoilée (Brass Target), réalisé par John Hough en 1978, est interprété par John Cassavetes, Sophia Loren, Robert Vaughn George Kennedy, Patrick McGoohan, Max Von Sydow, Bruce Davison et Edward Herrmann.
Sorti en 1979 en France, le film est assez peu connu, et je dois dire que ce n'est pas injustifié. Pour être tout à fait honnête, La Cible Etoilée, malgré son casting 3-étoiles, est franchement mineur et insignifiant.

Le film se base sur une rumeur, une légende urbaine totalement fausse, qui consiste à penser que le général Patton aurait été tué et que son assassinat, survenu à la fin de la seconde guerre mondiale, aurait été maquillé en accident de voiture.
Patton est bel et bien mort dans un accident de voiture, cette rumeur d'assassinat est donc une rumeur sans fondement, totalement fausse.
On en a fait un film, qui accrédite totalement la rumeur, ou plutôt, qui l'utilise comme moteur de base de son intrigue (inspiré d'un livre de Frederick Nolan, le scénario est de Alvin Boretz).
Le simple fait qu'il soit basé sur une théorie douteuse et erronée rend le film vraiment peu intéressant en tant que film de guerre (comme film de suspense uchronique, je ne dis pas, en revanche).

Les acteurs sont bons, mais le scénario est nul et la réalisation est franchement plate, John Hough n'étant pas un dieu en la matière (Incubus avec Cassavetes en 1981, L'Île Au Trésor avec Orson Welles en 1972, Hurlements IV, La Maison Des Damnés, pas vraiment des pointures).
En résumé, on tient, avec Brass Target, un film franchement médiocre. Mais qui passe très rarement à la TV, heureusement ! 

Note : 05/20 IMG000044

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22 janvier 2010

Fear And Desire

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Genre : Guerre

Année : 1953

Durée : 72min

L'histoire : La vie d'un groupe de soldats pris derrière les lignes ennemies, au cours d'une guerre imaginaire...

La critique de ClashDoherty :

Attention, film culte et rarissime, dont il n'existe aucune édition DVD ou VHS officielle. Première réalisation de long-métrage de Stanley Kubrick, tourné en 1953, Fear And Desire est une rareté interprétée par Frank Silvera, Paul Mazursky et Kenneth Harp.
On y trouve aussi une certaine Virginia Leith et Steve Coit. Kubrick a écrit, réalisé et produit ce film (parmi les membres de l'équipe, réduite, figurait sa femme de l'époque), et pour un budget de 20 000 dollars, soit un budget on ne peut plus restreint.
Ce fut un assez beau succès critique à sa sortie malgré le fait que les acteurs étaient inexpérimentés (Frank Silvera et Kenneth Harp retravailleront avec Kubrick, Mazursky deviendra réalisateur), de même que l'équipe technique et Kubrick lui-même.

Fear And Desire, cependant, sera rapidement renié par Kubrick, de même que son film suivant, Le Baiser Du Tueur (avec Silvera).
Si Kubrick laissera en paix Le Baiser Du Tueur, il tentera cependant, quasiment en vain, de faire disparaître Fear And Desire de la circulation, en rachetant la quasi-totalité des copies du film et en en interdisant formellement, y compris après sa mort, la commercialisation (ce qui est toujours le cas, officiellement parlant).
Malgré cela, deux copies du film sont détenues par la George Eastman House, à Rochester, dans l'état de New York, USA. Il circule, sur le Net, des copies de qualité souvent exécrables (je l'ai vu sur YouTube, en VO sans sous-titres, qualité visuelle à en pleurer des larmes de rasoir - jeu de mots pourri, je sais).

Concrètement, que dire de ce film ? Mal joué ? Oui, c'est clair que les acteurs sont moyens, ils n'étaient pas professionnels et ça se sent.
Réalisation ? Moyenne, Kubrick ne prouve pas encore qu'il est un grand. Le scénario est original (une guerre imaginaire), mais restreint tout de même. La durée du film est insignifiante, 1h12 minutes (Le Baiser Du Tueur sera encore un peu plus court).
Fear And Desire n'est pas à comparer avec les autres films de Kubrick (excepté ses deux suivants), car on n'y retrouve absolument rien de ce qui fera la grandeur des films à venir du Maître.
Malgré cela, par curiosité, et si on aime Kubrick, il faut voir ce film, sorte de petit OVNI rare, culte et étrange. On se sent différent, après le visionnage, on se dit J'ai vu Fear And Desire, film introuvable, et on se sent, dans un sens, tout content.
Même si le film est vraiment moyen. La réaction de Kubrick (le faire disparaître) était sans doute exagérée, mais dans un sens, il a quand même eu raison de le renier.

Note : 12/20 IMG000046

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20 janvier 2010

Windtalkers - Les Messagers Du Vent

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Genre : Guerre

Année : 2002

Durée : 135min

L'histoire : Seconde Guerre Mondiale, front du Pacifique. L'armée américaine recrute des Indiens Navajo afin d'utiliser leur langage comme code secret pour les transmissions internes. Chaque soldat Navajo est chaperonné par un Marine. Le but est d'empêcher à tout prix que les Japonais ne mettent la main sur le code, et donc, de protéger à tout prix les Navajo - ou de les tuer, en ultime recours...

La critique de ClashDoherty :

Réalisé par John Woo en 2002, Windtalkers - Les Messagers Du Vent est un film de guerre interprété par Nicolas Cage, Christian Slater, Adam Beach, Peter Stormare, Noah Emmerich et Mark Ruffalo.
Se basant sur la fameuse bataille de Saipan, en 1944, le film se passe durant la Seconde Guerre Mondiale, dans le front du Pacifique (contre l'armée japonaise).
Violent, brutal et mouvementé, il s'agit d'un film de guerre très réaliste (des scènes très dures), et probablement d'un des meilleurs du genre parmi les plus récents.
Toute la maestria de Woo, en ce qui concerne la réalisation, est au service d'un film bien écrit et formidablement interprété.

Selon moi, Windtalkers est un des meilleurs films de Woo (parmi ses films hollywoodiens) avec Volte/Face. Un film original (c'est le seul film de guerre à utiliser ce détail véridique : les Indiens Navajo enrôlés et dont le langage est utilisé comme code secret des transmissions) et franchement bien écrit, parfois touchant mais le plus souvent assez réaliste et, donc, violent et brutal.
Nicolas Cage est fantastique dans le rôle de Joe Enders, sergent chargé de la protection du soldat Ben Yahzee (Adam Beach, excellent). Un homme affaibli par un problème de santé et des nerfs à vif, pas exactement un G.I. comme les films de guerre des années 50/60 les montraient. Le reste de la distribution est fantastique.

En résumé, Windtalkers - Les Messagers Du Vent est un film de guerre franchement excellent, un film dont le succès sera hélas moyen lors de sa sortie en salles, et qui a été un petit peu oublié depuis. C'est vraiment dommage, car dans les films de guerre récents, c'est clairement un des meilleurs !

Note : 17/20 IMG000043

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