La Nuit des Vers Géants
genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 1976
durée: 1h25
l'histoire: La petite ville de Fly Creek est la proie d'une tempête nocturne. Une ligne électrique haute tension se décroche en pleine campagne. Le lendemain, Mick arrive à Fly Creek chez son amie, Geri. Des événements insolites leurs soupçons, particulièrement la ferme voisine, spécialisée dans l'élevage de vers pour la pêche.
la critique de Eelsoliver:
Difficile de prendre au sérieux, un film qui s'intitule la Nuit des Vers Géants... Pourtant, c'est le pari incroyable que réussit le réalisateur, Jeff Lieberman.
A noter que les films autour de vers monstrueux sont peu nombreux. A ma connaissance, je pourrai citer Régal d'Asticots mais sinon les films autour de ce genre de parasites sont extrêmement rares.
Sincèrement, au regard du sujet, à savoir ici une ville envahie par des vers de pêche qui sèment la terreur, on aurait pu s'attendre à un très gros nanar.
Mais encore une fois, le film est totalement crédible. Pour cela, le réalisateur prend bien le temps d'instaurer une certaine atmosphère de tension.
Jeff Lieberman s'appuie alors sur des personnages attachants, soit un jeune homme et une jeune femme qui vont se retrouver dans une ferme peu recommandable.
Les habitants de cet endroit sont évidemment les responsables de nos petits vers génétiquement modifiés. D'ailleurs, les parasites en question sont presque secondaires.
Ce sont donc nos fermiers psychopathes qui sont au premier plan. Ainsi, Jeff Liberman s'intéresse à l'Amérique des paumés, des bouseux et des laissés pour compte.
Alors attention, ce n'est pas non plus un film qui a la prétention de mener une critique sociale, mais la nuit des Vers Géants reste une agréable surprise.
Après, le film souffre tout de même du poids des années. Mais encore une fois, ça reste un bon film de genre et une série B tout à fait recommandable.
Note: 13/20
Le Diable des Glaces
genre: horreur
Année: 1999
durée: 1h30
l'histoire: Dans la station de recherche Erebus, en Antarctique, deux membres de l'équipe ont été retrouvés morts et deux autres sont portés disparus. Le Capitaine Sam Cage et le major Callie Wilson sont chargés de l'enquête. Pour découvrir la vérité, Sam et Callie doivent desccendre dans la mine de la station dans laquelle se déroulent d'étranges événements.
la critique de Eelsoliver:
Comment voulez-vous réaliser un bon film lorsque vous vous appelez David ou Zelik Berk ? Comme quoi, avec un nom pareil, les deux frères étaient prédestinés !
Preuve en est avec cette nouvelle adaptation d'un roman de Stephen King, le Diable des Glaces, réalisé en 1999. En vérité, ce film d'horreur semble très inspiré par The Thing de John Carpenter.
Le seul problème, c'est que David et Zelik Berk n'ont pas le talent ni la qualité d'écriture d'un John Carpenter. En résulte un film d'horreur profondément ennnuyeux qui tente maladaroitement d'instaurer une atmosphère de tension, de paranoïa et de terreur.
Malheureusement, la formule ne fonctionne jamais.
A partir de là, difficile de suivre jusqu'au bout Le Diable des Glaces, la faute également à une interprétation quelconque. Même les acteurs semblent se faire suer dans cette production horrifique de bas étage. Pour le reste, et au risque de me répéter, le Diable des Glaces ressemble à une pâle copie de The Thing. Premièrement, l'action se situe en Antarctique.
Ensuite, quelques personnes doivent affronter d'étranges créatures dans une mine désaffectée, en sachant que plusieurs membres ont déjà disparu.
Le seul souci, c'est qu'il ne se passe pas grand chose, le film préférant multiplier les bavardages longuets et peu passionnants. Bref, un très mauvais film d'horreur.
Note: 03/20
La Morte Vivante
Genre : Horreur
Année : 1982
Durée : 90min
L'histoire : Deux hommes déposent, dans la crypte d’un château, des déchets radioactifs, dont les émanations ramènent à la vie un corps déposé dans un cercueil. Revenu à la vie, le corps, celui de la fille de la châtelaine des lieux, va errer dans son domaine, attaquant au hasard les gens s’y aventurant, afin de se nourrir de leur sang…
La critique de ClashDoherty :
Très gore (vraiment, le sang coule à flot, à gros bouillon), ce film de Jean Rollin est un de ses plus cultes et connus. C’est un des très rares (il n’en a fait que deux, l’autre étant Les Raisins De La Mort) films gore de Rollin, plus habitué à la poésie macabre qu’aux débordements sanglants.
Le film est interprété par Françoise Blanchard, Marina Pierro, Mike Marshall (oui, le Mike Marshall de la famille de Michèle Morgan !), Carina Barone.
Il est très lent, poétique, en plus d’être gore. On y trouve pas mal de nudité féminine, une constante chez Rollin. La morte-vivante du film ressemble plus à une goule, ou à une vampire (elle s’abreuve de raisiné plus que de chair humaine, contrairement aux zombies de Romero et Fulci) qu’à un zombie. Rappelons que Rollin adore aborder le vampirisme.
Pas mal foutu, au niveau des effets spéciaux (ne vous attendez pas à une morte-vivante au visage putréfié – elle est physiquement normale, en dehors de sa condition de goule), le film est souvent révulsant dans ses scènes gore, surtout la scène finale, lente, longue, gorissime, écoeurante si on n’a pas l’habitude de ce genre de films.
En dehors de ça, c’est extrêmement mal interprété (mention pas spéciale du tout à Marina Pierro et à Mike Marshall et Carina Barone, qui dialoguent en anglais pendant tout le film, en couple d’anglais qu’ils interprètent), et réalisé selon le style de Rollin, à savoir, avec peu de moyens, mais efficacement. Une série B, presque un nanar, à voir si on aime Jean Rollin ou qu’on a envie de voir un vrai OFNI : un film gore français. Car des films gore, en France, il y en à peu (Baby Blood, entre autres) !
Note : 14/20
La critique de Eelsoliver:
La Morte Vivante, réalisée par Jean Rollin en 1982, est l'une des rares incursions du cinéma français dans le genre horrifique, et plus précisément dans le genre zombie.
Enfin... Zombie... Oui et non... puisque l'histoire se concentre sur l'histoire de deux soeurs, dont l'une vient d'être libérée de son cercueil par deux hommes trop curieux.
Elle n'a donc pas vraiment l'allure d'un zombie même si elle ne se prive pas de se nourrir du sang des pauvres victimes qui croisent son chemin.
C'est d'ailleurs l'introduction pour le moins sanglante de La Morte-Vivante. Mais Jean Rollin est un passionné des ambiances et des atmosphères froides, gothiques et étranges.
Toutes ses obsessions morbides sont donc présentes dans ce long-métrage de qualité. Comme je l'ai déjà souligné, le scénario se concentre sur l'histoire de deux soeurs.
Celle qui est décédée a donc besoin de sang pour survivre et va donc assassiner tous ceux qui ont le malheur de s'aventurer dans la propriété de sa soeur.
Et c'est bien sur cette relation presque incestueuse que se concentre Jean Rollin, la mise en scène étant plutôt lente mais le film ne sombre jamais dans une certaine routine.
C'est vraiment un film d'horreur soigné aux séquences parfois assez impressionnantes. Seul petit bémol, les acteurs (plus précisément, les actrices) sont réellement mauvais.
Pour le reste, ça reste un très bon film gore, surtout pour du cinéma français, en sachant que je dis cela alors que je déteste le cinéma de Jean Rollin.
Note: 14.5/20
Jeepers Creepers 2
Genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2004
durée: 1h45
L'histoire: Tous les 23 ans, une créature maléfique, le Creeper, surgit des profondeurs de la terre et sème la terreur et la mort. Un car scolaire transportant une équipe de basket, tombe en panne. Les jeunes sportifs vont être attaqués par le monstre. Commence alors un combat acharné pour la survie...
La critique de Eelsoliver:
Après avoir signé un très bon premier opus, et ce, pour un budget dérisoire, le réalisateur, Victor Salva, a conscience que Jeepers Creepers fait partie des meilleurs slashers du début des anneés 2000.
C'est donc avec un véritable plaisir que l'on retrouve la créature chauve-souris dans un nouvel épisode, soit Jeepers Creepers 2 (en attendans un numéro 3 déjà annoncé depuis quelques années).
Mais malheureusement, ce deuxième volet est inférieur au premier. Certes, le Creeper en question est en forme et s'en prend à des joueurs de basket prisonniers dans un bus scolaire.
L'idée est bonne mais pas toujours très bien exploitée. En effet, les différents protagonistes de cette nouvelle aventure sont plutôt quelconques.
C'est le principal défaut de Jeepers Creepers 2, là où le premier s'attardait à rendre nos deux héros attachants.
Ici, les différents personnages ne sont là que pour se faire massacrer. Certes, on retiendra quelques scènes toujours aussi efficaces.
Mais dans l'ensemble, cette suite se révèle sans surprise, sans compter que Jeepers Creepers 2 ne nous apprend rien de plus sur la créature monstrueuse et psychopathe.
Pourtant, il serait dommage de bouder Jeepers Creepers 2 qui délivre largement la marchandise en matière de tension, d'angoisse et de séquences assez impressionnantes.
Les fans de slashers devraient trouver leur compte, et c'est bien là l'essentiel.
Note: 11.5/20
Les Ailes De La Nuit
Genre : Horreur
Année : 1997
Durée : 95min
L'histoire : Richard Dees, journaliste dans un tabloïd de mauvaise qualité, et occasionnellement pilote (il possède son propre petit avion de tourisme) se lance sur une histoire de meurtres sanglants qui, selon lui, seraient perpétrés par un vampire. Autre détail : le tueur, vampire ou pas, possède un avion, dont il se sert pour se déplacer entre deux meurtres...
La critique de ClashDoherty :
En 1988, Stephen King écrit la nouvelle Le Rapace Nocturne, qui fera par la suite partie du recueil Rêves Et Cauchemars.
De cette nouvelle très réussie, une des meilleures de ce recueil sorti en France en 1993, un film a été fait, en 1997, réalisé par un obscur réalisateur du nom de Mark Pavia.
Interprété par Miguel Ferrer et Julie Entwisle, le film porte le titre original The Night Flier (titre de la nouvelle), et a été nommé, chez nous, Les Ailes De La Nuit. Autant le dire tout de suite, c'est tout simplement merdique.
Miguel Ferrer, pas un mauvais acteur en règle générale, y interprète un journaleux haïssable, fouille-merde travaillant dans un tabloïd méprisable, le genre de magazine de mauvaise qualité titrant sans cesse sur des histoires d'OVNIS, Elvis est bien vivant et fait du ski à Denver, Mon chien à bouffé ma belle-doche, J'ai tué mon voisin car il a écrasé mes fleurs, ce genre de nouvelles bien débiles.
Ce journaleux, propriétaire d'un petit avion, se lance sur une affaire qui va de plus en plus l'intéresser au fur et à mesure qu'il avance : celle d'un tueur en série, selon toutes vraisemblances un 'vampire' (ou plutôt, un homme se croyant vampire... à moins que...), lui aussi pilote d'avion.
Se sentant privilégié car possédant aussi un de ses merveilleux appareils, Dees ne lâche pas le morceau, et ce qu'il va découvrir...
Ne lésinant pas sur les effets gore (la fin est ahurissante de violence, c'est sanglant), Les Ailes De La Nuit est vraiment un ratage, massacrant la nouvelle initiale pour patauger dans les méandres de la série B. Si Miguel Ferrer est pas mal en ordure promue au rang de héros du film, les autres acteurs sont pitoyables, et on s'emmerde prodigieusement, hormis dans ce final vraiment... gore.
Le coup du vampire pilote d'avion peut sembler nul, nanardesque, mais dans la nouvelle, c'est déjà le cas. Ca rend l'histoire plus originale, mais le film, franchement, dessert vraiment le travail de King.
Sorti en direct-to-video par chez nous, diffusé sur Canal + il y a de cela 7 ou 8 ans dans le cadre de l'éphémère émission de Jean-Pierre Dionnet Le Quartier Interdit, ce film est donc une vraie déception, même pour un fan hardcore de King qui a depuis longtemps pris l'habitude, en regardant une adaptation de King, d'être déçu de ce qu'il regarde.
Note : 03/20
La critique de Eelsoliver:
Les Ailes de la Nuit, connu également sous le nom de The Night Flier, est un film d'horreur, réalisé par Mark Pavia en 1997.
Comme l'a déjà stipulé Clashdoherty, il s'agit de l'adaptation d'une nouvelle de Stephen King. Ici, il question de vampires, plus précisement d'un vampire qui commet des meurtres en série et qui se déplace en avion.
Une idée plutôt originale mais qui peut aussi sombrer dans le ridicule... C'est par ailleurs le cas de ce film d'horreur fade, peu avare en effets gores et sanglants.
Deux journalistes tentent de percer le secret de ce tueur mystérieux: est-ce véritablement un vampire ? Est-ce un être humain ou la nouvelle incarnation du Mal ?
Le héros de l'histoire, Richard Dees (Miguel Ferrer) ne va pas tarder à le savoir. Seul problème, l'intrigue ne présente que peu d'intérêt, la faute à une réalisation terne, qui semble totalement détachée de son sujet. Même les acteurs ont l'air peu convaincus par ce film indigent.
Dommage... Car le choix de Miguel Ferrer pour interpréter un journaliste véreux et sans scrupules, était plutôt pertinent. Je rejoins donc entièrement l'avis de Clash.
Pas grand chose à sauver de ce film horrifique mais par pure générosité ou encore pas simple envie de jouer les rebelles, j'accorde un petit point de plus.
Je sais... C'est très généreux !
Note: 04/20
Hunted
genre: survival, horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2008
durée: 1h30
l'histoire: Une mère de famille est terrorisée par un gang de voyous alors qu'elle vient d'assister à un meurtre. Elle prend la fuite mais va devoir affronter la bande de malfrats...
la critique de Eelsoliver:
Il y a bien longtemps que l'on a plus entendu le nom de Kim Basinger, une actrice à succès dans les années 80 et encore dans les années 90.
Mais les années 2000 seront un peu synonymes d'une longue traversée du désert... C'est donc avec un certain plaisir que l'on retrouve la célèbre interprète dans cette production sortie tout droit en dvd et qui n'a pas eu l'honneur d'apparaître dans les salles obscures au cinéma.
Ce qui est plutôt mauvais signe en général mais il faut croire que Hunted, réalisé par Susan Montford en 2008, fait partie des exceptions.
Mieux encore, Hunted est même une très bonne surprise qui oscille entre horreur, survival et fantastique. Pourtant, le scénario est plutôt basique... Enfin... Seulement en apparence...
Une mère de famille (Kim Basinger) est agressée par quelques voyous. Très vite, un policier intervient mais se fait massacrer par le chef du gang.
L'héroïne profite alors pour s'enfuir mais elle est évidemment poursuivie par les jeunes bandits. Le hasard amènera tous ces protagonistes dans une forêt étrange et mystérieuse.
Une lutte pour la survie commence...
En vérité, malgré un script en apparence simpliste, Hunted est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. En effet, en affrontant ces jeunes voyous, la mère de famille va devoir faire face à ses démons.
Au-delà de cette lutte pour la survie, c'est aussi une femme malmenée par son mari qui la traite comme une moins que rien. Et le tort des criminels va être de la considérer comme une petite femme fragile alors que cette dernière va leur donner bien du fil à retordre.
Mieux encore, c'est même elle qui se transforme en tueur psychopathe de la forêt ! Le film se transforme alors en une sorte de revanche entre le sexe soi-disant faible et le sexe fort.
Voilà une thématique intéressante pour ce survival plutôt surprenant en dehors de sa fin, assez quelconque au passage. Mais ça reste un film à découvrir et avec une Kim Basinger convaincante et impressionnante.
Note: 14/20
All the Boys Love Mandy Lane
genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2006
durée: 1h25
l'histoire: Depuis le début de l'année scolaire, tous les garçons ont cherché à conquérir la belle Mandy Lane? Chloé et Red invitent Mandy à passer le week-end dans un ranch. Mais la fête tourne bientôt au drame...
la critique de Eelsoliver:
Tous les Garçons aiment Mandy Lane, réalisé par Jonathan Levine en 2005, jouit d'une solide réputation. Le film a ses fans et la critique presse s'est plutôt montrée élogieuse envers ce film d'horreur.
Ce qui est rare pour un slasher, le genre recevant souvent les foudres de la critique. Pourtant, All the boys love Mandy Lane justifie en partie sa réputation grâce à son atmosphère si particulière.
La réussite tient surtout ses différents personnages. Evidemment, l'héroïne de l'histoire, c'est bien sûr Mandy Lane, une ravissante adolescente sur laquelle fantasment tous ses camarades de lycée.
C'est d'ailleurs ainsi que le film commence et l'introduction nous présentera un drame qui aura bien des conséquences sur la suite des événements.
Bientôt, une grande fête est organisée.
Pour les camarades de Mandy Lane, c'est l'occasion rêvée de connaître davantage la magnifique jeune femme et évidemment de la draguer.
La soirée est arrosée et chacun essaie (plus ou moins adroitement) d'approcher la mystérieuse jeune femme qui suscite également la jalousie de la gente féminine.
Mais très vite, des meurtres abominables se produisent.
Chaque protagoniste cache un secret lourd, très lourd... Et c'est bien sur ce point que Tous les garçons aiment Mandy Lane se révèle le plus intéressant.
Après, malgré des qualités évidentes, All the Boys love Mandy Lane n'est pas le chef d'oeuvre annoncé. Certes, on pourrait le voir comme un mixe entre Massacre à la Tronçonneuse et Virgin Suicides (voilà un mélange étonnant, justement souligné par Anthoy).
Mais après, le film est également assez lent à se mettre en place et souffre de quelques baisses de rythme. De ce fait, même si Mandy Lane reste un slasher original, il ne s'inscrira pas non plus parmi les références du genre.
Note: 13/20
La critique d'Anthoy :
Si le titre pouvait laisser présager d'un film quelconque pour teenagers, méfiez-vous car il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bon petit slasher délicieusement perturbant.
La grande force du film est de réunir une improbable rencontre entre les univers de Virgin suicides ou Donnie Darko avec ceux de Vendredi 13 ou Massacre à la tronconneuse...
Pour un premier film, le réalisateur Jonathan Levine fait preuve d'une très grande maitrîse dans presque tous les domaines, surtout au niveau des plans à la lumière naturelle qui sont très réussis, la photographie est magnifique et les scènes de meurtres sont bien sanglantes (chaque mort nous pince le coeur).
L'histoire s’intéresse tout d’abord à de vrais adolescents avec de vraies personnalités (les personnages ne sont pas trop caricaturaux), on est loin des clichés habituels.
Une ambiance assez étrange, le décor très bien utilisé et le final est pertubant de tristesse notammant grâce à la bande originale magnifiquement choisie.
Amber Heard qui interprète Mandy Lane est époustouflante, mystérieuse et magnifique. Elle porte le film avec une très grande aisance et aussi avec un talent indéniable.
Tous les garçons aiment Mandy Lane est un slasher original, poétique et mélancolique.
Note : 15/20
Les Enfants du Diable
genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 1996
durée: 1h30
l'histoire: Apprenant le décès de sa mère, Jon Porter doit retourner dans sa ville natale, mais les forces diaboliques qui avaient entraîné le meurtre de sa soeur de 30 ans, sont toujours aussi vives et elles s'attaquent maintenant à sa fille.
la critique de Eelsoliver:
Et encore une adaptation de Stephen King ! Ici, en l'occurrence, il s'agit des Enfants du Diable, réalisé par Adam Grossman en 1996.
A noter qu'on retrouve Hilary Swank dans ce film horrifique, l'actrice étant très jeune mais rassurez-vous, on la reconnaît !
Des lycéens diaboliques s'en prennent à leurs camarades mais en particulier à la famille Porter, avec qui ils ont un vieux compte à régler.
Le père, Jon cherche à protéger sa fille (la même Hilary Swank) qui vient de fêter ses 18 ans, et avec qui, Jon entretient des relations un peu houleuses.
Les choses se compliquent davantage lorsque la mère de ce dernier meurt dans des circonstances tragiques (c'est d'ailleurs l'introduction du film...).
A partir de là, s'engage un véritable jeu sadique pour la survie. En vérité, le sacrifice de la fille Porter permettrait aux adolescents (qui sont en réalité des démons venus de l'enfer) de faire renaître le Mal sur la Terre. Les enfants du diable reste donc un film d'horreur soigné, et parfois assez impressionnant, le réalisateur n'hésitant pas à sacrifier quelques protagonistes importants dans des morts atroces. On retiendra notamment un jeune homme se faire massacrer par une tondeuse à gazon !
Le film ne lésine pas sur les effets sanglants sans pour autant sombrer dans le gore peu ragoûtant. Dommage que certains acteurs soient aussi peu exploités ou peu dirigés.
Clairement, Hilary Swank ne délivre pas une grande performance. Mais Michael Gross, dans le rôle de Jon Porter, sauve le film et l'interprétation à lui tout seul.
A réserver toutefois aux inconditionnels des adaptations de Stephen King au cinéma...
Note: 11.5/20
Dr Jekyll et Mr Hyde
genre: épouvante
année: 1941
durée: 1h50
l'histoire: L'homme est-il doté d'un ange et d'un démon qui se disputent sans cesse la main mise sur le cerveau humain ? C'est ce que le Docteur Jekyll complote dans son laboratoire...
la critique de Eelsoliver:
Voilà un film d'épouvante pour le moins riche et passionnant. Premièrement, Dr Jekyll et Mr Hyde est servi par la réalisation et la mise en scène sublime d'un cinéaste de talent, j'ai nommé un certain Victor Fleming. Ensuite, ce dernier confère une véritable atmosphère de folie et d'étrangeté à ce classique de l'horreur.
Il faut dire que Spencer Tracy incarne un Dr Jekyll/Mr Hyde plutôt convaincant.
Mais le gros point fort de cette version de 1941 repose évidemment sur le sujet lui-même et sur la double personnalité de son protagoniste principal.
Gare aux apprentis sorciers qui manipulent une science qu'ils ne maîtrisent pas ! Tel est le message de Dr Jekyll et Mr Hyde. En effet, le savant effectue de nombreuses recherches dans son laboratoire. Il est convaincu d'avoir trouvé une formule révolutionnaire.
Il teste rapidement le breuvage sur lui-même. Ce qui le transforme évidemment en monstre sadique. Il ne tarde pas à s'en prendre à de belles jeunes femmes.
C'est ainsi qu'il passe d'un médecin respectable et respecté à une créature psychopathe, perverse et meurtrière. Le film insiste largement sur ce côté démoniaque et schizophrénique.
Victor Fleming a le mérite de se concentrer sur la double personnalité d'un docteur dépassé par ses propres expériences. On retrouve également le mythe de Frankenstein, puisque le docteur s'amuse à jouer à Dieu mais en paiera évidemment les conséquences.
Le noir et blanc sert parfaitement une ambiance glauque, sombre et sans concession. Un excellent film de genre et un chef d'oeuvre du noble septième art.
Note: 17/20
The Torturer
genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 2006
durée: 1h30
L'histoire: Ginette, une jeune étudiante, vient passer une audition pour Alex, un metteur en scène de théâtre connu pour ses ambiances extrêmes et son goût pour la violence. Néanmoins, séduite par le personnage, elle le suit dans son antre mais découvre plus qu'elle ne l'imaginait.
la critique de Eelsoliver:
Au regard du titre de ce film gore, on pourrait croire que Lamberto Bava a été emporté également par la folie Saw puisqu'il est question ici de tortures, soit la nouvelle thématique actuelle du cinéma d'horreur et qui semble être le nouveau filon inépuisable, pour le meilleur et surtout pour le pire.
Mais Lamberto Bava n'est pas un manchot derrière la caméra. Le réalisateur semble avoir un grand intérêt pour les endroits clos.
C'est d'ailleurs ce qu'il a pu démontrer dans Demons et Demons 2. On retrouve dans The Torturer toutes les obsessions du cinéaste puisque l'action du film se déroule presque uniquement dans un studio.
Un metteur en scène, Alex, auditionne de belles jeunes femmes pour soi-disant une nouvelle pièce extrême et sanglante. Pour cela, il doit tester leurs limites et leurs capacités d'investissement dans un rôle dramatique, le tout ayant un rapport avec le sexe, le fétichisme et évidemment la torture... D'où le titre du film...
Pour le reste, malgré des qualités évidentes dans la mise en scène (The Torturer ne ressemble pas non plus aux derniers épisodes de la saga Saw...), ce long-métrage gore demeure tout de même peu passionnant, la faute à une répétition de séquences peu ragoûtantes en la matière qui se ressemblent.
Par conséquent, un certain ennui (poli) s'installe après une petite heure de bobine. Clairement, on a vu Lamberto Bava bien plus inspiré par le passé, le cinéaste étant également limité par un budget fauché et des actrices peu crédibles.
Après, les amateurs du genre devraient trouver leur compte. C'est loin d'être un mauvais film, à défaut d'être réellement passionnant.
Note: 10/20










