05 août 2010

Le Privé

02

Genre: Policier

Année: 1973

Durée: 1h50

L'Histoire: Après avoir fait passer son ami Terry au Mexique, le détective Philip Marlowe découvre que la femme de ce dernier a été assassinée. Peu de temps après, on lui apprend la mort de Terry. Marlowe décide de mener sa propre enquête. Ses soupçons se porteront sur les deux voisins de son ami, mais celui-ci est-il vraiment mort?

La Critique de Nicos31:

Avec "Le Privé", Robert Altman offre un nouveau souffle au film noir, un genre qui, depuis plusieurs années, avait accumulé les archétypes et les clichés, en orientant le film vers une esthétique naturaliste.
Adaptation du roman de Raymond Chandler, à qui nous devons les multilpes aventures du détective privé Philip Marlowe, "Le Privé" se révèle être un coup de maître pour de nombreuses raisons.

05

Assez fidèle à l'oeuvre d'origine au niveau de la structure, Altman n'hésite pas à innover à partir du travail de Chandler, offrant ainsi au personnage principal une personnalité qui se démarque avec brio.
Ayant été interprété dans le passé par Humphrey Bogart dans le classique de Howard Hawks, "Le Grand Sommeil", Philip Marlowe se présente ici sous les traits du comédien Elliott Gould, auquel Robert Altman offrit ses meilleurs rôles.
Son interprétation du plus célèbre des détectives de roman est convaincante. Sa personnalité se fond littéralement avec celle de son personnage, auquel il apporte décontraction et intelligence.

03

Le reste du casting est également à la hauteur et je pense que le talent d'Altman en tant que metteur en scène y est pour quelque chose.
En effet, Altman est l'un des rares réalisateurs ayant toujours su tirer le meilleur parti de ses comédiens, et "Le Privé" n'échappe pas à la règle.
Le metteur en scène choisit de démystifier l'image du détective privé, en utilisant une ambiance concrète et inquiétante mais qui nous laisse une forte impression de déjà vu.
En effet, l'approche d'Altman est de nous présenter l'environnement dans lequel évolue le personnage principal proche. Ce qui nous permet plus facilement d'ailleurs d'adhérer à l'intrigue.

04

"Le Privé" est une oeuvre particulièrement réussie et nous offre de très grands moments de cinéma.
Robert Altman nous présente un polar complexe et hors norme.
Mise en scène, scénario, interprétation, musique, ambiance... tous les éléments du film se montrent efficaces dans leur conception et leur structure.
En conclusion, "Le Privé" est une véritable perle du 7ème art et un des meilleurs films policiers des années 70. Une oeuvre brillante sur tout les points. Un classique!

Note: 18.5/20

le_prive_0

La critique de ClashDoherty :

Assurément mon Altman préféré de tous ceux que j'ai vus (j'ai vu aussi Short Cuts, Buffalo Bill Et Les Indiens, Prêt-A-Porter, Popeye, Gosford Park, Nashville, California Split, M.A.S.H.), Le Privé, sorti en 1973, est l'adaptation d'un des meilleurs romans de Raymond Chandler, Sur Un Air De Navaja, désormais retitré The Long Goodbye (au demeurant son titre original et celui du film).
Le personnage culte de l'univers chandlérien, Philip Marlowe, détective privé évoluant à Los Angeles, fut joué par Humphrey Bogart, Robert Mitchum...
Là, c'est à Elliott Gould de se glisser dans ce personnage insolent, léger, audacieux et mythique.Personnellement, c'est probablement, et ce malgré le fait que le film se passe dans les années 70 (autrement dit, loin du Hollywood des années 40-50 des romans de Chandler, qui est mort en 1959), c'est probablement mon Marlowe préféré, et mon adaptation préférée d'un roman noir.

Le film d'Altman, aussi interprété par Sterling Hayden, Nina Van Pallandt et, dans un mini rôle, par Arnold Schwarzenegger (débutant), est un modèle du film noir, bien que décontracté.
Elliott Gould, acteur que j'adore et qui peut difficilement se passer d'un bon gros cigare (dans tous ses films, y compris dans la série TV Friends dans laquelle il joue, il fume le cigare !), est remarquable.
L'histoire est prenante, et bien adaptée du magistral roman de Chandler. Réalisation parfaite d'un des génies du cinéma de son époque, alors au sommet (les années 70 sont les meilleures, pour Altman).

Bref, The Long Goodbye est tout simplement un joyau, un film magnifique, superbe, qui devrait plaire à tous les amateurs de films noirs. Avec une petite pointe décalée, et pas mal d'humour (déjà présent dans le roman). La classe !

Note : 20/20 IMG000043

Posté par nicos31 à 14:22 - - Commentaires [28] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,


04 août 2010

Le Tueur

00127c2d

Genre : Policier

Année : 1972

Durée : 90min

L'histoire : Georges Gassot, un tueur psychologiquement instable, s'évade de l'asile. Le commissaire Le Guen, qui l'avait arrêté, se lance à sa poursuite. Les cadavres s'accumulent...

La critique de ClashDoherty :

Moi qui suis fan de Jean Gabin (et principalement de la période 1966-1974, fin de carrière), j'ai mis un point d'honneur à voir ce film réalisé en 1972 par Denys De La Patellière, Le Tueur, dont je n'avais, hé oui, jamais entendu parler avant il y a très peu de temps.
Il a été diffusé hier soir sur une chaîne de la TNT (une chaîne par ailleurs assez médiocre, car diffusant beaucoup de navets et dont les programmes non-cinéma sont affligeants ; je ne la citerai pas par respect, mais un simple coup d'oeil à votre programme TV de la semaine vous renseignera, c'était, je le redis, hier soir, le 3 août donc), et je l'ai donc regardé avec joie, la joie de découvrir un film avec Gabin dont j'ignorais tout.

Le film, aussi interprété par Fabio Testi (qui, dans le film, tient le rôle de Gassot, et dont le look me fait furieusement penser au footballeur Robert Pirès, selon son look actuel), Gérard Depardieu (petit rôle), Félix Marten, Uschi Glas et Ginette Garcin, est, disons-le, raté. Oui, raté.
Je me suis rarement autant emmerdé devant un film de Gabin (mis à part L'Année Sainte). Le Vieux, comme on le surnommait, semble autant à l'aise dans ce film qu'un pingouin le serait à un concours de Miss Camping à Djerba. Blier aussi, pour le peu qu'il apparaisse (il est crédité en 'participation exceptionnelle'... ou 'amicale'... rhââ, je ne sais plus !).
Les deux géants du cinéma populaire de leur époque, deux immenses acteurs, semblaient ne pas y croire du tout. Gabin nous refaisant d'ailleurs son personnage de flic tenace et vieux jeu du Pacha, en nettement moins bon. Seul Fabio Testi semble tirer son épingle du jeu, et encore, je suis gentil.
La réalisation est aussi plate que la Belgique après passage d'un rouleau-compresseur (donc, vraiment plate), et les dialogues (de Pascal Jardin, pourtant pas un nullos) sont affligeants.

Est-ce parce qu'hier, j'en attendais trop ? Toujours est-il que ce Tueur méconnu a bien des raisons de l'être (méconnu). Je me demandais, hier, avant de regarder le film, comment ça se faisait-il qu'un film de Gabin et Blier ne passe jamais à la TV (car, étant cinéphile et TV-vore quand il s'agit de cinéma, s'il était passé à la TV depuis les 14 dernières années, je l'aurais vu, et m'en serais souvenu). Maintenant, je le sais. C'est parce qu'il est vraiment mauvais !

Note : 05/20 IMG000044

Posté par ClashDoherty à 17:15 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
29 juillet 2010

Une affaire privée

Genre : Polar

Année : 2001. Réalisé par Guillaume Nicloux

L’histoire : Un privé recherche une jeune femme  qui a mystérieusement disparue depuis plus de 6 mois.

A propos du film :

Le réalisateur dit avoir été influencé par Le Privé de Robert Altman et Klute d'Alan J. Pakula.

Critique de Ber :

Très bon polar français qui nous plonge dans l’enquête de François Manieri, un privé à la vie dissolue et accro au magnétophone. On est baladé, au gré des témoignages multiples, dans les méandres de la vie de la disparue entre l’entourage familial et de sombres milieux interlopes qu’elle fréquentait avec discrétion.

Le privé va se prendre des coups (logique) et perpétuer son enquête malgré la découverte, vers le milieu de l’intrigue, du corps décomposé de la victime.

On ne lâche pas l’affaire une seconde. Nicloux émaille son récit de nombreuses pistes crédibles pour encore plus laisser le spectateur circonspect. D’ailleurs, le dit spectateur restera fortement « sur les genoux » lorsque l’épilogue arrivera telle une queue de poisson à grande vitesse qui nous laisse un peu sur le bas côté le générique défilant. Il fallait oser...

En résumé un très bon policier français, glauque à souhait, avec un contre emploi bénéfique pour Lhermitte accompagné d’une ribambelle de seconds rôles de luxe. Que demande le peuple ?

NOTE : 17 /20

Ber

Posté par DOUF1 à 12:55 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
08 mai 2010

48 heures de plus

48hplus

genre: policier
année: 1990
durée: 1h40

l'histoire: S'il ne veut pas finir en prison, le policier Jack Cates doit retrouver le malfrat Iceman. Quant à Reggie, il est derrière les barreaux. Et Iceman a mis sa tête à prix? A contrecoeur, Reggie s'allie à Jack pour 48 heures de plus.

la critique de Eelsoliver:

Suite des aventures de Jack et de Reggie dans ce 48 heures de plus, toujours réalisé par Walter Hill. Autant dire que l'on a plaisir à retrouver ce duo qui avait plutôt bien fonctionné dans le premier volet. Huit ans ont passé et les choses ont bien changé pour le policier, Jack.
Il est désormais menacé de finir en prison s'il ne retrouve pas un dangereux truand.

De son côté, Reggie est revenu à la case départ puisqu'il est à nouveau en prison. Il a les nerfs après Jack qui ne lui a jamais donné son fric.
Pourtant, il accepte à nouveau d'aider le policier pour cette nouvelle enquête qui se révèle beaucoup moins passionnante que le premier épisode.

En effet, depuis, la côte de popularité d'Eddie Murphy n'a cessé de monter. La star américaine est donc largement mise en avant dans cette suite.
De ce fait, Nick Nolte semble plus en retrait. Et Murphy ne peut s'empêcher de nous faire le coup du mec rigolo qui crie et qui vanne toutes les trois minutes.

Certes, c'était déjà un peu vrai dans le premier 48 heures, mais là, c'est encore pire. Et le film compte essentiellement sur les numéros de clown d'Eddie Murphy.
Après, 48 heures de plus n'est pas un mauvais film policier. C'est toujours nerveux et rythmé, si bien que l'on ne s'ennuie jamais.
Mais ça reste une suite moins bonne que le premier et forcément moins intéressante.

Note: 11/20

Posté par Alice In Oliver à 10:03 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
07 mai 2010

48 heures

48h

genre: policier
année: 1982
durée: 1h35

l'histoire: Deux meurtriers sont pourchassé par la police alors qu'ils recherchent le butin d'un casse commis par Reggie Hammond. Pour les retrouver, le policier Jack Cates a besoin de l'aide de Reggie. Il fait en sorte que Reggie soit en liberté surveillée pendant 48 heures durant lesquelles il va l'aider à retrouver ses anciens complices.

la critique de Eelsoliver:

Le genre policier est souvent inspiré par le duo infernal, plus précisément par deux personnalités différentes qui ne s'entendent pas.
Cela vaudra un grand nombre de films avec deux flics radicalement opposés. 48 heures, réalisé par Walter Hill en 1982, se différencie du lot.
Certes, le film propose un duo, mais il s'agit d'un flic (Nick Nolte) et d'un petit truand (Eddie Murphy).

Et il faut croire que le genre policier réussit plutôt bien à Eddie Murphy qui avait déjà montré ses talents dans le flic de Beverly Hills.
Ici, c'est donc un escroc mais pas un mauvais garçon, juste quelqu'un qui veut prendre sa revanche sur deux anciens complices.

Par ailleurs, ces derniers sont de véritables meurtriers et des tueurs de flic. Dans le rôle du prisonnier en sursis, Eddie Murphy peut faire son show habituel, mais ne sombre jamais dans l'excès.
C'est ce qui fait en partie l'atout charme de 48 heures. La réalisation est solide. En même temps, c'est Walter Hill derrière la caméra, un cinéaste plus que compétent.
Nick Nolte est plutôt à l'aise dans la peau de ce flic alcoolique mais déterminé.

En résumé, un bon cru du genre suffisamment rythmé pour que l'on ne s'ennuie jamais. Après, 48 heures ne restera pas non plus dans les annales.
Mais ça reste plus que divertissant à regarder. Un bon film.

Note: 14/20

Posté par Alice In Oliver à 10:07 - - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,


28 avril 2010

Double assassinat dans la rue Morgue

double_assassinat


Genre : policier , scientifique
Année : 1932
Durée : 61 minutes

L'histoire :

Paris 1845 , un jeune étudiant en médecine mène l'enquête sur des morts suspectes , de jeunes femmes retrouvées dans La Seine et prétendues suicidées.

La critique de tangokoni :

Cette première adaptation cinématographique de la nouvelle du même nom écrite en 1841 par Edgar Poe , a été réalisée par Robert Florey , scénariste , acteur , réalisateur et producteur français , mais qui a effectué presque toute sa carrière aux Etats Unis .

Il est à noter que cette adaptation est trés différente de la nouvelle de Poe , le détective Dupin de la nouvelle devient alors un étudiant en médecine , et les meurtres ne sont pas identiques , en fait seuls les personnages sont identiques de par leur nom et le meurtrier reste le même . Trés dommage , puisque la nouvelle (dont je n'ai lu que le début et le résumé) aurait , me semble-t-il largement mérité d'être adaptée . Mais cette adaptation reste un trés bon film .

La voici donc :

Paris , 1845 , lors d'un carnaval où des danseuses arabes sont considérées comme des monstres peints en marron et où des indiens apaches sont épiés comme des sauvages , un jeune étudiant en médecine , Pierre Dupin , (incarné par Léon Ames) , et sa fiancée , Camille , assistent au spectacle du Docteur Mirakle , qui prétend parler et comprendre la langue de son animal de foire , un orang outan .

La jeune femme motivera une attitude étrange chez l'animal , qui semble tomber amoureux d'elle .

Ce Docteur Mirakle , incarné par Bela Lugosi , est en fait un scientifique , qui a pour but de prouver que le singe est un humain . Ses proies féminines seront choisies jeunes et belles , car il pense que leur sang sera d'autant plus compatible avec son singe .

Dés la première image , j'ai ressenti la même impression que dans Freaks (La monstrueuse parade) , cette foule qui se délecte de rire et de se moquer , voire d'être effrayée par des "êtres" différents d'elle , et donc considérés comme des monstres ;

Puis ce pauvre Orang outan , enfermé dans une cage , "objet" gagne pain du Docteur Mirakle , (et qui servira aussi au choix des proies du scientifique) , me fait penser à King Kong (en plus petit bien entendu) , puisqu'il tombera amoureux de la belle Camille , incarnée par Sidney Fox, et cela lui coûtera la vie .

Tout le film se passe dans le noir , et est en plus en noir et blanc , (normal en 1932) , Bela Lugosi a quelques fois un regard diabolique , on le verrais presque se lécher les babines devant ses proies , d'où une atmosphère bien sordide pour ce film , qui montre encore une fois la bêtise humaine (ce plaisir monstrueux de rire de la différence des personnages de la foire , et puis durant l'enquête , tous les bados voisins prétendent avoir tout vu ou tout entendu et bien évidemment aucun ne narre la même version), mais aussi le désir , parfois miséreux et immoral , des expériences avec des êtres vivants.

Pour ce qui est des effets spéciaux , et bien le singe est un homme déguisé lorsqu'on l'aperçois courir dans les rues , et est un véritable singe lorsqu'on le voit en gros plan , mais bon , c'est 1932 , et , une fois de plus , c'est ce qui fait le charme de ces films anciens .

Je rappelle que cette adaptation de Poe est bien loin de la nouvelle , en fait Poe a écrit un policier (Dupin), et Florey a conçu un film plutôt scientifique d'où découle une enquête policière .

Mais il n'en n'est pas pour autant un mauvais film , bien au contraire ; personnellement je l'ai beaucoup aimé , il m'avait terrorisée étant enfant (je l'avais vu en cachette derrière la porte du salon) je viens de le revoir presque 40 ans aprés et je ne le regrette pas (mais pas terrorisée du tout lol )

Je n'ai , par contre , pas lu la nouvelle de Poe , mais j'en avais lu le début (qui est totalement différent de l'adaptation) et le résumé .

Note : 17/20 , en respectant l'avis de ceux qui auront lu la nouvelle et qui peut-être n'y mettront pas la même note .

Posté par tangokoni à 15:50 - - Commentaires [28] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
22 avril 2010

Pusher 3: l'ange de la mort

pusher300

genre: film noir (interdit aux - 16 ans)
année: 2006
durée: 1h45

l'histoire: Alors qu'il attend une livraison d'héroïne, Milo reçoit des pillules d'extasy. Il confie la revente à un dealer qui disparaît avec la marchandise. La vengeance de Milo sera d'une violence insoutenable.

la critique de Eelsoliver:

Dernier volet de la trilogie, Pusher 3: l'ange de la mort se révèle aussi excitant que les deux précédents épisodes. Vraiment, cette trilogie doit beaucoup à son côté quasi-documentaire.
Dans Pusher 3, le réalisateur, Nicolas Winding Refn, propose de suivre les aventures d'un dealer important, un certain Milo.
Ce dernier est inquiet: à la place d'une cargaison d'héroïne, il a reçu des pillules d'extasy.

Il refourgue alors cette livraison à un petit dealer du nom de Mohammed. Le marché est clair: Mohammed doit vendre rapidement cette mauvaise came et joindre Milo dans les plus brefs délais.
Mais pas de nouvelles de Mohammed... Avec l'aide d'un pote, Milo se charge de retrouver le dealer. S'ensuit alors un long interrogatoire.

Un interrogatoire qui tourne vite à la torture. Mohammed a tout intérêt de parler. Mais ses propos ne rassurent pas Milo.
Il semblerait que la livraison de drogue ne soit pas de l'extasy mais des bonbons ! En colère, Milo finira par buter Mohammed et par le mettre dans un énorme réfrigérateur.
Pusher 3 est donc à l'image des précédents volets de la trilogie: c'est noir, sans concession et porté par des personnages hauts en couleurs.

Note: 15/20

Posté par Alice In Oliver à 09:59 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
24 mars 2010

Pusher 2: Du sang sur les mains

pusher2

genre: mafia, film noir (interdit aux - 16 ans)
année: 2000
durée: 1h35

l'histoire: Sorti de prison, Tonni retourne auprès de son père, dit le Duc, le parrain de la mafia locale, et enchaîne les plans: drogue, braquage de voitures... Mais, incontrôlable, il devient vite la cible du milieu.

la critique de Eelsoliver:

Après un premier épisode jouissif, à la fois drôle, dur et salace, la saga Pusher continuer avec ce second volet intitulé Pusher 2: du sang sur les mains.
Un deuxième épisode qui délaisse le personnage de Franck pour s'intéresser à un autre protagoniste que l'on avait déjà découvert dans le premier opus, Tonni.

Ce dernier vient de sortir de prison. C'est un petit voyou, un drogué et un dealer. A peine sorti de cabane, que le voilà au service de son père, le Duc, un parrain de la mafia locale.
Pusher 2 insiste alors sur les relations tendues (c'est le cas de le dire) qui existent entre les deux personnages. Tonni cherche à prouver qu'il n'est pas uniquement un looser.
Pourtant, son père a bien du mal à l'aider et le considère comme une véritable râclure.

On retrouve donc toutes les qualités du premier Pusher dans ce second volet. C'est volontairement vulgaire parfois drôle et souvent tragique.
Je l'ai déjà dit mais Pusher 2 se concentre exclusivement sur le personnage de Tonni. Ne sachant que faire pour satisfaire son père, Tonni cherche à faire ses preuves.

Désireux de lui accorder une dernière chance, le Duc lui ordonne de buter un mec gênant. Mais Tonni est un petit délinquant, pas un tueur froid et sanguinaire.
S'ensuit alors une dispute violente entre le père et le fils qui se terminera par un meurtre... Le fils tuant le père. Un retournement de situation surprenant et qui clôt en beauté ce Pusher 2.

Note: 15/20

Posté par Alice In Oliver à 09:58 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
23 mars 2010

Pusher

pusher

genre: mafia, film noir (interdit aux moins de 16 ans)
année: 1996
durée: 1h45

l'histoire: Dealer d'héroïne, Franck s'endette auprès de Milo. En danger, il décide de monter une ultime arnaque avant de quitter le pays.

la critique de Eelsoliver:

A l'heure où la plupart des films noirs se révèlent répétitifs, voire assez ennuyeux, il existe un réalisateur de talent, j'ai nommé Nicolas Winding Refn.
En soi, le scénario de Pusher (qui donnera lieu à une trilogie) n'a rien d'exceptionnel puisque nous suivons les aventures d'un petit dealer de drogues, Franck.

Ce dernier traîne avec Tonni, son meilleur pote: vive la fête, l'alcool, les filles et la drogue ! Mais Franck doit une somme d'argent importante à un petit parrain de la mafia locale.
Une dette qui s'accroit lorsque Franck se fait pincer par les flics et qu'il perd la cocaïne dans un lac. Voilà encore 50 000 euros qui viennent d'être jetés à l'eau !

La vie de Franck est désormais menacée. Il doit alors rembourser la coquette somme de plus de 200 000 euros. Et il a très peu de temps pour accumuler cette somme.
Pour cela, Franck rabbat tous les mecs qui lui doivent de la tune: un chemin de croix plus que difficile car personne autour de lui n'est capable de lui fournir le moindre billet.

L'étau se resserre et on suit avec un véritable intérêt ce méchant garçon qui se révèle plutôt attachant malgré quelques pétages de plomb.
Mais il s'agit d'un personnage véritablement humain: on est bien loin de la caricature du dealer dans les films américains. Et puis, Nicolas Winding Refn filme son histoire comme une sorte de documentaire, ce qui donne un côté très réaliste à ce Pusher.
Une très bonne surprise !

Note: 15/20

Posté par Alice In Oliver à 09:58 - - Commentaires [14] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
20 mars 2010

Le pape de Greenwich Village

pape

Genre : policier, Comédie, Action

Année : 1984. Réalisé par Suart Rosenbrg

L’histoire : Deux combinards sur la paille ont la très mauvaise idée d'extorquer 150.000$ à un parrain local..

A propos du film :

Le Pape de Greenwich Village est l'adaptation cinématographique d'un roman homonyme de Vincent Patrick.

Michael Cimino, non crédité au générique, participa à la réalisation du film aux côtés de Stuart Rosenberg.

Critique de Ber :

On est en plein dans la première période de grâce de Monsieur Rourke là. Il porte entièrement ce film, qui au lieu de jouer la carte de l'action pure et dure (on n'y décèle aucune scène héroique d'ailleurs), s'intéresse plutôt aux relations entre ses personnages sur un ton de comédie sans pour autant forcer le trait.

Ce parti pris peut légitimement déconcerter comme si le film ne choisissait jamais son camp. Un peu à l'image du "Wise guys" de De Palma. Mais on ne peut pas non plus dédaigner la qualité de l'interprétation de l'ensemble.

Au final, on n'est ni déçu, ni estomaqué devant le spectacle qui ne verse jamais dans l'ennui profond. Surtout quand est mise en valeur la virginale plastique de la longiligne Daryl Hannah .

Note : 12,5/20

Ber

Posté par DOUF1 à 12:50 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,


  1  2  3  4  5