La Maison du Docteur Edwardes
genre: thriller, suspense
année: 1945
durée: 1h50
l'histoire: Constance, médecin dans un asile d'aliénés, tombe amoureuse du nouveau docteur. Cependant, elle s'aperçoit rapidement que l'homme qu'elle aime est en réalité un malade mental qui se fait passer pour le Docteur Edwardes. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le vrai docteur et s'enfuit de la clinique.
la critique de Eelsoliver:
Alfred Hitchcock, le maître du suspense, livre encore un petit joyau, La Maison du Docteur Edwardes, certes peut-être un peu moins connu que certains classiques du réalisateur.
La maison du Docteur Edwardes est avant tout une histoire d'amour impossible entre une jeune femme, Constance, qui travaille en tant que médecin dans un hôpital psychiatrique, et un docteur, le même Dr Edwardes.
Seul souci, et il est de taille, le médecin en question n'est pas celui qu'il prétend être. La supercherie est vite découverte. Une question se pose alors: qu'est devenu le vrai Docteur Edwardes ?
Le beau jeune homme (Gregory Peck) est en réalité un malade mental, mais un patient dont Constance (Ingrid Bergman) tombe éperdument amoureuse.
Elle décide alors d'enquêter avec lui sur les traces du véritable Docteur Edwardes, le mystérieux inconnu étant amnésique et étant persuadé d'avoir assassiné le médecin...
A partir de là, Alfred Hitchcock livre un thriller de qualité, brillant dans sa mise en scène froide et austère. De ce fait, le spectateur est amené à se poser de nombreuses questions et finalement à s'interroger sur la santé mentale de son héroïne, Constance, séduite par un patient.
Ce qui est évidemment interdit... Les acteurs sont évidemment excellents, surtout Gregory Peck dans un rôle à contre-emploi.
Un très bon cru hitchcockien !
Note: 15/20
VENIN
Genre : thriller/suspens
Année : 1982
Durée : 92 minutes
1982, Klaus Kinski, incarne un truand Jacques Muller, dont les plans machiavéliques de kidnapper un jeune garçon, vont être déjoués par des crocs venimeux.
Le jeune Philip, en admiration devant son grand père, et suite à ses récits d'aventures vécues, achète un serpent inoffensif, qu'il a hate de ramener chez lui.
Lorsqu'il rentre, le chauffeur de la maison, ainsi que la domestique, tentent de le kidnapper. Trés vite rejoints par l'instigateur du kidnapping, Jacques Muller.
Ils ne s'attendent pas du tout à se retrouver confrontés à un Mamba tueur, le serpent le plus dangereux du monde. Ce serpent a été donné à Philip par inadvertance.
Le serpent bien évidemment s'échappe lors de l'altercation des kidnappeurs et de Philip, et aprés avoir mordu la domestique,
se réfugie d'abord dans les canalisation du chauffage,
puis réapparait dans la maison
Un huis clos, assez terrifiant.
Le scénario est simple, mais Klaus Kinski est à lui seul effrayant.
Un film pas mal, très méconnu, mais que j'avais bien aimé.
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Note : 13/20
Un Lieu Incertain
Genre : Thriller/TVfilm
Année : 2010
Durée : 95min
L'histoire : Alors que son subalterne le commandant Danglard, à Londres, fait une macabre découverte dans le cimetière d'Highgate (17 pieds humains, coupés, dans des chaussures), le commissaire Adamsberg, lui, à Garches, est sur une affaire encore plus glauque : un homme détesté de tous, Vaudel, est retrouvé haché en plusieurs morceaux, littéralement équarri, ventilé façon puzzle. Sentant que les deux affaires ont un lien, Adamsberg enquête, et très vite, un suspect est trouvé ; mais, trop simple, pour Adamsberg qui, apprenant qu'une des victimes de Highgate et la victime de Garches (plus une autre, à Vienne, Autriche) ont toutes deux un lien avec un petit village serbe, décide de s'y rendre...
La critique de ClashDoherty :
Depuis 2007, Josée Dayan nous offre, de temps à autre, des adaptations de romans de Fred Vargas (auteure de thrillers décalés, adaptée au cinéma par Régis Wargnier : Pars Vite Et Reviens Tard). Il y a eu, en deux épisodes, Sous Les Vents De Neptune en 2007, puis, en 2009 (il y à un an, à quelques jours près), il y à eu, coup sur coup, et en un seul épisode à chaque fois, L'Homme Aux Cercles Bleus et L'Homme A L'Envers. Hier, France 2 a diffusé le quatrième (et, apparemment, ultime) TVfilm de Dayant adaptant Vargas, une adaptation du dernier roman de l'écrivain, Un Lieu Incertain (étant donné qu'il n'y à pas d'affiche pour le TVfilm, j'ai mis la couverture du roman en tête d'article), là aussi en un seul épisode.
Tout comme pour les précédents volets, Un Lieu Incertain est interprété par Jean-Hughes Anglade dans le rôle du commissaire Adamsberg, Jacques Spiesser dans celui de Danglard, mais aussi Corinne Masiero, Hélène Fillières? On y trouve aussi Charlotte Rampling et Pascal Greggory.
Ce TVfilm, qui commence par quelques scènes assez gore (découverte macabre à Highgate, scène du crime à Garches), est indéniablement une réussite, l'adaptation la plus réussie, avec Sous Les Vents De Neptune, de l'univers de Fred Vargas, un univers totalement décalé, où les intrigues sont complexes au possible, partent de nulle part pour finalement se regrouper au final.
Où le moindre petit détail (ici, la portée de chatons du voisin d'Adamsberg, Lucio) a son importance. Où les personnages sont bien décalés (Adamsberg, Danglard, Violette Retancourt...).
Certes, c'est un peu fouillis par moments, car l'intrigue part de deux faits divers sans liens, et assez farfelus (en même temps qu'horribles) pour finalement aboutir à une vraie intrigue, avec coupable, mobile, etc. Il faut bien suivre, mais je peux vous assurer que ce n'est pas tiré par les cheveux, quand on a bien tout suivi (ou lu le roman).
Remarquablement bien interprété, ce TVfilm qui se passe en partie dans un petit village serbe (comme il a été dit hier dans un article du Parisien, sur le TVfilm, c'est vrai qu'il y a des touches de Kusturica chez Dayan) est une adaptation formidable du roman, pas le plus facile à aborder, mais un des plus réussis, déjà. Fantastique !
L'Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie
Genre : Drame/Thriller
Année : 2010
Durée : 115min
L'histoire : Paul Exben est un homme heureux : marié avec une femme qu'il aime, il a deux enfants adorables, une belle maison, une belle situation professionnelle, de l'argent, bref, le bonheur. Mais ça ne va pas durer : sa femme, Sarah, va le quitter, pour quelqu'un d'autre, un photographe. Un jour, sur un coup de folie, il va frapper à mort l'amant de sa femme. Coincé, il cache le corps, et, endossant plus ou moins son identité, il part à l'étranger, plaquant tout, reniant son passé, prêt à refaire une nouvelle vie...
La critique de ClashDoherty :
Etonnant de la part d'un réalisateur spécialisé dans les comédies (Prête-Moi Ta Main, Mais Qui A Tué Pamela Rose ?) de s'atteler au projet d'adaptation d'un roman de ce genre. Car, à la base, c'est un roman de Douglas Kennedy, auteur actuellement en vogue (surtout chez nous), cet Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie (le roman a d'ailleurs été réédité avec le visuel de l'affiche en couverture).
Sorti aujourd'hui, le film est interprété par Romain Duris, Marina Foïs, Niels Arestrup, Catherine Deneuve, Branka Katic et Eric Ruf.
C'est un film tenant à la fois du drame et du thriller, interprété remarquablement (Duris est décidément un excellent acteur).
On aurait pu croire à un film bancal, et je dois dire que le simple fait de voir le nom du réalisateur ne m'avait, au départ, pas donné envie de voir le film. C'est en voyant la bande-annonce que j'ai eu envie de voir L'Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie. Et je n'ai pas été déçu.
Mis à part des différences avec le roman (le roman se finissait, assez connement, sur un happy-end ; le dénouement du film, sans le révéler, est plus ambigu, plus incertain, et dans un sens, meilleur), cette adaptation est très réussie.
Une vraie petite surprise en ce qui me concerne, même si j'avais peu de doutes quant à l'interprétation de Duris, que je savais déjà bon acteur depuis De Battre Mon Coeur S'Est Arrêté (même chose pour Arestrup, qui avait aussi joué dans ce film et y était remarquable, comme dans Un Prophète). Marina Foïs parvient à faire oublier qu'elle vient de la troupe des Robins Des Bois (de vrais golios !), elle est excellente dans un rôle assez amer. Catherine Deneuve apparaît peu, mais est comme à son habitude : bonne actrice, convaincante.
Bref, le film est une réussite, à voir, surtout si vous aimez les thrillers (ambiance parfois assez oppressante). Les acteurs sont convaincants, les décors naturels du Montenegro (lieu d'exil du personnage) sont très beaux, l'histoire est excellente, et la réalisation, efficace (malgré un ou deux petits clichés). Bref, dans l'ensemble, c'est une réussite !
L'Inconnu du Nord-Express
genre: thriller
année: 1951
durée: 1h45
l'histoire: Guy Haynes déteste sa femme et Bruno Anthony hait son père au plus haut point. Anthony suggère à Haynes que chacun d'eux réalise le meurtre dont l'autre rêve. Bien sûr, Haynes refuse cette proposition. Jusqu'au jour où sa femme est assassinée, il réalise que Bruno Anthony est passé à l'acte.
la critique de Eelsoliver:
Le scénario de L'Inconnu du Nord-Express, réalisé par Alfred Hitchcock en 1951, est pour le moins habile. Guy Haynes ne supporte plus sa femme qui le méprise également.
Leur mariage est un fiasco complet... Un jour, alors que Guy voyage dans un train, il rencontre un certain Bruno Anthony. Les deux hommes parlent de leurs soucis respectifs.
Haynes évoque alors son mariage raté et une épouse qu'il ne supporte plus. Anthony lui parle de son père dont il aimerait clairement se débarrasser.
Ce qui choque évidemment Haynes...
A partir de là, Hitchcock met en place un suspense machiavélique. Bruno Anthony prend Guy Haynes au mot puisqu'il assassine sa femme, en échange de quoi, Haynes devra tuer le père de ce dernier.
Un procédé qui révulse évidemment le principal intéressé mais qui lui vaut de nombreux ennuis, notamment de la part de la police. De plus, Haynes est le suspect idéal.
Tout le monde sait qu'il ne supportait plus son épouse défunte et qu'il vit une relation amoureuse avec une autre femme.
Désormais, Guy Haynes doit prouver son innocence. Malheureusement, pour lui, cette preuve est entre les mains de Bruno Anthony.
A partir d'une histoire simple, Alfred Hitchcock met en place une mécanique complexe et passionnante. L'un des moments les plus réussis du film interviendra lors d'un match de tennis jusqu'à la séquence finale se déroulant des une fête foraine, et plus précisément dans un manège avec des chevaux de bois.
Un très bon thriller.
Note: 15/20
Le Déshonneur D'Elisabeth Campbell
Genre : Thriller militaire
Année : 1999
Durée : 110min
L'histoire : Elisabeth Campbell, militaire et fille du général Campbell (qui dirige la base où elle travaille), est retrouvée morte, nue et attachée à plusieurs piquets, dans l'enceinte de la base. Elle a été étranglée, probablement violée. Paul Brenner, flic militaire ayant brièvement connu la victime, enquête, avec l'aide de Sarah Sunhill, son ex, spécialiste des affaires de viols...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1999 par Simon West (Les Ailes De L'Enfer, le premier film sur Tomb Rider), Le Déshonneur D'Elisabeth Campbell est une adaptation d'un roman de Nelson DeMille, et est interprété par John Travolta, Madeleine Stowe, James Cromwell, James Woods, Leslie Stefanson, Daniel Von Bargen, Timothy Hutton et Clarence Williams III. Sous un titre français assez explicite et bavard (le titre original est meilleur, plus sobre : The General's Daughter) se cache un thriller militaire, genre (ou plutôt, sous-genre) que, personnellement, j'aime beaucoup, et ayant donné des films comme Basic, Presidio, Base Militaire San Francisco ou Des Hommes D'Honneur. Sans atteindre le niveau du dernier film cité, Le Déshonneur D'Elisabeth Campbell est un très bon petit film dans le genre.
L'histoire est assez tendue, assez glauque (une fois toutes les pièces en main, une fois l'enquête achevée, à la fin du film, on prie vraiment le ciel qu'une affaire pareille ne survienne jamais, tant elle est, vraiment, glauque). Le seul reproche concerne le passage des VHS amateur SM tournées par la victime avec des soldats. Ce n'est pas vraiment exploité par la suite. Mis à part ça, le scénario est très bon, et les acteurs, excellents, à commencer par Travolta (dont les petites phrases cyniques et comiques pullulent, dans le film), Cromwell (impérial comme toujours) et Woods (trop peu présent, ceci dit). Réalisation correcte, mais ce n'est pas le meilleur réalisateur, ce Simon West, juste un faiseur parmi tant d'autres.
The General's Daughter est, au final, un très bon thriller militaire, pas le meilleur (ni le moins bon) du genre, mais franchement, on passe un bon moment durant les quelques 110 minutes qu'il dure. Bref, à conseiller si vous aimez ce genre de films, même si c'est, aussi, un film à voir une ou deux fois, et c'est tout.
Le Maître Du Jeu
Genre : Suspense
Année : 2003
Durée : 125min
L'histoire : A la suite d'une tuerie perpétrée par un dingue qui s'est donné la mort, et au cours de laquelle elle a perdu son mari, une veuve intente un procès contre un important marchand d'armes. La société d'armement recrute un conseiller pour tenter d'influencer le jury de 12 personnes réquisitionnées pour le procès. Parmi ces 12 jurés, Nicholas Easter, jeune homme tout sauf influençable, et très perspicace...
La critique de ClashDoherty :
Adaptation d'un roman de John Grisham (spécialiste du thriller juridique), Le Maître Du Jeu est un film réalisé en 2003 par Gary Fleder, et interprété par des acteurs de qualité : John Cusack, Dustin Hoffman, Gene Hackman, Rachel Weisz, Bruce Davison, et, dans de plus petits rôles, Luis Guzman, Jennifer Beals ou Cliff Curtis. Le film adapte plutôt bien le roman, malgré le gros changement dans le scénario, concernant la société impliquée dans le procès : dans le film, ce sont des marchands d'armes (société légale, une grosse société influente), ce qui permet au film de faire un laius sur la dangerosité des armes à feu. Dans le roman de Grisham, la société n'est pas dans le commerce d'armes, mais est un gros fabriquant de cigarettes. Le message passe un peu moins bien (c'est en partie de la faute du fumeur s'il meurt du tabac, il ne fallait pas commencer à fumer) tandis que dans le film, il est clair (la victime est 100% innocente, elle s'est fait tuer dans un massacre perprétré par un déséquilibré qui s'est ensuite donné la mort).
Mis à part ce changement d'adversaire, le film est une bonne adaptation, donc, et ce changement d'adversaire est au final une assez bonne chose. Bien interprété, bien foutu même s'il est parfois un peu trop bavard (c'est un film centré autour d'un procès), Runaway Jury (titre original) est un excellent divertissement. En juré refusant la corruption et faisant tout pour assurer un jugement impartial (au risque de sa vie), Cusack est bon. Hoffman, dans le rôle de l'avocat de la plaignante, est un peu effacé, mais bon. Hackman est excellent dans le rôle de Rankin Fitch, conseiller des avocats des armuriers, prêt à tout pour influencer le jury en sa faveur. Une belle ordure comme Gene Hackman en joue, certes souvent, mais toujours avec talent.
Dans l'ensemble, voici donc un excellent thriller juridique, un film à voir si vous aimez ce genre de films, ou si vous aimez les romans de Grisham. Avec La Firme de Pollack, sans doute la meilleure adaptation d'un roman de cet auteur !
The Lost
genre: thriller (interdit aux - 12 ans)
année: 2005
durée: 1h55
l'histoire: Trois adolescents font la fête dans les bois. Aux commandes du groupe, Ray Pye est un jeune rebelle, au caractère instable. Armé d'une carabine, il tue deux campeuses qui ont eu la malchance de croiser son chemin.
la critique de Eelsoliver:
C'est grâce à la sélection DVD du mois par le magazine Mad Movies que j'ai pu découvrir The Lost, un thriller efficace, réalisé par Chris Sitverson en 2005.
Ce film suit donc l'histoire d'un psychopathe, Ray Pye, appelé à devenir un redoutable tueur en série. Pour cela, l'introduction nous présente une tragédie du passé.
Alors que Ray Pye s'amuse à picoler avec son pote et une copine dans les bois, il recontre par hasard deux jeunes femmes lesbiennes.
Séducteur dans l'âme, ce dernier ne supporte pas de voir les deux jeunes femmes s'embrasser. Sous les yeux de ses deux amis, il abat les deux lesbiennes à la carabine.
Sous l'emprise quasi maléfique de Ray Pye, ses deux amis refuseront de témoigner à la police. Pourtant, l'inspecteur soupçonne Ray Pye du meurtre des deux jeunes femmes, mais il ne détient aucune preuve de sa culpabilité. Depuis cet incident, quatre ans se sont écoulés.
Ray Pye continue sa domination sadique et perverse sur ses deux amis présents le soir du crime.
Mais son insolence agace. Surtout, il ne se prive pas de séduire toutes les jeunes femmes désirables qu'il rencontre souvent par le plus grand des hasards.
La seule question consiste à savoir quand Ray Pye va frapper. Et de nouveaux incidents vont le faire plonger dans une folie criminelle.
Et c'est d'ailleurs bien là, la force de The Lost.
Le film de Chris Sitverson a le mérite de se concentrer sur son personnage principal, interprété par un Jack Ketchum inquiétant et totalement investi dans son rôle.
La dernière demie heure de The Lost est assez violente et sanglante. Un vrai film de malades mais qui ne sombre jamais dans un gore outrancier et vulgaire.
On regrettera juste quelques bavardages et quelques longueurs inutiles.
note: 14/20
Le crime parfait

Genre : Alfred Hitchcock présente
Année : 1957
Durée : 23 minutes
1957, Alfred Hitchcock nous présente Le crime parfait, starring l'inouï Vincent Price et James Gregory.
Attention : que du Spoiler .....
Tandis que Mr Charles Courtney, détective pernicieux, admire et met en place ses objets fétiches,(qu'il crée lui-même de ses mains, les cuisant dans son four spécialement destiné à cela), dans sa vitrine, on sonne à sa porte, son visiteur n'est autre que le notoire avocat John Gregory,
Ce Courtney, obnubilé par le crime parfait, a en fait dans sa vitrine, des objets fétiches datés et nommés, représentant chacun un crime,(ou plutôt un criminel), mais jusque là jamais parfait. Il a le plaisir de détailler la signification de chacun de ses objets, chaque crime et chaque assassin.
Gregory, est venu justement lui parler de Harrington, qui a été condamné à mort, mais qui selon lui serait innocent.
Courtney avait témoigné, et apporté de nombreuses preuves, conduisant inévitablement à cette condamnation. Il nous rappelle toutes ces preuves, qui nous paraissent bien entendu, irréfutables.
Vincent Price a le talent requis, pour exprimer par son regard et son sourire sarcastique, un cynisme presque méprisant vis à vis de son visiteur.
Il joue le jeu de nous narrer des preuves indiscutables, nous paraissant au fil des minutes de plus en plus douteuses.
Un véritable plaisir que cette prestation de Price.
Lorsque l'avocat, lui dévoile sa conviction profonde qu'Harrington était bien innocent, et lui apporte à son tour les preuves que notre cher détective a fait erreur, ce dernier ne conçoit pas de paraître aux yeux des lecteurs de presse criminelle, comme un imposteur et de perdre ainsi sa réputation.
Tandis que Gregory l'avertit qu'il passera l'éponge si cela ne se reproduit plus jamais, il lui tourne le dos pour quitter les lieux, c'est alors que le détective le saisit et l'étrangle.
Deux ans plus tard, rentrant de voyage, Courtney reçoit la visite de journalistes, souhaitant décrocher un scoop sur ce célèbre détective, mais ils n'en tireront rien , si ce n'est d'avoir droit à un mode d'emploi du four qu'utilise notre détective pour faire cuire ses objets fétiches.
Ces messieurs étant curieux, de la présence d'un vase dans la vitrine, ni daté, ni nommé, Courtney leur dit : "Ce gentil petit vase, est le produit d'une sorte d'expérience" et toujours avec son regard et son sourire malicieux : "Je me suis servi d'une terre assez particulière".
Sur ce dernier propos, Hitchcock pour conclure l'histoire, arrive sur les lieux désertés de toute existence, et nous explique que la femme de ménage ayant un jour brisé le vase, un morceau d'or avait été retrouvé, provenant des dents de l'avocat.
Courtney, à son grand désespoir, n'avait pas réalisé Le crime parfait.
J'ai adoré ce volet de la série, Vincent Price est exquis, de la première à la dernière minute;
Voici une photo pendant le tournage de cet épisode : 
Note : 20/20
Un tueur dans la foule

Genre : Thriller suspens
Année : 1976
Durée : 110 minutes
En 1976, Larry Peerce, nous propose un thriller dans lequel les regrettés Charlton Eston et John Cassavetes, courront contre la montre pour déjouer un sniper juché au dessus du panneau d'affichage du Memorial Coliseum, bondé de 90.000 spectateurs, lors d'un match de football américain.
Pendant 110 minutes, les équipes d'intervention de la police, se mettront en place, attendant le feu vert pour tirer sur ce sniper, dont on ne voit pas le visage, et dont finalement on ne connait pas les véritables intentions;
Le stade acceuille des tas de personnalités, susceptibles d'être une cible pour cet inconnu armé.
Tout au long du film, on assiste aux différentes visées du sniper,mais ..... il n'ouvre jamais le feu.
Tandis que le match bat son plein, que la foule est loin de se douter des dangers qu'elle encourt et que pour nous le suspens est en pleine escalade, qu'à chaque instant on s'attend à ce que ce sniper fasse mouche, et que la sécurité se met en place, différents personnages sont amenés habilement par Peerce, pour détendre un peu l'atmosphère : Stu(Jack Klugman), un parieur invétéré qui a misé sur ce match pour rembourser une dette qui peut lui coûter la vie, son voisin prêtre(Mitch Ryan) qui fera une prière pour lui; un couple en crise(David Janssen et Gena Rowlands), un pickpocket(Walter Pidgeon), un père de famille au chômage(Beau Bridges) qui avec ses jumelles aperçoit le canon du fusil du sniper, et qui, quand il tente d'alerter les agents de sécurité, est interrogé et suspecté.
Peerce nous offre donc une belle distribution pour ce film.
Lorsque l'ordre est donné de faire feu, et que le sniper n'a encore tué personne, nous sommes à environ 20 ou 30 minutes de la fin, 80 ou 90 minutes ont passés, entre le suspens qui ne cesse de monter, les scènes qui détendent un peu l'atmosphère, les stratégies élaborées par les policiers;
90 minutes qui n'ont jamais paru longues, malgré que aucun coup de feu n'ait été encore tiré, tant nous sommes captivés par le moindre détail; et lorsque, donc, cet ordre d'ouvrir le feu est donné, le premier tireur manque sa cible de peu, c'est alors que le sniper commence son massacre, qui sera infimement meurtrier par rapport à celui causé par la panique des spectateurs du match.
Des dizaines de personnes sont piétinées, jetées par dessus les escaliers pour faire place, c'est une incontrolable cohue générale, bien plus meurtrière que le sniper lui-même, qui sera finalement bientôt tué par les forces de police.
On verra son visage, mais on ne saura jamais qui il est et pourquoi il était là.
Ce thriller doté d'une touche de film catastrophe nous tient en haleine durant les 110 minutes, sans un soupçon d'instant pour s'ennuyer. Et la distribution est délectable.
A voir absolument, même s'il a plus de 30 ans.
Note : 18/20























