Les Grands Espaces
Genre : Western
Année : 1958
Durée : 165min
L'histoire : James McKay, capitaine de marine, s'installe dans l'Ouest afin d'y rejoindre sa fiancée, Pat Terrill. Mais il est mal accueilli par Steve Leech, contremaître du ranch Terrill, secrètement amoureux de Pat. De plus, James va rapidement se retrouver mêlé à un conflit opposant le père de Pat à Rufus Hannassey, un voisin, conflit dont la cause est un bout de terrain avec point d'eau...
La critique de ClashDoherty :
Les Grands Espaces (The Big Country) est un western réalisé en 1958 par William Wyler (qui, un an plus tard, signera son chef d'oeuvre absolu, Ben-Hur).
Le film est interprété par Gregory Peck, Jean Simmons, Charlton Heston, Burl Ives, Carroll Baker et Chuck Connors (il y à aussi Charles Bickford, Alfonso Bedoya et Chuck Hayward, entre autres), et il a été rediffusé hier après-midi sur France 3, j'espère que vous ne l'avez pas loupé ou que vous l'avez enregistré (ou, sinon, que vous le possédez déjà en DVD) !
C'est un film long (presque 3 heures) et parfois un tout petit peu longuet, mais, dans l'ensemble, magnifique.
Acteurs en grande forme, notamment la triplette Peck/Heston/Simmons, pour un film dont le titre anticipe de bien des plaisirs visuels. Les décors naturels sont superbes, et ces grands espaces font vraiment partie du charme du film, un film typique du western à l'américaine, oubliez les longs plans-séquences des westerns de Sergio Leone (par ailleurs Leone ne faisait pas encore de films en 1958).
Les Grands Espaces est l'exemple même du western hollywoodien de l'Âge d'Or, comme le sont La Conquête De L'Ouest ou Alamo.
L'histoire, dans un sens, n'est pas sans me faire penser, par moments, à celle du film Géant avec James Dean (qui n'est pas un western, ou alors, un western moderne).
Dans l'ensemble, magnifiquement interprété et réalisé, doté d'une musique inoubliable de Jerome Moross et d'une photographie splendide, Les Grands Espaces est un classique du western hollywoodien des années 50, pas mon style de western préféré, mais franchement un des jalons du genre. A voir à tout prix !
L'homme de L'Ouest
genre: western
année: 1958
durée: 1h40
l'histoire: Un ancien bandit fait mine de s'intégrer à un gang de hors-la-loi pour se tirer d'une situation périlleuse.
la critique de Eelsoliver:
Voilà encore un très bon western incarné par un Gary Cooper en forme, en très grande forme... En effet, dans L'Homme de l'Ouest, l'acteur campe un ancien bandit qui a abandonné cette vie de crimes et de débauche. Il croit alors ne plus être confronté à ce sinistre passé.
Pourtant, l'attaque d'un train par quelques bandits du coin l'entraîne à nouveau (et malgré lui) sur la route des pillages et du crime.
Accompagné par une belle jeune femme et un vieil homme, notre cowboy tombe sur vieille connaissance, une racaille avec qui il a fait les 400 coups (façon de parler...).
Le héros accepte alors de reprendre les activités criminelles avec son ancien compagnon. Mais il accepte uniquement pour sauver sa peau et celle de la jeune femme.
Mais son attitude interroge évidemment les bandits. Le vieil homme sera tué et la suite sera également tragique. En effet, notre cowboy devra affronter les criminels et les tuer jusqu'au dernier, même son ancien compagnon d'armes.
Ce qui ne sera pas chose aisée. Le film est plutôt rythmé même si on regrettera cette longue séquence dans le repère des bandits... Le réalisateur, Anthony Mann, signe un western sérieux, parfois assez dur mais qui s'impose comme un bon film de genre.
Note: 14.5/20
Buffalo Bill Et Les Indiens
Genre : Western
Année : 1976
Durée : 120min
L'histoire : 1855. Buffalo Bill décide de monter un spectacle, le Wild West Show, sur l'Ouest Américain. Pour ce faire, il parvient à acheter à l'armée un de ses plus illustres prisonniers indiens, Sitting Bull...
La critique de ClashDoherty :
Les critiques des films de Robert Altman que Nicos31 avait faites sur le blog m'avaient fortement donné envie de découvrir (ou de redécouvrir) les films de ce grand cinéaste américain décédé en 2006. Buffalo Bill Et Les Indiens, sorti en 1976, avait étonnamment échappé à Nicos, qui avait oublié de l'aborder.
Ayant redécouvert ce film il y à peu en me procurant le DVD (c'est d'ailleurs un des rares anciens films d'Altman à être vendu en DVD chez nous, avec M.A.S.H., Le Privé et, je crois, Un Mariage et Trois Femmes), j'ai donc décidé de l'aborder.
Ce film, interprété par Paul Newman, Harvey Keitel, Géraldine Chaplin, Kevin McCarthy, Burt Lancaster, Will Sampson et Joel Grey, n'est pas le plus connu d'Altman.
Ce n'est pas non plus celui qui obtint le plus grand succès (loin de là, même, et hélas). C'est limite un exploit qu'il soit disponible, en France, en DVD !
Mais Buffalo Bill And The Indians, Or Sitting Bull's History Lesson (titre original complet) n'en demeure pas moins une totale réussite, dans deux genres assez distincts : le western et la comédie.
Car tout comme En Route Vers Le Sud, Un Nommé Cable Hogue ou Little Big Man, Buffalo Bill Et Les Indiens est un western comique.
Ou, disons, léger. Magistralement interprété et réalisé, le film offre en effet de beaux moments de détente, avec un anti-héros absolu en la personne de Buffalo Bill, de son vrai nom William F. Cody. Mauvais cavalier et tireur passable, mauvais caractère, vantard, et connaissant à la perfection le geste qui sauvez n'importe quel viticulteur du monde entier : la levée du bras. Paul Newman dans un de ses meilleurs rôles, qui dépoussière un mythe, et ça fait du bien !
Si le film n'est pas aussi connu que M.A.S.H., Short Cuts, Le Privé ou Nashville, il n'en demeure pas moins un des meilleurs Altman, du moins de ceux que j'ai vus (je n'ai pas vu Trois Femmes et Brewster McCloud, réputés immenses).
Robert Altman était un des plus grands cinéastes de son temps, et ce film n'a franchement pas à rougir dans sa filmographie. Jetez-vous dessus, surtout si vous aimez les westerns, Paul Newman et Altman !
La Porte Du Paradis
Genre : Western
Année : 1980
Durée : 150min/210min
L'histoire : L'histoire vraie et tragique de la bataille de Johnson County, dans le Wyoming, pendant laquelle 125 immigrants ont été massacrés par des mercenaires engagés par le gouvernement, afin de les empêcher de s'intégrer sur le territoire américain...
La critique de ClashDoherty :
Incontestablement, ce film est maudit. Echec monstrueux lors de sa sortie (il a provoqué la faillite de sa société distributrice, la United Artists) doublé d’un échec critique monumental (le film a été assassiné partout), sorti dans une version de 150 minutes alors qu’il aurait du en durer le double, La Porte Du Paradis a également provoqué la chute dans les abysses d’Hollywood pour son réalisateur, Michael Cimino, qui devra attendre 6 ans par la suite pour enfin pouvoir refaire un film.
Sorti en 1980, ce western interprété par Kris Kristofferson, Christopher Walken, Isabelle Huppert, John Hurt, Jeff Bridges, Joseph Cotten, Sam Waterston et Brad Dourif n’est pourtant pas raté.
Loin de là, il est même absolument fantastique ! Sorti par la suite en version longue de 210 minutes (3h30, soit 60 minutes de plus que la version cinéma bâtarde de l’époque), le film n’existe en DVD que dans sa version courte, en France. Seul le z1 propose la version longue, pourtant pas encore la version définitive, à en croire Cimino.
Le film, épique, féroce, passionnant de bout en bout, est dans la veine des westerns hollywoodiens des années 60, mais avec, en prime, une vision très pessimiste.
Certaines scènes de bataille sont très violentes et sanglantes. Le film aborde une tragique réalité, la bataille de Johnson County, dans le Wyoming, au cours de laquelle 125 immigrants ont été assassinés par des mercenaires engagés par des propriétaires terriens riches et sans cœur, soutenus par le gouvernement. Une histoire terrible, qui montre bien à quel point l’intégration est difficile, surtout en pleine période de l’Ouest américain.
Le film suit les trajectoires de trois personnages, vivant en triangle amoureux : Averill (Kristofferson), Champion (Walken) et Ella (Isabelle Huppert). Deux hommes que tout oppose, amoureux de la même femme, rivaux, ennemis…
Les acteurs sont excellentissimes (mention spéciale à Christopher Walken et Kris Kristofferson), la réalisation, soignée et inspirée, et le sujet, osé (un génocide ayant eu lieu sur le territoire américain, au cours d’une période longtemps glorifiée au cinéma), est très bien traité.
Encore plus beau dans sa version longue (diffusée sur Arte il y à quelques années) que dans sa version courte existant en DVD, qui est pourtant sublime en elle-même, Heaven’s Gate est un film magistral, qui a été réhabilité depuis quelques années, mais qui fut, pendant longtemps, considéré comme une merde, sous prétexte de son échec total au box-office. On a longtemps dit que le titre du film était synonyme de gouffre financier.
N’ayant rapporté que 3 ou 4 millions de dollars sur les 40 qu’il a coûté, La Porte Du Paradis est donc bien le plus gros bide de toute l’histoire du cinéma.
Il est, par la même occasion, un des plus grands westerns jamais faits, et le meilleur film de Cimino avec son précédent, Voyage Au Bout De L’Enfer. Un film rare, puissant, majestueux. Un monument.
Navajo Joe
Genre : Western
Année : 1966
Durée : 95min
L'histoire : Navajo Joe est un Indien solitaire dont la tribu a été massacrée par une bande de chasseurs d'Indiens. Il va les traquer, et les retrouve en train de piller un train transportant une grosse somme d'argent...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé en 1966, Navajo Joe est un western spaghetti réalisé par Sergio Corbucci. Le film est interprété par Burt Reynolds, Fernando Rey, Aldo Sambrell, Tanya Lopert, Simon Arriaga, Pierre Cressoy et Cris Huerta. La musique est signée du grand, de l'immenssimissime (sic) Ennio Morricone, et c'est une production Dino De Laurentiis.
C'est, malgré les grands noms du générique (Morricone, De Laurentiis, Reynolds, Rey), une production italienne d'époque totalement influencée par les classiques de Sergio Leone, et, de ce fait, assez peu originale et grandiose.
Navajo Joe montre un personnage qui, par bien des aspects, fait un peu penser à une sorte de brouillon pour le Harmonica de Il Etait Une Fois Dans L'Ouest : un Indien revanchard et solitaire avide de vengeance, recherchant ceux qui l'ont humilié et ont tué sa famille.
Mais le film ne décolle jamais vraiment, c'est vraiment une série B. Burt Reynolds, qui n'arborait pas encore sa fameuse moustache limaçeuse, est assez bon, et c'est un de ses premiers rôles au cinéma, il n'était pas encore connu à l'époque. Il ne deviendra vraiment une star qu'à partir de Délivrance (1971).
Sergio Corbucci n'a jamais été un grand réalisateur, il a surtout fait des séries B et nanars. Sans être un nanar (et encore moins un navet), Navajo Joe, sans doute un de ses meilleurs films, n'en demeure pas moins une série B qui ne passionnera que trois catégories de personnes : les fans de westerns spaghettis ; les fans de Burt Reynolds (existent-ils encore ?) et les fans de séries B en tous genres, principalement les transalpines.
Bref, si vous n'aimez pas ce genre de films, de productions, ou cet acteur, ne gaspillez pas votre temps. Pour ma part, j'appartiens à la première catégorie. Et sûrement pas à la seconde.
Le Spécialiste
Genre : Western
Année : 1969
Durée : 105min
L'histoire : Hurd est un spécialiste, un homme redouté dans l'Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, afin de venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après qu'il ait volé l'argent de la banque. Mais le magot est, depuis, introuvable...
La critique de ClashDoherty :
En 1969, Sergio Corbucci, spécialiste es nanars (Salut L'ami Adieu Le Trésor avec Terence Hill et Bud Spencer, entre autres), réalise ce western interprété par... Johnny Hallyday.
Le Spécialiste est aussi interprété par Mario Adorf, Gastone Moschin, Françoise Fabian, Serge Marquand et Sylvie Fennec.
Sergio Corbucci avait déjà réalisé un western assez étrange, Le Grand Silence, avec un acteur pas du tout habitué à ce genre de films, Jean-Louis Trintignant. Mais imaginer Hallyday en cowboy solitaire, c'est assez difficile !
Le Spécialiste n'est ni plus ni moins qu'un nanar à l'italienne, doté d'une ambiance pseudo Sergio Leone, qui foire sur tous les tableaux (acteurs pas bons du tout, réalisation plate comme une sole, Hallyday dans une excellente période pour la musique, mais très mauvais acteur comme dans quasiment tous ses films). On s'emmerde assez devant ce film qui voudrait tellement ressembler à ses glorieux grands frères (là encore, les Sergio Leone), mais n'y parvient jamais.
Hallyday aura fait pas mal de nanars dans sa carrière cinématographique. D'Où Viens-Tu, Johnny ? (bah, de la rue !! ah-que !!), A Tout Casser, Terminus, La Gamine, Love Me... et Le Spécialiste s'impose comme un des ratages les plus absolus. Et je lui laisse le mot de la fin : Oooooooptiiiic Deuuuuuuuux-Miiiiiiiille !!
Dieu Pardonne...Moi Pas !/Les 4 De L'Ave Maria
Genre : Western
Année : 1967
Durée : 110min
L'histoire : Les villageois d'El Paso découvrent que tous les passagers d'un train, sauf un seul, ont été massacrés, et que l'argent (100 000 dollars) qui s'y trouvait a été volé. Cat Stevens et Hutch Bessy, deux hommes radicalement opposés, font équipe pour retrouver et règler leur compte à la bande de criminels derrière tout ça...
La critique de ClashDoherty :
Premier film de la trilogie Cat/Hutch (poursuivie par le film que j'aborde juste en-dessous, puis par le déjà abordé ici La Colline Des Bottes), Dieu Pardonne... Moi Pas ! est un western spaghetti réalisé par Giuseppe Collizzi en 1967.
C'est Collizzi qui signera aussi les deux autres volets. C'est le premier film dans lequel on trouve le tandem Terence Hill/Bud Spencer, le premier dans le rôle de Cat Stevens (mais non, pas le chanteur de Lady D'Arbanville !!!) et le second, dans celui de Hutch Bessy.
On trouve aussi Frank Wolff, Luis Barboo, Gina Revere et José Manuel Martin dans ce western assez léger, mais cependant n'ayant rien de comique, et rien de parodique.
En effet, en 1967, le western spaghetti était encore sérieux (même si le western spaghetti, à la base, a dynamité les codes du western en le rendant plus épique et démesuré), on n'en était pas encore à faire des films comme Sartana, Si Ton Bras Gauche Te Gêne, Coupe-Le (véridique, le film date de 1970) ou On L'Appelle Trinita.
Terence Hill et Bud Spencer distribuent, ici, des pains, certes, mais dans l'ensemble, Dieu Pardonne... Moi Pas ! est un western classique, efficace, une bonne série B, réalisée avec peu de talent, mais très divertissante.
Les acteurs, hormis le duo de tête, ne sont pas spécialement bons. Mais on s'en moque, car le film est vraiment amusant.
De plus, savoir que c'est la première rencontre Hill/Spencer rend le film assez attachant. En tout cas, ce film, et le suivant, et La Colline Des Bottes, est largement meilleur que, par exemple, Cul Et Chemise !
Genre : Western
Année : 1968
Durée : 130min
L'histoire : Cat Stevens et Hutch Bessy prennent la fuite après avoir volé l'or de la banque d'El Paso. Mais Cacopoulos, un brigand à la solde du directeur de la banque, se lance à leurs trousses...
La critique de ClashDoherty :
Second volet de la trilogie, Les 4 De L'Ave Maria, toujours réalisé par Giuseppe Collizzi, date de 1968. On y retrouve Terence Hill et Bud Spencer, et le film est aussi interprété (et il tient la tête d'affiche) par Eli Wallach, dans le rôle de Cacopoulos.
On trouve aussi Brock Peters (un acteur de couleur dans le rôle d'un cowboy, rarissime !) et Kevin McCarthy.
Ce film est, selon moi, tout aussi réussi que Dieu Pardonne...Moi Pas !, et lui est même en fait supérieur. La raison principale en est la présence d'Eli Wallach, à l'époque encore auréolé du succès de son très culte personnage de Tuco dans Le Bon, La Brute, Le Truand de Sergio Leone, un des plus grands westerns, et à l'époque, LE western spaghetti (Leone fera Il Etait Une Fois Dans L'Ouest juste après, et passé ce chef d'oeuvre, le western spaghetti deviendra parodique, comment faire mieux ?).
Humour, action, bastons, mais on est quand même dans un film au niveau largement supérieur aux gaudrioles que le duo comique fera par la suite (Pair Et Impair, Petit Papa Baston...).
Pour un amateur de western spaghetti, c'est un film à voir, il vous fera passer un bon moment, sans fioritures, sans prise de tête.
Il y a mieux dans le genre, et Collizzi n'est pas vraiment un bon metteur en scène, mais Les 4 De L'Ave Maria reste un bon film ! Le dernier volet, La Colline Des Bottes (1969) est lui aussi excellent, et a déjà été abordé ici.
Le Dernier Des Géants
Genre : Western
Année : 1976
Durée : 100min
L'histoire : John Bernard Brooks, atteint d'une maladie incurable (un cancer), est un des derniers professionnels du tir. Il rentre chez lui, à Carson City, pour y finir tranquillement ses jours. Mais Brooks, fort de son passé de pistolero, décide de vouloir mourir dignement, lors d'un ultime duel...
La critique de ClashDoherty :
Dernier film interprété par John Wayne, Le Dernier Des Géants (The Shootist) a tout du film-hommage et autobiographique. On y trouve aussi James Stewart, Lauren Baccall, Richard Boone et Ron Howard (alors acteur seulement, et pas encore réalisateur).
Réalisé par Don Siegel, le film est un des derniers westerns réalisés à Hollywood dans les années 70, et date de la même année que le monumental Missouri Breaks de Penn. Il n'en a, hélas, ni la grandeur, ni la renommée.
Le film est souvent émouvant, cette histoire de cowboy voulant mourir debout, par ce qu'il a vécu, est vraiment belle, et est à rapprocher de la vie de Wayne, qui était malade au moment du tournage du film ,et est mort peu après.
Malheureusement, le film fait plus penser à un ultime baroud d'honneur pour Wayne (on retrouve des acteurs ayant déjà partagé l'affiche avec lui, comme James Stewart dans L'Homme Qui Tua Liberty Valance), un film-hommage plus qu'un western dont l'histoire se rapprocherait de la réalité.
Impossible de regarder ce film, donc, sans penser au fait que c'est le dernier rôle du Duke. Impossible de ne pas se dire, en regardant ce film intéressant mais tout de même inégal, que ça ressemble plus à un documentaire sur la fin de vie de Wayne qu'un film sur un pistolero malade et fier, voulant mourir avec honneur.
The Shootist est un film pas mal du tout, je le reconnais, mais un vrai amateur de westerns sera déçu devant cet hommage déguisé et prémonitoire. Ce film parait trop évident.
La Chevauchée Sauvage
Genre : Western
Année : 1975
Durée : 130min
L'histoire : Colorado, début du XXème siècle. Le Denver Post, journal, organiser une course de chevaux à travers 1000 km de plaines, déserts et montagnes. L'enjeu : 2000 dollars. L'enjeu séduit plusieurs concurrents, notamment Sam Clayton, cavalier émérite vouant un amour et un respect totaux aux chevaux...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé par Richard Brooks en 1975, La Chevauchée Sauvage est un bon western interprété avec talent par une poignée d'acteurs/trices impressionnants : Gene Hackman, James Coburn, Candice Bergen, Ben Johnson. Le film bénéficie d'une photographie très belle mettant parfaitement en valeur les grands espaces. La musique, signée Alex North, est également superbe.
Le film est assez peu connu, mais n'a vraiment pas de quoi avoir honte par rapport aux classiques du western. Car si ce n'est pas le meilleur western de la décennie 70, ni de l'histoire du cinéma, il n'empêche que c'est un très bon film !
Gene Hackman est parfait dans le rôle de Clayton, un cavalier pour qui l'enjeu suprème de la course, les fameux 2000 dollars, ne représentent rien par rapport au fait qu'un cheval a plus de mérite que son cavalier.
Pour lui, s'il gagne la course, ça sera grâce à son cheval, ça sera son cheval qui devrait en avoir tout le mérite. Mais allez remettre 200 dollars à un cheval !!
Bite The Bullet (amusant, ça sera le titre d'une chanson de Motörhead, plus tard...) est un très bon western, que j'ai eu le plaisir de revoir dernièrement sur une chaîne du câble (Paris Première).
En effet, ce film ne passe plus guère à la TV, ce qui est vraiment dommage, car il mériterait d'être encore plus connu.
Cette histoire de course de chevaux à travers des immensités désertiques, cette course sans pitié à travers l'Ouest sauvage, est vraiment un des meilleurs rôles de Gene Hackman, et un très bon cru !
On L'Appelle Trinita/On Continue A L'Appeler Trinita
Genre : Western parodique
Année : 1970
Durée : 110min
L'histoire : Trinita, cowboy solitaire, rejoint son frère qui a pris l'identité d'un shérif afin de jouer des tours à un homme désireux de chasser de ses terres une communauté de Mormons...
La critique de ClashDoherty :
Réalisé par Enzo Barboni (sous le pseudonyme souvent utilisé de E.B. Clucher) en 1970, On L'Appelle Trinita est un western parodique, comique, ayant totalement révélé le duo comique Terence Hill/Bud Spencer, même si les deux jouaient déjà ensemble depuis 1967 et Dieu Pardonne... Moi Pas ! (un western spaghetti quasiment pas comique).
On trouve aussi Farley Granger et Dan Sturkle dans ce film archi-diffusé à la TV, assez rigolo, mais cependant très limité, et dont on se lasse vite.
C'est à partir de ce film que les westerns spaghettis commencent vraiment à devenir insupportables (mis à part le très réussi Mon Nom Est "Personne" de Tonino Valerii en 1973, produit par Sergio Leone), car farcis de gags lourdauds, de personnages caricaturaux.
En effet, à partir de ce film, les westerns spaghettis seront surtout des caricatures des anciens westerns spaghettis, des parodies (Un Génie, Deux Associés, Une Cloche).
Mais dans ce premier volet d'une série de deux (car une suite sera faite l'année suivante, voir plus bas sur l'article) est relativement bon.
Terence Hill et Bud Spencer assurent comme ils peuvent dans leurs rôles de frères qui ne se ressemblent pas (demi-frères, en fait, on est rassurés !).
Bastons homériques à grands coups de poings, coups de pieds dans les couilles, coups de boules, 'soulevé/jeté', et gags le plus souvent scatologiques (pets, rots, allusions).
Le tout ne vole vraiment pas très haut, en tout cas, ça ne dépasse pas la ceinture. On rit de temps en temps, en particulier si on regarde le film pour la première fois.
Ceux qui l'ont déjà vu plusieurs fois souriront, mais ne rigoleront plus, ou en tout cas, plus difficilement. Après, c'est tout de même meilleur que Cul Et Chemise ou Petit Papa Baston !
Genre : Parodie de western
Année : 1971
Durée : 115min
L'histoire : Trinita et son demi-frangin Bambino tentent de devenir de vrais bandits, mais ils finissent, en fait, par affronter, non pas les forces de l'ordre, mais une vraie bande de hors-la-lois...
La critique de ClashDoherty :
Toujours réalisé par E.B. Clucher (pardon : Enzo Barboni !), On Continue A L'Appeler Trinita date de 1971, et comme son titre débile l'indique, c'est la suite de On L'Appelle Trinita.
Outre le fameux duo que je ne nommerai plus, on trouve Enzo Tarascio, Emilio Delle Plane, Enzo Fiermonte et Harry Carey Jr dans ce film qui n'a de western que l'époque à laquelle il se passe. Car c'est en fait une comédie parodique aux relents très puants de western spaghetti.
Ici, les gags scato et lourdauds du premier volet (en gros, les rots, pets, allusions vaseuses) sont démultipliés. En résulte un film vraiment débile, qui vole encore moins haut qu'un avion pendant une grève d'Air France.
Terence Hill et Bud Spencer distribuent encore plus de pains que Jésus Christ, et semblent toujours autant s'amuser à se bastonner d'une manière tout aussi grotesque que rigolote (pensent-ils) avec des bandidos vraiment cons comme une trentaine de lunes.
La réalisation de Barboni est vraiment pas bonne, pleine de lourdeurs, de maladresses, de clichés. Scénario débile, aussi.
Heureusement, aucun troisième volet ne sera fait (mais le film suivant, pas un western du tout, portera un titre français très évocateur : Maintenant On L'Appelle Plata), ce qui est vraiment cool compte tenu du naufrage de cette suite tout aussi souvent diffusée, et c'est à dire matraquée, par les chaînes de TV. En espérant que cet été, M6 ou une autre chaîne de ce genre (W9, NT1, TMC...) ne se mette pas à les rediffuser... c'est à craindre, car c'est généralement en été que ces films repassent, pendant la période où on a généralement l'habitude de débrancher le cerveau. Mais même avec le cerveau mis sur off, impossible d'apprécier cette suite ratée !
























